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Dans cette tribune consacrée aux nouvelles de Tunisie et Israël, je parlerai d’un livre extraordinaire  qui vient tout juste de paraître  , en  librairie, émanant du  Dr Roland Dajoux Y. Essayiste israélien et chirurgien gynécologue , Roland Dajoux est né à Tunis, en terre d’Islam. Après avoir vécu en France, il réside aujourd’hui  à  Jérusalem, se consacrant à la lutte contre le lynchage médiatique d’Israël et au décryptage de la doctrine de l’Islam fondamentaliste.
 
 
Intitulé “Israël : Miroir du monde, Histoire d’une terre retrouvée le livre de Roland  Dajoux  rapporte  comment   le  fondamentalisme  islamique  est loin de résider  dans le  conflit au Proche Orient,  mais c’est  bien une attitude ancrée dans la culture islamique  qui vise à instituer la violence et d’investir l’ensemble du champ politique pour imposer un « retour » aux siècles médiévaux.
 
Il nous montre surtout comment le conflit du Proche Orient est instrumentalisé par des fanatiques aveuglés pour le faire perdurer et  en conséquence déshumaniser les juifs et délégitimer l’Etat d’Israël.

Dr Roland Dajoux  pense que les musulmans modérés sont capables d’accomplir, la formulation et la propagation d'un Islam moderne, modéré, démocratique, libéral, convivial, humain et respectueux de la femme. 

 


Le livre du Dr Roland Dajoux  est une invitation  à une réflexion équilibré de l’histoire, une invitation à tous les Musulmans anti-islamistes souhaitant vivre une existence moderne, libérée des Burgas, des fatwas et des visions de guerre sainte. L’auteur israélo-tunisien pose une question fondamentale : Assisterons-nous un jour à la victoire des « Fils de la Lumière » de l’Islam sur les « Fils de l’Obscurité » de l’intégrisme terroriste ?

 


Dr Roland Dajoux a eu raison de poser cette question, puisque aujourd’hui les communautés musulmanes, mal informées et abusivement  manipulées,  n’ont  pour tout ciment que la haine des juifs, excepté quelques grands penseurs malheureusement en voie d’extinction puisque personne n’est là pour prendre la relève.

 



L’auteur  invite aussi ses lecteurs à découvrir  Israël «  un Miroir du monde »  disait t-il,  loin des clichés de la propagande. La spécificité tragique de l’histoire juive a fait qu’Israël soit un pays qui véhicule des messages de Paix, de Liberté, de Justice et d’Amour. Il nous  rappelle que l’Etat d’Israël est né d’un deuil comme aucun peuple au monde n’en avait jamais connu. Ce peuple, en voulant bâtir sur la terre de son histoire ancestrale, un petit pays où il lui fût permis de parler sa langue, de planter ses arbres et de prier son dieu, a écrit, tout simplement, une nouvelle page du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

 


Dr Roland Dajoux  nous rappelle surtout que l’Etat moderne d’Israël est en substance la renaissance d’une culture et d’une tradition qui existait en Israël il y a trois mille ans ;  c’est « l’Histoire d’une terre retrouvée » disait t-il .

 



Israël, est en effet  le foyer  naturel du Peuple juif en butte à l'antisémitisme. C’est le seul pays où les juifs ont retrouvés leur dignité après des siècles d’exils,  de pogromes, d’inquisitions et enfin la tragédie de la Shoah.  Israël représente  l'espoir  pour que les valeurs des Lumières puissent triompher dans un monde empreint d'horreur et de cruauté. Israël  demeure un exemple et un espoir pour ceux qui croient qu’il n’y a pas de fatalité à l’oppression.

 

 

Je vous invite à découvrir  ce  livre émouvant  de notre compatriote tunisien Dr Roland Dajoux .Ce livre  extraordinaire peut-être commander chez tous les librairies (en Israël) et aussi  à la FNAC (pour la France).  

 


Pour le reste des pays , il est possible de le commander sur www.Amazon.fr ou directement  aux Editions Persée 38 rue de Bassano – 75008 Paris – France – Tél. (0033) 1 47 23 52 88, Email : infos@editions-persee.fr 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen Monde

 

 

 

 

Le livre précédant du  Dr Roland Dajoux est intitulé : « Le temps des confusions », il  a reçu le Prix WIZO Jérusalem Aviv 2006.

 

Il a aussi écrit :

- Insémination, l’espoir, éditions Médiprint, 1979.

- La Rage de donner la vie, éditions Encre, 1985.

- Israël, la paix et les médias,  Brit Chalom, 1998.

- Le temps des confusions. Editions Le Manuscrit. Paris 2005.

 
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La Tunisie a vécu, le 21 mars 2009 , un évènement national majeur, à l'occasion de l'inauguration par le Président  Zine El Abidine Ben Ali du pont géant reliant la Goulette à Radès et la banlieue Nord à la Banlieue Sud de Tunis.

 

 

Cet imposant Pont reliant les flancs Nord et Sud de la capitale est le premier du genre en Tunisie, et en Afrique .Ce Pont Haubanais fixé par deux tours d’une longueur de 45 mètres chacune, se distingue par sa visibilité que lui assure sa hauteur de 20 mètres au dessus du niveau de la mer.

 

 

Le Plus grand Pont de Tunisie, remplace désormais le service de bacs qui assurait jusque-là la traversée des véhicules cotés Nord (La Goulette) et Sud (Radès). Le coût du projet,  a été estimé à 130 MDT, (390 M Shekels Israélien)  financé conjointement par la Tunisie et le JBIC du Japon.

 

 

Cet ouvrage de 2 Km, à double voie, avec un pont hauban de 260 m, est comparable, dans  une certaine mesure au viaduc de Millau en France. Le Pont de Radés La Goulette a nécessité, entre autres, l’utilisation de 8.000 tonnes d’acier, de 65.000 tonnes de béton et plus d’un million de mètres cubes de remblais
 
 
 

Des caméras de surveillance ont été également mises en place pour contrôler la circulation. Un système de contrôle du pont a été également mis en place. On compte 50 détecteurs pour stocker les données relatives au fonctionnement mécanique et dynamique de l’ouvrage.

 

 

Ce nouveau fleuron urbanistique a donné indéniablement une nouvelle touche de modernité à la ville de Tunis. Il a conféré à la capitale  tunisienne une dimension esthétique digne des grandes métropoles nord- méditerranéennes. Il est surtout situé à quelques kilomètres seulement des attractions touristiques et archéologiques (Carthage, Sidi Bousaid, Gammarth).

 
 

 

Lors de la  cérémonie d’inauguration, le Président  tunisien Zine El Abidine Ben Ali a dévoilé une plaque commémorative de ce projet grandiose, donnant ainsi le coup d'envoi au trafic de la circulation entre les rives Nord et Sud du canal La Goulette Tunis.

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 
 
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Le fait que les juifs aient réussi à fonder leur Etat moderne et prospère au milieu du désert   sans ressources énergétiques, cela fut un miracle. Grand comme deux départements  français avec un millième de la population mondiale, Israël  a néanmoins réussi à se développer en un pays moderne et vivant, et a émergé en tant que leader mondial dans plusieurs  domaines.




Avec la découverte récente du gaz naturel du pays, c’est une nouvelle  perspective qui s’ouvrira  dans l’économie israélienne. Lors de forages maritimes face aux côtes de Haïfa,   fin février 2009, trois importantes poches de gaz naturel de qualité supérieure ont été découvertes par la société américaine Noble Energy. D’après les premières vérifications effectuées par les experts, la valorisation de la quantité  a été  estimée supérieure à 110 milliards de mètres cube et  pourrait atteindre 15 milliards de dollars.

 

 



Ces trois énormes réserves de gaz, se trouvant à 80 kilomètres au large de Haïfa, seront exploitées par les sociétés Delek et Isramco. Le puits Tamar 1, où a eu lieu la découverte, est situé à plus de 1 600 mètres de profondeur. Il a été foré à près de 5 000 mètres sous la mer. C’est la découverte la plus importante de l’histoire de cette entreprise, d’après le PDG de Noble Energy, Charles D. Davidson.

                                          



Avec la découverte de ces immenses réservoirs,  tous les avis sont d’accord qu’Israël  ne dépendra plus du gaz naturel provenant des pays jugés « hostiles ». D’ailleurs,  ça ce qu’a fait savoir Itzhak Tshuva, le propriétaire du groupe pétrolier israélien Delek ;  "Nous ne dépendrons plus [des sources étrangères] en gaz et nous pourrons même l’exporter. Nous avons affaire à des quantités phénoménales. Israël détient à présent une solution pour les générations futures", a-t-il ajouté

 
 
 
 

Benyamin Ben Eliezer, ministre israélien des Infrastructures nationales  a qualifié lui aussi  cette découverte de “moment historique” pour Israël. Après l’annonce de la découverte, les actions de Delek Drilling et d’Isramco Negev 2 ont respectivement augmenté de 80 % et de 120 % !

 


Cette découverte est, dans toutes les mesures, historique et  pourrait changer la face de l’industrie israélienne. Elle marquerait   certainement le début de l’indépendance économique d’Israël .Sur le futur de ce pays, l’impact pourrait être énorme et cela peut contribuer considérablement à améliorer l’économie israélienne. Ce Gaz naturel libérera sans nul doute l’Etat hébreu  de l'esclavage financier aux nations et à l'opinion mondiale. 



Avec cette réserve de gaz naturel conséquente sur le site de forage offshore situé en Méditerranée, à une centaine de kilomètres de la côte de Haïfa,  les besoins énergétiques du pays vont être largement satisfaites, surtout  qu’une partie de l’électricité est fournie par le gaz naturel. 
 
 
 
 
 
 

Les grandes réserves de gaz naturel découvertes récemment dans le puits Tamar-1, au large de Haïfa, devraient être exploitables dans trois ou quatre ans. L’extraction du gaz pourrait commencer en 2013.Le Groupe américain Noble Energy, est associée dans ce projet avec Isramco et le groupe Delek. Les grandes compagnies israéliennes de gaz, comme Paz ou Dor-Alon, seront les premiers clients.

