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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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Joseph Bau : sa maison de Tel Aviv est gérée par ses deux filles
 
 
 C'est par une chaude journée d'été que nous pénétrons dans le studio de Joseph Bau.
Personnage connu de tous sauf de nous jusqu'à cette minute, ce n'est que la recherche d'une découverte exceptionnelle qui nous a conduit à ce rendez vous au 9 de la rue Berdychiwski.
Ce n'est pas une petite surprise qui nous attend mais plutôt un voyage envoûtant raconté par Adassa une des deux filles de Joseph Bau, un personnage qui a marqué son temps grâce à l'amour qu'il a porté aux autres et à son pays, grâce à son humour et à sa joie de vivre.
Le musée de Joseph Bau est le studio authentique de la créativité de cet artiste qui révèle sous les yeux des visiteurs l'histoire de sa prodigieuse vie, la manière dont il la voyait à travers toutes ses activités artistiques, la Shoa, la narration et ses recherches sur la langue hébraïque, le tout avec son humour, sa joie de vivre et sa vision du monde par le rire.
Qui était Joseph Bau : Un narrateur?Un Graphiste ? Un Peintre? Un Dessinateur? Un Caricaturiste? Un Poète? Un Cinéaste ? Un Créateur de dessins animés? Un Faussaire? Un homme des services secrets israéliens? Eh oui ! Joseph Bau a pratiqué tous ces métiers! Avec sa femme ils s'étonnaient tous les jours du miracle de la vie et de la joie d'être en vie, même dans les ghettos il garda toujours son optimisme et son humour. Le rire faisait parti intégrante de sa personne, c'était sa deuxième nature, il riait du fond du cœur, faisait rire les autres et ce rire l'a accompagné toute sa vie.
 
 
 
Joseph est né en 1920 dans la ville de Krakow en Pologne. En 1938 il commença ses études à l'université d'arts plastiques de sa ville jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale. C'est dans cette université qu'il apprit la calligraphie des lettres gothiques germaniques, ce qui le sauva plus tard. Pendant la guerre il fut arrêté et envoyé dans des ghettos et dans des camps de travail.
Il commença dans celui de Krakow puis il fut transféré dans le camp de concentration de Plachov. De là il passa au camp de Gross Rozen pour finir dans le camp d'Oscar Schindler à Brinnlitz en Tchécoslovaquie.
Dans le ghetto et dans les camps de travail ses qualités de calligraphe furent notées dans son dossier et il reçut l'ordre des allemands de travailler comme graphiste et dessinateur. Le problème c'est qu'à l'époque il n'écrivait que le polonais et les textes qu'il calligraphia furent en lettres allemandes mais en phonétique polonaise, n'est ce pas un des miracles de sa vie?
Son aptitude et son art sauvèrent la vie de plusieurs prisonniers juifs dans les camps car il réussit à fabriquer des faux papiers qui permirent à un bon nombre de Juifs de s'enfuirent. Ce fut un autre miracle s'il ne se fit pas attrapé. Jamais il ne se vanta des bienfaits de son entreprise. A cette époque certains journalistes qui apprirent l'histoire des faux papiers l'interrogèrent sur le sujet et lui demandèrent pourquoi il ne s'était pas fait de faux papiers pour lui-même, il leur répondit " Si j'étais sorti qui leur aurait fabriqué ces papiers?" et l'un d'eux insista en lui disant " ce n'est pas dommage? Si tu étais sorti tu n'aurais pas souffert cinq longues années! Et sa réponse fut simple "Si j'étais sorti comment aurais-je connu ma femme?"
Toujours dans les camps il confectionna de ses propres mains un jeu de cartes pour distraire les prisonniers. Ce jeu de cartes il l'a donné plus tard au musée de Yad Vashem. Pourquoi un jeu de cartes ? Car il était persuadé qu'en jouant les prisonniers se détourneraient de leur misère un moment et reprendraient goût à la vie. Il réussit ainsi à en sauver quelques uns en les obligeant à venir jouer avec lui. Il a toujours une approche très facile des personnes, ils savaient leur parler et les aider lorsqu'il les sentait en danger.
Sur la demande express des Allemands, Bau conçu le schéma exact du camp Plachov où il se trouvait, il y mit tous les détails et toute la minutie qui lui été connue pour exécuter ce travail pointilleux. Après la guerre ce camp a été complètement détruit, tout a été rasé et aujourd'hui il n'y a aucune trace de ce camp nulle part sinon dans le livre de Bau qu'il a édité après sa libération sous le nom "dans les années 38"
Il fit connaissance de sa femme dans le camp de concentration de Plachov en 1944. Leur code de rencontre était un sifflement très court. Ils se marièrent en cachette dans le camp des femmes. Pour avoir deux alliances Bau s'abstint de manger du pain pendant une semaine afin d'obtenir en échange deux petites cuillères à café. Il recommença une deuxième fois pour faire fondre ses petites cuillères et en faire deux anneaux. Puis un soir il se déguisa en femme et rentra clandestinement dans le camp des femmes en escaladant un fil de fer barbelé de trois mètres de hauteur. Ce fut un exploit incroyable, un des miracles comme il le dit qui se reproduisit à plusieurs reprises pendant ses séjours d'internements.Là au milieu de toutes ses femmes ils se marièrent symboliquement et il rentra discrètement dans son camp.
 
