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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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L’histoire de l’implantation juive de Houlda recouvre presque toutes les histoires de l’œuvre sioniste. L’officier Ephraïm Tshiziq tombe au combat et son ami le remplace au commandement.


La forêt Herzl a été la première forêt du pays

Ce groupe de pionniers achètent des terres en 1905 et les transmettent ensuite au Fonds National Juif. En 1908, ces pionniers plantent les arbres de la forêt Herzl. Houlda a été fondée près de Réhovot sur la route du carrefour Reëm qui s’appelle aujourd’hui carrefour Nahshom. Cette implantation a été l’une des deux fermes agricoles avec Ben Shémen et a été fondée grâce à « la direction sioniste pour la préparation agricole des implantations pour les jeunes ». Lors des émeutes du mois d’août 1929, de nombreux émeutiers arrivent sur la petite implantation et elle se trouve complètement isolée dans une région hostile entourée d’Arabes. Ils construisent tout autour du bâtiment et de la cour intérieure une basse muraille. Ils se réfugient dans leur maison "Beit Herzl" qui se trouve au milieu de la forêt et qu’ils ont plantée en essayant d’empêcher les émeutiers d’ouvrir une brèche dans la cour. Ils envoient les femmes et les enfants à Rehovot et les 24 membres restent à Houlda ; dix dirigeants héroïques qui viennent de Tel Aviv avec à leur tête Efraïm Tshizik s’ajoutent au groupe. Après une bataille décevante, dans laquelle tombe Efraïm Tshizik, les émeutiers arabes saccagent les lieux. Les combattants juifs qui restent se retrouvent dans l’armée britannique.
Mais les Arabes finissent par obliger les pionniers à sortir de cette maison et les forcent à se réunir dans le seul bâtiment de deux étages qui se trouve sur les lieux. Pendant l’offensive, l’officier Ephraïm Tshiziq tombe et son ami le remplace au commandement. Cette même nuit une garde de policiers arabes arrivent à Houlda encadrée de militaires de l’armée britannique et forcent les dirigeants à abandonner les lieux. L’exploitation agricole est saccagée et les émeutiers y mettent le feu.
Plus tard, la Haganah fait installer l’étendard pour fêter l’événement de la nouvelle implantation de Houlda en Eretz-Israël comme symbole d’une position courageuse. Des membres du mouvement Gordonnia montent au pays en novembre 1930 et s’installent sur ce terrain en ruines. Peu de temps après ils fondent un kibboutz à une distance de deux kilomètres de l’ancienne Houlda. Un mémorial en souvenir de Tshiziq est érigé à l’endroit où il est tombé. La maison et la forêt sont alors utilisées par la Haganah pour l’entraînement et les cours militaires. Lors de la guerre d’indépendance, Houlda a été un centre de ralliement important. Les combattants partaient de là vers Latroun où se déroulaient les batailles si bien connues et aussi vers la montée de Jérusalem assiégée. Des convois d’approvisionnements et d’armements partaient également de Houlda

L'importance de l'implantation juive au pays
Le groupe Houlda se trouve au cœur de la plaine de Yéhouda, à égale distance de la capitale, (Jérusalem), et Tel Aviv. L’implantation est encadrée au Nord du Tel Gezer, d’Ekron à l’Ouest, du nahal Sorek au sud et des monts de Judée à l’Est. Le panorama domine des plaines et des collines, des vergers et des bosquets. Par temps clair le regard porte jusqu’à la Méditerranée et jusqu’aux monts de Judée. Déjà dans les années 1904, Benjamin Zeev Herzl, se porte garant (dans les échanges de lettres) sur la possibilité d’acheter des terres à côté de la ligne de chemin de fer entre Yaffo et Jérusalem. Son but est de créer une implantation modèle sur les terres du Fonds National Juif (Les autres moshavot des environs comme Ekron, Gédéra ou Réhovot ont été, elles, fondées sur des terres privées). Herzl aspire acheter ici un terrain d’une dizaine de milliers de dounan. En fin de compte, en 1905, trois personnes achètent un terrain de 1.800 dounan à des Arabes : Aaron Aïzenberg, Zalman Lévonszon et David Iline.

En 1907, ces personnes ouvrent le Bureau du pays (Israélien), et ensuite, parmi les premiers dirigeants, le docteur Ruppin et le docteur Yaacov Tahon commencent à fonder la première implantation juive sur ces terrains. Ils engagent des ouvriers juifs ; achètent des oliviers et construisent un bâtiment en pierre dont les vestiges sont encore visibles aujourd’hui, dans la forêt d’Herzl. Le bâtiment est complètement achevé en 1909, un forage est entreprit et les travaux agricoles commencent. Il y a là une ferme, où les pionniers de la deuxième Alya reçoivent une préparation aux travaux agricoles.

Pendant la première guerre mondiale ont lieu à Houlda des signes de la crise qui a déterminé l’importance de l’implantation juive au pays. La ferme s’appauvrit et il y reste une poignée d’ouvriers qui vont un peu plus loin créer le moshav Nahallal. En 1918, après la déclaration Balfour, la commission des délégués est sous la conduite de Haïm Weizmann. Entre les années 1919 et 1929, l’implantation a tenu le coup grâce à de petits groupes de la troisième Alya comme, Har Hatsofim, le groupe Proskorov, le groupe Brisak, et beaucoup d’autres. Le remplacement est fait en quantité suffisante, rapidement, et, c’est seulement vers la fin de cette période que se forme sur place un noyau permanent qui décide de créer ici un moshav-ovedim.

Jusqu’en 1930, les vestiges du bâtiment Herzl sont restés dans les mains du Fonds National Juif. C’est alors que revient sur les lieux le groupe du détachement du pays : Gordonnia. Les premières personnes du groupe Houlda arrivent au pays et ont leur donne d’abord du travail à Hedera pour une première préparation agricole. Lors du 17ème congrès sioniste à Bazel, il est décidé de relever Houlda de ses ruines et les premiers éclaireurs du mouvement Gordonnia répondent au défi. Le détachement rassemblé qui comptait une douzaine de jeunes arrive sur place en 1930. Un an plus tard le groupe Gordonnia alef passe de Hedera à Houlda pour la relever de ses ruines. Jusqu’en 1938 le groupe restera à son point d’origine, à l’intérieur de la forêt Herzl. En 1932, une collecte supplémentaire est engagée en Galicie et en Autriche pour acheter des terres supplémentaires ; parmi eux des pionniers viennent s’installer au pays et beaucoup d’entre eux sont forcés de travailler la terre (en dehors de l’exploitation, dans la plus grande difficulté parce que cette terre est aride et pauvre, le forage demande un énorme travail et le puits n’apporte que déception).

