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Le Blog De Souhail Ftouh -TunisieIsrael 
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Après  seulement 30 jours de la mise en place du nouveau gouvernement en Israël, le pays s’apprête à adopter un vaste programme de relance économique, présenté le 23 avril à la presse par Benjamin Netanyahu, et son ministre des Finances, Youval Steinitz.

 

Ce programme  économique  prévoit  le déblocage de  15 milliards de shekels pour donner un nouveau souffle à l’économie israélienne.

 

"Blocage et impulsion"tel est le nom de ce  programme  que le gouvernement Netanyahu a présenté  et qui sera soumis à la Knesset d’ici la mi-juillet.

 

Les deux phases de ce programme sont les suivantes : «Blocage"  pour stopper la chute économique et conserver les emplois et "Impulsion"  pour faire redémarrer l'économie .Ce sont les deux axes qui seront mis en œuvre simultanément par le gouvernement à l'aide d'une série de mesures.

 

Ces deux programmes devraient  donc être mis en œuvre simultanément. Pour expliquer ce programme M. Netanyahu a utilisé la  métaphore suivante : “Lorsqu’un avion qui plane veut reprendre son ascension, il faut deux pilotes dans la cabine de pilotage”. 

 

 

Le programme vise à  sauvegarder les emplois et relancer le marché, garantir l'augmentation des garanties d'Etat fournies aux banques, la réduction progressive des impôts sur le revenu et sur les sociétés, jusqu'en 2016, la création de fonds d'aide aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu'aux compagnies de High Tech et celles qui exportent, et le démarrage de grands projets d'infrastructure.

 

Dans le cadre du nouveau plan élaboré par le Trésor, il était prévu notamment d’élargir le cadre des garanties de l’Etat pour des crédits bancaires, dans des conditions confortables et simples, dès la semaine prochaine.

 

Le programme vise aussi à résoudre la crise du crédit que connaît l’économie israélienne, freiner la hausse du chômage, accroître les investissements gouvernementaux dans les infrastructures et réformer plusieurs institutions dépendant de l’Etat.

 

Il prévoit surtout une réduction des impôts qui se fera progressivement jusqu’en 2016 avec un allègement accordé particulièrement aux couches moyennes. Les taxes des entreprises ont commencé à  baisser en 2009 et le plan de l’impôt négatif devrait être appliqué peu à peu dans tout le pays. 

 

Le programme prévoit enfin   des réformes structurelles importantes de la direction nationale des ports, de la compagnie d’électricité et de l’administration des terres d’Israël et, enfin, la création de polices municipales qui viendront s’ajouter à la police nationale existante.

 

Le gouvernement débattra de ce plan et des lois annexes du budget pour 2009 et 2010 dans le courant du mois de juin. S’il est adopté par la coalition, il sera soumis à la Knesset qui devra, en principe, le valider d’ici la mi-juillet (1).

 

C’est un vaste chantier de réforme qu’entraînera ce programme. Il n’a ‘y a pas de raison donc pour que ce programme ne réussira pas. Ce n’est pas un optimise exagéré, ni une volonté de flatter la seule démocratie du Moyen-Orient.

 

C’est seulement une lecture pragmatique de la situation économique de ce pays. Nous savons bien déjà que malgré sa petite taille et qu’elle n’a pas de ressources naturelles, Israël a le plus haut niveau de vie local dans la région  avec 23000 $ par habitant. Son PNB est supérieur à la somme des PNB de Egypte + Jordanie + Syrie + Liban.  

 

Grâce à la créativité et au  génie inventif de ses habitants, Israël n’a  pas été affectée comme le reste des pays  dans la crise économique qui secoue le reste du monde. Ce n’est pas ici une exagération non plus. Israël a même réussie, dans une certaine mesure, à renverser la tendance et garder le cap de sa croissance !

 

Le ministère  de l’Economie a publié le 1 mars 2009   les chiffres de l’année 2008, où il apparaît qu’Israël a connu un taux de croissance économique de 4%, le PNB passant de 662,5 milliards de shekels, en 2007, à 668,1 milliards (2).

 

Selon des données publiées  le 8 mars 2009 par le Bureau Central des Statistiques, le salaire moyen des Israéliens s’est  même élevé en 2008, à 8.060 shekels (environ 1.500 €), pour le mois de janvier  2009 il, s’est élevé à 8.197 shekels.

 

Signalant qu’Israël compte 2,91 millions de salariés, dont 78.100 sont des travailleurs étrangers et 28.000 sont des palestiniens.

 
 

 

Le gouverneur de la Banque d’Israël, le Professeur Stanley Fischer a tenu, le  13 mars 2009,   une conférence de presse à Jérusalem. Au cours de son intervention il a  affirmé que la crise économique, qui sévit dans le monde entier, se ressent également en Israël mais il semble toutefois qu’elle est moins sérieuse que dans d’autres pays qui ont été durement touchés par cette récession très grave.

 

Israël a même connue une  Hausse du nombre d’offres d’emplois en mars 2009. Les services de l’emploi ont indiqué le 21/ 04 /2009 que le nombre d’offres d’emplois avait augmenté de plus de 15 % en mars par rapport au mois précédent et de 6,1 % par rapport à l’an passé à la même période. Et oui un pays  miracle sur terre !

 
 

Si ces chiffres sont encourageants, c’est parce que dans ce pays la notion du travail est sacrée Les Israéliens savant bien qu’ils n’ont pas d’autres choix que d’être de bons travailleurs  surtout  qu’au Proche Orient la notion du  travail est étrange . Tout le monde, ou presque, vit sur le pétrole ou les aides internationales. 

 

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), est ébahi par les performances de l’économie israélienne. Surprise, au 1er trimestre 2009, le PIB israélien a progressé de 4,4% en rythme annuel ! ( voir  le graphique).

 

Si Israël a subit les effets de façon moins brutale,  que d’autres pays dans le monde , c’est aussi parce que le  tissu industriel israélien est basé sur la créativité technologique. Le pays exporte  notamment les idées et le savoir faire. Le niveau de technologie atteint par Israël dans tous les domaines et en particulier « High-tech » (Biotechnologies, Nanotechnologies, Aéronautique et spatial, Télécommunication, la nouvelle Silicon Valley…) a fait qu’il soit capable  de compenser les pertes subits dans d’autres  produits à niveau technologique moins important.

 

Le 26 avril par exemple, L’Institut Israélien de Technologies, le Technion, accueillait  à de Haïfa le concours annuel TechnoRosh. Chaque année, ce concours présente un nouveau problème technologique à résoudre en présence de plusieurs chercheurs et industriels étrangers en quête du savoir faire israélien. Israël est connecté aux chercheurs dans le monde qui sollicitent ses experts Et donc cette rénovation permanente permet de stipuler  la croissance à travers  l’investissement et l’exportation du savoir.

 

Selon un rapport de la Banque d’Israël, apparut il a quelques semaines,  portant sur l’année 2008, Israël a conservé son avantage relatif dans l’export de produits High-Tech, et se trouve à la deuxième place mondiale des pays développés (OCDE) derrière l’Irlande. Il ressort également de cette étude que le secteur du logiciel et des services est plus important que les autres domaines de la haute technologie, et notamment celui des produits électroniques, et que le poids relatif des ventes de High Tech à l’étranger, par rapport au total des exportations, est le double de la moyenne de cette même proportion, constatée dans les autres pays.

 
 
Israël a même  vu son classement passer de «pays émergent» à «pays développé» - groupe dans lequel figurent notamment les Etats-Unis, la France, ou l’Allemagne - par la compagnie "Financial Times Stock Exchange", une entreprise spécialisée dans le calcul et la diffusion d'indices boursiers.
 
Signe que l’économie de ce pays particulièrement performante, Israël vient de  terminer la première étape en vue d'intégrer l'OCDE, l'organisation qui regroupe les 30 pays les plus développés. Et se voit très prochainement invité à la dernière phase, celle des négociations directes avant son accession définitive. C'est une nouvelle extraordinaire pour le pays, qui se voit ouvrir toutes grandes les portes du club économique le plus select du monde.

 

Israël aura compléter le processus d'intégration d'ici fin 2009. Rappelons que c'est en Mai 2007 que le Conseil de Ministres de l'OCDE avait invité Israël à rejoindre l'organisation (3).

 

Autre signe de solidité économique,  le pays continue d’accueillir et absorber, en pourcentage, le plus d'immigrants, malgré toutes les guerres (y compris 1 million de russes et plus de 25000 noirs d'Ethiopie). Il aussi le  plus fort taux d'entrepreneurs du monde, en  particulier pour les femmes et les plus de 55 ans.

 

Même si certains  spécialistes  auront des Même réserves  sur cette analyse, la  crise financière et économique sera sans doute jugulée à moyen terme en Israël.

 

On se rappellera  surtout de ce qu’a tenu à souligner  le nouveau Premier ministre israélien dans son discours d’investiture à la Knesset : " La responsabilité, l'unité, et le travail" sont  nos valeurs fondatrices  (4).

                          

 

 

 

Ftouh Souhail

 

 

(1) Le chef de la Histadrout, grande centrale syndicale, a salué le nouveau plan présenté par le gouvernement.

(2) En dollars constants de 2008, son PNB se situait en 1948 entre 1 et 2 milliards. Il atteint aujourd’hui 180 milliards. Mis à part les Etats pétroliers, seuls les « dragons » asiatiques ont connu, sur la même période, un développement économique d’une telle ampleur : Singapour passé d’un PNB de 3 à 4 milliards de dollars en 1965, lors de l’indépendance,  à 130 milliards  dans les années 2000 ; ou le Japon, à une échelle beaucoup plus importante et à partir d’un seuil initial beaucoup plus élevé, passé de 32 milliards constants en 1950 à 5000 milliards dans les années 2000.

 

(3) La croissance israélienne s’est établie à 5,3% pour 2008 (5,2% en 2007, et 5.3% en 2006), alors que celle des 30 pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) pour la même période, était de 2,7% en moyenne.

 

(4) Benjamin Netanyahu a tenu à souligner "la responsabilité, l'unité, et le travail", en tant que valeurs fondatrices de cette coalition gouvernementale appelée à se mesurer à des défis importants, sécuritaires, sociaux et économiques (Mardi 31 mars 2009, devant la Knesset,  discours de M. Netanyahu)

 
 

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Comme chaque année,  le 24 avril est  célébré comme une  date significative pour la  mémoire  du Génocide Arméniendu 24 avril 1915 exécuté par les turcs.
 

 

 

Le massacre des Arméniens par les Turcs, pendant la Première Guerre mondiale, est le premier génocide du XXe siècle. Il débute le 24 avril 1915 à Istanbul, capitale de l’empire ottoman, avec l’assassinat de 600 notables arméniens sur ordre du gouvernement. A la fin de l’été 1915, les deux tiers des Arméniens de Turquie, soit environ 1,2 millions de personnes, auront péri dans des conditions généralement épouvantables.

 

L'empire ottoman comptait environ 2 millions d'Arméniens à la fin du XIXe siècle sur une population totale de 36 millions d'habitants.