 
 
Dans le film de Steven Spilberk, "la liste de Schindler" on assiste au mariage de Rebecca et de Joseph, des artistes jouent le rôle de la famille Bau mais eux deux apparaissent dans le fond en tant que figurants.
Toujours dans son camp de concentration il écrivit des poèmes sur un petit carnet de gros papier marron qu'il appela : "le monde et moi" Face à chaque poème écrit dans sa langue natale le polonais, il fit un dessin se rapportant à la Shoa. Curieusement la majorité de ces poèmes sont pleins d'espoir et d'humour. Comme Addassa nous le répètera tout au long de ses explications, Joseph était un homme qui riait sans arrêt, qui voyait la vie qu'à travers le rire et l'humour.
En 1946, il se maria officiellement avec Rebecca et lui voua un grand amour tout au long de sa vie. Ils élevèrent leurs deux filles dans la joie, l'amour et le rire, jamais de problèmes, jamais de tristesse. Contrairement à la majorité des personnes sorties des camps de concentration ils racontèrent à leurs filles leur expérience à l'intérieur des ghettos. Bau mettait toujours sa femme en valeur, comme toutes les autres femmes d'ailleurs et lorsqu'il la vit laver le sol, il lui ordonna d'arrêter ce travail sous peine de séparation définitive car pour lui, les mains d'une femme étaient belles et ne devaient pas servir aux travaux ménagers. Depuis, il mit un tablier et jusqu'à la fin de ses jours s'occupa des travaux ménagers. Rebecca était esthéticienne, manucure, pédicure des métiers qui mettaient les femmes en valeur. Elle tomba malade et décéda en 1997. Il l'assista jusqu'à son dernier souffle. Rebecca tout comme Joseph a sauvé de la Shoa un bon nombre de personnes, elle a passé sa vie à aider son prochain avec toute la discrétion dû à son grand cœur. Tout le long de leur vie cette qualité ne les a jamais quittés.
Lorsqu'il fut libéré des camps Joseph Bau retourna dans sa ville natale, à Krakow, pour continuer ses études à l'université. C'est dans ces locaux qu'il exposa, dès qu'il fut prêt, une série de peintures sur les camps. Ce fut le maire de Krakow qui inaugura cette exposition, événement qui à l'époque était de grande importance. Il travailla aussi comme façonneur, graphiste, caricaturiste dans trois journaux différents de la ville. C'est à cette époque que son livre de poèmes et d'illustrations fut édité sous le nom de " l'ombre fugitive du passant"
En 1950, après la fin de ses études, Joseph, Rebecca et Adassa leur petite fille de trois ans montèrent en Israël. Joseph fut engagé dans une brigade secrète du service de renseignements qui s'occupait d'activités techniques secrètes. Grâce à ses capacités et son habileté en graphisme et dans les ébauches, Bau fut incorporé dans leurs services. Plus tard, il fut transféré avec plusieurs de ses collègues dans un autre département ressemblant qui forma et s'activa dans un des groupes de l'assemblée des services de renseignements qui font partie aujourd'hui du bureau du premier ministre (Le Mossad). Joseph Bau jusqu'à l'âge de la retraite resta le plus longtemps possible discret sur sa vie professionnelle.
Toujours dans les années 50, Joseph Bau ouvrit un studio de graphisme et de dessins animés à Tel Aviv. Il acheta, fabriqua, aménagea de ses propres mains tout un matériel d'animation ainsi qu'une salle de projection et un petit écran. Dans son studio il créa des publicités, des dessins animés, des pancartes où il inscrit des titres de films qui sortaient à l'époque dans le pays. Ainsi il participa et pas pour le moindre à la mise en pieds de l'industrie du cinéma israélien qui commençait à peine à voir le jour. Exemple des titres des films :"Huit sur les pas d'un seul" "Casablan" "Salah Sabati" "La tête du pilier" "ils étaient dix" dont une partie devinrent les classiques du cinéma israélien sans compter de nombreux autres titres de films qu'il créa dans son humble studio.
Plusieurs de ses communiqués radiotélévisés de publicités qui sortirent passèrent aussi bien à la télévision qu'au cinéma.
Sa grande passion de l'animation en fit le premier plus grand animateur israélien ainsi que ses travaux de graphisme. Parmi ses travaux nombreux travaux sur le graphisme sur lesquels il était très assidu on trouve celui des rouleaux de parchemin fait en l'honneur d'un docteur de l'université de Tel Aviv.
 