Le Réservoir. (1927-29)
De forme ronde, il a été construit en béton au milieu d’un bosquet d’oliviers. Comme tous les réservoirs de l’époque, il avait une capacité de 1000 mètres cubes mais il ne contint jamais plus de 300 mètres cubes. Il a servi à approvisionner la ville de Jérusalem en eau, en passant par la route de Burma, lorsque les Arabes eurent saccagé les canalisations le 18-5-1948. Près du réservoir se trouve un morceau de tuyau qui date de l’époque, et on peut voir le dernier morceau de cette canalisation originale sur la route de Jérusalem juste après Shaar Agay. C’est Ben Gourion qui donna une autorisation secrète à la Cie des eaux (mékorot) pour alimenter la population de la capitale.

La maison d'Herzl – un petit musée
Houlda recommence après ces dernières batailles à relever son implantation de ses nouvelles ruines et s’étend rapidement : Les membres rétablissent et agrandissent les secteurs et consolident fermement l’exploitation agricole. Ils construisent un quartier d’habitation, intègrent beaucoup d’immigrants et les premiers se joignent à eux comme membres du kibboutz. Ils construisent aussi une piscine et fêtent le jubilé ; ils inaugurent la maison de la culture au nom d’Herzl et déjà naît le premier petit-fils d’un des pionniers du groupe. Aujourd’hui Houlda compte quelques 190 membres dont quelques pionniers avec leurs enfants et leurs petits enfants. De nombreuses personnalités sont sorties de ce kibboutz.
L’implantation est fondée principalement sur l’agriculture moderne (coton et différentes cultures), l’industrie pour la création de transformateurs, un institut de triage et de nettoyage de graines.
Lors des guerres d’Israël une partie des meilleurs enfants du kibboutz tombent pour le pays. Houlda continue d’absorber des noyaux de jeunes venant de l’étranger, des familles et des personnes indépendantes. La route du courage et leur labeur ont conduit les membres de Houlda jusqu’à nos jours dans une implantation florissante, verdoyante ou vit une communauté unie, avec plusieurs branches d’éducation, et une vie journalière paisible.

La maison d'Herzl – un petit musée
La maison d’Herzl a été restaurée et elle est ouverte au public. Un petit musée retraçant la vie des pionniers de Houlda a été ouvert à l’intérieur du bâtiment et le Fonds National Juif propose une visite guidée gratuite


Le Mémorial Tshiziq

Batya Louchansky élève le mémorial d’Ephraïm Tshizik en 1937.
Il est conçu en deux parties, sur la première Tsizik est représenté en ange avec à ses cotés sa sœur Sarah et Dov Mounker (ou un inconnu). En bas, des épis, des machines agricoles rappelant le travail agricole des pionniers. La sculpture représente un mémorial de paix car la main droite de l’officier est cachée derrière son dos et tient une grenade, on ne la voit pas, elle n’est là qu’en cas de défense et leur protection en cas d’attaque.
Pour ne pas abîmer l’environnement des lieux, les sculptures qui ont été posés dans le domaine de la maison d’Herzl, ont été pensées et travaillées autrement. Les formes humaines représentant les pionniers dans leur vie journalière ont été faites en transparence comme dans un film négatif. Les arbres, dont un a des sauterelles qui rappellent leur invasion dans la région, se fondent dans le paysage et ne coupent pas la perspective voulue par les architectes qui ont aménagé l’endroit.
Bien que Rachel, le célèbre poète du Kinnereth n’est jamais mis les pieds à Houlda, les pionniers qui l’admiraient et étant en très bon terme avec elles plantèrent un bosquet en son nom l’année de sa mort (1931).
Une splendide allée de sycomores s’impose dans le domaine.
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Un pionnier nous reçoit et nous raconte une histoire qui est la sienne et celle de son kibboutz qu'il a crée avec ses compagnons. La tombe du Cheikh Hill proche de là est le point culminant de la région et offre un panorama sur la région d'Eshkol et le Sud de la bande de Gaza .


La Roumanie

1947 : Un groupe de jeunes juifs de Roumanie ayant beaucoup souffert des événements dans un pays communiste, sans trop savoir que faire, très sioniste et faisant partie du mouvement de jeunesse "Ashomer Hatsaïr", (le mouvement comprend alors plusieurs milliers de jeunes entre 16 et 17 ans), attendent avec impatience de monter clandestinement en Israël. En Roumanie, les membres du mouvement "Ashomer Hatsaïr" prennent en mains ces jeunes et leur donnent une formation agricole. Après deux années de travaux pratiques deux cent jeunes gens reçoivent l’autorisation de faire leur "Alya", de monter en Erets Israël. Ils prennent donc le train vers la Bulgarie et de là un bateau suédois les attend au port de Burgas, sur la mer noire. Ce bateau, acheté par l’agence juive, n’est pas évidemment un bateau de voyageur mais tout simplement un bateau de marchandises qui transporte de la glace. Chacun d'entre eux se retrouvent dans un minuscule compartiment de 60/60 cm. 3.500 âmes se retrouvent dans ce bateau qui aurait dû contenir 200 à 300 personnes.
Le bateau s'appelle "Haganah Amedina hayehoudit" (La protection de l'Etat juif). Après une nuit de voyage dans des conditions très difficiles, comme l’interdiction de monter sur le pont le bateau traverse le Bosphore et juste après ce passage des avions anglais le découvre, donnent l’alerte et les passagers clandestins se retrouvent entourés par six gros bateaux militaires anglais qui allument des projecteurs vers eux et mettent les sirènes d’alarme en route pour les effrayer. Les Anglais sont munis de gourdins et de masques à gaz et s’apprêtent à attaquer. Les pionniers qui ont suivi des cours d’auto défense s’organisent, chacun prenant la place qui lui revient, avec pour toute arme, de simples bâtons. L’après-midi, les Anglais attaquent en leur envoyant des bombes lacrymogènes et abordent le bateau suédois. Au dernier moment les jeunes gens reçoivent un ordre de la Haganah : "Se défendre passivement pour ne provoquer ni batailles, ni mort" Au moment de l’assaut, le groupe de pionniers se met à entonner des chants sionistes, entre autre l'hymne nationale (la Hatikva) manière de prouver aux Anglais leur profonde conviction. Les Anglais les escortent jusqu’au port de Haïfa où ils restent deux longues journées et deux nuits entières enfermés dans les cales du bateau ; ensuite ils passent dans un bateau anglais qui les transporte directement à Chypre en tant que prisonniers. Le plus dur pour ces jeunes pionniers n'est pas d'être prisonnier mais d'arriver sur la côte du pays, de voir la ville de Haïfa, de voir les monts du Carmel, d’avoir tant souffert pendant ce voyage et de repartir sans mettre un pied en Israël.