 


Changement des temps, bientôt donc, Israël n’aurait plus besoin d’importer le gaz égyptien  depuis la péninsule du Sinaï (El Arish) .Probablement la tendance sera renversée et on verra alors  l’Etat hébreu exporter son gaz naturel vers l’Egypte après l’épuisement des ressources de son voisin arabe (1). 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

 

 

(1) Alors que l’exportation de gaz égyptien à destination de l'Etat juif a débuté en mai 2008, il a été interrompu quelques mois plus tard  avant de reprendre ce fin février 2009. Depuis presque une année le mouvement des Frères Musulmans a attaqué en justice cette mesure comme s’il n’existait aucun un accord de paix entre la République arabe d’Egypte et l’Etat d’Israël. Le mouvement fondamentaliste a été débouté dans son action et l’Egypte a reprit l’exportation du gaz vers Israël. Cette livraison fait suite à un contrat signé en 2005 entre le deux pays.

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A l’occasion de  la Journée Mondiale de l’Eau du 22 mars, et du cinquième Forum Mondial de l’Eau, qui a ouvert ses travaux à Istanbul,  entre le 16 et le 22 mars, la question de la pénurie de l’eau dans le monde s’est posé comme un défi majeur à l’humanité , car l’enjeu réside essentiellement dans la nécessité de trouver des moyens plus efficaces de conserver, d’utiliser et de protéger les ressources en eau de la terre.

 


A mesure que l’accroissement démographique et le développement requièrent des quantités accrues d’eau pour les villes, l’agriculture et les industries,  la pression exercée sur les ressources hydriques s’intensifie, entraînant des tensions, des conflits parmi les usagers, et une pression excessive sur l’environnement. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle où la disponibilité en eau est la plus faible du monde, cette dernière ayant baissé fortement au cours des dernières années. La faiblesse de  pluviosité fait que cette région va  subir les conséquences les plus graves de l’insuffisance d’eau. Cette année aussi, les précipitations hivernales au Moyen-Orient étaient en nette baisse.

 

 

En Israël, la question de l’eau se pose aussi comme un défi majeur .La quantité d'eau accumulée cette année dans les réservoirs du Golan (quinze millions de mètres cube) représente seulement la moitié de ce qui est habituellement enregistrée pour un hiver entier. Le Kinnereth (le lac de Tibériade) a aussi terriblement besoin d'eau .Le Lac Kinnereth est le principal réservoir d’eau douce d’Israël, et la succession d’hivers secs de ces dernières années a presque épuisé cette ressource.

 

Pour rappel, le niveau du lac de Tibériade, appelé aussi lac Kinnereth, n’en finit pas d’inquiéter les spécialistes puisque le niveau normal du lac devrait se situer environ 3,5 mètres au-dessus de son niveau actuel. Cet hivers, le niveau du lac de Tibériade n'est monté que de 68 cm (là ou il y à quelques années, il pouvait monter de deux mètres)...

                                                                                                                  

 

Cette pénurie d’eau est si importante au Moyen Orient que les experts mondiaux prédisent la disparition de la Mer Morte d’ici 2050 si rien n’est fait, comme pour la Mer d’Aral. Cette année aussi la neige sur le Mont Hermon était faible et les  eaux du Jourdain ne suffisaient plus.

                      

Le Water Authority Council travaille sur plusieurs mesures d’urgence pour faire face à la sécheresse qui secoue cette région du Monde mais aussi l’Afrique du Nord. Des solutions doivent être trouvées, mais le plus dramatique dans tout cela, et que les pays arabes n’ont aucune stratégie de faire face à cette situation périlleuse.

 

Ici donc, on pense à la Stratégie israélienne pour remédier à la rareté de l’eau douce (Pénurie)  qui est vraiment très intéressante et qui montre, encore  une fois, qu’Israël  est toujours là, en permanence, brillant. Plus de 60 années de lutte incessante pour bâtir la paix et l’avenir de ses nouvelles générations, plus de 60 ans aussi de créativité industrielle et d’innovation technologique pour trouver des solutions à la rareté de l’eau douce.

 
 

L'usine de dessalement d'eau de mer d'Ashkelon, en Israël, a une capacité de 108 millions de mètres cubes par an. C'est une des plus grandes au monde utilisant la technologie de dessalement par osmose inverse.

 
 

En effet, Israël est l’un des rares  pays au monde, si ce n’est pas le seul, qui maîtrise la technologique du  dessalement de l’eau de la  Mer. Les israéliens se sont déjà lancé  dans cette technique de pointe.Une usine de dessalement est en construction à Hadera, une autre à Ashdod, et une troisième à Nahal Soreq. Chacune d’entre elle ayant une capacité de production avoisinant les 100 millions de mètres cubes par an.

 

Même si l’eau produite n’est pas stable et ne contient ni calcium ni magnésium, tous deux importants pour la santé et l’agriculture, les ingénieurs de cette brave civilisation travaillent pour créer un  nouveau processus pour ajouter du magnésium et du calcium à l’eau dessalée.

 

 

Au moment où la pénurie d’eau s’aggrave dans la région, les chercheurs du Technion Israel Institute of Technology ont développé un post-traitement peu coûteux et environnementaliste afin d’ajouter du magnésium en quantité nécessaire pour atteindre les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

 

 

Bientôt le problème de l'eau en Israël sera résolu. As-tu déjà entendu parler de l'élevage de poissons, dans le désert d’Israël, le Néguev ? Oui, du poisson dans le désert, de l'élevage de poissons, en plein désert, et du beau poisson ! Alors  que font ses voisins ?
 
 
 


Les pays voisins d’Israël  sont également touchés et rencontrent de gros problèmes. La Syrie par exemple utilise 90% de son eau dans l'industrie et l'agriculture, ce qui oblige les habitants à acheter leur eau au marché noir.  Plus grave encore, quant  la Syrie utilise son eau dans l'industrie (le nucléaire, ou bien des produits pour une éventuelle guerre chimique) elle laisse ses citoyens assoiffés.

 
 

Alors que les israéliens consacrent des années dans les recherches, les voisions d’Israël n’ont rien fait (et ne semblent rien vouloir faire) devant la  pénurie d’eau qui s’aggrave chez eux. Les israéliens ont, au moins,  une solution pour l’avenir, et ils l’ont exposé, avec fierté, devant le Forum Mondial de l’Eau à Istanbul.Quant à leurs voisins syriens par exemple, ils sont allés à ce forum les mains vides, et plus pires encore, ils ont tentés, depuis le premier jour du Forum de politiser la question de la pénurie d’eau  dans la région pour diffamer , encore une fois , Israël devant cette tribune internationale.Une vieille tactique de ceux qui n’ont rien à apporter pour l’humanité!

 

 

Aujourd’hui Israël,  qui est  à la pointe du progrès, utilise des  panneaux solaires, ainsi que des grosses machines sophistiqués pour le dessalement de l’eau de mer et ils sont tous  "made in Israël" et que nul pays ne peut dire ignorer l'avancée technologique de ce laboratoire mondial qui permet surtout à tous ces pays de la Ligue arabe , de bénéficier de la technologie israélienne,dans tous les domaines,que ce soit dans le médical , l'agriculture , l'industrie , l'informatique …alors que les pays de la région, avec leurs pétrodollars,  ne font rien, rien dans le ciboulot, un pois chiche, c'est tout, et encore !

 

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 
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En concrétisation des orientations avant-gardistes du Président Zine El Abidine Ben Ali en matière d'action sociale et dans le cadre de l'intérêt qu'il porte aux catégories à besoins spécifiques, la Tunisie dispose aussi d’une expérience honorable dans le domaine de l’intégration des Handicapés.


Parmi les projets réalisés, l’initiative louable de l’association «Besma» (le sourire)  qui ouvre dans le domaine de l’insertion professionnelle des handicapés. L’association tunisienne  «Besma» pour la promotion de l'emploi des handicapés, est aujourd’hui leader dans ce domaine à l’instar de ce qu’est AKIM en Israël (association nationale pour la réhabilitation des handicapés mentaux en Israël : voir article précèdent).
 
L’Association “Besma” joue aujourd’hui un rôle d’avant-garde dans l’appui des efforts déployés par l’Etat tunisien  en matière de protection des handicapés et d’amélioration de leur employabilité. L’Association «Basma» pour la promotion de l’emploi des handicapés,  qui siège à Carthage (banlieue nord de Tunis) , n’a certes qu’une dizaine d’année d’expérience. Néanmoins ses réussites sont une source de fierté pour les tunisiens au même titre  qu’AKIM en Israël qui date de prés de 60 ans d’expérience similaire.  
 
L’association «Basma» fait appel au bénévolat, une culture qui n’a jamais fait défaut en Tunisie. Elle organise aussi des concerts  pour la promotion de l’emploi des handicapés, dont les recettes sont destinées à des projets de bienfaisance au profit de cette catégorie de personnes ayant des besoins spécifiques. On cite ici l’exemple du chanteur compositeur arabe Kadhem Essaher qui, le 29 mai 2004, a organisé  une soirée de bienfaisance au profit des enfants handicapés et pour leur insertion dans la société active.


Dans le cadre des efforts destinés à renforcer les activités de l'Association et à soutenir ses initiatives visant l'intégration économique et professionnelle des personnes handicapées, des  journées porte-ouverte  sont continuellement organisées par ses membres pour la promotion de l'emploi des personnes porteuses de handicap.
 

L’association «Basma» est aussi au premier rang dans les évènements nationaux liés à son domaine d’intervention. Elle était une  partie prenante dans l’ouverture de la Conférence nationale sur le thème "la société civile et les droits des handicapés" organisée à Tunis en Mai 2008.


Le 16 mai 2008, elle a aussi prit part dans le premier forum international «accessibilité numérique: une chance pour l'intégration des handicapés». Ce forum a permis de mettre l'accent sur l'importance des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) en tant qu'outil d'intégration et de loisirs pour les handicapés et de support approprié leur permettant de communiquer, d'apprendre et de se cultive.


En Novembre 2008, l’Association "Besma" pour la promotion de l'emploi des handicapés a organisée, à Carthage, une cérémonie qui a  été l'occasion de rendre hommage à ses adhérants pour  leurs efforts dans le secteur social, s'agissant notamment de leur actions en faveur des personnes handicapées .Cette manifestation a offert l'opportunité d'assurer le suivi et l'évaluation des projets lancés par ses adhérents.


L’Association «Basma» pour la promotion de l’emploi des handicapés fournit aussi une aide constante aux petites associations locales œuvrant dans le  même domaine. En 2008,  par exemple, elle a organisée une cérémonie de remise de dons à 11 associations opérant dans la protection des handicapés. Elle était à l’origine de l’organisation d’un événement télévisé «Télé-Amel» (télé espoir), les dons de cette manifestation caritative  ont permis d’aider les associations à poursuivre la réalisation de leurs programmes et projets.


