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Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à  l'intérieur du pays.  Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur.

 

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על הבלוג Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
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Les rouleaux de feu – Yar Akidoushim

 

A l’entrée du mémorial, Nathan Rappaport a écrit ceci :
 
J’ai coulé mes mots dans le bronze, je les ai gravés dans la pierre, ils sont silencieux, pesants et permanents.

 

Fondée en 1968 grâce aux fonds du Bné Brit des Etats-Unis, le mémorial mesure plus de huit mètres de hauteur et pèse douze tonnes. Joseph Weiss, président du k.k.l. a choisi cette forêt des monts de Judée pour le mémorial de la Shoa. L’ouverture entre les deux rouleaux renforce la sculpture contre les intempéries. Aux pieds du mémorial coule le nahal Kisalon.
 
 
                               

 

Lors de la pose des rouleaux de feux en 1970, cet impressionnant mémorial était isolé au milieu des monts de Judée complètement arides ; aujourd’hui grâce au K.K.L. et aux arbres, la vie a reprit le dessus à l’endroit où le souvenir de la Shoa règne encore.

 

Nathan Rappaport en laissant les rouleaux de la Thora de son mémorial entre ouverts a voulu nous dire que l’histoire est un éternel recommencement et qu’à chaque génération nous nous retrouvons face à des événements similaires. Les rouleaux de la Thora, tout comme le livre d’Esther sont des objets qui se déroulent comme la roue de la vie et celle de l’histoire qui reviennent toujours, le cercle ne se ferme jamais, il recommence inlassablement.

 

Premier rouleau          face à nous      à droite.

Dans la partie basse on observe des personnages qui vont vers le ghetto, au milieu l’éducateur Yanouk Korchak qui les accompagnent au camp ; devant lui quelques personnages en robes longues peuvent représenter les juifs à la sortie d’Egypte, des religieux entrain de prier, des femmes en robes longues ou encore les Juifs à l’époque du deuxième Temple. Au-dessus d’eux, la force allemande représentée par des casques et des lames de couteaux dont la pointe s’élance vers le haut les dominent. L’allemand n’est pas représenté en tant qu’homme pendant la guerre mais par un casque et des armes car il ne s’est pas conduit en homme mais en bête. En haut, les descendants des Juifs qui ont vécu la révolte du ghetto, les nouveaux pionniers, on les voit avec des lames de couteaux, des pierres, des cocktails molotov car ils sont maintenant forts et prêts à se défendre, ils apparaissent comme des anges.

Rappaport ne fait aucune différence entre les camps de travail, les camps de concentration et les autres camps, pour lui cet ensemble constitue la Shoa et il l’exprime par le feu et les flammes, certains étudient, d’autres tombent et on aperçoit au milieu de ces flammes un visage et des mains qui se tendent vers le haut, vers le ciel, Dieu et l’espoir.

Les enfants des ghettos sont devenus des adultes trop tôt par la force des choses et ce sont eux qui ont eu la responsabilité de leurs parents, ils s’arrangeaient pour les faire vivre, c’était le monde à l’envers.

La menora et le drapeau expriment la liberté retrouvée des Juifs, les bateaux rappellent les 18 bateaux sortis de France qui n’ont pas eu l’autorisation d’accoster au pays et qui ont été refoulés. Ce n’est que trois mois plus tard qu’ils reviendront en Israël. Sur ce même rouleau : La shoa reste à l’arrière et c’est l’espoir qui arrive avec l’Alya.
 