 

Après l’extermination deux tiers des Arméniens de Turquie, les Jeunes-Turcs  se sont lancés dans l’élimination de la totalité des Arméniens de l'Asie mineure, qu'ils considèrent comme le foyer national exclusif du peuple turc. Les territoires habités par les Arméniens et les Kurdes constituaient, à leurs yeux, des obstacles à la continuité territoriale de leur imaginaire patrie turque. Il fallait les expurger de leurs habitants non turcs. La guerre mondiale leur offrit l’occasion de mettre à exécution leur dessein génocidaire.

 

Ils procèdent avec méthode et brutalité. La «Loi provisoire de déportation» du 27 mai 1915 fixe le cadre réglementaire de la déportation des survivants ainsi que de la spoliation des victimes.

 

Dans les villages qui ont été quelques semaines plus tôt privés de leurs notables et de leurs jeunes gens,  les militaires et  les gendarmes  turcs  déportèrent les femmes et les enfants arméniens. Ces malheureux furent réunis en longs convois et déportés vers le sud, vers Alep, une ville de la Syrie ottomane.

 

Les marches se déroulèrent  sous le soleil de l'été 1915, dans des conditions épouvantables, sans vivres et sans eau, sous la menace constante des montagnards kurdes, trop heureux de pouvoir librement exterminer leurs voisins et rivaux.

Survivent toutefois  quelques  jeunes femmes ou d'adolescentes arméniennes  (parmi les plus jolies) ; celles-là furent  enlevées par les Turcs ou les Kurdes pour être vendues comme esclaves ou converties de force à l'islam et mariées à des familiers musulmans  (en ce début du XXIe siècle, beaucoup de Turcs sont ainsi troublés de découvrir qu'ils descendent ainsi d'une jeune chrétienne d'Arménie arrachée à sa famille et à sa culture).

En septembre 1945, après les habitants des provinces orientales, vient le tour d'autres Arméniens du reste de  l'empire. Ceux-là sont convoyés vers Alep dans des wagons à bestiaux puis transférés dans des camps de concentration en zone désertique où ils ne tardent pas à succomber à leur tour. Au total disparaissent pendant et  après l'été 1915 les deux tiers de la population arménienne sous souveraineté ottomane.

Le traité de Sèvres signé le 10 août 1920 entre les Alliés et l'empire ottoman prévoyait la mise en jugement des responsables du génocide. Mais le sursaut nationaliste de Moustafa Kémal bouscule ces bonnes résolutions et entraîne une amnistie générale, le 31 mars 1923.

 

Les nazis tireront les leçons du premier Génocide  impuni de l'Histoire et de cette occasion perdue de juger les coupables... «Qui se souvient encore de l'extermination des Arméniens ?» aurait lancé Hitler en 1939, à la veille de massacrer les handicapés de son pays (l'extermination des Juifs viendra deux ans plus tard).
 
 
 
 

La question lancinante qui reste posée, à travers le génocide arménien, est celle de sa négation. La réalité du génocide perpétré sur les Arméniens  chrétiens de l’Empire ottoman  musulman pendant la Première Guerre mondiale est encore contestée par certains.

Reconnu par la sous-commission des Droits de l’homme des Nations unies en 1986, le génocide arménien de 1915 est  surtout nié par l’Etat turc. La Turquie qui  n'est pas un pays européen, ni géographiquement ni culturellement, n’a pas reconnue  son acte horrible qui s’est déroulé entre avril 1915 et juillet 1916.

En effet, nous sommes en 2009 et 93 ans plus tard, la Turquie, pays à 99 % musulman,  nie entièrement ce génocide. Commettre un tel acte est une chose horrible mais le nier est encore bien pire. Il serait temps que le gouvernement turc évolue et fasse preuve d’humanité…

 

 

Le Négationnisme est une entrave à la mémoire, un acte délibéré de destruction de la mémoire. Comment justifier qu'on tue 1,5 million de personnes ? Comment justifier l’oubli de ce génocide ? Nier ce drame, c'est nier le droit au peuple arménien  à exister. Deux  tiers de  ce peuple, qui porte la foi et la Croyance en Dieu, ont été exterminés par la machine infernale  d’extermination. Ils n'ont été éliminés que parce qu'ils étaient chrétiens.

 

 

Nous rendons ici un Hommage au peuple arménien martyrisé ,  nous honorons notre devoir de mémoire envers un million et demi de victimes innocentes disparus dans un crime monstrueux et abominable.

 

Plus que la  Turquie, le  reste du Monde musulman a aussi  un devoir moral envers le peuple arménien. Ce génocide, on le sait, fut organisé, planifié, accompli par un  gouvernement  de jeunes musulmans  turcs , animé par un nationalisme  fanatique visant à créer un empire allant des rives de l’Adriatique à la muraille de Chine.

Le sentiment d’injustice du peuple arménien ne pourra vraiment s’apaiser que le jour où il y aura des monuments et des musées à la mémoire du génocide arménien à Van, à Kharpert, à Malatya mais aussi à Istanbul. Quant au reste des pays musulmans,  autrefois rattachés à l’empire Ottoman, devront  eux aussi reconnaître  et enseigner  aux  nouvelles générations l’histoire de ce  génocide  pour que plus jamais la barbarie n'humilie la dignité de l'Homme !

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

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La communauté druze d’Israël  a célébré ce vendredi 24 avril la fête du Nevi Shouaïb. Il s’agit d’un prophète mentionné par le Coran et qui a été identifié comme étant Jéthro, le beau-père de Moïse.
 
C’est au XIe siècle que la religion druze est née d’un mouvement de réforme de l’islam chiite. En Israël, le plus important site de pèlerinage est celui de Nebi Shouaïb situé à proximité des Cornes de Hittin, non loin de Tibériade.
 
A cette occasion, le président  israélien  M. Shimon Pérès s’est rendu le même jour dans le nord d’Israël pour participer aux festivités de la fête druze. Il a rendu hommage aux soldats druzes tombés au combat dans les rangs de Tsahal, les Druzes étant les seuls non juifs qui sont soumis au service militaire.
 
Au début de 2009, la communauté druze d’Israël comptait 122.000 membres, soit 1,7% de la population israélienne et 8,3% de la population arabe d’Israël. Le taux de croissance annuel de la population druze (1,8%) est inférieur à celui de la population musulmane (2,8%), mais supérieur à la croissance démographique des Juifs (1,6%) et des Chrétiens (1,6%).
 
Les Druzes israéliens préfèrent vivrent entre eux pour préserver leur mode de vie traditionnel. Ils se répartissent entre deux grands villages de Galilée à majorité druze: Ir-Carmel (23.000 habitants) et Yarka (13.000 habitants). Les autres habitent dans des villages mixtes avec des musulmans et des chrétiens.
 
Traditionnellement, les Druzes vivent de l’agriculture qui représente encore une de leurs principales sources de subsistance. Depuis quelques années, les villages druzes se développent considérablement, en particulier en matière de commerce, d’industrie et de tourisme.
 
 
 
 
La conférence dite « Durban II » qui a prit des proportions obsessionnelles et conspirasionnistes hallucinantes contre Israël  n’a pas une idée sur les libertés de cultes  dans ce pays .Dans cette unique démocratie du Proche Orient, les Druzes, communauté arabophone forte de plus de 122 000 âmes et réparties dans 22 localités, sont reconnus officiellement comme une entité religieuse distincte avec leurs leaders spirituels, possédant leurs propres tribunaux (comprenant leur juridiction concernant les affaires de statut personnel, mariage, divorce, adoption…). De plus, ils possèdent une autonomie sociale et cultuelle. Ce sont des citoyens israéliens.
 
Parlant l’arabe, professant une foi issue d’un islam très hétérodoxe, les Druzes ont adopté la ligne officielle de la majorité juive  de la fidélité à l’Etat. C’est une tradition chez les Druzes d’être fidèles au pays dans lequel ils vivent. L’identité druze est une appartenance individuelle, mais leur  identité collective, c’est d’être Israéliens.
 
 
 

Certains prétendent qu’un Etat ne peut être à la fois juif et démocratique. C’est faux. Un Etat peut être démocratique sans qu’il y ait complète neutralité quant à son identité culturelle, ethnique et religieuse. Le modèle de l’intégration réussie des Druzes est un exemple. Israël n'est ni un monopole de rabbins ni un Etat religieux. Israël promeut, comme beaucoup d’autres Etats, une identité nationale spécifique sans qu’il y ait pour autant discrimination entre ses citoyens, Juifs ou Arabes ou Druzes.

 

Ftouh Souhail

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« La Tunisie est absente : il est à remarquer que le nouveau émissaire  américain pour la région du  Proche-Orient, George Mitchell, a visité le  Maroc et l’Algérie  avant d’entamer une  tournée au Proche Orient. Mais il n’a  pas visité la Tunisie,  après que ce  pays fut une destination incontournable pour les hauts responsables internationaux concernés par la question palestinienne durant l’accueil de la ligue arabe et l’OLP ».

 
Voilà se qu’on pouvait lire, le vendredi 24 avril,  dans un hebdomadaire arabophone politique tunisien, El Mokef,  dans son numéro : 495.
 
 
On assiste à un véritable détournement des faits , alors qu’ici même ,  j’ai parlé de la visite de M. George Mitchell,  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient,  à Tunis le mercredi 15 avril 2009 et son entrevue avec le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi. Une rencontre, lors de laquelle, l’émissaire américain a noté  que la paix au Proche-Orient est un "objectif commun" que partagent Tunis et Washington (1).

 

Mais voilà qu’un hebdomadaire radical, qui est idéologiquement hostile au processus de  Paix au Proche Orient  et qui soutien en même temps l’Islamisme avec  tous ses combats planétaires est prit aujourd’hui en flagrant délit de désinformation en présentant un fait fallacieux que George Mitchell, a visité le  Maroc et l’Algérie mais pas la Tunisie !

George Mitchell, l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient,  est arrivé en Tunisie  le Mercredi 15 avril 2009 à 14 :00 (GMT). Quelques minutes après, il était reçut au siége du gouvernement tunisien, à El Kasbah,  par le Premier ministre tunisien. La rencontre a durée 50 minutes à  la fin de laquelle,  l’émissaire spécial américain  a fait une déclaration rapportée par l’agence officielle TAP que la paix au Proche-Orient est un "objectif commun" que partagent Tunis et Washington. Il a ajouté qu’une  une telle paix  devrait inclure une solution du conflit israélo-palestinien sur la base de l’établissement de "deux Etats indépendants, vivant côte à côte en paix et en sécurité". Mitchell a dit avoir eu des entretiens "excellents" avec le responsable tunisien, auquel il a transmis les salutations de Barack Obama au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

 

Vers 15 :20 (GMT), l’émissaire américain était de retour à l’aéroport de Tunis Carthage. Il se dirigeait  le soir même vers Tel Aviv  pour une tournée en Israël puis dans les territoires palestiniens.

La visite de Mitchell était très constructive dans la cadre des consultations permanentes .Les deux pays soutiennent fermement l'objectif de deux États. La Tunisie, en tant que pays ami des Etats-Unis, est soucieuse de relancer le processus de paix sur la base de la (feuille de route) du quartette et de l'initiative de paix arabe prévoyant deux Etats avec deux peuples libres et indépendants.

 

Mais comment  des journalistes  oseraient t-ils   détourner les faits  de la sorte, à  présenter un fait fallacieux et dire que George Mitchell, a visité le  Maroc et l’Algérie mais pas la Tunisie ?