Son studio cinéma Sa table de dessin
 
Joseph Bau écrivit, illustra, disposa et édita huit livre en hébreu et en polonais et l'un d'entre eux fut même traduit en chinois. Les autres sont encore à ce jour traduit en anglais, en espagnol et dans un proche avenir en français. Son amour de la langue hébraïque était très grand, il aimait aussi bien les lettres que la globalité de la langue et rentrait dans les moindres détails des mots. Il créa, modela et façonna une quantité de lettres hébraïques grâce à ses mains habiles et à son don de manier les lettres. Bau était tout simplement un passionné de la langue hébraïque.
Malgré ses nombreuses occupations Joseph Bau n'a jamais abandonné son amour pour la peinture. Il peignait entre ses voyages quand il n'allait pas présenter ses travaux dans les différents pays qui l'accueillaient.
Joseph Bau est décédé en 2002
Ses travaux sont connus dans le monde entier. Plusieurs de ses créations se trouvent dans différents pays. Nombreux de ses livres et de ses articles ont été retenus dans les archives de la Shoa.
Joseph Bau est l'histoire d'un homme et d'un artiste qui n'a jamais perdu l'amour de ses prochains, sa joie de vivre et son humour.
Adassa et sa sœur essaient de conserver la mémoire de leur père en gardant ce studio où il a travaillé 40 ans. Dans la première pièce du studio, se trouve une télévision pour passer des films de l'artiste, des portraits du couple, ses propres portraits, plusieurs de ses publicités et ses livres. Dans la seconde pièce, les objets authentiques dont s'est servi l'artiste, sa table de travail de peinture, sa petite salle de projection avec son écran et ses projecteurs, tout son matériel pour l'écriture, quelques plaques de titres de films et un lavabo…
Adassa chante et mime plusieurs chansons, à l'aide d'un disque et selon la demande du visiteur. La première chanson qu'on entendra est celle du rire que son père aimait tant, la deuxième est une chanson sur le bénévolat.
Joseh Bau ayant travaillé pour le Mossad plusieurs années ne pouvait signer ses œuvres. Il les marqua d'une seule lettre dans le sens de la hauteur ; Un grand S souligné et avec un point dans la partie supérieure mais si on retourne la feuille pour la mettre dans le sens de la largeur on distingue clairement le ב B de Bau, le א alef et le ו vav qui forme le O.
 