Le rôle de l’Association  tunisienne «Besma» d’aider les associations opérant dans le domaine de la protection des handicapés, s’apparente ici au rôle de premier plan que joue en Israël AKIM  qui accompagne  les handicapés à d’adapter dans la marché de l’emploi. AKIM  qui gère un large réseau de 55 antennes à travers Israël, de Kyriat Shmona au Nord, jusqu’à Eilat au Sud du pays , conduit un projet similaire à celui de l’association tunisienne intitulé “essayez une autre voie”. Les handicapés sont placés dans des emplois proposés sur le marché du travail. Le but pour eux est de progresser et de passer du travail en atelier protégé à des emplois “ordinaires”. Cette initiative importante permet chaque année à quelque 600 personnes de trouver un emploi sur le marché du travail israélien.


La contribution agissante de l'Association "Besma" dans l'encadrement, la formation et l'intégration de cette catégorie dans le circuit économique a permit à des milliers d’invalides  en de Tunisie de retrouver  leur dignité de citoyen à part entière. Œuvrant à sensibiliser à l'importance des compétences et l'apport des personnes handicapées au processus de développement national, l’association "Besma" a permit à des jeunes chefs d’entreprise handicapés  à assumer leur libre entreprise.

L’Association "Besma  était aussi à l’origine d’une initiative inédite  qui a consister à la création du club «Besma pour l’insertion des handicapés»  qui aujourd’hui est un espace ouvert aux handicapés et autres personnes ainsi qu’à leurs familles, pour communiquer et faire connaissance dans le cadre d’un projet-pilote offrant des services évolués et modernes et qui représentait, pour certains, un rêve inaccessible.

La création de ce club  a concrétisé les choix de l’Ere Nouvelle en Tunisie et les orientations du Chef de l’Etat dans le domaine social, ce qui témoigne que la Tunisie est la patrie de tous les Tunisiens, sans exclusion, ni marginalisation, et offre à tous les citoyens, y compris les handicapés et les personnes ayant des besoins spécifiques, la possibilité d’accéder à des services de qualité
 
 

 

Les programmes de l'Association «Basma»  sont  donc nombreux ;  outre les ateliers spécialisés et les manifestations d'animation diverses, elle organise aussi  des conférences qui sont un moyen  pour développer  et varier ses actions en faveur des personnes handicapées.

On peut citer par exemple, sa participation active dans les travaux de la conférence internationale sur “l’intégration économique des handicapés” organisée en 2008  par l’association «Basma» avec la collaboration de l’organisation non gouvernementale britannique “Show trust”.



Les recommandations issues de la conférence soulignent la nécessité de promouvoir la coopération et les échanges d’expériences entre les associations et les organisations non gouvernementales opérant dans ce domaine, de renforcer l’encadrement des handicapés en matière de formation et d’emploi et d’accorder un intérêt particulier aux volets psychologique et social. Plusieurs communications avaient été présentées sur les expériences japonaise, suisse et espagnole en matière d’encadrement, d’adaptation professionnelle et d’employabilité des handicapés, ainsi que sur les moyens de favoriser l’intégration de cette catégorie dans le circuit économique.



Cette conférence internationale a constituée une opportunité pour enrichir le dialogue et échanger les expériences avec les pays européens sur le thème de l’insertion des handicapés dans la vie professionnelle.



Lors du premier forum international organisé  à Tunis sur « l’accessibilité numérique: une chance pour l'intégration des handicapés» les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont été  présentées en tant qu'outil d'intégration et de loisirs pour les handicapés. Ont pris part à cette manifestation, des experts de Tunisie, du Maroc, d'Egypte, du Koweït, du Canada, d'Allemagne et de France.



Il est regrettable tout de même que les experts israéliens n’étaient pas présents dans ce rendez-vous. Les ingénieurs israéliens sont pourtant leaders dans le secteur des  technologies de l'information adaptées aux handicapés. Les technologies Israéliennes  ont rendu, par exemple,   le cinéma accessible  pour les non-voyants ! Les non-voyants dans ce pays  utilisent même des écrans tactiles.


N-Trig, une start-up israélienne spécialisée dans les technologies multi-touch pour écrans d’ordinateurs et de mobiles permet aujourd’hui aux malvoyants de « lire » des textes et des graphiques à l’écran. Le Technion Israel Institute of Technology est aussi à la pointe des technologies numériques adaptées aux handicapés.


Israël est un aussi  leader mondial dans la technologie WebReader  qui veut vulgariser l'information et la mettre à la disposition des malvoyants. Même Orange (l’opérateur français de la téléphonie mobile) fait appel à la technologie israélienne. La société Telmap spécialisée  dans l’adaptation des technologies fournit aujourd’hui ses programmes à des clients français dans le secteur.


Une entreprise à Jérusalem a élaboré un système qui permet aux non-voyants de «sentir» des illustrations sur un écran d’ordinateur, de «lire» des textes alphabétiques et même de jouer à des jeux informatiques. VIRTOUCH Ltd a accomplie ce que beaucoup avaient tenté sans succès de réaliser : produire un ensemble hardware software (matériel informatique + logiciels) qui permette aux malvoyants de «sentir» un graphique sur l’écran, de «lire» n’importe quel texte (1).



L'informatique, la communication  sont aujourd’hui accessible à tous en  Israël. Les enfants handicapés  dans ce pays ont donc les mêmes droits à l'information que les autres enfants. Des bibliothèques pour personnes handicapées ont été créées à l'origine pour leur procurer à la fois une lecture de loisir et d'étude.



Israël est l’un des rares  pays au monde qui a mis une politique nationale qui  garantit le droit à un tel service de lecture publique aux handicapés. Une législation bibliothécaire garantit  aussi le service de lecture publique aux déficients visuels de tous les âges. Israël dispose d’un véritable réseau national de lecture publique pour les personnes aveugles et handicapées physiques.

500 non-voyants israéliens travaillent  même dans l'industrie informatique !


Israël étant le lieu privilégié des technologies numériques réservées  aux handicapés,  il est donc regrettable  que des consultants et des experts israéliens soient absents lors du premier forum international organisé  à Tunis sur l’accessibilité numérique pour les handicapés. Les   braves ingénieurs de cette civilisation  n'arrêteront  pas le progrès pour lutter contre le handicap.


Le transfert des technologies est aujourd’hui crucial dans tous les domaines et avec tous les pays, tout comme l’échange des expériences sociales aussi. Il est faut espérer dans le futur que l’expérience d’AKIM dans l’adaptation professionnelle des handicapés soit exposée dans un avenir proche à Tunis. AKIM  l’israélienne  qui est présente  en Argentine, Belgique, Canada et en France  et elle dispose d’un savoir faire confirmée dans le monde entier. AKIM  a aussi une  coopération étroite  avec plusieurs organisations internationales et elle est affiliée à des Organisations similaires aux États Unis.



L’engagement de l’Association  tunisienne «Besma» d’aider les petites  associations  opérant dans le domaine de la réhabilitation des handicapés et son placement au premier rang sur la scène national  confirme la nécessité d’instituer un partenariat de haut niveau avec toutes des associations internationales  réputées dans le monde qui œuvrent dans le même domaine. L’Association tunisienne pourra ainsi acquérir une renommé universelle à l’instar d’AKIM qui dispose de plusieurs  branches dans le monde.

 

 

L’Association "Besma" agit aujourd’hui dans le cadre des efforts déployés pour assurer un meilleur encadrement aux catégories à besoin spécifique et concrétiser les objectifs fixés par le programme spécifique pour l'emploi des handicapés, initié par le Président  tunisien. Au niveau des ONG, l'Association « Besma », demeure une référence en Afrique du Nord. Cela témoigne de l’intérêt majeur accordé au tissu associatif en Tunisie depuis 1987.


Les experts étrangers louent d’ailleurs le Président Zine El Abidine Ben Ali pour sa sollicitude constante dont il entoure les catégories à besoins spécifiques dans son pays. Les acquis réalisés au profit de cette catégorie durant 20 ans a permis à la Tunisie de jeter les fondements d'une société équilibrée, solidaire et cohérente fondée sur le principe de l'égalité des chances entre ses différentes franges.


Les nombreuses mesures prises en vue de promouvoir la situation des handicapés en Tunisie et à les faire passer du stade de l'assistance à celui de l'intégration ont prouvés la réussite de la politique de solidarité nationale. Il faut rappeler aussi la décision du Président  tunisien,  du 24 février 2007, relative à l'adaptation des sites web des administrations aux exigences des handicapés. Cette décision était en harmonie avec les engagements de la Tunisie liées à la convention des Nations Unies sur les droits des handicapés , qui considère l'accessibilité numérique des catégories vulnérables comme étant un élément fondamental indissociables aux droits de l'homme (2).


L’intérêt particulier que porte le régime tunisien à la promotion du tissu associatif et à l’impulsion de l’œuvre de solidarité,  qui profite à toutes les catégories vulnérables,  explique aujourd’hui les réussites locales de  l'Association "Besma".L’Association“Besma” continuera, certainement, dans la voie du perfectionnisme, il sera donc nécessaire de promouvoir la coopération et les échanges d’expériences.



AKIM,l’association nationale pour la réhabilitation des handicapés en Israël, qui  possède une expérience très solide et mondialement reconnue en la matière et qui est présente dans plusieurs pays, notamment en Argentine, en Belgique, au Canada et en France, pourra apporter son savoir  faire en Tunisie dans le cadre du partenariat de L’Union Pour  la Méditerrané.


L’échange d’expérience dans ce domaine reste essentiel pour accéder à des services de qualité pour les handicapés dans le futur. La possibilité d’enrichir le dialogue et échanger les expériences avec AKIM, qui possède une renommée mondiale dans l’intégration des handicapés, apportera un nouvel élan dans le processus de la coopération méditerranéenne au profit de cette catégorie vulnérable. Un handicapé en Tunisie, en France, au Canada ou en Israël  affronte au quotidien les mêmes taches et il a besoin de ce qui est de meilleur dans les nouvelles technologies.