 

Cet hebdomadaire tunisien, a l’habitude de faire des traitements compassionnelles des informations (au niveau  local comme international). Mais cette fois,  il a  trouvé  cette idée originale  d’informer,  tout simplement les lecteurs,  que l’émissaire américain n’a pas passé  par la Tunisie dans sa tournée en Afrique du Nord. Cela permettra aux lecteurs,  les moins avertis,  de conclure  que la Tunisie n’a plus de rôle à jouer dans le  processus de  Paix au Proche Orient. Et de ce  fait ; elle n’a plus rien à dire dans le camp des pays arabes  modérés. Donc le pays pourra  rejoindre l’autre camp, celui de l’axe syro-iranien, et là  la Tunisie pourra retrouver sa place!!!

 

La désinformation consiste à propager des informations fausses pour influencer une opinion et   affaiblir un camp. Réagissant ainsi, l’hebdomadaire arabophone a tenté de discréditer le rôle joué  par la Tunisie dans le processus  de paix et en même temps influencer les lecteurs que Washington  n’a plus de soutien (au moins de la Tunisie)  en Afrique du Nord  dans ses efforts pour relancer les négociations.

 

Ce qu’a fait cet hebdomadaire arabophone est une manipulation de l’opinion publique à des fins politiques à la veille des élections présidentielles en Tunisie. La désinformation inquiète parce qu’elle contribue à forger une idée incorrectes à partir de faits manipulés. Le conflit israélo-palestinien, qui est le plus médiatisé des conflits, est utilisé ici comme un moyen  d’affaiblir le camp politique adverse. Nous avons déjà vu comment cet hebdomadaire soutenait les manifestations violentes et les débordements dans les rues, au début de l’année, pour exploiter  à merveille  les tristes événements de Gaza.

 

Cette information trompeuse sur la visite de George Mitchell,  vise à l'évidence à mettre à mal le rôle joué par la Tunisie dans  la paix au Proche-Orient. C’est une tentative de ridiculiser  le rôle de  ce pays  qui  a surtout apporté  une contribution active dans la mise en route du processus de paix israélo-palestinien à Oslo, en 1993.

 

La désinformation pose la question évidente de l’indépendance de ces  médias,  et par voie de conséquence de la vérité de ce que les journalistes présentent ou plus exactement représentent.

 

L’engagement politico journalistique de cet hebdomadaire a fait de lui qu’il soit sans crédibilité et qu’il déshonore, à chaque occasion,  la déontologie journalistique. Si nous faisons le  décompte macabre des informations capricieuses diffusées par cet hebdomadaire chaque semaine, nous allons nous retrouver devant  un déluge de désinformation mensongère diffusé en boucle et  martelé à l’extrême.

Avec cette  grave  manipulation,  visant à occulter la visite de  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient à Tunis, l’hebdomadaire, El Mokef, aura brillé par sa mauvaise foi dès qu’il s’agit de traiter les questions  tunisiennes  ou celles du Proche Orient.

 

Sa propagande éhontée contre le régime  tunisien modéré,  a fait de lui qu’il soit le champion national de la désinformation  avec ses articles souvent calamiteux.

 
Tiens, cet hebdomadaire est depuis longtemps  auto proclamé  comme un journal de référence en matière de Droit de  l’Homme. Mais voilà, avec ce qui s’est passé à Genève au cours de la fameuse réunion des droits de l’homme dite « Durban 2 », qui  ne mérite que l’indignation, la colère et le dégoût, cet hebdomadaire  prend  la défense  d’Ahmadinejad et trouve même des justifications à son discours  haineux à la tribune de l’ONU.

Pour cet hebdomadaire tunisien, l'Iran d'Ahmadinejad ressemble à une oasis de Droit de l’Homme. Il ne vous dira pas qu’en Iran on ampute les membres; on lapide les femmes; on réprime la liberté d'expression et d’opinion et  on  emprisonne des journalistes.

 

Cet hebdomadaire,  qui se pose comme un donneur de leçon  dans  les questions des droits de l’Homme,  a même consacré, dans son dernier numéro, deux  grandes pages pour défendre le régime  tortionnaire d'Ahmadinejad qui détient le record mondial  du nombre de pendaisons publiques et d'exécutions.

 

Comme il a mentit sur la visite de  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient en Tunisie, cet hebdomadaire ne vous dira pas qu'Ahmadinejad a été un tortionnaire et un interrogateur à la prison d'Evine pendant les années 80 sous la fausse identité de Mirzaï. Il ne vous dira pas que cet homme dirigeait  la  section d’Evine, pour emmener des prisonniers sous la torture et qu’il a participé au massacre de centaine de prisonniers politiques en Iran.

 

Les journalistes de cet  hébdomadire  tunisien ne  trouvent le courage que  de condamner les avancées de ce leur pays, qui apparaît à bien des égards comme un des pays musulmans les plus ancrés dans la modernité: condition féminine, progrès économiques, ouverture sur l’Occident et le reste du Monde, la petite Tunisie est un exemple  surtout par rapport à ses voisins directs. Mais cela ne plait  pas forcement à tout le monde et surtout à cet  hebdomadaire qui est devenu un  organe de propagande des plus extrémistes.

 

Tout en exprimant sa complaisance avec le régime intégriste d'Ahmadinejad, cet hebdomadaire a affiché son accord de principe avec la diatribe antisémite du président iranien à la tribune de l'ONU. C’est normal,  les antisémites et les désinformateurs sont toujours les mêmes personnes !

 

Mais fort heureusement que la Tunisie officielle n’est pas antisémite. Pas seulement la Tunisie d’ailleurs. Après le discours raciste d’Ahmadinejad,  lundi dernier 20 avril, personne ou presque n’a relevé que les délégations jordanienne et marocaine ont quitté la salle avec les pays européens lorsque Ahmadinejad a prononcé ses versets sataniques. Cela  est un lieur d’espoir qui montre que les  factions extrémistes, qui incitent à la haine et à la poussée immanquable du terrorisme,  n’ont pas d’avenir dans le monde arabe.

 

A part  la pratique  de la désinformation  et la complaisance avec les régimes intégristes, cet hebdomadaire fait aussi une sélection malhonnête sur les informations .Exemple ? Le 24 mars dernier , dans la ville arabe israélienne d'Oum el-Fahem, une manifestation de l'extrême droite avait provoqué la colère de la population et entraîné des heurts avec la police israélienne. Cette information était rapportée avec tous les détails et exagérations possibles.

 

Néanmoins, lorsque le 5 avril, plusieurs centaines d'Israéliens, juifs et arabes, ont manifesté "pour la coexistence", dans la même ville,  tu ne trouveras aucune trace de cette information apaisante sur cet hebdomadaire. Ce rassemblement a été organisé en réponse à la manifestation de l'extrême droite dans cette localité le mois dernier. Les manifestants, qui ont déroulé une banderole sur laquelle était marqué "paix coexistence et fraternité", ont été accueillis avec des fleurs par les habitants "Vous êtes tous nos hôtes, juifs ou arabes, laïcs ou religieux", a déclaré aux manifestants le maire  de la ville, Mahmoud Mustapha, dans un discours de bienvenue.

 

Dans ce même hebdomadaire tunisien , qui nie  la réalité du passage en Tunisie de  l’émissaire spécial américain pour  la paix , on ne vous dira pas que  la grande majorité des Israéliens et des Palestiniens veut vivre en paix côte à côte dans des États distincts . Publiés le 21 Avril, les résultats du sondage, commandé par le mouvement OneVoice indique que 74% de Palestiniens et 78% d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États. Le sondage a été mené par Colin Irwin, de l’institut d’Études irlandaises à l’université de Liverpool, Nader Saïd de l'Arab World for Research and Development in the West Bank, et l’institut de recherche Dahaf à Tel-Aviv (2).

 

Si plusieurs informations sont occultées, et d’autres vérités détournées, c’est parce que cet hebdomadaire tunisien  (comme  bien d’autres dans les pays arabes) est  frappé par  la  médiocrité de la désinformation. Le traitement compassionnelle, cher à certains médias arabes, n'apportera pas aux non inities les clés de comprendre certains  problèmes.

 

La pratique de la désinformation est un thème à la mode aujourd’hui chez certains  journalistes pourris qui ne font que de la propagande en faveur des  islamistes barbus qui imposent leur trique moyenâgeuse à Téhéran ou à Gaza.

 

On voit  ainsi comment on fait du "journalisme" aujourd’hui : mensonges,  désinformations, sélections des informations, collecte de ragots, de préférence contre la paix, pour "alimenter" la haine.....et contribuer à sa propagation …

 

Avec ceux qui ont choisi le journalisme pour servir la cause extrémiste, certains  médias sont  devenus des  instruments de  propagande et non plus d’information. Nous avons ici un  triste exemple. C’est pour cela que nous devons avoir  un regard critique et n’avons pas à nous laisser manipuler.

Ces gens sont des militants primitivement pros islamistes et antisémites, on l'a compris déjà depuis un certain nombre d'années. Et si leur mensonge est répétitif, le rétablissement de la vérité doit l’être aussi .Rétablir la vérité est un travail sans fin, comme arracher la mauvaise herbe à mesure qu’elle pousse. Et malheureusement, on n’a pas encore mis au point le désherbant anti-mensonge.

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

(1) Voir notre article intitulé : «  La paix au Proche-Orient : un  objectif commun de Tunis et Washington  »  http://www.amit4u.net/blogs/?blog=268&bdID=1033

 

(2) D’après son site Internet, OneVoice vise à rapprocher les Israéliens et les Palestiniens ; le mouvement plaide en faveur d’une solution à deux États et pour “faire entendre puissamment la voix des modérés parmi les Israéliens et les Palestiniens, leur donnant la force de reprendre la main dans la résolution du conflit”. C’est la raison pour laquelle les États-Unis soutiennent fermement l'objectif de deux États. C'est l'objectif des Palestiniens et des Israéliens et des gens de bonne volonté dans le monde.

 

 
 
 
 

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Après avoir lu la réaction du Professeur Jean-Charles Chebat (1), je tenterai, moi-même ici, de réagir sur l’article scandaleux de M. Shlomo Sand  donné au journal de L’HUMANITE, le 15 avril dernier dans lequel M. Sand a développé les même  idées essentielles de son livre           « Comment le peuple juif fut inventé » (Editions Fayard, 2008), où il entend démontrer que le Peuple Juif n’existe pas (2).

Pour commencer, M. Shlomo Sand oublie des choses ; que les juifs venaient de perdre 6 millions des leurs, que les mêmes qui refusent le nom de peuple aux Juifs n’ont que le peuple palestinien à la bouche,  que le peuple juif  est un peuple sémite originaire du Moyen-Orient qui a survécu après 2000 ans d’exil,  que l'histoire du peuple juif s'étend sur 3000 ans, que la tribologie  du « Peuple, le Livre, la Terre », chacune ayant été l’objet d’attaques et de drames durant des siècles et que la notion du peuple juif que M. Shlomo Sand met en question est inscrite dans les trois Livres Saint ;  Bible, Evangile et Coran.

Le Peuple  juif est le plus ancien  peuple que nous aurions du avoir à la terre. Alors comment se fait t-il que M. Sand nie aujourd’hui l’existence du peuple juif ???  Je n’arrive pas à comprendre le raisonnement de cet homme ! C’est absurde!