Prisonniers à Chypre
Arrivés à Chypre, ils passent dans le service de désinfection, puis on leur prend tous leurs effets personnels jusqu’aux photos et ils descendent à terre. C’est à ce moment là qu’ils voient en plein jour pour la première fois, le bateau qui les a transportés jusqu’ici et ils se rendent compte alors de l’état lamentable de leur moyen de transport. Ce bateau a été le premier après Exodus à essayer d’accoster au pays. Pendant dix à onze mois, ils restent prisonniers des Anglais. A l’intérieur du camp, ils creusent des tunnels pour essayer de s'évader, très peu y réussissent, d’autres se font arrêter et un de leur copain se fait tuer par un anglais lors de sa fuite. (Ces derniers voulant donner un exemple pour faire peur aux prisonniers.) A l’intérieur du camp, ils sont indépendants. Les Anglais leur donnent seulement à manger mais ne s’occupent pas du tout de l’organisation interne. Des délégués israéliens sont là pour leur enseigner l’hébreu et l’anglais, les entraîner à faire du sport, à une défense militaire avec quelques armes amenées en cachette. Bien que la vie de prisonnier soit difficile, personne ne s’en plaint car tous ces jeunes gens savent depuis longtemps souffrir en silence. Déjà en Roumanie, ils n’ont connu que la guerre, les privations et un entraînement militaire dans leur mouvement de jeunesse.


1948 Indépendance du pays
Le temps passe et le 5 mai 1948 arrive, Israël fête son indépendance, l’annonce est faite officiellement dans le camp et l’espoir est de nouveau présent car les prisonniers sont sûrs maintenant que leur libération est proche. Ce groupe de prisonniers décide à l'unanimité que les jeunes doivent rejoindre le pays en premier pour pouvoir aider leurs compatriotes à se défendre contre les multiples batailles au pays. Les Anglais, bien entendu, ne sont pas d’accord et sous prétexte de galanterie, libèrent les femmes et les enfants de moins de quinze ans. C’est alors que notre compteur, Arié, essaye à deux reprises de se faire passer pour un gamin de 15 ans car il est petit et menu ; refoulé deux fois à cause de sa barbe naissante, il réussit à obtenir son laissé-passé la troisième fois en se rasant constamment et en se mettant de nouveau dans la file d’attente qui dure trois heures. L’officier qui lui passe la main dans le cou et sur la joue ne sent pas cette fois-ci la barbe naissante. On est en été et Arié et son groupe d'amis sont envoyés à Yad Mordéhaï pour aider les membres du kibboutz à se défendre contre les Egyptiens. Lorsque l'ennemi anéantit le kibboutz tous ses membres sont évacués dans le centre du pays, près de Bneï Tsion, dans un endroit qu’a abandonné un riche arabe du nom d'Ali Kassim. Là, les organisateurs attendent des groupes de jeunes pour venir en aide à tous ceux qui en ont besoin. Nos compagnons se réunissent, un par un, jour par jour, et lorsqu’ils sont une cinquantaine ils se rendent près de Bné Tzion pour apporter leur aide. Ils construisent des préfabriqués, montent des tentes et réunissent des enfants du kibboutz dispersés un peu partout dans le pays. Plus tard, les membres du kibboutz de Yad Mordéhaï décident de reconstruire leur kibboutz ; tous les hommes s’y rendent pour y travailler. Une fois le travail terminé, on propose au noyau des membres du "Shomer Hatsaïr" de vivre au kibboutz ; mais l’idéal de ces jeunes gens est de fonder leur propre kibboutz. Déjà, en Roumanie, ils avaient trouvé le nom de leur futur kibboutz : Magen, qui était à l’époque leur mot de passe : Magen signifie pour ces pionniers protection du peuple juif, de la Patrie et de la classe ouvrière.

Les pionniers à la recherche de leur avenir
L’agence juive essaye également d’influencer le groupe Magen de rester à Yad Mordéhaï, vainement. Les jeunes s’entêtent et l’agence juive leur propose alors des terrains à Zikine non loin de là. Mais avec leur insouciance, leur jeunesse et leur obstination ils refusent trouvant l’endroit trop près de Tel Aviv ! Ils veulent absolument un endroit isolé, perdu en pleine nature pour fonder leur kibboutz, là est leur idéal; à tel point qu’ils changeront leur nom et prénom, qu’ils jetteront dans un grand feu de camp toutes les affaires qui leur restent de Roumanie et qu’ils décident d’abandonner leur langue maternelle pour ne parler que l’hébreu. L’agence juive leur propose alors des terres dans le Néguev occidental en leur signalant qu’il n’y a ni eau, ni électricité, ni routes, rien de vivable. Le groupe accepte la proposition. L’agence juive conduit cinq membres du groupe en Jeep, seul moyen d’accéder aux terres promises, afin de visiter les lieux et de se rendre compte de la situation. Ils prennent la route de l'A'arav, le seul morceau de route goudronnée à l’époque dans cette région, (qui porte son nom parce qu’en 1927 une grande famine sévit et les Bédouins qui vivaient dans la région en sont morts) et arrivent à leur destination. Ils ne voient alors que du sable, des terres jaunies par la sécheresse, pas de route, rien d’autre qu’une tombe plantée sur une hauteur, celle d’un Cheikh bédouin nommé Nourane. Les Egyptiens puis les Israéliens ont conquis cette hauteur tour à tour parce que c'est un point d’observation excellent sur tous les alentours jusqu’à Han Younès et Rafiah.


Un futur kibboutz

Ils reviennent du Néguev enchantés, racontant à leurs copains leur décision de s'y installer. Ils commencent en effet à y travailler sans rien connaître de la région et sans savoir comment s’y prendre. Il leur faut beaucoup de temps, de travail, de volonté et de patience pour créer quelques chose sur place, ils vont chercher l’eau jusqu’à Gvoulot en tracteur ou en voiture. Plus tard une conduite d’eau arrivera de Dengour pour qu’ils puissent au moins boire correctement. C’est ainsi que le 16 mai 1949 le kibboutz Magen voit le jour . Arié a toujours était leste et agile, déjà à Yad Mordéhaï, il montait des tentes, réparait des toits, construisait des préfabriqués ainsi, lorsqu’il a fallu lui attribuer un métier au sein du futur kibboutz, on le nomma d’office menuisier ; depuis, il est menuisier et sculpteur. Le temps a passé, des enfants sont nés dans le kibboutz, celui d’Arié est né en 1947 et en grandissant les enfants ont commencé à poser des questions. Les anciens racontaient…Alors Arié et quelques-uns de ses compagnons ont décidé de restaurer le dernier baraquement et d’en faire le musée de la Maison des Anciens. C’est ce que l'on peut visiter aujourd'hui avec la cloche pour appeler à la soupe et prévenir des attaques, la cabane en bois qui sert de W.C., la salle à manger avec sa cuisine et sa radio, le fut d’eau original et une chambre à coucher.