Si  la technologie  est aujourd’hui essentielle pour faciliter l’intégration des handicapés, il ne faut pas oublier aussi le rôle de la société civile dans la sensibilisation aux droits de la personne handicapée et à la place qu'elle occupe dans la société de manière à modifier l'image que fait de lui la société et le comportement à son égard, tout en lui permettant d'adhérer activement à la vie publique et de bénéficier de tous ses droits. Dans ce domaine la Tunisie a fait des progrès honorables pour la personne handicapée.


L'ensemble des acquis accomplis en sa faveur a enrichi l’expérience tunisienne dans le domaine de l’intégration des handicapés grâce à la sage politique initiée par le président Zine El Abidine Ben Ali qui oeuvre pour poursuivre la marche de l'excellence, du progrès et de la prospérité dans un cadre de paix sociale, de modernité et surtout de tolérance.



Ftouh Souhail, Tunis                                                  

Citoyen du Monde


(1) Le Dr Igor Karasin, qui est originaire de Lettonie mais a été élevé à Leningrad où il enseignait les sciences informatiques avant de s’installer en Israël, est un des fondateurs de la compagnie. Sise à Jérusalem dans la région industrielle de Har Hotzvim, «l’incubateur de software» (qui abrite seize autres firmes dans le domaine de la recherche-développement).  La technologie, appelée «Virtual Touch System» (VTS), est basée sur un boîtier de grosse taille ressemblant à une souris, sur lequel on place trois doigts de la main (à l’exclusion du pouce et du petit doigt). Chacun d’entre eux est en contact avec 32 épingles arrondies disposées en rectangle ­ quatre en largeur et huit en rangées verticales. En outre, six boutons permettent une interaction directe avec l’écran.La technologie VTS,  a été développée en coopération avec un grand nombre de malvoyants et d’aveugles en Israël.

Un autre ingénieur israélien,  Jonathan Griffit, a créé en 2007  l’entreprise BNarrator pour développer une insertion vocale dans les sites et blogs. Il s'agit d'un moyen supplémentaire pour vulgariser l'information et la mettre à la disposition des malvoyants ou des illettrés.


(2) De nombreux textes et accords internationaux recommandent l'égalité de traitement de tous les enfants. Ce sont : la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant, la Déclaration de Salamanque et les Normes des Nations Unies sur l'égalité des chances des personnes handicapées (Décembre 1993).

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L’esprit de l’assistance et de la compassion envers autrui est une source vitale qui anime  la société israélienne. Ici,  nous mettons en valeur  une association qui ouvre depuis prés de 60 ans pour  améliorer le quotidien difficile des personnes les plus vulnérables en Israël.


Il s’agit en l’occurrence d’AKIM Israël. AKIM est l’Association Nationale pour la réhabilitation des handicapés mentaux en Israël, la plus grande institution de ce pays qui propose des programmes et services à cette population très vulnérable. AKIM, fondée en 1951 par un groupe de parents, fait aujourd’hui appel à l’expertise et au dévouement de centaines de professionnels et de volontaires à travers tout le pays. La majeure partie des activités et des initiatives d’AKIM est financée par des donations.



La mission d’AKIM  est de prendre en charge les handicapés mentaux en Israël .Israël compte environ 30.000 handicapés mentaux : bébés, adolescents, adultes et personnes âgées. La plupart d’entre eux sont incapables de mener une vie indépendante et ont besoin d’attention et de soins professionnels, et ceci tout au long de leur vie. Au moins 120.000 membres de familled’handicapés doivent quotidiennement faire face aux difficultés que leur impose cette situation.



L’une des priorités d’AKIM est  accédé à toute la population. En effet, après  les vagues du retour massif en provenance de Russie et d’Ethiopie de ces dix dernières années, les missions d’AKIM se sont  intensifiés auprès de ces Populations d’immigrants. Rappelons aussi que les programmes d’AKIM sont accessibles à tous, y compris aux arabes et aux autres minorités. Et dans tous ses programmes, AKIM coopère pleinement avec le gouvernement et avec des organisations non gouvernementales.



Bien qu’ils aient des besoins différents, les handicapés mentaux méritent d’avoir des chances égales. AKIM  ouvre donc pour que cette catégorie vulnérable soit  totalement intégrée dans la société. Une coopération existe donc  entre AKIM  et le gouvernement central à Jérusalem dans les domaines du logement, de l’emploi, ainsi que des activités sociales encouragent l’interaction avec le reste de la société. AKIM a acquis ainsi  une renommée internationale grâce à sa réussite dans ces domaines.Elle dispose en effet, 55 antennes à travers le pays (1)
 
 
 
 

La renommée d’AKIM vient aussi de ses exploits dans le domaine du logement pour les personnes invalides et handicapées. Ses capacités d’accueil dans ses foyers  sont  évaluées  à 8.000 personnes (17 foyers et 46 appartements protégés). Ces installations comprennent des foyers résidentiels protèges destinés à certaines personnes telles que les handicapés profonds et des appartements réservés à ceux qui, jouissant d’une plus grande indépendance, sont capables de se prendre en charge. Les foyers et les appartements d’AKIM sont intentionnellement situés dans les quartiers résidentiels au cœur des villes. 




AKIM  propose une assistance d’experts dès le plus jeune age. Les bébés et les enfants en bas age handicapés mentaux fréquentent les pouponnières et les jardins d’enfants d’AKIM ou ils sont encadrés par un personnel qualifié. Celui-ci leur apporte les soins spéciaux déstinès à améliorer graduellement leurs capacités motrices, cognitives et communicatives.



AKIM offre aussi une possibilité  pour des emplois surveillés (emplois sur le marché libre).2.500 handicapés âges de plus de 21 ans sont employés dans 59 ateliers protégés. Dans le cadre d’un projet diffèrent intitulé “essayez une autre voie”, les handicapés sont placés dans des emplois proposés sur le marché du travail. Le but pour eux est de progresser et de passer du travail en atelier protégé à des emplois “ordinaires”. Cette initiative importante permet chaque année à quelque 600 personnes de trouver un emploi sur le marché du travail

 
 
 
 

AKIM  a fondé 70 clubs de loisirs dont l’objectif est d’améliorer la qualité qui sont fréquentés par 2.000 personnes chaque semaine. Bon nombre d’entre eux sont situés dans des centres communautaires afin de permettre au grand public de mieux connaître et comprendre les handicapés mentaux.




AKIM est à l’origine de projets créatifs uniques en leur genre. Un projet théâtral intitulé “l’Autre Théâtre” et un projet de danse et musique intitulé “Coeurs et Fleurs” sont destinès à ceux qui sont porteurs d’un potentiel artistique. Dans la même optique, AKIM organise des cours d’art qui se tiennent aux Musées de Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa. Un important projet permet à des enfants et des adultes de passer des vacances dans les stations estivales d’Israël et dans un cadre professionnel approprié, libérant ainsi leur familles, AKIM entretient.




AKIM  dispose d’une  étroite coopération avec plusieurs organisations internationales :


-“Jeux Olympiques Spéciaux – Israël” qui est un programme passionnant destiné à encourager des handicapés mentaux à pratiquer des sports de compétition.


-L’organisation intitulée “Arts Diffèrent – Israël”  qui est affiliée à une Organisation similaire aux Etats Unis.




AKIM est très active dans la défense des droits et des intérêts des handicapés mentaux en Israël. Cette activité comprend l’action de groupes de pression à la Knesset et au sein des Ministères concernès, des conseils aux familles quant a leurs droits, la représentation des familles auprès des Autorités et l’assistance juridique, y compris l’introduction de poursuites judiciaires si cela est nécessaire.



AKIM est le Tuteur Légal de 1.000 handicapés mentaux : les membres de leurs familles se trouvent dans l’impossibilité de fournir l’assistance dont les handicapés ont besoins, les tuteurs sélectionnés par AKIM jouent le rôle de parents, rendent régulièrement visites aux handicapés dont ils ont la charge, les aident dans leur vie quotidienne et les assistent et les représentent pour trouver une solution à leurs problèmes légaux et médicaux.




Les programmes d’AKIM sont d’une importance vitale pour les Handicapés mentaux et leurs familles.L’expérience d’AKIM et le dévouement remarquable de son personnel assurent aux donateurs l’usage le plus efficace des fonds collectés. Outre les contributions générales les dons peuvent être destines à la réalisation de projets spécifiques qui porteront le nom des donateurs.

AKIM reste exemple d’efficacité pour la réhabilitation des handicapés. AKIM  a aussi des branches  dans le monde (2).

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde
 
 

(1) AKIM gère un large réseau de 55 antennes à travers Israël, de Kyriat Shmona au Nord, jusqu’à Eilat au Sud du pays. Ces antennes sont gérées par des parents, des volontaires et professionnels. Le Bureau Central est situé à Tel-Aviv. Chaque antenne représente la population locale d’handicapés mentaux ainsi que leur familles dans leurs rapports avec les Autorités.

(2) AKIM (association nationale pour la réhabilitation des handicapés mentaux en Israël)  est présente  en Argentine, Belgique, Canada et en France

 

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Comme dans tous les pays, et depuis des années, les handicapés  en Israël souffrent lorsqu’ils sortent de chez eux et essaient de fréquenter cinémas, centres commerciaux, bureaux et autres bâtiments publics. Quelque 600 000 personnes invalides et handicapées physiquement vivent dans ce pays, y compris des malvoyants, des malentendants et des victimes des attentats. Elles sont toutes habituées à ce sentiment d’impuissance qui les envahit lorsqu’elles arrivent à la piscine, au cinéma ou au centre commercial. La plupart des lieux publics ne sont pas accessibles aux fauteuils roulants et lorsqu’ils le sont, il est parfois impossible pour l’handicapé d’atteindre les boutons de l’ascenseur ou de surmonter un obstacle.

 
Maintenant en Israël, leurs vies sont sur le point de changer, grâce à une nouvelle loi exigeant que les bâtiments publics deviennent obligatoirement  accessibles aux handicapés.

Après quatre ans de débats, les commissions parlementaires du Travail, des Affaires sociales et de la Santé  à la Knesset ont adopté , fin février 2009  , une loi importante exigeant que tous les bâtiments publics en Israël deviennent accessibles aux handicapés. Parmi les exigences : les bâtiments devront comprendre un parking aménagé et un accès aux fauteuils roulants y compris au niveau des escaliers. Les ascenseurs devront être adaptés aussi aux besoins des handicapés et des aveugles, et les toilettes être accessibles aux invalides. Ce règlement s’appliquera à toutes les nouvelles constructions de structures publiques en Israël. La construction d’un nouveau bâtiment ne sera pas permise s’il n’y a pas de plan détaillé  d’accessibilité pour les handicapés.