M. Sand présente le fait qu'il n'y a pas de race juive,  ce qui fait que le  peuple juif  est une invention historique. Mais ce faisant, il confond deux catégories étrangères l'une à l'autre, celle de "race" et celle de "peuple". La tradition JUIVE n'est pas une tradition raciale, la preuve  c’est que l'épouse de Moïse était  non juive Séphora, Ruth, l'étrangère, ancêtre du roi David. Voilà  pourquoi il n'y a pas de "race juive", mais plutôt Un peuple juif.

Selon Sand,  le peuple juif est inventé à  un moment du 19è siècle, par des intellectuels allemands juifs, influencés par le nationalisme « volkish » allemand, qui auraient rétrospectivement inventé le peuple juif. Non Monsieur Sand, le peuple juif n'est pas né d'un désir de pureté comme le nationalisme allemand.

Le peuple juif est né il y a plus de 3500 ans, lorsque les  ancêtres  de monsieur Sand quittaient l’Egypte. Poursuivis par Pharaon et ses troupes d’élite, ils se retrouvèrent devant la mer Rouge, acculés devant des eaux tumultueuses. Grâce à une aide divine extraordinaire, les ancêtres de monsieur Shlomo Sand purent traverser la mer Rouge à pied sec. Ce la fut  l’accomplissement d’une Promesse divine  qui concerne tous les peuples monothéistes et pas seulement le peuple juif. Cette histoire est rapportée dans les trois Livres Saints. Voilà comment le Peuple Juif est né et il n’est pas donc   une invention  , du 19è siècle , comme le prétend  assez mensongèrement M. Sand qui n’a jamais entendu parler de « Pessah »   apparemment  et il vient maintenant  nous  dire que le peuple juif n'existe pas :divine surprise !

Mr Sand, si vous n’êtes point historien compétent aux aptitudes d’un vrai historien et spécialisé de la période ancienne, depuis la destruction du Temple jusqu’à nos jours…), alors pourquoi vous hasardez-vous à vous cacher derrière des médias hors d’Israël pour vilipender le peuple juif ? A force d’intervenir négativement, c’est plus d’argent dans votre poche, plus de propagande virulente et anti-juive,  mais vous finirez par devenir le fer de lance antisémite à la tête des nouveaux antisémites.

 
Shlomo Sand délégitime le Peuple Juif dans son article .Il voulait réjouir Adolf Ahmadinejad et conforter les antisémites ;  c’est en partie réussi ses ouvrages  qui se vendent plutôt bien. Surtout dans ce contexte nauséabond de Durban II.

Cet historien israélien, en mal de gauchisme, croit bon de publier un  article dans lequel il affirme le plus sérieusement du monde que le peuple juif n’a jamais existé et ne serait qu’une invention des sionistes. Les anti-israéliens de tous bords s’en empareront ensuite de son livre  comme du pain béni, une nouvelle Bible, un nouvel évangile fort bien venu pour remettre en cause la légitimité de l’Etat d’Israël.

 

Shlomo Sand est avant tout un militant, au service d'une cause radicale. Il cherche explicitement, dans sa déconstruction de l'histoire juive, du concept même de « peuple juif » auquel il substitue le « peuple yiddish », curieux néologisme désignant les communautés juives ashkénazes avant la Shoah , détruire toute justification à l'existence de l'État d'Israël. Car si le peuple juif n'existe pas, l'État juif n'a pas lieu d'exister (sans parler des conséquences d'une telle conclusion).

 
Shlomo Sand, est un juif israélien antijuif, ou un alterjuif et un médiocre pamphlétaire célèbre. D’ailleurs l'examen attentif du curriculum publié par Sand sur le site de l'université de Tel-Aviv (où il enseigne) ne laisse apparaître aucun indice permettant de deviner son intérêt pour l'histoire juive.

Hannah Arendt remarquait déjà que les intellectuels juifs, pour être admis dans la bonne société et le cercle intellectuel, avaient deux possibilités, celle de se comporter comme des parvenus, en trahissant, bien qu’avec une nostalgie inextinguible, leur appartenance au peuple juif, ou comme des parias, s’ils restaient fidèles à eux-mêmes.

Shlomo Sand fait parti de ces  premiers ; cette  juiverie gauchiste pro terroriste qui,  de nos jours,  ont  embrassé la Gôôche. Ces renégats épousent systématiquement  les thèses des détracteurs du peuple hébreu.  Franchement ;  je n'ai pas grande estime pour les Juifs honteux !

 
Comment un homme  peut-il se renier ainsi ? Quelle haine de lui-même cache t’il ? Personne ne l'a forcé à vivre en Israël et à prendre la nationalité israélienne. C'est un grand pervers du point de vue psychologique. Ahmadinejad peut  lui payer grassement pour que sa perversité mentale puisse donner toute sa mesure.

C’est juste consternant de voir à quel point certains bons penseurs falsifient l’histoire. J´ai bien remarqué un antisémitisme à la Dieudonné,  de ces types qui prétendent aimer son pays. Le plus un homme  aimant son pays apporte des idées pour améliorer la situation comme nous le faisons, or lui, ce phacochère, (mâle vit en solitaire en forêt ou dans la savane) amène des classiques traînants sur le net, pour parer à sa désinformation au cas où des juifs naïfs pourraient avaler ses conneries, j´informe autant que je peux, c´est un peu le but du site.

 

   

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 
 

(2)http://www.humanite.fr/2009-04-15_International_Shlomo-Sand-Le-juif-n-est-pas-une-essence-c-est-une-grande

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אייל
monsieur Souhail Ftouh : le pire anmy du juif est le juif.... c'est une honte mais c'est vrai!! merci pour vos idées claires et cela toujours un plaisir de vous lire.
25/04/2009 11:20:58
אלי פילו
Cher Monsieur Souhail Fathi je tiends a vous remercier pour vos merveilleux articles' une medaille dorree pour vous ne sera pas suffisante je voudrais beacoup plus por vous. je voudrais bien savoir cher monsieur votre explication ainsi que votre idee a la mode de ces attaques contre notre pays de toutes les parties du monde. amicalement elie pilo
25/04/2009 21:38:23
מירי אלקלעי
Souhel Ftouh , j'apprecie vos reactions politiques a chaque fois qu'un sujet sensible emerje a l'orizon....... Sand est un ideologue anti - sioniste qui abuse de son titre d'istorien (en cinema et histoire moderne) pour un sujet qu'il ne comprend pas. son livre est plein de mensonges de contres- verites,n'importe qu'elle personne connaissante l'histoire juive , sait qui il y a eu des conversions a l'epoque antique mais leur influence est plus que debattable. encore un juif rate qui a trouve une opportunite en or pour qu'on parle , a tout prix..milles merci pour votre article. ..Miri.
30/04/2009 22:32:37

Ironie de l’histoire ; le 19 avril, à la veille de l’ouverture de la conférence l’ONU sur le racisme Durban II à Genève, lorsque le président  iranien Mahmoud Ahmadinejad a  déclaré que" l’idéologie et le régime sioniste sont les porte-drapeaux du racisme", le nouveau président de la Knesset Reuven Rivlin a effectué , le jour même , une visite hautement symbolique dans la ville arabe israélienne Um-El-Fahem, fief du mouvement islamique d’Israël, pour rencontrer les élus locaux et les habitants de la cité.

 

 

Rivlin était accompagné par les députés Uri Urbach (Habaït HaYehoudi) et Afou Agbarieh (Hadash). Le président du parlement israélien a déclaré : "Je vois dans les Arabes d’Israël un pont pour favoriser la coexistence avec les Palestiniens. Les Arabes et les Juifs doivent comprendre que nous n’arriverons pas à une vie en commun avec les Palestiniens des Territoires si nous ne commençons pas d’abord avec les Palestiniens qui vivent en Israël".

 

Rivlin a décidé cette visite en vue de faire avancer le dialogue et la coexistence entre les Juifs et les Arabes du pays. "Il est vrai qu’il existe un différend parfois fort entre les Arabes et le sionisme, mais c’est justement pour cela qu’il faut se rendre à Um-El-Fahem, sans provocation et arrière- pensées mais avec le désir de dialoguer et d’écouter" a ajouté le président de la Knesset. Il a également promis d’aider les habitants de la ville dans leurs problèmes.

 

Rivlin a créé la surprise en déclarant aussi : "Je suis obligé d’admettre que l’on ne peut contraindre une personne non juive à chanter l’hymne national, mais on ne peut pas pour autant accepter le manque de respect envers l’Etat d’Israël."

 

Nous avons ici un exemple, parmi d’autres,  combien la Population arabe Israélienne est reconnue comme faisant partie intégrante et intégrale du pays. Elle possède une carte d’identité nationale, un passeport israélien, vote aux élections, ils peuvent s’engager dans l’armée, ils ont des députés à la Knesset 10 à ce jour. Des journaux en langue arabe qui ne se privent d’ailleurs guère de critiquer ouvertement la politique israélienne, c’est la règle du jeu de la démocratie (droit qu’ils n’auraient certainement pas dans aucun pays arabes).

 

Israël est un Etat de droit, possédant une justice indépendante, une démocratie parmi les plus avancées du monde, une liberté de presse et d'expression que tout le monde lui envie. Israël est un pays où on respecte la liberté des gens  mais  les  intégristes, semblables à  Ahmadinejad,  n'ont pas les mêmes notions de liberté de conscience.


Israël c'est un pays où toutes les nations sont représentées. Un Israélien sur cinq est arabe (musulman ou chrétien).  Israël  est un tout petit pays  que tous ont voulu rayer de la Terre parce  qu’il est le seul pays où se côtoient toutes les religions du monde, ou presque. Le racisme n'a jamais été l'attitude et le cas en Israël. Bien au contraire, les valeurs juives ont toujours eu comme principes fondamentaux, le respect  de l’autre, le respect de la culture  des autres, et l'égalité de tous les êtres humains. Israël est le seul pays où un repas Israélien est composé d'une salade arabe, d'une pita irakienne, d'un kebab roumain et d'une crème bavaroise. C'est le seul pays où on parle autant de langue. Le seul pays où  la majorité d’arabes Chrétiens et Musulmans sont les plus instruits parmi les chrétiens et les musulmans de la région. Le seul pays où des musulmans se sentent vraiment libre. C’est pour cette raison certainement que les arabes israéliens refusent à 85% d’être intégrés à la future entité Palestinienne. (1).
 
 

 

 
 

Les Arabes Israéliens fréquentent, filles et garçons les universités, sans distinction d'origine et de religion ! Ils sont médecins dans les hôpitaux, dentistes (les filles sont souvent infirmières ou médecins aussi ), professeurs, ingénieurs etc...enfin tout ce qu'on veut .Seulement reste à savoir s'ils sont tous reconnaissants pour cette chance qui leur est donnée de pouvoir se cultiver ,  évoluer et accéder à des métiers que seuls les gens très riches peuvent espérer dans la plupart des pays arabes ? J’ose espérer que oui !

 

 

 Ftouh Souhail, Tunis

 

 

(1) Mai 2008 ; Sondage de l’Université Harvard, avec l’aide de l’Université de Haïfa.