Magen aujourd'hui

Aujourd'hui Magen vie de diverses branches de l'agriculture: cultures de plein champ, pommes de terre, arachide, blé. Une autre source de production est la "Plastic Magen" usine qui fabrique des amortisseurs de la lumière du soleil en plastique, les relais de chaleur, etc En outre, il existe deux établissements d'enseignement:
Dans le kibboutz on trouve Une clinique, une piscine, une aire de jeux, une épicerie, une salle de gym, un club, une salle à manger, un terrain de basket, un terrain de foot et un de tennis et le plus grand jardin zoologique de l'ouest du Néguev Le kibboutz Magen, appartient au conseil régional Eshkol, il est situé dans le district du nord de la région Habsor Néguev . Temps de trajet: 40 minutes de Beer-Sheva, 1,5 heure de Tel-Aviv. Téléphone : 08-992 91 49
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Qui aurait pensé voilà cent ans qu'une moshava qui a vu le jour avec tant de difficulté, dont les Olim Hadashims ont tant soufferts des conditions de vie de l'époque deviendrait une ville qui se distingue par sa beauté et sa qualité de vie.


Son histoire

En 1912, 24 sionistes d’origine européenne ont fondé dans leur ville, à New-York un quartier qu’ils appellent "Ahuzat Premier New-York" dans le but de s’implanter plus tard au pays et de travailler la terre. Ils étaient tailleurs, professeurs et ouvriers. Ils n’acceptèrent aucune aide des institutions. Cette association impliquée dans l'intégration des Juifs en Erets Israël, rachetait des terres afin d'immigrer au pays, dans le but d'établir une implantation agricole.
En 1914, ils décident d’acquérir des terres en Palestine mais le projet échoue à cause de la première guerre mondiale. Un deuxième essai est fait au début des années 20. Ils délèguent Yéhouda Leib et Yéoshoua Yirha en Israël. Après avoir fait le tour du pays, ces derniers achètent un terrain à « Harvat-Azoun » prés de Kfar Saba, pas loin de « Ein Haï » (aujourd’hui Kfar Mallal). A l’époque la ville s'appelait «Raanania», nom suggéré par ses fondateurs aux Etats-Unis. Les voisins arabes du campement l'ont appelée «Americaya», parce que la majeure partie des résidents de cette période, venus de New York City, parlaient anglais. Finalement, les premiers pionniers optèrent pour le choix d'une version plus hébraïque et l'ont appelée Ra'ananna.
Le 2 avril 1922, deux carrioles quittent Tel Aviv avec quatre membres du groupe "Ahuza" composées de deux ouvriers et de deux gardes armés. A la fin d'un trajet de cinq heures (pour faire 12 kilomètres de Tel Aviv à Ra'ananna), ils atteignent leur destination, déchargent leurs chariots et décident d’ériger la première tente à cet emplacement. Ils commencent par creuser un puits et montent des tentes. Ensuite, viendront les premières maisons, l’école et la synagogue. Pour subvenir à leurs besoins, ils travaillent la terre et plantent du tabac, du maïs, de la vigne et des bananeraies. Ils élèvent également des bovins. Les efforts sont grands et le succès médiocre. Petit à petit, ils achètent d’autres terrains et réussissent enfin dans le domaine agricole après beaucoup de travail et d’efforts ils installent l’eau courante dans la moshava. Ils mettent en place un réseau de transports pour Tel Aviv. Ra'ananna a déjà a cette époque un service médical gratuit.
Au début des années 30, ils construisent un immeuble pour l’école primaire et des bassins pour les réserves d’eau de pluie dans les hauteurs de la moshava.

1922-1936 : Au commencement
1922 Début de l’implantation avec neuf membres, ouvriers et gardiens qui creusent le premier puits.
1923 Plantation du tabac. Des pionniers d’Amérique rejoignent les premiers et construisent la première maison.
1925 On pose les premières pierres du futur bâtiment « La maison de peuple » et l’organisation publique.
1926 De nombreux ouvriers affluent de tout le pays à Ra'ananna. Plantations de vergers.
Déception de la plantation du tabac.
1927 Ouverture de la ligne d’automobiles entre Tel Aviv et Ra'ananna.
Inauguration de « la maison du peuple » qui a été utilisé depuis pour les besoins de la communauté.
1928 De nombreux ouvriers arrivent de Petah-Tikva et d’autres localités du pays afin d’habiter Ra'ananna.
1930 La société « KIN » étend les vergers de Ra'ananna. Création du conseil d’ouvriers.
1933-4 Alya importante d’Allemagne, élan et développement dans le commerce et l’industrie forestière. Ra'ananna. achète des terres supplémentaires.
1936 Ra'ananna obtient le statut de Communauté rurale avec 2.000 habitants.
Ra'ananna passe de statut de moshava (1922) à celui de communauté rurale (1936) pour finir en ville florissante qui reste sur son grand élan de développement dans tous les domaines journaliers et d’exécution.

Aujourd'hui Ra'ananna a une population très jeune, pouvant trouver du travail dans les domaines de l’agriculture, banques, médecine, ingénierie de haute-technologie, et informatique. Aménagements et aires de jeu: 70 parcs ouverts au public se répartissent dans toute la ville; la superficie totale est de 170.000 m2.


La mairie
Elle a été fondée en 1925 et dès 1927 le bâtiment servit de maison du peuple. Les fonds de ce bâtiment ont été un don des membres de" La société d'Ahuzat A de New York" et le travail a été fait volontairement par des ouvriers des lieux. Ce bâtiment servit à tous les besoins de cet yshouv neuf. Le secrétariat; le dispensaire, l'école, l'école maternelle, la salle de conférence, la salle culturelle et le comité de la moshava avaient lieu dans ces locaux. A partir des années 30, un étage sur la façade lui a été ajouté et deux branches du côté Sud et le hall servit de bureaux de la mairie. En 1990 des améliorations intérieures y ont été faites pour les employés. Aujourd'hui c'est encore le bâtiment principal de la mairie de Ra'ananna qui se trouve sur Ahouzat 103. En 2007-2008 l'environnement de la mairie a été amélioré et un ascenseur a été mis en place pour les personnes handicapées