Le projet de loi a été proposé par le député Ilan Ghilon (Meretz), qui  est de retour  à la Knesset après les élections législatives. L’organisation Access Israel, qui fait partie des organismes qui ont œuvré à promouvoir cette loi Knesset, a accomplit un travail  titanesque pour  arriver à faire reconnaître les droits des handicapés. Il faut aussi rappeler le rôle déterminant de L’Organisation des Droits de l’Homme des Personnes Handicapées, chargée des questions d’accessibilité des handicapées, qui a consacré la majeure partie de ses  activités à encourager l’adoption d’une telle  législation. Par cette loi, le droit d’accessibilité aux handicapés est devenu un droit opposable en Israël : Une première mondiale.

Nous sommes enfin dans un  pays du Proche Orient qui pense aux  personnes handicapées comme  le reste de la société. Les personnes invalides en Israël peuvent comprendre de la chance qu’ils ont dans ce pays qui les aident dans leur vie quotidienne, exigeant que ses bâtiments deviennent obligatoirement  accessibles aux handicapés.

A part cette loi révolutionnaire, permettant un droit  opposable d’accessibilité  aux  invalides et handicapées dans les constructions de structures publiques en Israël, il y’a aussi une autre  distinction israélienne qui n’a pas, jusqu’à aujourd’hui un équivalent dans le Monde : Israël dispose en effet, de la première carte de crédit social dans le monde !

Cal, le spécialiste israélien des cartes de crédit, a lancé en  février 2008  la première carte de crédit sociale qui reverse automatiquement 0,3% de chaque transaction à une association, en l’occurrence les associations qui travaillent pour la réhabilitation des handicapés en Israël. Dans la pratique, chaque fois qu’une personne utilise sa carte de crédit, Cal reversera 0,3% du montant de l’achat à  une association  qui prend en charge les handicapés. Cette carte permet à son détenteur de faire un investissement social et une contribution continue dans une association .

AKIM,  l’association nationale pour la réhabilitation des handicapés mentaux en Israël, était la première association à en bénéficier.  Cette association est la plus grande institution du pays qui propose des programmes et services à cette population très vulnérable.

Pour les personnes handicapées,  le moindre signe de solidarité génère beaucoup de joie.  Chacun d'eux vit avec l'espoir, et nous ne savons pas ce que peut apporter le progrès en médecine à surmonter les handicaps à l'avenir, mais il n'y a pas de meilleur médicament que la bonté humaine. Et dans ce domaine, les israéliens excellent  lorsqu’il s’agit  de prendre en charge les handicapés et faciliter leur quotidien.

Ftouh Souhail, Tunis
Citoyen du Monde
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La Journée mondiale anti-tabac est pour le 31 mai. Mais nous avons jugé opportun de parler du problème du tabac sur ce site à l’occasion  du onziéme anniversaire de la  Loi antitabac en Tunisie daté du 23 février 1998.


Parce que le tabac est un grand problème de santé publique, le législateur tunisien a élaboré depuis exactement dix années une loi anti-tabac, c’est la loi n°98-17 du 23 février 1998 relative à la prévention des méfaits du tabagisme. Cette loi, entrée en vigueur une année plus tard, vise à protéger les fumeurs passifs et interdire toute publicité du tabac.


Jusqu’à ce jour, cette loi « orpheline » n’a pas été respectée en Tunisie, un visiteur  étranger visitant notre pays, ne peut imaginer qu’il existe une loi antitabagique. Après dix ans de sa mise en vigueur, cette loi antitabagique est  un échec total en Tunisie. Aucun changement de mentalité n’a accompagné cette loi, ni même une compréhension du «risque tabac».


En parallèle, aucune surveillance du tabagisme  n’a été mit en œuvre. Pour les sociétés de transport (dont les interdictions de fumer datent depuis plus de 30 ans) aucun contrôle effective n’existe pour faire respecter cette loi. Plus grave encore, aucune  surveillance n’est garantie dans les structures sanitaires publiques et privées. Le milieu scolaire est aussi  de plus en plus affecté par ce fléau. C’est malheureux de voir nos jeunes se suicider…


Les retombées de la cigarette sur la santé des Tunisiens sont catastrophiques. 90% des cancers bronchiques sont dus à la fumée du tabac alors que 80% des bronchites chroniques et des cas d’insuffisance respiratoire chronique sont dus au tabac. Les chiffres  sont  alarmants sur les victimes du tabagisme. Selon le ministère de la santé publique, chaque année 8000 tunisiens décèdent à la suite de maladies liées à la consommation directes du tabac. Par contre  aucun chiffre sur les  nombreuses victimes du tabagisme passif. Les statistiques précisent également que le Tunisien consomme 17 cigarettes par jour en moyenne et consacre 5% de son revenu au tabac contre 3,2% pour sa santé et 1,8% pour la culture !


En bref,  la culture «non-fumeur» reste inconnue. Et la mobilisation  contre le tabagisme reste saisonnière. Il faut signaler aussi que la Loi  tunisienne antitabac, qui date du 23 février 1998,  est très laxiste et les amendes prévues  sont très symboliques pour dissuader des fumeurs peu scrupuleux  qui n’hésitent pas à fumer dans les lieux publics au vu et au su des autorités.

Le décret n°98-2248 du 16 novembre 1998  fixant les lieux affectés à l’usage collectif dans les lesquels il est interdit de fumer reste aussi lettre morte. Dans son article 3, ce décret précise la possibilité d’aménager des espaces réservés aux fumeurs; enfin, son article 13 explique les sanctions encourues la première fois et en cas de récidive. Dans la réalité les espaces réservés aux fumeurs n’existent pas et aucune sanction n’est prête à dissuader les contrevenants.


Ici se pose aussi le problème des professionnels du tourisme et de la restauration qui ne sont jamais tenus à respecter ces mesures puisqu’ils ne risquent pas de control dans leurs établissements. Du fait, ils ne se sentent pas obligés  de respecter la réglementation ni d’aménager des espaces réservés aux non  fumeurs et dans tous les cas ils n’encourent aucune  sanction. Signalent aussi qu’Arrêté du ministère de la santé et du transport relatif aux aménagements  des espaces  réservés aux non fumeurs, n’a jamais était  effective. Inutile donc de tomber  à  Hammamet, à Sousse  ou à Djerba  sur des espaces  réservés aux non fumeurs.


Après plus de dix  de la promulgation de la  Loi antitabac  en Tunisie, et après une  longue  paralysie devant le fléau du tabagisme ravageur, il est urgent  pour un grand pays touristique comme la Tunisie de passer de l’état de conscience à l’état d’action. Cela passe inévitablement   par une surveillance plus rapprochée du tabagisme dans un grand nombre de lieux publics et touristiques. Cela passe aussi  par un durcissement de loi  en Tunisie qui doit abolir cette distinction entre « un espace fumeur » et «  un espace  non fumeur ».Beaucoup de pays ont abolit cette distinction odieuse qui profite  finalement aux fumeurs qui imposent leur dictature dans un environnement de fumée .Beaucoup de pays ont réussi à faire imposer la loi contre tabagisme, sauvant ainsi plusieurs milliers de vie  et de  victimes chaque année.


C’est pour cela d’ailleurs que nous trouvons  l’approche israélienne , en matière de lutte contre le tabagisme , comme un modèle à suive. Alors qu’en  Tunisie  la  Loi antitabac date de 1998, en Israël cette loi, qui date  seulement de trois ans (2007),  s’est avérée  une réussite totale. Après trois ans de son mise en vigueur , Israël  a réussi sa guerre contre le tabagisme qui tue, rappelons nous,  plus que  toutes les autres  guerres réunies dans le monde.


Depuis le 6 novembre 2007, une nouvelle la loi anti- tabac est entrée en vigueur en Israël. Désormais, il est interdit de fumer dans tous les lieux publics y compris les cafés, les restaurants et les discothèques sous peine d’amendes pouvant monter jusqu’à 5000 shekels (750 euros). De même, un patron d’une société qui autoriserait,  en Israël,  ses employés à fumer dans les bureaux devra payer de sa poche la somme de 1000 shekels et ce, à chaque plainte déposée. La nouvelle loi a obligé également les propriétaires de restaurants, de bars et de pubs à afficher une pancarte signalant qu’il est interdit de fumer. En cas d’oublie, ils doivent payer une amende de 5000 shekels.


Depuis l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac en Israël, tous les pubs, restaurants, très en vogue à Tel Aviv, affichent clairement la couleur aux nombreux clients qui y viennent : Interdiction totale de fumer .En Israël aucun laxisme dans l’application de la loi n’est toléré . Les autorités israéliennes veillent jour et nuit à appliquer  la loi anti- tabac. Les israéliens ne rigolent pas quand il s’agit de protéger la santé de leurs citoyens. Des  équipes  spécialisées  visitent  tous les établissements privés comme publics pour faire respecter la loi et garantir un environnement sans fumée .

 

Le déluge de plaintes déposées contre des patrons de restaurants ou de pubs quelque peu récalcitrants a aidé à la mise en application de la loi  anti- tabac en Israël. La vigilance des autoritéset la multiplication des actions de contrôles  a fait que l’ensemble  de la nouvelle législation est aujourd’hui  respecté. En Israël la lutte contre le tabagisme est menée par la même  ardeur et détermination que la guerre contre le terrorisme. Puisque dans les deux cas  c’est la vie des citoyens qui est en jeu. En plus fumer c’est du suicide, ni plus ni moins comme dans  les attentas.


Il faut dire aussi qu’en Israël l’état de conscience général  contre le tabagisme est très élevé. Un ami, en Israël,  m’a raconté  que  quelques jours  seulement après l’entrée en vigueur de cette loi,  tous les israéliens ont contribué pour la rendre effective. Par exemple , sur le boulevard Rothschild à Tel Aviv, un petit groupe de jeunes, mégaphones en main, invectivait le patron d’un pub en l’accusant de violer la loi parce que des gens fumaient à l’intérieur « dans un espace fumeur » devenu illégal. Deux jours plus tard, le site Internet de ce pub annonçait à ces clients que les cigarettes n’étaient plus les bienvenues. La leçon était comprise.