 
Signature de Bau Sa fille Adassa
Il louait ce studio pour la modique somme de 100Sh par mois. Lors de la maladie de sa femme, il abandonna le studio pour rester près d'elle. Lorsqu'il revint pour ouvrir le studio, les propriétaires avaient changé et les nouveaux propriétaires augmentèrent considérablement le loyer. Ils voulaient le mettre à la porte. Après bien des discussions et des arrangements il resta dans ce studio et ses filles aujourd'hui doivent payer la somme de 800 dollars pour ces deux pièces plus que modestes. Pour conserver la mémoire de leur père, elles se démènent, font des conférences à des groupes de visiteurs, se déplacent dans les écoles pour faire connaître cet artiste, elles éditent plusieurs de ces livres pour les vendre ainsi que des posters, des tricots avec certaines publicités de Bau. Elles arrivent à peine à couvrir leurs frais mais s'accrochent car le souvenir de leur père, pour elles, vaut tous les sacrifices.
Pour conclure Adassah nous dira : Faites savoir à tous les promeneurs du boulevard Rothschild qui viennent pour admirer l'architecture de l'école Bauhaus, qu'ils tournent dans la petite rue Berdychiwski et qu'ils viennent admirer les merveilles de BAU House, (un petit jeu de mots ) qui en vérité en vaut bien le détour!
 
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Une histoire véridique incroyable ! Pendant la deuxième guerre mondiale sous le régime fasciste italien un groupe de quelques dizaines de paysans catholiques italiens ont décidé de se convertir au judaïsme


San Nicandro Garganico


Une histoire véridique incroyable! Pendant la deuxième guerre mondiale sous le régime fasciste italien un groupe de quelques dizaines de paysans catholiques italiens ont décidé de se convertir au judaïsme
C'est dans le village de San Nicandro Garnico qu'un petit groupe de paysans se sont mis à pratiquer de manière stricte les lois de l'ancien testament, tout en abandonnant le nouveau testament. Se considérant comme des "hébreux", ils ignoraient l'existence de communautés juives en Italie, principalement à Rome. Vers 1940, ils se convertirent collectivement au judaïsme et émigrèrent ensuite en Palestine sous mandat britannique.

San Nicandro se situe dans la partie méridionale de la péninsule italienne. Donato Manduzio est à l'origine de l'aventure des juifs de San Nicandro et déjà dans sa jeunesse, c’était une tête dure qui n'accepta pas l'autorité du curé du village.
Pendant la 1ère guerre mondiale, Donato Manduzio est soldat, il est apparemment blessé et, quelque temps après son retour devient infirme. Il se met à lire beaucoup, notamment des livres religieux. Il semble qu'il découvrit la Bible en 1930, peu après une vision qui lui parle d'une lumière. Il interprète la Bible - qui lui est donnée par quelqu'un qui l'avait lui-même reçue d'un protestant, mais ne comprend pas comment cette lumière lui est annoncée.
Selon certaines sources, le curé du village veut le convaincre de lui remettre la Bible, mais Donato ne cède pas. Et cette lecture de la Bible le conduit d'abord à affirmer l'Unité du Créateur et le repos du samedi. Il semble que Donato éprouve déjà quelques la doctrine de Trinité.

A l’époque les protestants distribuent des Bibles et malgré la force du catholicisme romain, le Sud de l'Italie connait aussi, à cette époque déjà, la présence d'autres courants religieux. Des protestants tentent d'ailleurs de convertir Donato à la foi évangélique, mais il rompt avec eux sur des questions telles que le repos du sabbat.
Si Donato Manduzio était resté seul, son histoire serait probablement oubliée aujourd'hui. Mais il avait des auditeurs. Il est vrai qu'il est aussi un peu guérisseur; et, dans son genre, il a une certaine instruction, grâce à sa soif de savoir et à ses lectures. Ses idées attirent certains de ceux qui le fréquentent, même si tous ne s'y rallient pas inconditionnellement: certains ne le suivent pas lorsqu'il leur enjoint de brûler leurs images pieuses ou de briser leurs statues.