Beit Yad Lévanim "Le centre communautaire"
Beit Yad Lévanim "Le centre communautaire"
Centre communautaire et culturel de la ville.
-La salle du conseil : Pour les réceptions et les réunions du conseil bi mensuel. On y voit les photos des maires de la ville.
-Le musée "La Salle des Anciens"
Le musée de la "Salle des Anciens" a été ouvert en 1989 et les documents datent de la période de la fondation de la société "manoir de New York»
En 1912 à New York se prépare une Alya qui verra le jour le 2 avril de la même année et malgré la dureté des Anglais qui s'installent au pays et ceci jusqu'à la fin de leur mandat. Elle obtiendra son statut de moshava indépendante en 1936.
Le musée traite de six sujets principaux
Création d'une société "du domaine A à New York"
Développement de l'agriculture -
Des réservoirs d'eau
Des gardes et des réaux de défense
Education et Culture
L'industrie du verger
Dans l'exposition se trouvent des modèles, des cartes, des photos qui présentes différentes techniques, des diapositives, des revues et des livres et une présentation d'outils agricoles. Le musée peut être servir de formation et guider les élèves de la maternelle des écoles et des étudiants mais aussi les nouveaux immigrants, les adultes ou encore les futurs enseignants.
Il est possible aussi de visiter le mémorial des soldats de la ville tombés dans toutes les batailles du pays
-La salle du souvenir : Il est possible d'y déposer une couronne si le besoin s'en fait sentir. Cette salle a été crée pour se souvenir des "enfants" de Ra'ananna disparus dans les batailles d'Israël ou pendant leur période de réserve. On y trouve un mur ou sont inscrits les noms des disparus, une statue qui a été offerte par la sculptrice Ilana Goor. La cassure du milieu symbolise la perte du peuple juif pendant l'holocauste et la résurrection est symbolisée en haut de la sculpture par une croissance, un avancement, une floraison et une élévation. Chaque soldat possède son propre livre où est retracé sa "courte" vie et des lettres. Un programme sur ordinateur donne tous les détails sur les renseignements voulus sur chacun des 220 soldats disparus ce qui donne un programme historique de toutes les guerres d'Israël.
-Un auditorium pour les conférences: Il contient 145 places et il est possible de voir des films, de participer à des cérémonies, des conférences, des journées d'études ou des spectacles.
-Un autre auditorium plus petit présente une collection permanente de photos éclairées "Vue sur Ra'ananna" Il peut contenir 80 personnes.
-La Salle des expositions Lors des expositions il est possible d'inviter l'artiste.
Exposition de photos et de documents d'Argon de la "Haganah" Beit yad levanim à Ra'ananna Téléphones : 09-7414110, 09-7437045
En l'honneur des 62 ans de l'indépendance et des 90 ans de la création de l'organisation fondatrice de "la Haganah" [protection] en Eretz Israël une exposition fascinante comprend des photographies exceptionnelles et des documents rares de l'organisation qui a fonctionné à Ra'ananna.
Cette exposition captivante et qui sort de l'ordinaire présente des photos et des documents rares de l'organisation qui était active à Ra'ananna.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre le Musée "Salle des Anciens" les archives de la ville et les Anciens de l'organisation de défense Ra'ananna.
L'exposition Englobe Les Activités Des Membres De L'organisation De La Jeune Moshava De Ra'ananna, Depuis 1924, Et Jusqu'a L'indépendance A Nos Jours. Les Membres Actifs De Ra'ananna Se Maintenaient Dans Une Tache Locale: Garde De La Jeune Moshava Entourée Par Des Tribus Arabes Et Bédouines, Des Activités Secrètes Et D'assistance Contre Le Mandat Britannique Dans Le Pays: Des Convois D'escorte, Participation Aux Operations Ecot.
L'exposition présente 60 photographies avec des dizaines de documents historiques, cachés dans les archives de la ville et d'enregistrer leurs histoires, leur mode de vie et la conduite des membres de l'organisation à Ra'ananna. Parmi les présentations: Une affiche des années 40 qui invite les habitants de Ra'ananna au rassemblement pour protester contre la publication du Livre blanc Le protocole du conseil local de l'année 1947 lit à l'enrôlement des garçons de Ra'ananna et des certificats et des documents qui ont été publiés en particulier aux membres de "la défense" - des permis de conduire, un certificat de membre "la défense" etc. En l'honneur de l'exposition la municipalité a sorti un catalogue qui contient toutes les images et les documents représentaient dans l'exposition et en vente au public.
Grande ouverture a eut lieu le mercredi 14.04.10 à 17h00 à la maison de "Beit Lévanim" en présence du maire Nahoun Hofri, le président le l'organisation de la Haganah, M. Tzvika Liban, Le président de la succursale de Ra'anana, M. David Perlstein et des représentants de l'organisation.
Le maire Nahum Hofree: «. Je crois que c'est un privilège et un devoir de servir la patrie et de voir l'importance cruciale dans l'éducation éthique, le bénévolat et les dons pour l'état. Le travail des membres de la" défense " envers Israël en général et en particulier pour la ville de Ra'ananna mérite des éloges, et je me réjouis de cette exposition qui fournit une excellente occasion de se renseigner sur leur conduite, leur manière de vivre et leur rôle important dans la vie de Ra'ananna.
Nava Metal est la directrice de ses activités

Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".
Musée de l'agriculture Ra'ananna a été créé en 2005 grâce à l'aide du comité agricole et de la Municipalité de Ra'ananna. Le musée est consacré à la commémoration du travail des agriculteurs de Ra'ananna, pionniers et rêveurs, de la moshava. Ces mêmes pionniers sionistes ont vu dans les travaux agricoles et les travaux manuels pas seulement un moyen de gagner leur vie, mais plutôt un nouveau mode de vie en les déconnectant de leur passé en diaspora une fois pour toutes. Ce furent de grands jours du sionisme et de l'Agriculture à une époque où elle était considérée comme une profession prestigieuse et honorable. "Être agriculteur hébreu en Israël" - n'était pas simplement une phrase mais l'objet du désir et la fierté des pionniers qui ont sorti le pain de la terre en serrant les dents et à la sueur de leur front. Bien que le nom de Ra'ananna marque en réalité un nom symbolique, il montre aussi l'inspiration des nouveaux pionniers qui ont voulu changer le désert en terre fertile. Ce musée se trouve dans" la cour agricole" où ont été planté un verger, des grenadiers, des bananiers et un jardin potager bien entretenu. On y trouve aussi des outils agricoles donnés par un fermier de Ra'ananna ainsi que la reconstitution d'un puits, des ustensiles et des modèles de poulaillers, d'étables, un poste d'emballage pour les primeurs au temps de la moshava.

Un pan de mu rest consacre aux photos de la Haganah
Une exposition permanente de photos de Ra'ananna
Un centre d archives

30 MAI Doron Nesher donne une conférence a l'auditorium de Ra'ananna sur la création de la ville et se son alya. Il vit a Ra'ananna







Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".

Le musée est situé dans la cour du " Centre d'études historique de Ra'ananna ".
Musée de l'agriculture Ra'ananna a été créé en 2005 grâce à l'aide du comité agricole et de la Municipalité de Ra'ananna. Le musée est consacré à la commémoration du travail des agriculteurs de Ra'ananna, pionniers et rêveurs, de la moshava. Ces mêmes pionniers sionistes ont vu dans les travaux agricoles et les travaux manuels pas seulement un moyen de gagner leur vie, mais plutôt un nouveau mode de vie en les déconnectant de leur passé en diaspora une fois pour toutes. Ce furent de grands jours du sionisme et de l'Agriculture à une époque où elle était considérée comme une profession prestigieuse et honorable. "Être agriculteur hébreu en Israël" - n'était pas simplement une phrase mais l'objet du désir et la fierté des pionniers qui ont sorti le pain de la terre en serrant les dents et à la sueur de leur front. Bien que le nom de Ra'ananna marque en réalité un nom symbolique, il montre aussi l'inspiration des nouveaux pionniers qui ont voulu changer le désert en terre fertile. Ce musée se trouve dans" la cour agricole" où ont été planté un verger, des grenadiers, des bananiers et un jardin potager bien entretenu. On y trouve aussi des outils agricoles donnés par un fermier de Ra'ananna ainsi que la reconstitution d'un puits, des ustensiles et des modèles de poulaillers, d'étables, un poste d'emballage pour les primeurs au temps de la moshava.