                                    

 

Deuxième rouleau                  face à nous       à gauche         :

En bas des soldats juifs avec des casques, ils viennent conquérir le Cotel en 1967. C’est en 1970 que Nathan Rappaport change l’idée originale de cette partie de sa sculpture pour y incorporer les soldats et le Cotel. Conquérir le Cotel, c’est rentrer à la maison, être de nouveau chez soi. Plus haut, tous les symboles du peuple juif avec le roi David et sa lyre, les anges, le Messie et l’échelle de Yaacov qui relie la terre au ciel ; le matériel au spirituel. Au dos de ce rouleau le sacrifice du Temple, trois couvre-chefs différents, le casque du soldat juif, le béret du Palmah qui représentent l’armée et le bob qui est symbole du kibboutzique. Ils rappellent l’homme qui se sépare de sa femme pour aller à la guerre, le soldat du Palmah, fort et courageux soutien le pionnier qui est encore fragile, un nouvel immigrant qui reçoit une arme pour défendre son pays et meurt épuisé au combat, un parachutiste pleurant en découvrant le Cotel.

Le personnage qui tient la menora peut-être Herzl, le prophète Elie, Abraham ou toute autre personne qui fait partie de l’histoire du peuple juif, qui a apporté quelque chose au pays et grâce auxquels aujourd’hui Jérusalem nous appartient. Le personnage tend les bras vers le haut, le ciel, Dieu ! La société israélienne d’après guerre n’a pas voulu écouter ou entendre les récits des rescapés de la Shoa, les rescapés n’osaient pas ou ne voulaient pas raconter les horreurs qu’ils avaient vécues, le nouveau peuple se voulait fort et aller de l’avant.

(Nathan Rappaport est décédé vers 1998)
 
                                   
 
 

 

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Oum El Kanatir.

 

Sur la route de Katzin, dans le Golan se trouve un village arabe syrien abandonné du nom de Tel El Mantour qui avait été construit sur les pentes de la montagne. Un kibboutz s’est fondé en 1980, non loin de cette route qui ne contient que 60 membres ; il s’occupe essentiellement d’agriculture et de poulaillers. Nature, le nom que les membres du kibboutz lui donnèrent est un dérivé de Mantour ou de Kantour.
 
                                       

Les Syriens eux-mêmes avaient conservé le nom biblique du village juif qui avait été construit à l’époque talmudique.

En contrebas du village, on aperçoit encore le canal construit par les Syriens pour dévier l’eau du fleuve Yarmouh vers la Syrie. Ce fut l’une des raisons de la guerre des six jours.

Lorsque le deuxième Temple fut détruit, les Juifs s’installèrent dans la région de Yoav-Yéhouda et combattirent les Romains. Après la défaite de Bar Kohba ils s’installèrent dans le Golan parce que les terres étaient bon marché. Les archéologues y ont découvert 26 synagogues.

 
                        
 

Près du village d’Oum El Kanatir, les habitants aménagèrent un bassin avec des arches près des sources qu’ils avaient découvertes et qui coulent encore à ce jour. C’est grâce à des voyageurs du 19ème siècle que l’endroit a été découvert et selon la description de leurs livres, il y avait dans la synagogue, trois bancs, des piliers et une entrée avec un beau fronton dirigée vers le Sud, c’est à dire à l’emplacement du tabernacle. Cela obligeait les observants de l’époque à fermer la porte au moment des prières et à faire coulisser le tabernacle derrière elle puisque les prières se font toujours  face à Jérusalem. Les retardataires étaient obligés de patienter dehors. C’est à une période plus tardive que des portes sur les cotés du bâtiment firent leur apparition.

Au cours des fouilles, les archéologues ont trouvé sur les pans de murs extérieurs des maisons syriennes la pierre de fondation de la synagogue et des pierres sculptées appartenant à la synagogue, le tout a été transféré au musée archéologique de Katzrin.
 
                       

 

La synagogue

Le fait de trouver une synagogue dans un village juif est une évidence mais seul un village important avait les moyens de construire un bâtiment grandiose et onéreux comme celui de ce village. Cette synagogue qui date du 6ème siècle (période du Talmud et de la Michna)  mesurait 13,90m sur 18,80m et comportait deux étages avec un toit incliné. Le mur orienté vers le Sud servait d’entrée principale et sa somptueuse façade étaient dirigée vers Jérusalem.

L’ouverture était décalée légèrement vers l’Est pour permettre aux hôtes de la synagogue d’y pénétrer ; le magnifique Tabernacle protégé par deux revêtements de tissus contenait les Tables de la Loi et les livres Saints.