Convaincu que le peuple israélite a disparu
L'Ancien Testament fascine Donato: son Dieu est le Dieu d'Israël. Mais il est convaincu que le peuple israélite a disparu depuis longtemps de la face de la terre. Or, un voyageur de passage révèle à ces quelques nouveaux Israélites des Pouilles qu'il n'en est rien et qu'il y a bel et bien des juifs et même en Italie.

Donato Manduzio arrive ainsi à obtenir l'adresse du grand rabbin de Rome, qui s'appelait alors Angelo Sacerdoti. (Ironie de l'histoire: l'un des successeurs de Sacerdoti, le rabbin Israel Zolli, se convertira au catholicisme en 1945, une démarche qui causera un véritable scandale dans le monde juif.) En 1931, Donato Manduzio et ceux qui le suivent adressent une lettre au grand rabbin de Rome. Celui-ci ne s'empresse pas de répondre. Certes, l'antisémitisme n'est pas encore devenu une composante importante du fascisme italien, mais le rabbin croit apparemment à une provocation, ou à une farce, tant le message qu'il reçoit semble incroyable. Des semaines passent donc sans nouvelles. Nouveau courrier, nouveau silence.

Enfin, au troisième message, le rabbin réagit. Et la correspondance qui s'engage finit par convaincre le rabbin de la sincérité de la démarche de ses correspondants de San Nicandro, En 1936, le successeur de Sacerdoti envoie à San Nicandro un représentant pour enseigner au petit groupe le culte juif et ouvrir une synagogue. Mais le visiteur juge que les conditions ne sont pas remplies et la visite se limite à la distribution de châles de prière et à quelques enseignements.


Le groupe de San Nicandro
Le groupe de San Nicandro a donc des raisons d'éprouver quelque découragement. Non seulement il se trouve confronté aux doutes des juifs sur la solidité de ces étonnantes conversions, mais les autorités locales se montrent hostiles à leur démarche. Ce qui a pour effet de renforcer plutôt leurs convictions. Et lorsque le rabbin tente de les décourager en leur disant qu'ils ne sont pas juifs, ils lui répondent: "Bien que nous ne soyons pas nés en Israël, nous opérons selon les lois que l'Eternel a données à Israël."

Les années passent, avec la guerre. Lorsque les troupes alliées débarquent en Italie, elles occupent la région. Or, il se trouve parmi les soldats britanniques des volontaires juifs, qui arborent sur leurs jeeps le Bouclier de David. On imagine sans peine la surprise des néo-juifs de San Nicandro lorsqu'ils voient le Magen David! Ils confectionnent un drapeau semblable, qu'ils agitent au passage de chaque jeep. L'une finit par s'arrêter, et ses passagers ne sont pas peu étonnés de rencontrer des paysans italiens qui se proclament eux-mêmes juifs!

Alya en Israël
C'est à ce moment que naît sans doute l'idée d'émigrer en Palestine. Et les autorités religieuses juives d'Italie finissent enfin par accéder à la requête des convertis de San Nicandro. En 1946, une circoncision collective permet à plusieurs d'entre eux d'être reçus officiellement dans le judaïsme. En 1948, Donato Manduzio décède.
Cette même année, trois jeunes de San Nicandro partent vers la Terre promise et s'enrôlent dans les forces israéliennes. Enfin, en 1949-1950, la plupart des convertis les suivent et vont s'installer en Israël. Leurs descendants y vivent toujours.

Les premiers olims sont arrives en 1947 et ont fait la guerre d'indépendance. 16 familles sont arrivées en 1953 et se sont installées près de Safed, aux mochavim Alma et Keren Ben Zimra où étaient des olims de Lybie parlant italien. Ensuite ils se sont dispersés dans le pays. Il me semble qu'au mochav Alma il y a encore quelques familles.
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Révivim fut implanté sur les terres du Fonds National Juif (K.K.L.) en 1943 en tant qu’avant-poste destiné à examiner la possibilité d’implantation juive aux extrêmes confins du Néguev. Deux autres avant-postes, Gvoulot et Beit-Eshel furent fondés la même année.