 
 

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Après le terrible séisme qui a frappé la région des Abruzzes en Italie une vingtaine de rescapés de la Shoah et leurs descendants ainsi que des membres  de la communauté juive italienne se sont rendus  récemment dans la région sinistré pour aider les victimes du séisme, en souvenir des habitants de cette région qui avaient sauvées des familles  juives, lors de la Deuxième Guerre mondiale.
 

Au moins cinq familles juives, représentant au total une trentaine de personnes, ont été cachées dans les hameaux de montagne de Fossa et de Casentino de la mi-1943 à l'arrivée des Alliés un an plus tard.

 

"Je ne serais pas ici sans ces gens. Nous devons les aider", a expliqué Alberto Di Consiglio, dont les parents ont trouvé refuge dans le hameau de Fossa pendant la guerre. Plus de 100 villages de toile ont été montés autour de la ville de L'Aquila et des autres 26 localités et villages affectés par le tremblement de terre du 6 avril dernier dans le centre de l'Italie. La catastrophe a fait 294 morts et quelque 55.000 déplacés

 

Dans l'une des tentes, Alberto Di Consiglio a réussi à retrouver Nello De Bernardinis, 74 ans, le fils du couple qui a sauvé son père et huit autres de ses parents pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Il faut saluer  ici le geste hautement symbolique  de la communauté juive. Entre le peuple des droits de l’Homme et le peuple des dix commandements, le lien a toujours été  indéfectible.

 
 

Pendant la guerre d’Algérie, des juifs ont  sauvé  aussi la vie de musulmans qui étaient en mauvaise posture. Et ils l'ont fait naturellement,"instinctivement".Ils ne  distinguent pas les individus qui ’ils soient arabes, juifs ou autres sans différence aussi entre  collectifs, groupes politiques ou religieux. Bref, ils respectent tout le spectre de ‘’l'humaine condition’’.

 

Un musulman ou un chrétien est en même temps un humain, Bné Adam, comme dit si majestueusement l'hébreu moderne.

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde Et Ami du Peuple Juif

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Le jour annuel du souvenir de la Shoah, a  commencé à 20H00,  ce lundi, par une cérémonie à l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. C’est un Jour émouvant pour toute l’humanité en souvenir au  massacre de six millions de juifs victimes du génocide nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

 

Durant cette cérémonie, six bougies symbolisant les six millions de victimes du génocide seront allumées, et le Kaddish — la prière des morts — doit être récitée par les deux grands rabbins d’Israël. Mardi matin, comme chaque année, à 10H00 (08H00 GMT), les sirènes doivent retentir sur l’ensemble du territoire israélien où la population se figera dans le recueillement, donnant le coup d’envoi à diverses cérémonies durant la journée. 

 

Les célébrations de Yom HaShoah donneront lieu  cette année  à une commémoration qui, par son ampleur, dérogera à celles des années précédentes. Le coup d’envoi, au  jour même  à Genève, de la Conférence internationale contre le racisme, Durban II.  

 

Par coïncidence donc, le Yom HaShoah  qui se tient, depuis 1959, tous les ans à la date hébraïque correspond cette année, au 20 avril, jour de l’ouverture de la Conférence internationale censée traquer le racisme. Dans la mesure où les débordements de haine contre les Juifs et Israël ont  déjà fait de leur  première apparition  à Durban II, nous avons décidé de frapper les esprits et de montrer que le crime de masse est toujours précédé de paroles, d’appels, avant le passage à l’acte.

 

Comme à Jérusalem, à Genève aussi de nombreux rescapés et personnalités ont également été invités. Des bougies en mémoire des six millions de Juifs assassinés seront allumées, et une chorale intercommunautaire présentera quelques chants de circonstance. 

 

Le Yom HaShoah n’est pas un événement politique. Ce jour du souvenir concerne l’ensemble de l’Humanité et non pas uniquement les Juifs, ou même l’État juif. Cela doit être compris par tous et respecté comme tel.

 

 

Ftouh Souhail , Tunis

 

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A l’occasion de la Journée du Souvenir de la Shoah (Holocauste), le 20 avril 2009, les communautés juives dans le monde organiseront,  comme chaque année, plusieurs cérémonies commémoratives. Ces cérémonies, à lesquelles seront associés des survivants et des représentants des persécutés par les nazis, réuniront  des délégations de diverses communautés religieuses et des autorités politiques. Ces cérémonies auront  lieu le soir du 20 avril, selon la date du calendrier hébraïque, et comme cela se passe depuis 1959 dans les communautés juives du monde entier.

 

Une importante cérémonie commémorative se déroulera, cette année, sur la Place des Nations à Genève. Un lieu symbolique puisque s’ouvrira le même jour, dans le cadre des Nations Unies à Genève, une conférence majeure consacrée à la lutte contre le racisme (Conférence  de Durban II). C’est ainsi l’occasion de rappeler de manière forte que, des formes de racisme, comme l’antisémitisme, peuvent conduire aux pires crimes contre l’humanité.

 

Cette commémoration se fera cette année  sous le double signe de la dimension universelle de la Shoah et du refus de la relativisation. Dans cet esprit,  cette cérémonie rendra hommage à deux personnalités qui ont édifié sur les cendres de la Shoah des textes fondamentaux dans la lutte pour l’amélioration de l’humanité et le refus de la banalisation des crimes. Il s’agit de René Cassin, principal rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies et de Raphaël Lemkin, principal rédacteur de la Convention contre le génocide des Nations Unies.

 

Inspiré par l’esprit de la fraternité universelle, c’est d’une voix unie et forte que nous voulons envoyer , depuis Tunis, le message universel appris de la Shoah : « Plus jamais ça ».

 
 
 

Ftouh Souhail, Tunis

 

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Jo
vous connaissez M. Ftouh qu'il y a un poème. un poème bien connu qui est enseigné aux écoles d'israéliens - Il le dit - ici nos corps sont baissés, le long de la longue ligne de corps. nos visages ont changé, la mort est vue de nos yeux, nous ne respirons pas , ces mots ont été écrits aux jours de l'indipendance d'Israël. mais ils sont toujours vrais. Merci pour les article.. JO.
20/04/2009 22:45:08

Comme chaque année, la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie le 19 avril  vient nous rappeler le souvenir de la  « résistance » héroïque des combattants du ghetto de Varsovie et des autres ghettos.

 

Le 19 avril 1943, lorsque les troupes allemandes pénètrent dans le ghetto de Varsovie pour liquider les 50 000 à 60 000 Juifs qui y résident encore, les groupes de combattants de la résistance juive ouvrent le feu. L’insurrection se lança  jusqu’au 16 mai 1943. Le soulèvement fut au sein du ghetto, l’ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la dignité humaine. Il a inspiré d’autres actions de résistance armée (1). Beaucoup de Résistants  et  Résistantes juifs furent arrêtés  et torturés lors de l’insurrection du ghetto de Varsovie, avril-mai 1943.

 

Entre juillet et la mi-septembre 1942, les Allemands déportèrent  déjà 300 000 Juifs du ghetto de Varsovie vers les camps de la morts .Pour les 50 000 qui restaient dans le ghetto, la déportation semblait inéluctable. Depuis janvier 1943, les déportations de la population civile vers les camps d’extermination touchent à leur fin. La population juive  est en effet passée de 450 000 à 71 000 personnes (2)

Les Allemands avaient l’intention de commencer à déporter les Juifs restants dans le ghetto de Varsovie le 19 avril 1943, le soir  même de la Pâque juive.C’est la date à laquelle le Reichsfuhrer SS Heinrich Himmler a ordonné la liquidation des derniers survivants de la grande communauté de Varsovie. Déjà décimée, comme celle de Bialystok, par la faim, les exécutions, le typhus et les chambres à gaz de Treblinka.

La reprise des déportations constitua le signal d’une révolte armée.La révolte du Ghetto de Varsovie fut la première révolte, symboliquement la plus importante de l’Europe occupée (3). D’autres soulèvements se produisirent dans les camps de Kruszyna (1942), Minsk-Mazowiecki (1943) et Janowska (1943).

A leur tour, ces soulèvements ont inspiré des insurrections dans les camps de la mort : Treblinka, Sobibor, Chelmno, Ponary et Auschwitz.
 
 
 

L’insurrection du Ghetto de Varsovie est l’un des  événements le plus  marquants de la résistance juive, car c’est le soulèvement qui a duré le plus longtemps et celui qui a  déclenché l’étincelle de la Résistance dans toute l’Europe. L’insurrection du Ghetto de Varsovie est un exemple de non soumission à la barbarie.

 

Durant les combats, environ 7 000 résidents du ghetto ont été tués, 6 000 ont été brûlés vifs ou gazés durant la destruction totale du quartier.

 
 
L’impact psychologique de l’insurrection du Ghetto de Varsovie a été très important. La résistance juive a été plus forte que prévue. La nourriture manquait terriblement.La population civile  juive resta pendant trois semaines simplement avec de l’eau et du sucre.
 
 
 

Les juifs Varsoviens luttèrent  avec des armes  modestes utilisées par les insurgés, mais aussi  par des tracs invitant les habitants de la ville à prendre part au soulèvement, et  même avec des lettres d’amours échangés à l’époque.

 

Le Monde n’a pas vécu «  en direct «  les déportations et le soulèvement du Ghetto de Varsovie. Les moyens de communications utilisés à l’époque étaient très  modestes (radio et télégraphe). Une raison pour laquelle l’oubli de ce drame est interdit aujourd’hui, et il nous invite à maintenir intacte la flamme du souvenir de ces  véritables héros de l’humanité.

 

La Commémoration du 66ème anniversaire du Soulèvement du Ghetto de Varsovie est une occasion  pour rendre hommage aux organisations  de la résistance juive  et aux insurgés qui prirent part aux combats. Une  occasion  pour rendre hommage aussi à tous les survivants des ghettos et des camps, qui ont vécu l’Holocauste dans la chair et dans l’âme

 
 
La Révolte du Ghetto de Varsovie est un symbole fort de la renaissance juive. Les juifs ont été traités comme des bétails que les SS ont menés à l’abattoir …des familles entières ont disparurent dans les camps.
 

 
 

Les insurgés sont morts pour sauvegarder une certaine dignité. Ces Juifs du ghetto avaient réalisé qu’il ne restait qu’une seule issue, celle de  la résistance. Les insurgés avaient compris qu’ils n’avaient plus rien à perdre. Alors, ils n’ont pas hésité à s’opposer  aux nazis quasiment à main nue. Ils ont même réussi l’exploit, pendant près de quatre semaines, de tenir en échec l’armée de Hitler.

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

 

(1) Plusieurs organisations juives créèrent une unité de défense armée : Hechalutz,  l'Organisation juive de combat (OJC), l'Union combattante juive (ZZW).

 

(2) Il faut savoir également qu’en 1939, Varsovie était la ville juive la plus importante de toute l’Europe. Sur les 6 millions de martyrs Juifs, 3 millions vivaient en Pologne, le cœur du judaïsme mondial, le centre de sa vie religieuse, séculaire et culturelle, l’âme de ce que est appelé  autrefois Yiddishkeit.

 

(3) La Pologne fut envahit  le 1er septembre 1939 par les troupes hitlériennes.