Ce lieu servait également de salle de jugement, de mairie, d’école et de salle d’études. Les habitants avaient recouvert les murs et le sol de la synagogue de tapis et l’avaient éclairé de lampes à huile. Sur le périmètre intérieur, ils avaient construit des bancs en pierre et d’autres en bois. On présume que les femmes avaient la faveur de s’asseoir à l’entrée de la synagogue. L’étage supérieur était garni de portiques et servait d’oratoire et de salle d’études aux femmes.

 
               
 

 

La statue du Lion

Le lion représente le symbole du royaume de Juda

Yehouda Ben Tima dit : Soyez courageux comme le tigre, léger comme l’aigle, rapide comme la gazelle, valeureux comme le lion pour accomplir la volonté de notre père aux cieux.

Deux fragments de statues ont été découverts sur le site ; l’un d’eux a disparu et l’autre se trouve devant nous. Il subsiste les pattes et le bout de la queue d’un lion. Une autre pierre sur laquelle un aigle est sculpté a été découverte sur les lieux et elle a été transférée au musée de Katzrin.

Les chercheurs de la région du Golan pensent que les lions et les aigles étaient utilisés comme décoration dans le saint des saints qui se trouve au centre du mur Sud de cette synagogue. Les représentations d’animaux étaient fréquentes dans l’art de la construction dans les temps anciens. Les Juifs leur ont donné une signification personnelle : Les lions et les aigles sont les rois du monde animal. Nous les retrouvons sur le trône du roi Salomon, fils de David que le peuple attend de génération en génération. Le lion représente la prière pour replacer le royaume de David comme royaume unique au monde « Quand le lion rugit qui ne s’effraie et quand D. parle qui ne prophétise » (Amos) L’aigle représente la surveillance divine individuelle et collective « Comme l’aigle qui protège son nid et survole ses aiglons » (nombres)

La présence de sculptures dans une synagogue n’est pas chose anormale au 6ème siècle et ne prouve pas l’infiltration du paganisme au sein du judaïsme bien au contraire, elle montre la faiblesse et le peu d’importance de cette culture dans le peuple d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

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LATROUN : LE COMBAT POUR LA ROUTE DE JERUSALEM.

 

C’est à Latroun que nous commencerons un tioul au clair de lune et dans l’ancienne forteresse de police anglaise de Latroun. Après avoir traversé le village de Névé Shalom nous arrivons sur un chemin de terre qui nous mènera du sommet ici présent au bas de la vallée, à l’entrée de l’abbaye cistercienne de Latroun (qui est restée neutre pendant la guerre) Notre parcours fait partie du Schvil Israël. Trois heures de marche dans la nature avec des pauses qui permettront d'entendre des détails sur ces batailles indispensables du Verrou de Latroun. Les batailles sanglantes qui s’en suivirent ne se sont déroulées que sur une longueur de 5 kilomètres, distance très courte, insignifiante même, mais qui donna l’impossibilité aux Juifs de monter vers Jérusalem. C’est entre la porte de Shaar Agay et Névé Shalom que se sont déroulé tous les combats pour libérer la capitale.
 
                                         

 

L’autoroute Tel Aviv Jérusalem a été construite en 1970, jusque là l’ancienne route de Latroun Jérusalem passait au fond de la vallée, celle que nous traversons ce soir entre Névé Shalom et le couvent pour rejoindre l’autoroute d’aujourd’hui un peu plus loin près de station de pompage. Le poste de police de Latroun était donc un point stratégique, celui de croisement des routes et tous ceux qui l’ont occupé et qui l'on contrôlé. (les croisés, les Anglais et les Jordaniens)

 

Le long de notre randonnée nous nous arrêtons sur un sommet ; Face à nous les deux kibboutzim Taoz et Tarom et entre eux, la vallée encastrée où les Jordaniens se cachaient si bien qu'ils ne permirent pas aux Juifs de les découvrir. Au loin le kibboutz de Békoa datant de la même époque.