Un pan de mu rest consacre aux photos de la Haganah
Une exposition permanente de photos de Ra'ananna
Un centre d archives
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Réouven Rubin : son musée, son atelier, ses peintures.
 
En plein cœur de Tel Aviv, près du marché coloré et animé du "Souk Acarmel" près de l'avenue bruyante et polluante de Ben Yéhouda se trouve la maison de Réouven Rubin qui est un havre de sérénité et de charme.


Ouverture du musée en 1983

La maison de Réouven Ruben a été ouverte au public en 1983 en tant que musée d’art selon son testament et avec la coopération de la mairie de Tel Aviv Yaffo. Elle a été conçue par l’architecte Bikounski. Ruben l’a habité au début de l’année 1946 jusqu’à se mort en 1974. Il avait alors 80 ans. Né en 1893 en Roumanie, il s’installa d'abord à Jérusalem en 1912 et étudia à l'école des arts de Bézalel. En 1913-14, il retourna étudier aux Beaux-arts à Paris. En 1922 il revint au pays et exposa ses peintures. En 1929 lors d’un voyage en bateau il tomba amoureux d'Esther plus jeune que lui de 15 ans et l’épousa. Elle ne savait pas très bien cuisiner, son mari lui ayant appris à faire seulement la mamaliga, plat traditionnel roumain mais leur maison était ouverte à tous. Ils eurent deux enfants, David et Liora mais ce n’est que leur petit-fils qui reprit le flambeau de son grand-père en peignant. L’œuvre de Réouven représente les premières années de l’art israélien. Lorsque la ville a été construite, elle n’avait aucun plan architectural, chacun construisait sa maison selon son bon vouloir, sans se soucier de son voisin, c’était une ville construite pêle-mêle comme nous le montrent plusieurs peintures de Réouven Ruben datant de 1912. Plusieurs rues descendaient directement vers la mer comme la rue Bialik élevée sur la colline Bialik où le poète et le peintre vécurent.


L’histoire du jeune art israélien.

La période qui suit la fin de la première guerre mondiale est l’une des plus intéressantes de l’histoire du jeune art israélien. En dix ans le bataillon des jeunes, en majorité transfuges de l'école de Bezalel, va assurer sa suprématie sur le plan artistique et l’année 1929, avec la fermeture de l’école, consacrera la fin d’une époque. Les révoltés qui s’appellent Israël Paldi, Réouven Rubin, Menahen Shemi, Pinhas Litvinowsli, Nahum Guttman, Siona Tagger et bien d'autres sont entraînés par des nouveaux venus profondément imprégnés des tendances nouvelles qui agitent l’Europe. En 1926, les "Modernes" organisent une exposition collective à Tel-Aviv. Ils trouvèrent asile dans un atelier attenant au théâtre Hao'hel et l’appellent Groupe des Artistes Modernes. Les murs de l’atelier sont tendus de toile de jute et les artistes dorment sur place pour assurer la garde de leurs œuvres. Réouven Rubin fait partie de l’un d’entre eux


Ouverture du musée de Tel Aviv

Réouven Rubin et ses amis qui font partie des révoltés d’hier part en pèlerinage aux sources de Paris y restant plus ou moins longtemps avant de revenir au pays. Il explore le Paris des années 20. En 1932 s’ouvre le musée de Tel Aviv et une première exposition du nouveau musée recueille les trois tendances que l’on trouve alors : Les anciens de l'école Bezalel, avec les œuvres de Boris Schatz, les " Parisiens" et les révoltés d’hier qui malgré leur passage à Paris sont restent fidèles aux influences locales. Avec Marcel Janco (1895-1984) et la fondation du mouvement Dada quelques-uns des peintres et des sculpteurs s’associent pour fonder le Groupe des Horizons Nouveaux. Mais c’est autour de Mordehaï Ardon que se constitue le premier groupe d’opposants. Comme il faut bien trouver un nom ils vont l’appeler prosaïquement "Les Dix" On y retrouve les noms familiers de Réouven Rubin, Paldi et Guttman.
Réouven Rubin disparait à l'âge de 80 ans en 1974.


Le Musée de Réouven Rubin

Au premier étage de cette maison un grand choix des ses œuvres est exposé de manière permanente la plus grande partie de l’année. Ces peintures sont de différentes périodes de sa vie.
Dans la galerie du deuxième étage des expositions temporaires ont lieu qui mettent l’accent sur des peintres israéliens et leurs créations. D’autres parts, à l’étage se trouvent la bibliothèque, une pièce d’études et une biographie de l’artiste avec des photos.
Au troisième étage le studio du peintre qui est resté tel quel, avec son chevalet, ses palettes, ses couleurs et ses pinceaux ainsi que ses toiles. Un audio-visuel sur la vie de Réouven Rubin se trouve également à l’étage.


Biographie de Rubin Réouven

-1893 Né en Romanie
-1912 Fait son Alya. S’installe à Jérusalem et étudie un an à Bezalel.
-1913-14 Paris - L’école des beaux-arts et Académie de « Kolaros »
-1921 Première exposition à New-York.
--1922-24 Revient à Jérusalem et Tel-Aviv et organise des expositions.
-1925 Première et seule exposition à Paris.
-1932 Première et seule exposition au musée rénové de Tel-Aviv.
-1936 Seule exposition au musée Bézalel de Jérusalem.
-1940-45 Expositions aux Etats-Unis.
-1941 Collation d’un grade « Docteur honorifique » de « l’Institut Religieux Juif « de
New-York.
-1948-5 Nommé pour la délégation d’Israël en Roumanie.
-1948-50-52 Participation de la biennale de Venise.
-1955-62 Expositions au musée de Tel-Aviv, à Londres, New-York, Paris et Dizzingoff.
-1966 Préparation de « La gloire du Gallil » pour la salle d’audience du gouvernement au parlement.
-1966 Exposition et rétrospective au musée d’Israël et au musée de Tel Aviv.
-1969 Vitraux dans la demeure du Président d’Israël.
-1973 Obtient le prix d’Israël « Tachleg »
-1974 Meurt dans sa maison de Tel-Aviv.
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S. Yizhar, de son vrai nom Yizhar Smilansky, est sans conteste le plus grand écrivain israélien de sa génération. Né en 1916 dans la moshava de Rehovot encore sous mandat britannique, il est issu d’une famille d’écrivains juifs d’origine russe, dont Moshé Smilansky, son père, qui contribua d’une manière décisive au développement de la presse en Israël.