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Le mercredi 15 avril 2009 George Mitchell,  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient,  était à Tunis. Dans une déclaration rapportée par l’agence officielle TAP, au sorti d’une entrevue avec le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, l’émissaire américain a noté  que la paix au Proche-Orient est un "objectif commun" que partagent Tunis et Washington.
 
Selon lui, une telle paix devrait inclure une solution du conflit israélo-palestinien sur la base de l’établissement de "deux Etats indépendants, vivant côte à côte en paix et en sécurité". George Mitchell a dit avoir eu des entretiens "excellents" avec le responsable tunisien, auquel il a transmis les salutations de Barack Obama au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
 
 
Cette visite a conformé, encore une fois, la ligne équilibrée de la Tunisie dans le conflit du Proche Orient. Depuis Bourguiba  jusqu’ à Ben Ali, la Tunisie a toujours  refusé  les sirènes pan arabistes, puis islamistes. Bourguiba s'est imposé déjà comme le premier leader arabe à avoir publiquement défié l'obstination à ne pas reconnaître Israël. Ce qui, à l'époque, lui valut le respect des puissances occidentales. Israël, de son côté, n'a jamais ménagé son soutien à la Tunisie, tant que ce soutien permettait de maintenir la stabilité de ce pays modéré et pro-occidental et de le soustraire aux influences des thèses nationalistes arabes.

 

L'objectif de la Tunisie a toujours été aussi de soutenir les Palestiniens,  sans toute fois tomber dans l’obscurantisme des farouches défenseurs du nationalisme arabe, souhaitant ouvertement la disparition d’Israël. « Quant à la Palestine, il est nécessaire d'être réaliste, de dépasser l'étape des récriminations et des jérémiades » lança ainsi Bourguiba dans un discours à Tunis, le 10 avril 1965.

 

Bourguiba a proposé en 1965 une stratégie pour les Palestiniens qui aurait permis une solution pacifique sur la base du plan de partage des Nations unies de 1947. Le 3 mars 1965, l’ancien président tunisien prononça à Jéricho un discours resté célèbre pour dénoncer l’intransigeance suicidaire des dirigeants arabes face à Israël. Depuis 1965, la Tunisie savait déjà  que la politique suicidaire, menée par le dictateur Gamal Abdel-Nasser,  n’emmènera nulle part.

 

En facilitant les rencontres sur son propre territoire, entre des responsables palestiniens de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui était basée à Tunis entre 1982 et 1994 et des négociateurs israéliens, la Tunisie a surtout apporté  une contribution active dans la mise en route du processus de paix israélo-arabe à Oslo, en 1993.

 

En février 2005,  en sa qualité de Président en exercice du sommet arabe, Ben Ali a lancé un appel à l'appui de la dynamique de paix au Proche-Orient et il a rappellé l'engagement  infaillible de son pays en faveur des droits de "tous les peuples de la région de coexister pacifiquement".

 
 

L’engagement de ce pays pour la «  Solution  à deux Etats vivant cote à cote »  n’a jamais était démenti. La ligne officielle de la diplomatie tunisienne va, en effet, dans le sens d’une solution pacifique. Une position qui a été confirmée à l'occasion de la guerre de  janvier 2009 entre Israël et le Hamas, où la Tunisie (comme l'Egypte, l'Arabie Saoudite et l'Autorité Palestinienne) a refusé de participer à un sommet arabe à Doha dont les invités vedettes étaient ... Khaled Meshaal et son sponsor Mahmoud Ahmadinejad !

 

 

La Tunisie qui a réussi à éradiquer le terrorisme, le fondamentalisme et l’extrémisme ne tolère  pas  dans  les réunions officielles  les appels à la solution finale contre Israël mais  aussi contre les valeurs universelles de liberté et de démocratie qui nous sont les plus chères. La petite Tunisie qui est  un exemple de modération dans la région avec  son ouverture sur l’Occident et le reste du Monde,  a confirmé   le mercredi 15 avril 2009 à  George Mitchell,  l’émissaire spécial américain pour la région du  Proche-Orient , son engagement  pour la paix au Proche-Orient qui est  un  « objectif commun de Tunis et Washington » selon la déclaration  de ce dernier ,  rapportée par l’agence officielle TAP .

 

 La  Tunisie était  la troisième étape de la tournée entamée par l’émissaire américain en Afrique du Nord : il avait visité auparavant le Maroc où il a rencontré le ministre des affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri puis l’Algérie où il a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika. La tournée de L’émissaire de Barack Obama au Maghreb  était nécessaire pour que ces pays apportent leur soutien aux efforts de la nouvelle administration américaine au processus de  paix au Proche Orient et songent réellement  à contrarier l’escalade et les provocations iraniennes à répétition (1).

 

Ftouh  Souhail, Tunis

 

 

(1) Après son départ  de la Tunisie, l’émissaire américain a entamé sa visite en Israël puis dans les territoires palestiniens pour discuter de la relance du processus de paix dans la région. M. George Mitchell a rencontré jeudi,  pour la  première fois,  le nouveau chef du cabinet B.Netanyahu.

 
 

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Le chef d’orchestre israélien Daniel Barenboïm donnera à l’Opéra du Caire un concert exceptionnel le 16 avril, deux mois après l’annulation de sa venue en raison des événements de Gaza (1).Le concert de ce célèbre musicien israélien, engagé pour la paix au Moyen-Orient est organisé par l’Autriche, avec l’appui de l’Espagne, a indiqué lundi l’ambassade d’Autriche au Caire (2) .Notre souhait est qu’un vaste public égyptien vienne entendre cet homme épris de paix" a indiqué à l’AFP le conseiller culturel de l’ambassade, Clemens Mantl. "Nous négocions depuis longtemps, ce n’est qu’une première étape", a-t-il ajouté.

 
Ce maestro est connu pour ses critiques virulentes  envers son pays, et il n’a pas longtemps,   une demande a même été formulée de lui retirer sa nationalité. Né à Buenos Aires en 1942, Barenboïm, qui a dirigé de grands orchestres à travers le monde, possède les nationalités argentine, israélienne et espagnole, et a été fait citoyen palestinien en 2008.

L’orchestre israélo-arabe,le West-Eastern Divan Orchestra était fondé en 1999 avec l’intellectuel palestinien Edward Saïd, décédé en 2003. Ils  ont fondé ensemble cette formation unique au monde. L’orchestre effectue annuellement  une  tournée  mondiale qui se déroule chaque été depuis  2002. La formation musicale  israélo-arabe a déjà joué à Ramallah, en Judée Samarie,  le 21 août 2005.Elle rassemble des jeunes musiciens d’Israël et de Palestine, de Syrie, de Jordanie, du Liban, de Tunisie, d’Égypte et d’Espagne.

 
 
Dans la soirée exceptionnelle du 16 avril 2009, Daniel Barenboïm interprétera au piano des oeuvres de Franz Liszt, avant de conduire l’orchestre symphonique du Caire sur la 5e symphonie de Beethoven. Ce sera une bonne occasion pour que la musique rejoint le dialogue incessant que nous avons besoin.
 
 
 
 
 

Il faut ici rendre hommage au ministre de la culture égyptien, Farouk Hosni, qui a facilité la production de cet Orchestre, dans le cade des festivités du trentième anniversaire des accords du Camp David, permettant ainsi à un vaste public égyptien et arabe d’entendre les symphonies  de  la paix au lieu et à la place des éclats  des roquettes et des  mortiers.



 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde



 

(1) Cet orchestre avait prévu de se produire en janvier au Caire ainsi qu’au Qatar, mais avait dû y renoncer en raison de la situation dans le sud d’Israël  et dans la bande de Gaza. Daniel Barenboïm ainsi qu’une centaine d’intellectuels et d’artistes, dont des prix Nobel, avaient lancé en février dernier  une nouvelle initiative de paix entre Israéliens et Palestiniens.


(2) Initié par l’ex-chef de la diplomatie autrichienne, Ursula Plassnik, le concert se tiendra sous les auspices de son successeur, Michael Spindelegger, et du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

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Bar Rafaeli,  la top modèle internationale d'origine israélienne vient de recevoir  le Prix de la "Femme extraordinaire" dans la catégorie "Style" des mains de la reine Noor Al Abdullah de Jordanie.

 

Bar Rafaeli est naît le 4 juin 1985  à Jérusalem. Elle a passé son enfance dans un ranch à la campagne en Israël  et est devenue mannequin à l’âge de 11 ans. C’est l’agence Ford qui l'a découverte. A 15 ans, elle pose déjà pour de nombreux magazines et remporte le titre de "Mannequin de l'année" en 2000 et en 2001 en Israël.

 

C’est à partir de l’an 2000 que la carrière du top israélien décolle. Après avoir posé pour des catalogues de mode (Castro et Pilpel), elle est révélée au grand public en posant pour une publicité de la marque Milki .

 

Avec sa blondeur angélique, ses tâches de rousseurs mutines, son teint hâlé et ses courbes avantageuses, le mannequin israélien ne tarde pas à se faire connaître aux quatre coins du monde A à peine 20 ans, elle collectionne les campagnes de pub et les couvertures de magazines de mode comme le magazine français  Elle .La belle blonde représente le réseau Rénuar et plusieurs marques à l’international.

 

Bar Refaeli  figure en couverture du numéro de mars 2006 de l'édition italienne de GQ, et est le premier mannequin israélien à figurer dans le prestigieux magazine Sports Illustrated. En 2006, elle est la nouvelle recrue de l’équipe de charme de la marque américaine de sous-vêtements Victoria Secret qui la désigne  comme ambassadrice. Elle devient l’un des visages de la marque de sous-vêtements, aux côtés d’Heidi Klum, Gisèle Bundchen ou encore Laetitia Casta.

 

Non seulement à l’étranger mais aussi en Israël, Bar Rafaeli est une star nationale. En novembre 2006, le top a fait la promotion du tourisme de son pays à Londres, à l’occasion de la Foire internationale du tourisme (1)

 

 

Star des podiums, ange de Victoria’s Secret, Incontestablement l’un des mannequins les plus en vogue du moment, Bar est sollicitée par de nombreuses marques .En février 2008, elle succède à Heidi Klum et devient le visage de la collection d’été de la marque d’accessoires Accessorize. Hippy chic, elle pose naturelle et élégante sous l’objectif d’Enrique Badulescu. En mars 2008, Bar Rafaeli  apparaît sensuelle et décontractée dans une publicité télévisée de marque Meyeden.

 

En décembre 2008, elle apparaît dans la dernière campagne de la marque de shampoing Garnier. Pour promouvoir le nouveau soin coloration Garnier à la sève de bambou, la top israélienne troque sa blondeur de poupée pour une longue chevelure rousse. Méconnaissable mais toujours aussi charmante, Bar Rafaeli multiplie les apparitions.

 

Avec son physique parfait, il faut dire que Bar Rafaeli ne laisse personne indifférent. Même le président français Nicolas Sarkozy a été charmé par la top israélienne lorsqu’il l’a rencontrée à l’occasion de la visite d’Etat de Shimon Pères à l’Elysée, en mars 2008 (2).  La même année, la top israélienne a d’ailleurs figuré deuxième du classement des mannequins les plus sexys de la planète.