 

Les Juifs ne passaient que par les implantations juives de Rishon Lé Tsion, Gédéra, Maskeret Batia et Nes Tsiona en évitant la ville de Ramlé qui était à l’aube de l’indépendance de l’Etat, une ville de 30.000 habitants arabes où les Juifs ne pénétraient pas. Quatre villages arabes occupés le bas de la vallée et coupaient la route aux Juifs, il s’agit de Beit Djiz (aujourd'hui Har El), Beit Marsin (aujourd'hui Beit Meyer), Beit Soussine (aujourd'hui Taoz) et Tarom. Au moment de l’indépendance les villages arabes ont été désertés et en juillet 1948 les trois premiers Juifs faisant partie de la Haganah réussirent à franchir ce passage.

 
                                         

 

Bataille BIN NOUN A’ : 25 mai 1948.

Juste après la proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël, cinq pays se mirent en guerre contre nous : L’Irak, la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie.

Le 25.5.1948 la bataille de binoun a’ commença. Les Juifs avec leur unique tank sans canon se retrouvèrent face à 40 tanks ennemis. Le 54ème bataillon perdit 76 hommes, la brigade 7 perdit 22 hommes, 15 nouveaux immigrants y perdirent leur vie dont 4 inconnus. Ces malheureux n’ont rien vu du pays car à leur débarquement dans le port de Haiffa ils ont été transportés directement au front pour mourir. Les batailles de Latroun sont toujours reliées aux nouveaux immigrants. Il est vrai que les soldats manquaient et que dès leur arrivée au pays, ils étaient accueillis par les forces de défenses israéliennes qui les engageaient à combattre pour défendre Israël. Les nouveaux immigrants ne comprenaient pas un mot d’hébreu, ne savaient tirer, ils étaient complètement perdus et pour leur faire comprendre ce qui les attendaient, on leur disait qu’ils allaient libérer Jérusalem.

Seulement ils ne comprenaient que le mot Jérusalem, rien d’autre, et ainsi ils se sont retrouvés sur le front après une seule journée d’entraînement. Ils combattirent sans rien comprendre de ce qu’il leur arrivait, sous une chaleur de 40° et sans une goutte d’eau. Dans la folie des batailles on ne les avait même pas ravitailler en eau.
pp

 

Un mythe est né de cette période. Beaucoup de livres ont été écrits par des professeurs comme Binyamin Rovochosky ou encore Arié Sivane, professeurs de littérature qui en trois ou quatre lignes ont encré dans la tête des gens et pour toujours qu’un nombre important de nouveaux immigrants étaient mort au front. Mais la réalité en est autre et les statistiques le prouvent grâce à Ram Oren qui après avoir fait de multiples enquêtes qui ne lui ont rien révélé de nouveau a écrit un livre sur les batailles de Latroun (le seul a qui été lu par un large public) où il raconte que le nombre de nouveaux immigrants morts dans les batailles de Latroun est minime.

 

Eric Sharon et Itsrak Lévy ont été au commandement d’une des opérations contre la forteresse et avec leurs hommes, ils se trouvaient dans le creux de la vallée, face au Tel Latroun et à la légion arabe. Eric Sharon qui commandait le 32ème bataillon sortit à 2 heures du matin de Nahshon vers le Tel Latroun. A 200 mètres de lui, Itsrak Lévy commandait son bataillon sous un bosquet d’eucalyptus. Ils combattirent pendant deux heures, sans savoir qu’au milieu de ces arbres coulait une source. A 4 heures du matin, 2 heures plus tard, 30% des soldats étaient blessés y comprit Eric Sharon. Un de ses soldats le transporta sur son dos, à l’arrière des combats pour essayer de le sauver. Eric Sharon bien mal en point réussi à le guider sur terrain qui lui était connu et ils réussirent à s’en sortir. Depuis, chaque année, Eric Sharon téléphonait celui qui lui a sauvé la vie pour le remercier et ce dernier est toujours convaincu qu’il a eu la vie sauve grâce à Sharon l’a guidé pour retrouver son chemin.