Réhovot
Yizhar a vécu ici dans la ville de Réhovot. Du haut de la ville le regard embrassait des étendues de vergers, une vue très dégagée sur des champs cultivés, des eucalyptus qui servaient de barrière protectrice et du mimosa qui parfumait l’environnement. Yizhar était très solitaire, il n’eut que peu d’amis, pourtant à Réhovot il lui arrivait de se promener au milieu des vergers avec l’un d’eux sur un des chevaux appartenant à son oncle Moshé. Chaque verger qui avait un minimum de 12 ares possédait son usine d’emballage et souvent le long des routes nous voyons aujourd'hui un bâtiment délabré, esseulé au milieu d’un champ qui est le vestige d’une ancienne usine d’emballage d’un propriétaire.
Yizhar a écrit un livre retraçant sa vie dans les vergers de Réhovot sous le nom de "La baignade dans le bassin" (Réhasta Ba Briha) les péripéties qu’il faisait avec son compagnon, ses baignades dans le bassin du verger avec celui qui faillit s’y noyer, la manière dont ils escaladaient sur les éphédras pour rentrer dans les champs, etc.…
Son oncle Moshé habitait aussi à Réhovot. C’est dans cette ville qu’Yizhar arriva à l’âge de 13ans et c’est l’école juste en face la maison de son oncle qui l’accepta en plein milieu d’année scolaire et lui permit de continuer sa scolarité. Son maître d'école Yaacov n’avait que 12 élèves dont trois filles. Yizhar enseigna plus tard dans cette même école qui porte encore son nom aujourd’hui.
L’oncle Moshé était en fait l’oncle de son père qui était plus jeune que lui d’un an car ils faisaient partie de ces grandes familles qui avaient de nombreux enfants. Tout le monde reconnaissait la maison de l’oncle Moshé grâce à ses eucalyptus qui dominaient l’environnement. A ce jour la maison a disparu pour faire place à un immeuble mais il reste encore un bel eucalyptus.
L’oncle Moshé, écrivain lui aussi s’installa tout d’abord à Hedera puis à Rishon Lesion avant de s’établir à Réhovot, une toute petite ville à l’époque entourée de Bédouins. Il fut l’élève d'Ahad Ha'am ou Asher Hirsch Ginsberg l'un des pères de la littérature hébraïque moderne.
Zeev Smilansky, le père d'Yizhar fit parti du Bataillon Juif "Gdoud Aïvri" puis de la Haganah mais pendant la crise américaine de 1929 il fut ruiné et c’est l’oncle Moshé qui hébergea toute la famille. Zeev Smilansky était socialise et rêvait de créer une moshava (un village), il commença à travailler à Houlda mais sa maladie et sa femme qui était très dominatrice l’empêchèrent de réaliser ses rêves. Ils s’installèrent d’abord à Tel Aviv une dizaine d’années et Zeev fonda le service de statistique de la ville mais il fut licencié économique à cause de la crise et, démuni de tout, il se réfugia chez l’oncle Moshé qui lui proposa de travailler comme surveillant dans les vergers de la ville.

Beit Ha’am à Réhovot La maison du peuple.
Ce majestueux bâtiment servait aussi de salle de cinéma à l’époque des Smilansky. Yizhar et son cousin montaient sur les branches des arbres face aux bâtiments pour regarder gratuitement le film qui passait à l’intérieur mais Yizhar était surtout un rêveur et bien souvent son regard voguait vers le ciel, les étoiles et son propre film se déroulait dans sa tête.
Rue Des Millionaires ou rue Ménouha et Nahala.
C’est grâce à la famille Miller que l’eau courante fut installée dans les appartements de la ville ainsi que dans le quartier des Yéménites La famille Miller s'était installée à Réhovot avant de repartir à l’étranger où ils firent fortune. Quand ils revinrent en Israël ils construisirent leur superbe maison avec une impressionnante bibliothèque.
Rue Broïdé et la maison Broïdé
En 1908 Yaacov Broïdé construit une magnifique demeure dans la rue Ménouha et Nahala (Tranquilité et propriété) qui était la plus belle de tout le village. Yaacov Broïdé a été le président de la société Ménouha et Nahala (Tranquilité et propriété) et a habité cette demeure lorsqu'il arriva au pays. Rachel la poète loua une chambre avec ses deux sœurs dans cette demeure lorsqu'à son tour elle vint au pays. C'est la raison pour laquelle on appelle la maison "La tour des trois sœurs"
Yizhar écrit une histoire pour enfants (Tapouz et Pouza) C'est l'histoire d'une orange qui se retrouve enfermée dans un cageot pour être expédiée loin de son arbre, il y décrit les misères que cette orange subie depuis que la cueillette jusqu'à son départ dans sa caisse. Cette histoire retrace simplement l’histoire de la Shoa qu’ Yizhar a vécut.


Houlda
Yizhar a vécut aussi à Houlda avec ses parents. Ils habitèrent une maison du nom d’Herzl qui n’était pas la même que le musée restauré dans la forêt du même nom, ses parents travaillaient dans une ferme agricole.

Givat Brenner
C’est dans ce kibboutz qu’Yizhar aimait se retrouver seul, sur ces hauteurs, face à un splendide panorama entouré de cette nature qu’il aimait tant, mais était-il vraiment seul ? Yizhar a toujours été triste car il perdit son père jeune et il rêvait d’une belle bibliothèque pour pouvoir y écrire ses livres. La pièce où il écrivait faisait face aux espaces, aux vergers, au soleil, à des étendues ouvertes et l’emplacement de sa tombe est également face au soleil et domine un de ces panoramas qu'il a toujours aimé.
Le nom du moshav de Nir Moshé dans le Néguev a été donné en souvenir de son oncle Moshé Smilansky. Tous les livres de sa bibliothèque ont été regroupés là bas.

Yizhar Smilansky (21-9-1916 – 21-10-2006)
Ecrivain hébreu, il renouvelle en grand la nouvelle littérature hébraïque, il est également membre du parlement et reçoit le prix d’Israël pour la belle littérature. Yizhar Smilansky finit ses études d’enseignant à Jérusalem et enseigna à Yavnéel, à Ben Shemen, à Houlda et à Réhovot. Dans ce laps de temps il continua d’étudier à l’université pour obtenir sa troisième licence et obtint le poste de professeur d’éducation à l’université du mont Scopus jusqu’à ce qu’il démissionne. Son nom de plume S. Yizhar lui a été donné par le poète et le rédacteur Yitzhak Lamdan, quand en 1938 il édita la première histoire d'Yizhar : Ephraim va de nouveau à la luzerne dans son journal littéraire Galleons. Depuis, Yizhar signa ses travaux avec son nom de plume. Il a été député dans le cadre du Mapaï dès le commencement du premier parlement. Il a été élu membre du jeune écrivain promis contre les autres jeunes écrivains du Mapam et l’union du travail des ouvriers de Tsion. Plus tard il fera parti du groupe Raphi et ses publications seront pour la plupart des activités d’enquêtes pour protéger la nature.
Smilansky a fait parti du parlement entre les années 1949 et 1967 avec une seule pose d’une quinzaine de mois au début du troisième parlement et il y retourna que vers la fin de 1956. Il a été un membre du comité d’enseignant, de la culture et du sport, du comité extérieur et de la sécurité, et du comité de la constitution des lois et de la justice.