 

 

Au début de l'année 2009, on a pu l’admirer de nouveau sur les podiums. La nouvelle égérie de la marque de vêtement de surf Hurley’s défile pour la griffe lors de la Fashion Week de Los Angeles. En février 2009, elle fait la couverture de l'édition spéciale Swimsuit du magazine Sports Illustrated, édition dans laquelle posent chaque année les plus belles femmes de la planète. Pour la troisième année consécutive, Bar Rafaeli est mise à l'honneur par ce magazine.

 

Egérie incontournable, elle est devenu le visage des magasins Marks & Spencer pour la collection de lingerie spéciale Saint Valentin. Ce début d'année 2009 est  donc prometteur pour le top israélien.

 

Bar Refaeli vient donc de couronner son succès par Un prix prestigieux décerné à des "femmes extraordinaires" à travers le monde  qui a été remis au top modelé israélienne, dans la catégorie "Style", par la Reine Noor de Jordanie. La top-modèle israélienne Bar Refaeli  était récompensée par le concours du  Prix de la Femme du Mondeà l'occasion d'une cérémonie à Vienne (3).

 

Cette année, les prix sont présentés par la Reine Noor de Jordanie qui a reçu elle-même le prix de la Tolérance en 2006. Il faut ici rendre hommage à sa Majesté,  la Reine Noor, dans ses engagements et missions. L'engagement permanent de la Reine Noor de Jordanie (née Lisa Najeeb Halaby) sur le terrain de la paix  et de l’entente  entre les femmes juives et arabes n'est plus à démontrer (4).

 

 

Le Prix prestigieux décerné  à Bar Refaeli, comme "femme la plus élégante du Monde" , par les mains de Reine Noor de Jordanie, est une récompense non seulement à Israël mais aussi pour toutes les femmes  juives et arabes qui oeuvrent pour la Paix  au Proche Orient .Signalant enfin que le mannequin israélien est apparu au Maroc, en octobre 2007, pour l'anniversaire de l'acteur américain Leonardo DiCaprio (5). Là encore,  elle a eu un accueil  chaleureux  loin des stéréotypes, des préjugés et  de toute forme d’intolérance habituelle.

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

 

(1) Le ministre du Tourisme Itzhak Herzog lui a demandé de contribuer gracieusement à la promotion du tourisme en Israël en participant à l'ouverture du stand israélien à la Foire internationale du tourisme (WTM) qui s’est tenu à Londres du 6 au 9 novembre 2006.

 

(2) Voir la vidéo : http://www.tuxboard.com/?video-nicolas-sarkozy-mate-les-seins-de-bar-rafaeli-a-l-elysee

 

(3) Bar Refaeli rejoint ainsi une liste impressionnante de femmes qui ont eu le prix dans le passé comme Claudia Schiffer, Oprah Winfrey, Whoopi Goldberg et Susan Sarandon. .Les Prix de la Femme du Monde sont présentés par la Fondation des Prix du monde dans 12 catégories différentes comme notamment "la femme extraordinaire", "la femme d'affaires .Cette année  étaient honorées des stars d'Hollywood comme Monica Bellucci, Nujood Ali (la fillette de 10 ans du Yémen mariée de force et qui a mené avec succès son divorce), la chanteuse Anastacia, la créatrice italienne Angela Missoni

 

 

(4) Voir le site officiel de la Reine Noor, Epouse du feu le roi Hussein de Jordanie :

 www.noor.gov.jo

 

 

(5) Malgré sa notoriété dans le milieu de la mode, la top-model  israélienne  est surtout connue pour être la nouvelle petite amie de Leonardo DiCaprio. Depuis novembre 2005 et la séparation de Leo d’avec le top brésilien Gisele Bundchen, les deux tourtereaux ne se quittent plus. Le 16 mars 2007, le couple a fait une première apparition officielle très remarquée en Israël. Ils ont visité le musée de Yad Vashem, qui a spécialement ouvert ses portes pour eux.

 
 
 

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JO
elle est trop belle, trop sexy, Wuff - incroyable !!!...
17/04/2009 12:43:13

Être juif au Bahreïn, « c’est à la mode ». C’est ce qu’affirme Rouben Rouben, dans les colonnes du New York Times du 5 avril 2009 (1) .Ce Bahreïni de 55 ans, commerçant en électronique, n’hésite d’ailleurs pas à afficher son nom, clairement juif, sur l’enseigne de son magasin situé à Manama, la capitale du royaume. Alors que le nombre de juifs ne cesse de décliner dans les pays arabes, qu’ils sont parfois la cible de violences comme au Yémen, au Bahreïn, c’est le roi en personne, cheikh Hamad bin Issa al-Khalifa, qui affiche son soutien à cette communauté. L’année dernière, rappelle le New York Times dans son édition du 5 avril 2009, le roi a en effet nommé une femme juive Houda Ezra Ebrahim Nonoo, ambassadeur du royaume aux États-Unis.



Mme Nonoo devenait le premier ambassadeur juif nommé à l’étranger par un pays arabe. Enfonçant le clou, le monarque s’est ensuite rendu à Londres pour appeler les juifs bahreïnis expatriés à revenir au pays. Il a également nommé des businessmen juifs au conseil de la Choura, qui fonctionne comme la Chambre haute du Parlement. Ces mesures ont montré un exceptionnel degré de tolérance prôné dans le petit royaume du  cheikh Hamad bin Issa al-Khalifa et sa détermination à  préserver la communauté juive bahreïnie .


Les juifs de Bahreïn sont généralement des descendants de marchands d’Irak et d’Iran et sont installés dans le royaume depuis des siècles. Selon Rouben Rouben, il y avait quelque 600 juifs au Bahreïn avant la création d’Israël en 1948. « Mais avec chaque guerre, de plus en plus (de membres de la communauté) sont partis », explique-t-il au New York Times. Selon les experts, il ne reste aujourd’hui que 36 juifs au Bahreïn. Et la plupart d’entre eux sont des grands commerçants. Une synagogue existe toujours et les symboles religieux juifs sont tolérés.
 
 

 

Si Bahreïn n’a pas de relations diplomatiques avec l’État hébreu, il a cessé, depuis 2004, le boycott des entreprises commerçant avec Israël (2).


 

Pour certains, la politique du roi envers les juifs bahreïnis n’est qu’un geste visant à consolider les relations du royaume avec les États-Unis. Bahreïn, rappelle le New York Times, est un allié de Washington. La Ve flotte américaine bénéficie d’ailleurs d’une base dans ce royaume géographiquement proche de l’Iran.

D’autres notent avec amertume que le monarque, un sunnite, se montre plus conciliant avec la communauté juive qu’avec les chiites de Bahreïn, qui forment pourtant la majorité de la population locale. Au Bahreïn, les chiites n’ont pas accès à certains postes au sein des institutions militaire et sécuritaire. Les chiites affirment également être victimes de discriminations à l’embauche. Le royaume est d’ailleurs le théâtre de clashs communautaires entre sunnites et chiites. « Le roi veut saper l’identité chiite, et non accroître les libertés », assure au New York Times Habib Muhammad, un Bahreïni chiite âgé de 25 ans. « Il veut détourner l’attention de la population », ajoute-t-il.


 

Mais il y’a un détail  important que l’article du New York Times  n’a pas révélé dans son édition  (omission ou désinformation !). C’est que  les  chiites de Bahreïn font allégeance à l’Iran et ils sont considérés comme la cinquième colonne du régime des Ayatollahs. Les chiites de Bahreïn soutiennent  les fanatiques de tous bords, et en premier lieu le Hamas, le Hezbollah, et surtout   l’Iran et la Syrie qui les nourrit d’argent et de haine. Leur  complicité avec Téhéran était flagrante lorsqu’ils ont  accepté,  mi-février 2009 , les propos d’Ali Akbar Nateq-Nouri, conseiller du Guide de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait déclaré que l'Iran détenait la souveraineté sur le royaume bahreïni !!!

 

Donc c’est une fausse démarche  de comparer  les chiites de Bahreïn  avec la miniscule  communauté juive bahreïnie qui a une loyauté absolue pour le royaume arabe. Tous les  juifs arabophones qui se disent «bahreïnis » revendiquent aujourd’hui une seule et même identité celle du royaume de Bahreïn. Il est donc tout à fait naturel que le royaume se montre plus conciliant avec sa communauté juive et la preuve que  Houda Ezra Ebrahim Nonoo est la première juive bahreïni  nommé ambassadeur du royaume aux États-Unis.

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

 

 

(1) Article Original du New York Times traduit par nous :

 

http://www.nytimes.com/2009/04/06/world/middleeast/06bahrain.html

 

(2) Les Etats-Unis et le Bahreïn ont signé un accord de libre-échange en septembre 2004. Cet accord a été ratifié par le Congrès en 2005, et l’une des conditions principales de l’accord reposait sur l’arrêt des restrictions commerciales entre le Bahreïn et Israël. Le gouvernement bahreïni avait promis à Washington d’annuler l’embargo contre Israël et de fermer le bureau du boycott d’Israël

 
 

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Il y’a quelques semaines déjà nous avons parlé de ce triste député britannique, George Galloway,  qui a organisé un convoi très controversé  parti de Londres,  en février dernier,  à la destination du Hamas qui a finit d’être attaqué et  pillé en Egypte avant d’arriver à sa destination. ‘’Voir notre article : Galloway le comédien : Une gifle bien méritée ‘’ (1).
 
 
Après cette gifle bien méritée en Egypte, Galloway vient de recevoir une seconde gifle encore une fois bien méritée. Le gouvernement canadien, vient en effet de lui interdire de séjour au Canada. L’homme est  accusé,  par Ottawa,  d'avoir financé le Hamas, une organisation classée terroriste au Canada.
 

 

Depuis le  20 mars, l'Agence canadienne des services frontaliers  a avisé Galloway qu'il était «inadmissible» au pays en raison de son implication dans une récente mission d'aide  au régime terroriste à Gaza. Le député avait personnellement versé 45 000$ à Ismaïl Haniyeh, premier ministre du  gouvernement islamiste du Hamas.

 

Pourtant  George Galloway, le député britannique à la réputation sulfureuse,  assure n'avoir jamais soutenu financièrement le Hamas de sa vie. Ce sinistre personnage qui siége au Parlement britannique depuis 23 ans persiste dans le mensonge alors qu’au début mars, il a lui-même  remis  les  45 000$ à Haniyeh en assurant que son  gouvernement est « démocratiquement élu de Gaza».

 

 

M. Galloway  en appuyant  le Hamas, considéré par le Canada  et l’Union Européenne comme une organisation terroriste,  a  commis une grave infraction à la loi canadienne mais aussi à la législation de son pays.

 

La décision du Canada de l’interdiction du séjour à  ce député  était tout à fait nécessaire. Il a violé la loi canadienne quand il a porté cette aide au  Hamas. Bernie Farber, directeur exécutif du Congrès juif Canadien, a d’ailleurs assuré  que Galloway  «  a un long passé de financier international de la terreur, et de ce fait,  il n’est acceptable que le Canada devienne une tirelire pour lui. »
 
 
 

Le groupe Jewish Defence League of Canada   a aussi agit  en temps  voulu pour empêcher le projet de tournée canadienne de ce parlementaire. Le groupe de pression a informé le gouvernement fédéral de la tournée de conférences imminente de George Galloway, un politicien controversé connu pour ses positions  antisémites et son soutien  aux mouvements terroristes.