Avant l'incépendance

Les fondateurs du groupe étaient des membres des mouvements de jeunesse d’Allemagne et d’Italie formés à Givat Brenner, ainsi que des jeunes israéliens membres des jeunesses ouvrières. Le groupe se constitua en brigade du travail à Rishon Le Tsion. Au cours des années précédant la guerre d’indépendance, le groupe s’employa à des expériences agricoles parrainées par le K.K.L. et l’agence juive. Sous la direction de l’ingénieur et pionnier Dov Kublanov, un projet fut lancé afin de maîtriser les eaux capricieuses de nahal Révivim pour arroser les champs. Le groupe habitait le fortin qui a été préservé jusqu’à ce jour. En 1945 le groupe du Palmah Chdema arrive à Révivim A la veille de la création de l’état d’Israël, il y avait seulement une poignée d’implantations juives dans le sud, Révivim étant la plus méridionale. L’existence de Révivim et l’ardeur de ses jeunes pionniers influença l’O.N.U. dans sa décision d’inclure le Néguev dans l’espace donné à l’état juif à la résolution de partition en novembre 1947. Révivim était l’une des bases d’entraînement du Palmah. Ces forces défendirent les implantations du Néguev et plus tard, durant la guerre d’indépendance, lancèrent depuis ces bases, la campagne Horev.
Pendant la guerre d’indépendance et pendant la période qui suivit immédiatement Révivim traversa une phase critique. Plusieurs pionniers tombèrent pendant cette guerre, le développement de l’implantation ne paraissait pas assuré et les conditions de vie ne permettaient pas encore aux couples à avoir des enfants. Le groupe se divisa entre l’implantation du Néguev et le bataillon du travail à Rishon Le Tsion. Les premiers membres du kibboutz étaient déjà dans le groupe depuis dix ans. Certains partirent au kibboutz Alonim et d’autres abandonnèrent; ils furent remplacés par des membres du mouvement de jeunesse Mahanot Olim, récemment démobilisé du Palmah. Un second groupe du même mouvement est arrivé en 1951.

Fête de l'eau
En 1955, l’eau douce de la nouvelle conduite Yarkon - Néguev arrive à Révivim pour la première fois. Avec les membres du kibboutz Maccabé Sadé, la fête de l’eau a été célébrée. Auparavant des puits d’eaux saumâtres avaient été forés et c’est de ces eaux dont on se servait pour l’agriculture. Un des Havérim (membres), Yoèl de Malah, lauréat du prix d’Israël, a grandement contribué au développement de ce projet.
Avec l’arrivée de l’eau et le développement économique Révivim fit venir des groupes de jeunes surnommés Garinéï Lanéguev. Dés les années soixante le kibboutz commença l’intégration de groupes du Dror Hahaloutz en provenance d’Amérique du Nord. A partir de 1968, nous eûmes 45 classes d’oulpan et quelques-uns de ceux qui vinrent apprendre la langue restèrent au kibboutz.
Révivim a aujourd’hui environ 300 membres, dont 20% sont nés au kibboutz et 15% sont de nouveaux immigrants installés en en Israël après 1968. Il a aujourd’hui 800 personnes vivant à Révivim incluant les Haverim, leurs enfants, les militaires, les postulants, des groupes de jeunesse, etc.


Révivim aujourd'hui
Les enfants étudient à l’école régionale pour l’ensemble des implantations de ramat Néguev et au collège Eshel Hanassi.
Révivim jouit d’une économie bénéficiaire dans laquelle l’agriculture participe pour la moitié de ses revenus, de même que son industrie en pleine croissance. Le chiffre d’affaires annuel est d'environ 32 millions de Shekels.
Les revenus proviennent de l'usine de plastique Raviv, une industrie agricole, une étable pour le lait et l’élevage, des champs de glaïeuls et de pommes de terre. Ces exploitations s’étendent près du kibboutz, également près de Beer-Shéva (utilisant les affluences de la ville), enfin plus au Nord où la main d’œuvre est plus abondante. Il y a aussi Gvanim, une manufacture d’émaux, des serres, des vergers et une orangeraie dans la région d’Habsor.
En 1976, un centre culturel fut élevé au nom et en l’honneur de Golda Meïr. Outre les manifestations culturelles locales, de nombreuses représentations d’intérêt tant régional que national sont données ici. En 1991 les archives du mémorial Goda Meïr furent jointes aux archives du kibboutz.
Mitzpé Révivim, site original du kibboutz, a été restauré et fonctionne comme centre éducatif où jeunes et soldats peuvent se pencher sur la genèse des implantations juives dans le Néguev. De nombreux touristes d’Israël et d’ailleurs viennent chaque année visiter le Mitzpé.