En Israël, le nombre de fumeurs est en nette diminution. Selon les données du ministère de la Santé, seulement 23, 2% des Israéliens fument soit 2, 2% de moins qu’en 2005. Dans les années 70, ils étaient près de 40% à fumer. Plus de 80% des interrogés sont aujourd’hui  d’accord avec cette loi et parmi les fumeurs, ils sont 51, 7% à penser qu’interdire la cigarette dans les lieux publics est une bonne chose.


La justice israélienne mérite aussi d’être salué pour son engagement  courageux à faire respecter loi antitabagique. En effet les juges israéliens peuvent imposer de lourdes amendes à l’encontre de ceux qui enfreignent la loi et exposent la santé publique aux dangers.

 
 
 
Le  27 janvier 2009,  la Cour de Tel Aviv a condamné un pub à payer 40 000 shekels (à peu près 10 000 dollars) pour n’avoir pas réussi à imposer l’interdiction de fumer dans son enceinte. La personne qui a porté plainte affirme que lors de sa dernière visite dans le pub en juin dernier, elle avait trouvé de nombreux fumeurs malgré l’interdiction et de nombreux signes signifiants cette interdiction : « j’ai demandé au patron du bar de faire quelque chose, et ce dernier m’a affirmé que ce n’était pas à lui de faire appliquer la loi. ».


Le plaignant aurait ensuite signifié au gérant du pub qu’il souffrait d’asthme, et la réponse de ce dernier fut que si tel était le cas, il n’avait pas à venir dans son pub. Le gérant du pub a déclaré à la Cour avoir fait beaucoup pour faire appliquer cette loi, notamment en mettant en évidence de nombreux panneaux d’interdiction, en n’utilisant plus de cendriers…


Quoi qu’il en soit, la Cour a tranché en faveur du plaignant, et ce cas va faire maintenant  jurisprudence en Israël. Le juge a en effet remarqué que cette lourde amende pourrait permettre de dissuader les gérants de pub d’autoriser les clients de fumer.


Israël a tellement  réussi sa guerre contre le tabagisme à tel point que certains  fumeurs israéliens montent au créneau et demande un assouplissement de la loi anti-tabac. Récemment le ministre israélien de la Santé, Yaakov Ben Yizri, a affiché fermement son opposition à cet amendement qui, s’il était accepté, « porterait atteinte à la santé publique ». Cette demande  n’a donc pas beaucoup de chance de passer, d’autant plus que la Knesset avait amplifié sa lutte contre le tabagisme passif en autorisant le doublement des amendes à l’encontre des employeurs et des fumeurs qui sévissent dans les lieux publics.


Voilà une recette efficace qui marche… et il n’est pas étrange qu’elle est israélienne .Nous espérons que notre pays passe enfin  de l’état de conscience à l’état d’action. En ce moment, la guerre  contre le tabagisme est la seule guerre que nous pouvons  mener, dans l’immédiat,  cote à cote avec les israéliens au bénéfice de la santé des futures générations. Cette guerre au moins, il est possible de là gagné …pour le bien être de tout le monde.


A quand le retour du parfum des jasmins dans les cafés de  Tunis ?

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

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Deux chanteuses israéliennes, l’une Arabe l’autre Juive, pour représenter Israël à l’Eurovision 2009 le 16 mai prochain. Voici une initiative extraordinaire pour se féliciter de ce que les arabes d’Israël jouissent, de meilleurs, de leurs droits culturels dans une démocratie pluraliste.

Achinoam Nini, plus connue sous le pseudonyme de Noa sera sur scène avec Mira Awad , une actrice et chanteuse issue de la minorité arabe israélienne. Peut-être que cela ouvrira les esprits de certains, à voir sur scène deux chanteuses issues de deux communautés différentes.

 

C’est Noa qui a eu l'idée de ce duo, le lendemain du lancement de l'intervention israélienne dans la bande de Gaza, fin décembre 2008. Noa insiste sur l'importance symbolique de cette initiative : "Certaines personnes vont voir une fille arabe, qui a l'air juive, et une fille juive, qui a l'air arabe. C'est ce que nous sommes. Peut-être que cela ouvrira les esprits de certains." disait la jeune femme, militante pour la paix.

 
 
Noa, de son vrai nom Achinoam Nini, est mondialement connue pour son engagement en faveur de la paix. Avec le musicien israélien Gil Dor, avec qui elle a longuement travaillé, elle a fréquemment collaboré avec des artistes arabes et palestiniens, notamment Khaled, d’Algérie, Nabil Salameh, du Liban, Handallah, de Naplouse, Rim Banna, de Nazareth, Amal Murkus, de Kfar Yasif et Mira Awad, de Kfar Raameh.

Le 4 novembre 1995, Noa donnait un concert devant 50 000 personnes lors du rassemblement historique en faveur de la paix à Tel-Aviv, quelques minutes à peine avant l’assassinat du Premier Ministre Yitzhak Rabin. [...]

En février 1999, Noa a reçu le Crystal Award lors du Forum Economique mondial de Davos, au cours duquel elle s’était produite avec des artistes palestiniens et avait participé à de nombreuses discussions concernant la paix au Moyen Orient et le rôle de l’art et des artistes dans le processus devant y mener.

En mai 2002, Noa a pris part aussi à un concert au Colisée de Rome sous la bannière « Time for Life - A Tribute for Peace », aux cotés d’artistes tels que Ray Charles, Mercedes Sousa, Khaled, Nicola Piovani, et de nombreux autres venant d’Afghanistan, de Sarajevo, de Belgrade, d’Afrique et d’Irlande. [...]

Le 2 juillet 2005, Noa s’est produite lors du « Live 8 », concert organisé par Bono et Sir Bob Geldof et qui visait à demander l’annulation de la dette des pays du Tiers Monde. [...]

Le 7 août de la même année, Noa a reçu le prestigieux prix Gemona Seminar, récompensant son excellence artistique et son engagement pour la paix et la compréhension mutuelle.

Enfin, en mai 2009 à Moscou, Noa représentera Israël au concours de l’Eurovision, aux côtés de la chanteuse arabe israélienne Mira Awad.

 

Cette initiative n’est pas étrange à Israël, un petit pays du Proche Orient, qui brille par ses innombrables exemples de coexistence .On pourrait citer aussi qu’en 1999, une femme arabe est devenue Miss Israël pour la première fois de l'histoire du pays. Elle se déclara totalement israélienne. Cette élection de Rana Raslan, originaire de Haïfa, fit les titres des journaux en Israël et dans le monde. La reine de beauté en Israël était une jeune fille arabe chrétienne de Galilée (et elle le méritait bien).

 

D'autres personnalités ont accédé à la célébrité en Israël, comme le romancier arabe Emile Habibi, les réalisateurs Elia Suleiman et Hany Abu-Assad, l'actrice Hiam Abbass, l'acteur Yousef Sweid et quelques joueurs de football.

 
 
 
 
 

 

En mai 2009, on aura deux véritables stars dans la compétition télévisée de l’Eurovision. L’une Arabe et l’autre Juive. Bonne chance à ces deux courageuses femmes qui représenteront ensemble le plus beau pays au Monde.

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

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Cette année, Pourim aura lieu le : mardi 10 mars 2009.C'est une occasion pour  nous de souhaiter une joyeuse fête pour les juifs du Monde et plus particulièrement pour nos frères et amis  d’origines tunisiennes.


A cette  période joyeuse de Pourim, tous les Juifs du monde se préparent pour accomplir une formidable œuvre de  solidarité appelée  « mitsvoth » (1).Et dans chaque cœur, un souci unique : faire tout son possible pour réaliser les commandements divins de façon parfaite. Les  uns et les autres excellent  pour distribuer à tous ceux qui en ont besoin les dons généreux. Tout Juif  est  d’ailleurs inviter à accomplir sa mitsva avec hidour, c’est-à-dire de la manière la plus irréprochable et de la façon la plus parfaite.



Cette fête  nous rappelle  encore qu’en Israël, comme dans le reste du monde , il y’a  des gens nécessiteux  et que dans une société très moderne comme Israël, on trouve naturellement  des  enfants, des femmes et des  hommes qui vivent en marge de la société. Mais ce qui caractérise la société juive (comme la société musulmane dans une certaine mesure) c’est qu’elle est solidaire et animée par l’esprit de l’entraide.



Contrairement à l’Occident, l’élan de solidarité est très fort en Israël et les gens s’entraident mutuellement ; ça été toujours comme ça dans la nation juive depuis l’époque des Patriarches  en passant par l’expérience de l’exil, de la société de la diaspora et après l’horreur des camps.



Ce n’est pas nouveau donc si nous voyons encore aujourd’hui  les juifs s’entraider  pour venir en besoin des plus démunis d’entre eux  et  accomplir  les matanoth laevionim , qui restent  un moyen indispensable pour alléger les peines, réconforter les âmes et réjouir les cœurs. C’est par leur solidarité que les juifs ont  influencé l'humanité plus que n'importe quel autre peuple au monde.



Pourim est la fête la plus joyeuse de l’année juive. L’Etat juif contemporain  entretient  cette tradition  de solidarité en mettant à la disposition de ses citoyens  plusieurs fonds de solidarité. Le Koupat Ha’ir est considéré, par exemple, comme  la principale caisse de Tsédaka d’Israël (2).
 
 




Un reçu conforme à la législation locale est même  adressé aux participants, donnant droit aux avantages fiscaux en vigueur ! Les bienfaiteurs du monde entier peuvent s’inspirer de cette solidarité ancestrale. Pourim pour vous, pour eux, pour nous tous est un moment de solidarité entre tous les Hommes.



Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

 (1) Don aux nécessiteux prescrit par la Thora : la mitsva de matanoth laevionim         

 (2) Site officiel du  Koupat Ha’ir http://www.koupat-hair.com/koupat-hair/index.php

 

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L’ICCI (The Interreligious Coordinating Council in Israël : Conseil de Coordination Interreligieux en Israël) est une organisation interreligieuse en Israël fondée en 1991 qui a but de favoriser la réconciliation interreligieuse, l’éducation et l’action L’ICCI propose des programmes variés pour leaders religieux, pour femmes et pour jeunes.

                                                                                                    

L’ICCI dispose de trois types de programme ; des programmes  pour les leaders religieux, des programmes   pour les femmes et des  programmes pour les jeunes et les jeunes adultes.