 
         

Ben Gourion et bien d’autres officiers de l’armée ont été d’accord pour dire que nous avons perdu les batailles de Latroun mais nous avons gagné beaucoup plus car nous avons réussi à ouvrir la route de Birmanie et à approvisionner la capitale, en eau, nourriture et médicaments.

 

Itsrak Rabbin avait 26 ans lorsqu’il a participé aux combats de Latroun avec les combattants de la brigade de Givati. La bataille de Bin Noun a’ a été une tragédie qui a valut la vie de 54 soldats sur une longueur de 200 mètres, en 2 heures de temps, dans le creux de la vallée, face au Tel Latroun où se trouvaient les Jordaniens.

 

Bataille BIN NOUN B’ : Nuit du 30 au 31 mai 1948

Deux détachements des bataillons 52 et 72 arrivèrent dans le secteur Est pour accomplir trois attaques dans la même nuit afin de le conquérir en entier. Cette deuxième bataille fut également catastrophique car la perte des hommes fut énorme, les soldats de la brigade Har’El y ont participé. Houlda, Névé Smouèl, Yéhiam, tous ces postes clés qui combattirent pour libérer le pays coûtât la vie à 1000 hommes. Ben Gourion prit alors le commandement de ces opérations et en moins d’un mois et demi les forces juives commencèrent à prendre le dessus et à avoir la situation en mains.

19-7-1948 Les troupes israéliennes prirent les villes de Ramlé et Lod et élargirent le corridor de Jérusalem liquidant du même coup la menace qui pesait sur Tel-Aviv.

Hadassa Lampel, jeune et jolie soldate prit la tête du commandement lorsque son officier supérieur fut blessé et réussi à pénétrer dans la forteresse de Latroun en franchissant la porte d’entrée. Son fiancé qui était non loin d’elle a assisté au développement de l’opération et à eu le malheur de la voir mourir. La bataille de Bin Noun b’ laissa 31 morts sur-le-champ de bataille. Le fiancé d’Hadassa se maria plus tard et appela sa fille du nom de sa première fiancée.
 

 

Opération Nahshon.

L’opération menée par la Haganah du 3 au 15 avril 1948 marque un tournant ; elle arracha aux Arabes le contrôle de points stratégiques sur la route de Jérusalem. Elle montra surtout que les Juifs pouvaient déployer une force militaire d’une certaine ampleur.

 

La prise de possession du Verrou de Latroun s’avérant de plus en plus délicate et onéreuse en hommes et en munitions, on décida d’ouvrir, à quelques kilomètres au sud, un itinéraire de dégagement : taillée de nuit à main d’homme, et parfois sous le bombardement de la légion jordanienne, la route de Birmanie n’en vit pas moins le jour à la veille de la signature du cessez-le-feu de juin.

 

 

La route de Birmanie prit son nom de celle qui à l’origine est la route reliant Rangoon (capitale de la Birmanie) à Tch’ong-k’ing, (ville de Chine) construite en 1939. Elle permit aux Alliés de ravitailler la chine. Ce tronçon de route a été ouvert dans les mêmes conditions que celles du pays, c’est la raison pour laquelle les Israéliens en adoptèrent le nom. De nombreux pays dans le monde ont «leur route de Birmanie »

 

Les trois forteresses de police, celle de Latroun, Nébi Yésha et Yoav ont été très difficiles à prendre et la victoire ne fut assurée qu’après huit tentatives.

 

Les batailles de Latroun sont jusqu’à ce jour une véritable plaie béante.

                                                                      

 

 

 

 

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A l’intérieur du kibboutz Noham, près de Beit Shémesh un petit musée a été crée pour raconter l’histoire des 38 soldats qui sont allés au secours des implantations du Goush Etzion.