Prix d’Israël
En 1959, il reçut le prix d’Israël, il avait seulement 43 ans, il était le plus jeune des candidats de ce prix pour son œuvre : Les jours de Ziglag,. Il a été l’auteur de récits et nouvelles sur la guerre d'indépendance, qui avaient pour toile de fond les conflits Israélo arabes. Dénonçant les horreurs de la guerre, certaines de ses parutions ont fait sensation et provoquèrent quelques débats. Convoi de nuit (publié en 2000 chez Actes Sud) était sans doute son ouvrage le plus célèbre, Hirbet Hiza et Le prisonnier hormis sa saga, Les jours de Ziglag, qui lui vaudra le prix d’Israël. A la fin des années 30 et jusqu’en dans les années 50, Yizhar publia quelques brèves nouvelles comme Les cendres reviennent. Ces récits sans concessions, publiés entre 1948 et 1950 firent scandale à l'époque, déclenchant des débats virulents qui perdurent. En 1982, il fut professeur de littérature hébraïque à l’université de Tel Aviv. Au cœur de ses écrits sont les paysages du pays, les liens entre l’homme, la nature et l’écologie. Son écriture complexe en a fait un écrivain à l’audience étroite. Il a aussi écrit des livres pour enfants. Après une longue période d’absence, il est revenu à la littérature dans les années quatre-vingt-dix; Beaucoup de personnes soutiennent que la prose hébraïque de Smilansky est l’un des plus grands succès de la nouvelle prose hébraïque. Yizhar Smilansky décède le 21 octobre 2006, juste un mois avant son 90ème anniversaire.

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Hazoréa est un kibboutz qui se trouve à l'Ouest d'Emek Izréeel, aux pieds de Ramot Ménashé, sur la route de Haïfa-Megiddo. Après avoir visité le musée il est indispensable de se promener à pieds ou en voiture dans cette région verdoyante où tout porte à la détente. Fleurs, sources, rivières, forêts et aire de pique nique.


Le kibboutz Hazorea.

L’histoire de ce kibboutz diffère des autres kibboutzim du pays. C’est le seul qui a été fondé grâce aux anciens du mouvement de « la Jeunesse Juive Allemande. » Werklente. Ce mouvement du kameraden a pris sa destination dans les rapports professionnels des anciens afin de pourvoir dans la vie des Juifs et dans les règles allemandes. Ce groupe de jeunes avait une orientation de socialiste; Ils ont espéré trouver une nouvelle alternative pour la communauté juive existante. En 1933 avec la montée du nazisme le mouvement a été obligé de changer sa vision socialiste juive contre une vision socialiste sioniste. Durant le dur hiver 1933 ils ont décidé de préparer leur "monter en Erets Israël " pour y fonder un kibboutz. A la fin de la même année les premiers pionniers sont arrivés. Plusieurs d’entre eux ont arrêté leurs études académiques ou professionnelles pour s’apprêter à faire leur Alya. Ce groupe s’est trouvé sans aucun soutien des institutions des implantations, il n’a fait partie d’aucun groupe des mouvements des kibboutzim. Bien plus tard et après plusieurs débats il a été reconnu pour son utilité par le pays et il est rentré en relation avec Mishmar Aemek. Il a été soutenu par Yaacov Hazan. Depuis lors jusqu’à ce jour, Hazoréa appartient au mouvement Tnouva. Il a toujours été indépendant dans l’idée de ses principes, dans le souci de l’égalité, dans la lutte de la vie collective, de la culture et de la gestion. Seuls, les membres du kibboutz ont acheté leurs terres. Aujourd’hui le kibboutz a une usine de plastique, une fabrique de meubles et un magasin d'aquariums.

Le musée Wilfrid Israël.
Le musée Wilfrid Israël a été fondé en 1951 pour exposer la collection de Wilfrid Israël dans l'enceinte du kibboutz Hazoréa et il est l'un des plus anciens musées du pays. Riche, Juif et Allemand ce commerçant juif est un descendant d'un grand rabbin d'Angleterre. Au moment de la montée du nazisme Wilfrid eut des relations importantes aves les membres du mouvement "Rkloita" qui fondèrent le kibboutz Hazoréa. Pendant la guerre Wilfrid s'engagea pour pouvoir sauver des Juifs d'Europe et il réussit à en sauver des dizaines de milliers ce qui lui coutera la vie en 1943 lors d'une mission dans un avion de l'armée allemande qui s'écrasa. Dans son testament il lègua aux membres du kibboutz sa collection d'objets d'arts d'extrême Orient parce que ses rapports avec les membres du kibboutz étaient excellents. Le kibboutz a construit un bâtiment dans les années 40 pour abriter cette collection grâce aux architectes responsables qui s'occupaient de toute l'organisation centrale du kibboutz avec l'aide de la société de "développement de l'environnement".
Wilfrid fit des études sur l’art en extrême orient dans le but d'acquérir des pièces exceptionnelles. Il a parcouru le monde pour se procurer chaque pièce de sa collection . Le rêve de Wilfrid était d’organiser des études sur l’extrême orient pour toutes les personnes du kibboutz. Le musée de Londres a proposé une forte somme d’argent au kibboutz afin de récupérer la collection de Wilfrid. Malgré leurs difficultés financières les membres du kibboutz ont décidé de ne pas s’en séparer.

Expositions temporaires du musée
Une autre collection s'est ajoutée à celle de Wilfrid grâce à Ezra membre du kibboutz qui fit des fouilles archéologiques et dont les vestiges sont exposés dans ce musée. Dans cette section archéologique du musée sont exposés des poteries, des statues et de la verrerie d’Egypte, d’Iran et de Rome de l’époque cananéenne jusqu’à l’époque romaine.
Les expositions temporaires : Plus de 400 collections permanentes d'artistes israéliens ou étrangers ont aussi été exposées dans ce musée et elles sont renouvelées périodiquement.
Roda est le sculpteur du kibboutz. On trouve ses sculptures à Kfar Saba; Pétah Tikva, Ein Shemer, Ein Kerem et dans son kibboutz.


Quand le visiter
Musée Wilfrid Israël, kibboutz Hazoréa
tél : 0523-990153 - 04-9893566
www.wilfrid.org.il
ouvert dimanche à vendredi 9H00 14H00
samedi 10H00 16H00
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