1) Les programmes pour les leaders religieux :

Les participants sont Juifs, arabes chrétiens et musulmans, tous habitant en Israël. La méthode proposée est la suivante : se rencontrer les uns les autres, développer des relations personnelles et engager un dialogue interreligieux basé sur le partage des histoires personnelles, des textes sacrés, et des solutions pour sortir du conflit. Par la suite, ils cherchent à développer ensemble des projets d’action mobilisant aussi leurs communautés respectives. Le but est qu’elles deviennent alors elles-mêmes des forces positives pour un véritable changement social.

Voici quelques exemples pour ce programme consacré aux leaders religieux ;

 

En septembre 2008, une trentaine de leaders religieux des communautés juive, chrétienne, musulmane et druze de Galilée se sont rencontrés à Acre. C’était la seconde rencontre d’une série de trois dont le thème était « apprendre l’interreligieux et la coopération en Galilée ». Le thème de cette session portait sur Rosh Hasahna  et le Ramadan. Le rabbin Benayha Broner de Safed et le Dr Hamza de Koukab Abu Hija ont donné des enseignements, suivis d’une discussion animée sur le rapport minorité-majorité dans la société israélienne en général.Pour ces rencontres innovantes, l’ICCI est co-sponsorisé par le département des Affaires religieuses du ministère de l’Intérieur de l’Etat d’Israël.

 
 

Depuis 2006, un cours sur le judaïsme est donné aux imams en Galilée. La deuxième année s’est conclue par une sortie éducative à Séphoris, site qui a beaucoup d’échos historiques tant anciens que modernes. Ils ont d’abord visité l’ancien site et en particulier le quartier juif. C’est à partir de là que se sont fixées les traditions orales juives, publiées vers 200 (Mishna). Ensuite, ils ont rencontré Nijam Salim, un résident du village arabe de Safureh, (forme moderne de Séphoris). Une discussion animée avec lui s’en est suivie sur les relations Arabes-Juifs dans cette région avant et pendant 1948. La journée s’est achevée par un repas festif pendant lequel les participants ont partagé leurs impressions sur le cours et leur désir unanime de poursuivre un tel enseignement.


Parfois les leaders religieux se joignent à d’autres organismes pour des actions ponctuelles, comme par exemple pour répondre immédiatement à la déclaration de certains médias en temps de crise, ou encore pour aider un institut qui prépare du matériel éducatif et didactique pour enseigner les autres religions dans le but de la réconciliation.

2) Les programmes pour les femmes :


A travers des programmes qui visent à encourager le leadership féminin, l’ICCI soutient des groupes de femmes israéliennes (juives) et palestiniennes (musulmanes et chrétiennes) pour agir comme des catalyseurs de paix. Depuis 1991, ces groupes de femmes d’ICCI se réunissent à Jérusalem et en Galilée.

L’ICCI croit fortement que si à Jérusalem, ville sacrée en conflit, les Israéliens et Palestiniens, juifs, musulmans et chrétiens, peuvent parler ensemble et construire une confiance mutuelle faite de respect et de compréhension, elles pourront servir d’exemples et jouer des rôles de modèles pour les deux peuples, et propager un espoir de réconciliation.


Ce programme est crée, planifié et coordonné par Mme Sarah Bernstein (une Juive israélienne) et Mme. Hanadi Soudah-Younan (une Palestinienne chrétienne), membres du comité exécutif de l’ICCI. Il était et reste unique dans le fait de créer un dialogue entre les femmes juives, musulmanes et chrétiennes de Jérusalem-est et ouest, qui mène avec succès des projets d’action sociale.

 

Voici quelques exemples des programmes qui visent à encourager le leadership féminin soutenus par L’ICCI :

Les Femmes du Livre : est un aboutissement de trois ans de dialogue actif par un groupe féminin qui a publié un livre : un « Collage » de Jérusalem, en juin 2005 qui inclut des réflexions honnêtes des participantes, de leurs expériences de dialogue et de certains des dilemmes levés en vivant dans une situation de conflit en cours. Le travail est une mosaïque fascinante des vies entrelacées et des identités d’un groupe de femmes « ordinaires » de Jérusalem. Beaucoup de questions sont soulevées dans ce livre comme le rapport à la terre, les expériences de réfugiées, la crainte comme faisant partie de soi en voulant vivre et élever des enfants au milieu de ce conflit. Mais l’on peut sentir dans cet ouvrage le désir d’avenir, l’espérance dans la création d’un monde meilleur pour la génération suivante.

Les Femmes du Livre agissent comme un outil puissant pour aider d’autres personnes à aller au-delà de leur crainte et de la méfiance de l’autre. L’ICCI a constaté que les « collages » engagent les participants sur un niveau profond, humain. Les femmes du premier groupe de dialogue utilisent maintenant cet outil pour construire des rapports entre les communautés divisées de Jérusalem. Elles organisent des temps de réconciliation pour les communautés et des ateliers construisant la paix. Basés sur le livre, ces ateliers se concentrent sur la promotion de la tolérance, la réconciliation et la guérison. De cette façon elles espèrent commencer le travail de destruction des barrières « presque insurmontables » d’amertume, de crainte et de soupçon qui divisent Jérusalem.


Un nouveau programme s’est établi aujourd’hui en partant de l’expérience de ce premier groupe. Profitant de l’élan de ce dernier, elles espèrent avoir un impact plus large. Le thème central de ce nouveau groupe de dialogue est l’avenir de Jérusalem, thème qui est au coeur même du conflit israélo-palestinien. Elles discutent de l’avenir de Jérusalem sur un plan personnel et politique. Elles espèrent créer et publier une « vision » partagée qui pourrait servir à la pensée politique comme une plate-forme alternative.

 

3) Le programme pour les jeunes et les jeunes adultes :


L’ICCI s’adresse aussi à des jeunes israéliens (juifs) et palestiniens (musulmans et chrétiens) des lycées et aux jeunes adultes pour  comprendre le conflit et propose des programmes pour développer le leadership parmi ces jeunes.


Chaque année, après une candidature et un interview, 12 Palestiniens (musulmans et chrétiens) et Israéliens (juifs) adolescents de Jérusalem sont choisis pour participer à un programme d’une année. Le groupe d’adolescents de Jérusalem commence par un voyage à New York pour participer à deux semaines intensives avec des jeunes d’autres  régions du monde.


De retour au Moyen-Orient, les participants s’engagent deux fois par mois à des séances de discussions, des activités, qui ont pour objectif de  faire connaître  à d’autres  jeunes  les donnés du problème  à Jérusalem et d’être au service de la communauté et de former des animateurs.
 
 

Dans la même démarche du Conseil de Coordination Interreligieux en Israël, le Conseil Interreligieux des Jeunes Adultes de Jérusalem (JIYAC),  a  lancé depuis  juin 2007,  un programme d’animation interreligieuse pour étudiants tant à l’est qu’à l’ouest de Jérusalem. Le JIYAC cherche à rassembler des étudiants d’université pour changer le discours public et améliorer les relations entre chrétiens, musulmans et Juifs à Jérusalem. L’ ICCI est associé avec le (JIYAC) pour ce programme.


Le Conseil Interreligieux des Jeunes Adultes de Jérusalem  a lancé aussi un autre programme  « De la Mémoire à la Réconciliation ». Il s’agit de rencontres organisées en 2007 et 2008 entre Juifs et Arabes avec des étudiants bouddhistes du Japon, centrées sur le rôle humain universel de la pacification de la mémoire dans chaque culture et dans les récits nationaux, que ce soit comme victime et/ou comme agresseur.


Tout ce dynamique autour de la réconciliation interreligieuse par  l’éducation et l’action sur le terrain montre bien la détermination de l’Etat d’Israël et de  la société civile israélienne à l’avènement d’un monde merveilleux, un monde dont nous voudrions  bien pacifique surtout pour les générations à venir dans le Proche Orient. Le rôle  majeur que joue le Conseil de Coordination Interreligieux en Israël (L’ICCI) ainsi que  le Conseil Interreligieux des Jeunes Adultes de Jérusalem (JIYAC) et tous les intervenants  est une source d’inspiration et de fierté pour nous tous espérant seulement que le sens unique ne sera pas éternel.


Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

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Février 2009  une conférence sur le thème « enseigner l’islam aux Juifs et le judaïsme aux musulmans » a eu lieu  au centre Adenauer à Jérusalem. Cette rencontre était organisée par L’ICCI auquel j’ai voulu faire une allusion.

 

L’ICCI (The Interreligious Coordinating Council in Israël : Conseil de Coordination Interreligieux en Israël) est une organisation interreligieuse en Israël fondée en 1991 qui a pour but de favoriser la réconciliation interreligieuse, l’éducation et l’action. Pour l’ICCI, le judaïsme, le christianisme et l’islam sont trois religions qui prêchent la paix et pourtant trop souvent, elles ont corrompu leur message et ont été remplies de haine et de violence. Pour cela l’ICCI travaille à la réconciliation parmi les Juifs, les musulmans et les chrétiens.

 

La violence motivée par la religion a été une force de dissuasion significative dans le progrès de la marche vers un processus de paix au Moyen-Orient. On a encore prêté peu d’attention aux dialogues entre les trois religions et peu de tentatives ont été faites pour les utiliser comme outil pour la paix et la réconciliation. La mission du Conseil de Coordination Interreligieux en Israël nous rappelle l’initiative du  « Chair de Ben Ali  pour le dialogue des civilisations  » en Tunisie.


La chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions est une chaire universitaire créée le 7 novembre 2001 par le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. Il en parle alors en ces termes  dans son discours  « Ayant la conviction inébranlable que l'humanité, toutes religions et civilisations confondues, voit s'offrir devant elle de vastes domaines pour l'action en faveur du bien-être de l'homme, de sa sécurité et de sa stabilité, nous ordonnons, aujourd'hui, l'institution d'une chaire universitaire pour le dialogue des civilisations et de religions ».

Son but est de militer pour les valeurs humaines qui prônent l'acceptation de l'autre dans le respect des différences ainsi que les droits humains. Le professeur M'hamed Hassine Fantar est titulaire de cette chaire depuis sa création.

La chaire se propose de participer à l'enrichissement du savoir et à sa diffusion. Elle a pour rôle principal d'encourager la connaissance des autres civilisations et religions. Elle prodigue des encouragements à des actions qui militent dans le sens du rapprochement des peuples (1).