 

Près de ce musée se trouve un mémorial des pionniers de la moshava d’Artouv. Elle a été fondée en 1897 et a connue bien des déboires. Au moment de la première guerre mondiale, elle a été attaquée ainsi que pendant les événements de 1929. Elle a été abandonnée à plusieurs reprises et complètement détruite pendant la guerre d’indépendance.

En 1948, les brigades de a Haganah et Har’el, arrivèrent dans la moshava et imposèrent à la population d’évacuer les lieux pour s’y installer. Après bien des difficultés ils obtinrent gain de cause et les pionniers évacuèrent les lieux

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De là, 38 soldats, partent vers 23 heures, vers le Goush Eztion pour secourir les Juifs des implantations qui se trouvaient encerclés par des arabes. Le commandement de la Haganah et celui d’Har’el furent contre l'opération de la sortie du groupe si tard dans la nuit. Ils leur proposèrent de partir de lendemain dès la tombée de la nuit. Mais nos courageux soldats décidèrent de ne pas perdre tant de temps et partirent tout de même au secours de leurs frères Juifs.

La route leur était inconnue et ils durent la rallonger bien des fois car ils furent obligés de contourner tous les postes de police de l’armée britannique qui se trouvaient sur leur chemin.

 

Peu après leur départ, un homme se blessa au pied et il dut rejoindre la moshava. Pour ne pas le laisser seul, dans la nuit, en terrain inconnu, deux de ses compagnons l’accompagnèrent. Les autres, sans s’occuper de ce qui les attendaient se firent du souci pour le retour des ces trois soldats.

Personne n’a jamais su exactement ce qui s’est passé. Toujours est-il que grâce à son accident le soldat blessé et ses deux compagnons ont eu la vie sauve.

 

Les 35 autres soldats לה)) ont continué à marcher vers les implantations et sont tombés dans une embuscade. Des arabes les attendaient en chemin et bien que les Israéliens se défendirent, ils furent tous tués. Personne n’a jamais appris le déroulement de l’attaque et le mystère de leur mort est encore inconnu au jour d’aujourd’hui.

Non loin de là, au carrefour de Native Ha’éla se trouve le mémorial des "35" (לה) combattants qui sont morts pour aller au secours de leurs compatriotes du Goush Etsion.
 
 
  

 

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Mémorial des filles de Beit Shemesh : Elles sont parties avec leur classe pour un excursion d'une journée et ne sont jamais rentrées chez elles
 
Six élèves, six jeunes filles toutes innocentes, six gamines en excursion avec leur classe pour découvrir l'histoire de leur pays et qui en ont payé le prix fort, celui de leur vie. Pourquoi?

Le mémorial
Le mémorial s’étale sur une très grande surface plane qui descend en pente douce. Il représente un tronc d’arbre brûlé avec ses sept branches dénudées, brûlées elles-aussi. Au bout de chacune de ses branches se trouve un petit monticule de pierres blanches sur lequel est inscrit le nom d’une fille. Ces prénoms sont formés par des fleurs.
Elles s’appelaient : Shiri – Adi – Yaella – Nathalie – Nirit – Keren – Sion

Lors de l’attentat, les jeunes filles étaient dans l’île de la paix, le dos tourné à la tour de garde, écoutant et le guide leur décrivant l’environnement. Des soldats palestiniens en garde au poste voisin jordanien leur ont tiré dans le dos et 17 enfants et deux guides ont été touchés. Cinq filles ont été transportées à l’hôpital de Shouni, village jordanien le plus proche de la frontière pendant que les autres étaient évacuées vers un hôpital israélien. Il a fallut attendre 40 minutes l’autorisation jordanienne pour que les ambulances puissent secourir les blessés. Deux des jeunes filles qui s’étaient réfugiées sous des bosquets lors des tirs n’ont été trouvées que 40 minutes après la catastrophe mais c'était trop tard, elles sont mortes sur place. Depuis cet attentat les membres du kibboutz Ashdot Yaacov et les Jordaniens se réunissent deux fois par an pour s’entretenir des conditions de sécurité.