Le musée
Le musée est ouvert tous les jours -entrée payante – film en français – téléphone : 08-6562570, 08-6562638
- Le château, sa cour et son enceinte - enceinte et tours.
- Chambre de communication - Homa et Migdal.
- La salle culturelle - Heder ohel.
- Le point d’observation - Atatspit.
- La salle d’armes - Heder Anesheq.
- La salle de bains - Amiklahat.
- La baraque de Kovlanov - Tsrif kolvanov.
- La station météorologique - Tahanat météorolozit.
- Les instruments agricoles - Kélim Ahaklaym.
- La grande grotte - Amaara Agdola.
- Le barrage - Beit Aseker.
- Le centre Golda Meïr.
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Boustan Beit Aharon : un restaurant de campagne qui autrefois était un camp de la Haganah et du Palmah.


La maison d'Antoine Tine

Ce bâtiment est appelé aussi la grande maison. Il est situé sur les monts kourkar méditerranéen et au Nord de la vallée de Hefer. Il a été construit en 1910 par Antoine Bishara Tine, un Arabe catholique du Liban. Jusque dans les années 30 des fermiers travaillent les terres de la famille Tine. Les Juifs commencent par lui acheter « la grande maison » puis les terres. Le 20 janvier 1930 une vingtaine d’immigrants y arrivent. Ils trouvent la maison dans un état lamentable, toute moisie à l’intérieur. Ils la restaurent. Les employés de Tine ne les laissent alors pas approcher des terres de ce dernier. Les pionniers commencent donc à travailler un peu plus loin dans les vergers environnants. Plus tard ils dédommagent Tine pour ses terres et entreprennent de travailler la terre de la vallée de Hefer ainsi que les champs autour de la maison. Ils doivent assécher les marais autour du Nahal Alexander tache difficile car ils sont seuls, coupés du monde extérieur. Ils débutent avec une charrette et beaucoup plus tard se procurent un tender poussif. Trois plus tard, selon leurs projets, ils vont d’Emek Hefer à Kfar Viking. Au début de 1938 sur ces lieux, à Bitan Aaron, la Haganah s’installe sous le nez des Anglais. Ici se réalise la partie théorique de l’entraînement et à Giora, dans la vallée d’Izréel, la partie pratique. Un grand nombre de l’Elite, le corps supérieur d’officiers de Tsahal font leurs classes dans cette maison. Le service secret du Palamh est fondé également sur ces lieux. Les personnes du village contigu de Bitan Aaron vivent aussi ici en préparant leur future implantation.


Un chemin écologique

Tout autour de la demeure un chemin de randonnée de la réserve écologique d'Emek Hefer nous conduit vers des grottes de la période byzantine et romaine taillées dans la montagne de grès. On y voit également les vestiges de la ferme de A Cheref. La réserve a une végétation riche et odorante. Après la pluie on y trouve du thym, des anémones, des tulipes, des petits lys, des cyclamens et des iris. Du point d’observation, on peut admirer la vallée d’Emek Hefer et la région du Sharon. La vallée qui a été peu entretenue et qui donnait une impression de morosité change de visage en devenant une vallée verte et odorante.


Un restaurant

Ce bâtiment sert aujourd’hui de restaurant et de salle de réception
MC2 Beit Arishonim Bitan Aharon
Téléphone : 09-8665662
Fax 09-8665269
Sur la nationale 2 sortir à Havatselet et prendre la direction de Bitan Aharon
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