La mission  du  chaire Ben Ali   pour le dialogue des civilisations et des religions  est donc similaire au rôle de  « l’Interreligious Coordinating Council » en Israël. La mission du Conseil de Coordination Interreligieux en Israël (ICCI) consiste à  exploiter les enseignements et les valeurs des trois héritages abrahamiques pour en faire des sources de réconciliation, de coexistence et de compréhension.

Pour cette mission, ICCI travaille avec des jeunes, des femmes et des leaders religieux pour promouvoir la coexistence juive-arabe et pour accomplir des projets construisant la paix. Il organise aussi des sessions pour animateurs étrangers confrontés à des tensions intercommunautaires.
 
 

L’ICCI est une organisation parmi les plus reconnues en Israël. Parmi les membres qui la soutiennent et travaillent avec elle, il y a beaucoup d’institutions israéliennes et palestiniennes, chrétiennes, musulmanes et juives, des organisations pour promouvoir la coexistence juive-arabe, des musées, des universités et d’autres organisations interreligieuses. L’ICCI est membre de la branche israélienne du Conseil Mondial des Religions pour la Paix (WCRP) et du Conseil International des chrétiens et des Juifs (ICCJ).



L’ICCI se concentre sur les communautés plutôt que sur des individus : les participants sont soigneusement recrutés, selon leur potentiel à avoir un impact dans leurs communautés religieuses respectives. Les programmes sont surtout à long terme afin d’encourager l’édification de rapports durables. La religion fait partie de la solution des conflits : en utilisant l’étude textuelle interreligieuse comme un outil éducatif, l’ICCI promeut la religion comme moyen de rapprocher les gens.


Il est dommage pour nous que l’Etat d’Israël œuvre  seul dans le Proche Orient pour faire  des trois religions un outil pour la paix et la réconciliation. Même constat au Maghreb ou la Tunisie « officielle » demeure seule qui  favorise les efforts de la réconciliation interreligieuse par l’éducation et l’action politique.


Nous découvrons  en détail dans le prochain article les différents  programmes initiés par le Conseil de Coordination Interreligieux en Israël.

Toda Rabba ve Shalom

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du monde

 

(1)  Site officiel de la Chaire du Président Ben Ali pour le dialogue des Civilisations et des Religions : http://www.chairebenali.tn/

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A l’initiative de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP), une rencontre d’urgence entre jeunes Israéliens et jeunes Palestiniens s’est déroulée à Paris du 19 au 21 janvier 2009 à Paris. Cette consultation se voulait l’occasion pour ces jeunes de dialoguer et de s’échanger leurs points de vue au moment où un cessez-le-feu très fragile a été décrété à Gaza par Israël.
 

Ce n’est pas un hasard si la rencontre entre jeunes Palestiniens et Israéliens organisée par la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP) a eu lieu à Paris. La France compte la plus forte communauté musulmane et juive d’Europe et la question palestinienne, quoique non religieuse, a pris une place conséquente dans les débats depuis le déclenchement des ripostes israéliennes aux tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.

En raison de l’impact en France dans la crise proche orientale, les membres français de la CMRP ont souhaité une consultation d’urgence, qui a réunit quatre Israéliens (juifs) et quatre Palestiniens (chrétiens et musulmans). Ces huit jeunes sont venus tous de Jérusalem et certains d’entre eux sont impliqués dans des groupes de discussions depuis cinq ans à l’instar de Miriam Abd Eldeim, musulmane palestinienne et Yaël Dvora Yechli, Israélienne. D’autres sont nouveaux comme Omer Harami, un chrétien palestinien pour qui c’est « la première fois » qu’il participe à une telle initiative avec des Israéliens.

Ces jeunes, qui vivent dans une zone permanente de tensions ouvrent pour une fin au conflit. Malgré tout, tous croient en une paix possible via le dialogue, à l’image d’Omer qui croit que « Le dialogue est nécessaire pour construire un monde meilleur. Ce ne sont pas les bombardements qui feront taire les revendications des Palestiniens comme ce n'est pas par les roquettes qu’on obtiendra un État. Il faut arrêter de faire couler le sang de toute part et de répandre la violence », affirme t-il. Pour Miriam, « si nous ne sommes pas actifs dans notre vie, nous ne pourrons rien changer » d’où l’importance de se sentir « responsable ».

Elle qui s’imagine mariée et avec des enfants, elle serait « inquiète de la situation. La vie que l’on mène aujourd’hui n’en est pas une. C’est pourquoi je veux faire tout mon possible pour contribuer pacifiquement à un avenir meilleur ».



« La guerre qui se déroule à Gaza n’est que la continuité d’un conflit qui dure depuis longtemps », affirme Yaël. La jeune israélienne explique qu’il est impossible pour les Israéliens d’ignorer l’existence des Palestiniens. « Chaque fois que j’ouvre ma fenêtre ou que je sors, je les vois. On ne pas ignorer la réalité qu’il existe deux peuples sur cette terre. Nous devons donc trouver un moyen de nous entendre. Comme je veux une terre pour les Juifs, je veux en voir une pour les Palestiniens. C’est pourquoi je ne peux dialoguer qu’avec ceux qui reconnaissent que j’existe. Si on nous demande de nous en aller, je ne pourrai pas », fait-elle comprendre.

Selon Yaël, Miriam et Omer, les grands principes sont acquis. « Nous avons le droit à l’autodétermination.Nous sommes engagés dans une logique de non-violence et nous insistons beaucoup avec les Israéliens sur les responsabilités de chacun ».

Le conflit israélo-palestinien dure depuis 60 ans est devenu au centre d’intérêt de ces jeunes Ils font part de leur côté des difficultés à encourager le dialogue. « Ce n’est pas facile car les Israéliens sont aussi source de nos problèmes quotidiens. Pour beaucoup de Palestiniens, on ne peut pas parler avec eux », fait savoir Miriam la palestinienne muslmane.

Au sein de la société israélienne, « nous sommes une minorité à vouloir dialoguer. Beaucoup pensent que nous sommes fous. Je leur propose alors de tenter l’expérience et certains sont bien surpris parce que celle-ci change une personne. Je parle pour ma part de ma propre expérience. Je pense que notre minorité s’agrandit. » Malgré les obstacles, « ils sont convaincus de l'utilité de leur démarche et tous veulent continuer leur projet de dialogue », affirme Mehrezia Labidi, une des organisatrices de la consultation. « Beaucoup pensent que le seul langage que le monde connaisse est celui de la guerre mais nous croyons que les mots peuvent être un vrai pouvoir », déclare Omer le chrétien palestinien.



De nombreux obstacles restent à franchir pour améliorer les relations entre les deux populations. Les jeunes israéliens comme palestiniens parlaient tous du « manque de confiance et de connaissance les uns envers les autres ». Pendant des années, chacun n’imaginait pas l’autre comme un être humain mais comme un ennemi, voire un monstre qui n’aurait les mêmes droits. Selon la jeune israélienne Yaël , « il est important pour nous de commencer par sensibiliser les personnes que l’on rencontre dans la rue car la plupart veulent simplement être heureux, se sentir en sécurité, rien de plus ». Ainsi, « on pourra toucher les hommes de pouvoirs ». «Nous avons besoin de faire un travail sur nous-mêmes et avec les autres car la morale nous l’impose. Notre religion nous enseigne que nous devons respecter l’être humain », selon Omer.

Les religions, facteur de rapprochement?

« Tout dépend comment elles sont utilisées. Pour ma part, elles sont un moyen de rassembler les peuples et de sauver des vies », répond le Palestinien Omer. Quant à Miriam, «la religion doit être un outil pour la paix. »

Tous ces jeunes sont partisans de la paix et de la cœxistence pacifique à côté d’Israël. Cependant, pour que cette cœxistence puisse voir le jour, un certain nombre de conditions doivent être mises par les palestiniens à savoir la renonciation définitive à la violence. Ils doivent démontrer à la population israélienne, par des signes concrets, qu’ils veulent un avenir meilleur. Les israéliens de leur part sont invités à soutenir avec force et détermination ces modérés palestiniens pour enfin couper durablement l’herbe sous le pied aux extrémistes.

Cette rencontre était donc constructive puisque des sujets douloureux qui agitent le Proche Orient ont été évoquées avec franchise faisant suite aux tristes événements de Gaza. Ces jeunes ont tous une vision pragmatique et optimiste qu’ils aimeraient bien voir se réaliser sur le terrain.

Pour conclure cette rencontre, le message de Miriam se veut clair : le conflit ne doit pas être « reproduit dans le reste des pays car Juifs et Musulmans n’ont pas à lutter entre eux ». Cependant, « le conflit que nous vivons est un problème universel car nous sommes tous humains. On demande donc au monde de nous aider à le régler. Quand on voit de l’injustice, il est du devoir de tous de réagir. Nous souhaitons que les valeurs de justice et du respect enseignées par nos Livres sacrés soient mises en application, que les internationaux continuent les manifestations en notre faveur. Mais nous ne voulons pas qu’une mauvaise image vienne noircir ces actions pacifiques comme les actes antisémites », conclut Omer le chrétien palestinien.

La jeune israélienne Yaël a fait noter une remarque très importante à la fin de ce metting « les médias ne sont intéressés que par la guerre, le sang, la violence. Mais d’autres choses se passent. Nous appelons les médias à s’intéresser davantage aux groupes de discussion comme le nôtre. »
 
 

 
 
Comme d’habitude ce genre de rencontre internationale pour la Paix reste soigneusement boycotter par l’ensemble des grands médias arabes qui ont du mal à transmettre les images de jeunes palestiniens et israéliens réunis cote à coté. Les médias arabes préfèrent plutôt diffuser les images de la guerre et les messages de propagande à fin que jamais leurs enfants ne seront éduqués à la tolérance et à la Paix.

Une raison pour laquelle nous ne devrions jamais compter sur eux pour qu’ils nous transmettent ce genre de nouvelles apaisantes qui réchauffent le cœur. Ma réponse pour notre jeune amie israélienne Yaël Dvora Yechli est claire : C’est vers les médias de votre pays que nous revenons à chaque fois pour garder l’espoir à une paix au Proche Orient.

 
 
 
Chavouat tov à tous

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du monde

(1) La CMRP est une organisation accréditée par l’ONU qui détient le réseau le plus étendu au monde de croyants de différentes religions engagés ensemble dans diverses activités pour promouvoir la paix.

 

 

 

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