Et selon les passages bibliques...
Près du mémorial un paragraphe des Psaumes – Livre premier – Chapitre 3 –
Il sera comme un arbre planté auprès des cours d’eau qui donne ses fruits en leur saison, et dont les feuilles ne se flétrissent point.

Ce mémorial a été conçu par Orna Shémouni, membre du kibboutz d’Ashdot-Yaacov qui a malheureusement assistée à l’attentat et qui a eu le besoin de s’exprimer en concevant ce travail.

On trouve un autre passage de la bible se rapportant au mémorial dans l'Exode : Chapitre 28 paragraphe 29
כי תמורה הוא ותמורה יהי בני ישראל שמות כ ט
Elles reviendront à Aharon et à ses fils comme droit éternel de la part des enfants d'Israël…

A cette époque la plupart des soldats (80%) qui gardaient la frontière à Naharaïm entre la Jordanie et Israël étaient en majorité des Palestiniens, deux étaient de garde le jour où ces jeunes élèves de Beit Shemesh étaient en excursion avec leur école. Depuis cette catastrophe, le gouvernement jordanien ne met en poste que des soldats bédouins.

Le bâtiment où se trouve aujourd’hui le centre de visiteurs de Naharaïm est un petit kiosque d'information, il servait à l'époque des pionniers de bâtiment de douane.
La voie de chemin de fer Haïfa-Damas passait par- là et s’arrêtait à cette gare qui s’appelait Naharaïm
La voie de chemin de fer a été construite par les Ottomans mais les locaux ont été construits par les Anglais en 1923 lorsqu'ils occupaient le pays.

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Mémorial de Beit Lid : C'était un dimanche matin à l'heure où tous nos soldats retournent dans leur base.
 
Une dure réalité pour nos enfants et nos petits enfants israéliens mais un bel exemple de devoir civique.


Mémorial de Beit Lid

Ce mémorial a été érigé en souvenir de l’attentat terroriste survenu a la station d’autobus du carrefour de Beit Lid le 22-01-1995. Il a été sculpté en 2006 par l’artiste Sarah Konforty et a été mis en place à 500 mètres du carrefour Asharon entre la nationale 4 et la route 57. Le mémorial du carrefour de Beit Lid a une hauteur de 30 mètres et s’étale sur 250 ares. Dans l’enceinte du mémorial on trouve un amphithéâtre, une salle de conférence souterraine, 22 pièces dans lesquelles le souvenir de ces soldats est commémoré et une pièce d’eau. Sarah a travaillé trois ans à la création de cette sculpture.

Sarah est une artiste juive différente des autres artistes dans sa manière de voir les choses, dans la variété de ses techniques qu’elle a développée grâce à sa quantité de matière qu’elle utilise dans ses créations quelques soient, travaux pour l’intérieur de la maison ou créations pour l’extérieur. L’utilisation des couleurs industrielles, des couleurs pour les tissus, le bois ou encore l’acier, le verre ou la céramique ont rendus ses travaux exceptionnels et différents des autres artistes.
Sarah habite Kfar Yona, dans sa maison de la rue principale du village elle y travaille et expose plusieurs de ses créations.

Ce mémorial se trouve sur les terres de Kfar Yona
Sarah habite Kfar Yona, dans sa maison de la rue principale du village elle y travaille et expose plusieurs de ses créations.
Cette année (2010) pour la journée du souvenir du soldat, un jour avant la fête de l'indépendance, la direction d'une des écoles primaires de Kfar Yona a pris la décision d'organiser la cérémonie du souvenir sur ces lieux. Cela a permis aux enseignants d'expliquer aux élèves les différents éléments de ce mémorial et de parler de ce tragique attentat. Quelle dure réalité pour ces jeunes élèves.
Plusieurs groupes d'élèves plus ou moins jeunes sont apparus sur scène soit par des danses corporelles, soit en une chorale, soit en lisant des textes émouvant sur le sujet. Tous habillés de bleu et blanc toutes ces jeunes enfants se sont recueillis sous un soleil de plomb pendant une bonne heure en s'imposant un silence obligatoire.

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