 

Dans une lettre envoyée le 16 mars  dernier au ministre de l'Immigration Jason Kenney et  aux  députés de l'opposition, l'organisation demande au gouvernement de ne pas le laisser entrer au Canada. Selon le directeur national de la Jewish Defence League, Meir Weinstein, cette lettre a incité d'autres groupes de la communauté juive à protester contre la visite de M. Galloway. Quatre jours plus tard, le bureau de M. Kenney confirmait que le député britannique ne serait pas reçu au pays. L’Agence des services frontaliers  a décidé aussi  que le politicien n'était pas admissible pour des raisons de sécurité nationale.

 
Cette décision  était nécessaire  pour la sécurité mais aussi pour  l’image  de marque du Canada. Elle a été largement saluée par le  groupe Jewish Defence League of Canada  mais aussi par  M. Moshe Ronen, président du Comité Canada-Israel, M. Eric Maldoff, président du Comité Québec-Israel ainsi que par monsieur Lawrence Cannon,  ministre des Affaires étrangères.
 
Nous devons ici rendre hommage au Gouvernement  Fédéral  de monsieur  Harper pour cette décision courageuse qui a sauvé l’honneur du Canada. Cette décision n’aurait pas été possible sans le soutien de la population canadienne qui a protesté sur  les marches du Parlement, à Ottawa.

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde



(1) Voir Notre article sur le  Lien : http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=5722

 

 

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La paix se prépare aussi avec l’éducation et l’information ; c’est le message qu’a toujours prôné Israël, convaincu qu'une éducation pacifiste est la garantie solide d'une paix durable.

 

Sans vouloir entrer ici dans les détails du  système éducatif israélien, on pourrait  juste se contenter  par évoquer l’exemple de la ministre sortante de l’éducation, Youli Tamir, qui a oeuvrée, à travers les deux ans qu’elle a passé à la tête du ministère israélien de l’Education, en faveur  la réconciliation  et  l’égalité des chances accordées aux Arabes israéliens.

 

En Septembre 2008, elle a inaugurée, par exemple, deux établissements scolaires dans le quartier arabe d’Oum Lisone à Jérusalem. Elle a même choisie un des meilleurs emplacements pour établir ces deux écoles, à proximité de la pittoresque promenade d’Armon Anatsiv où l’on peut admirer une vue imprenable sur la Vieille ville". L’établissement se subdivise en deux antennes, l’une réservée aux garçons et la seconde aux filles.

 

Ces deux  bâtiments flambeaux neufs ont  été construits  pour manifester sa gratitude  pour les citoyens arabes de la ville et dans un souci d’offrir un meilleur cadre pour l’enseignement des enfants de cette minorité. Youli Tamir a visité,  ce jour là, la salle de classe  réservée pour les petites filles, lorsque l’une d’elles prend alors la parole pour la  remercier, visiblement émue, de sa présence. « Merci de nous faire l’honneur d’être ici aujourd’hui, l’école est très belle et nous allons pouvoir apprendre dans de bonnes conditions » dit dans  un hébreu enfantin, la petite fille voilée.
 

 

Avant de “remettre son tablier”, fin mars 2009, à son successeur Gideon Saar (Likoud),  Madame Youli Tamir a voulu former  une équipe chargée de mettre en oeuvre le Rapport Salomon-Issawi, qu’elle a elle-même initiée en 2008, qui veut  rapprocher de manière notoire les communautés juives et arabes, suite à la montée des tensions au sein de la société israélienne.

 

Ce Rapport, même si officiellement il n’est pas d’essence politique, il traduit le souci  d’amélioration de la coexistence entre les deux communautés et promouvoir ce rapprochement. Les sujets abordés par les rédacteurs touchent “ le respect mutuel entre communautés” et la question du “dialogue entre les communautés”.  Le Rapport Salomon- Issawi propose aussi  de renforcer  “l’égalité des droits pour la minorité Arabe”.

 
 
 

Parmi les nombreuses mesures concrètes proposées par ce Rapport préparer par la ministre sortante Youli Tamir:  cours communs et multiplication des rencontres entre Juifs et Arabes dans divers domaines, apprentissage de l’histoire et de la culture de l’autre, enseignement obligatoire de la langue Arabe dans les écoles juives, création d’ouvrages scolaires exprimant la connaissance de l’identité nationale des autres communautés, création d’écoles mixtes, formation d’enseignants adaptés à cette nouvelle direction pédagogique, nominations d’enseignants arabes dans des écoles juives et d’enseignants juifs dans des écoles arabes, promotion de mouvements de jeunesses mixtes, promotions de tous les organismes qui agissent dans le domaine du rapprochement judéo-arabe  etc.

 

Le ministre de l’Education tient un rôle clé dans la formation des dirigeants de demain dans chaque pays. Youli Tamir n’est pas la première, ni la dernière des ministres  israéliens à ce poste clé, qui  a travaillé dans le sens du renforcement d’une éducation pacifiste basée sur l’égalité et le  respect mutuel entre communautés. Dans un souci d'encouragement de la tolérance, le ministère israélien de l'Éducation a  même créé un Département  spécial pour l'Éducation de la démocratie et de la coexistence. L'objectif de cette unité est de former les enseignants à développer des programmes pertinents pour promouvoir une éducation pacifiste basée sur le respect et le dialogue.

 

Mais cette approche,  notons le bien, ne peut réussir que si elle est entièrement réciproque par les pays arabes, ce qui n’est malheureusement pas  le cas. En Syrie  par exemple,  l’histoire de l'Etat hébreu est enseignée dans les livres d’école, mais  Israël ne figure jamais sous son nom dans les atlas vendus en Syrie  où s'étale la «Palestine» de la Méditerranée au Jourdain. Au nom du refus de la «normalisation»,  il n’a pas  de livres  qui  mentionnent Israël  dans les librairies, ni de films pacifistes.

 

Aucun responsable éducatif arabe ne sera prêt à sensibiliser en quoi que ce soit ses élèves au droit des Juifs à posséder un Etat dans cette région. C’est exactement le contraire qui se passe depuis des années, et qui se traduit par une radicalisation de le jeunesse arabe et sa solidarité de plus en plus affichée avec les ennemis d’Israël et les mouvements terroristes palestiniens.

 

L’éducation que reçoivent les populations de Gaza est  aussi l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine. Un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide (1).

 

Alors qu’Israël éduque ses enfants à la tolérance et à la Paix, certains continuent à réintroduire les concepts de base d’une idéologie nocive et dangereuse prônée depuis des années de façon à  façonner la société arabe  de demain selon des idées de l’islamisme le plus radicale et qui risque de porter atteinte de manière directe et  sournoise à l’éducation des enfants.

Avec l’argent de la communauté internationale, le régime théocratique de Gaza continue,  par exemple, à introduire dans les programmes des concepts favorables à ceux qui ne rêvent que de  chasser  les juifs de cette région, suivant ainsi la course suicidaire d’une partie minoritaire mais hyper influente de la société palestinienne.

 

Il est crucial que les arabes, et en premier lieu les palestiniens, commencent à revoir  l’Education  donner  à leurs enfants et qui saura redonner à l’Education ses lettres de noblesse, et qui jettera la culture  morbide qui sanctifie  la violence.

 

Il est tout à fait honorable pour Israël de voire que ses programmes scolaires appellent davantage au respect de l’Autre et à la lutte contre les préjugés. Cette  politique  d’apaisement  serait souhaitable dans le système scolaire arabe.

 

L’Education peut être une arme autant salavtrice que destructrice. Certains pays aujourd’hui  comme la Syrie et l’Iran   sanctifient le terrorisme et le mettent au goût du jour. Dans ces pays, la haine des Juifs est  similaire au modèle nazi, propagée est partagée par la vaste majorité. Les appels islamistes à l’extermination du peuple juif et à la destruction d’Israël est le thème dominant dans  les mosquées, les séminaires, les universités et les parutions médiatiques dans ces  pays .L’implication des soi-disant « élites » intellectuelles   dans cette course suicidaire demeure virulente (2).

 

La regrettée psychanalyste franco-israélienne Eliane Amado Lévy-Valensi avait l’habitude de dire ” que dans le chemin d’une nécessaire et inéluctable réconciliation future entre Israël et Ismaël, les deux civilisations, la juive et l’arabe devaient chacune  se libérer de sa propre névrose: les Juifs doivent cesser de se mettre sans cesse à la place de l’Autre, et les Arabes doivent cesser de penser que pour qu’ils puissent exister, l’Autre devait disparaître”.


Beaucoup de chemin encore à parcourir…

 

 

Ftouh  Souhail

Citoyen du Monde

 

(1) Voici les méthodes pédagogiques employées par le Hamas :

http://www.103.fm/programs/event.aspx?R8r06VQ=EIDG&c41t4nzVq=JK#

 

(2)Le ministre de l’éducation d’un état aussi progressiste que la Syrie écrit au directeur général de l’UNESCO : "La haine que nous inculquons à nos enfants est une haine sainte."

Khartoum, le 3 février 2009, le ministre syrien de l’Education Dr Ali Sa’d lors de la Deuxième conférence islamique des ministres chargés de l’enfance.

 
 

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Depuis le 8 mars dernier, la principale ville du centre tunisien,  Kairouan, distante de 200 km de Tunis, est devenue la « capitale de la culture islamique pour 2009 ». Choisie par l’Organisation Islamique de l’Education, des Sciences et de la Culture (ISESCO) basée au Maroc.

 

Après Alexandrie (Egypte) en 2008, la  première capitale musulmane au Maghreb, sera le lieu d’une centaine de manifestations culturelles : conférences, séminaires, soirées poétiques, musicales et littéraires, expositions, projections de films et de documentaires, pièces de théâtre, spectacles de danse...

 

 

 

Une cérémonie d’ouverture a eu lieu le 8 mars à la Mosquée Oqba Ibn Nafi, du nom du fondateur de Kairouan en 710 après J-C, pour l’ouverture des festivités, sous la présidence du premier ministre tunisien, Mohamed El Ghanouchi. A cette occasion, le Directeur général de l’ISESCO, le Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, a précisé que « la ville de Kairouan était un symbole de tolérance, d’entente et de dialogue entre les cultures et les civilisations et le berceau d’une culture ouverte sur son monde, d’une pensée islamique éclairée et d’une prospérité intellectuelle marquée par des chefs d’œuvre qui ont marqué l’histoire ». Un grand spectacle son et lumière était également programmé le 10 mars, soit deux jours après l'inauguration officielle, pour marquer le coup d'envoi.
 
 
 

Le programme des capitales de la culture islamique mis en œuvre par l’ISESCO entend – selon cette organisation « commémorer l’âge d’or culturel et civilisationnel qu’ont connu un certain nombre de capitales islamiques, notamment le rôle important qu’elles ont joué à travers l’histoire pour la promotion de la culture, des arts, des lettres, des sciences et du savoir ».

 

Des activités éducatives, scientifiques et culturelles ainsi que des rencontres sont prévues tout au long de l’année. La 1ère Conférence internationale sur le dialogue des cultures et la diversité culturelle s’y tiendra en juin prochain, en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

 

Parmi les autres évènements, se tiendront également : la Conférence internationale sur l’éducation, la formation et l’économie du savoir, en coopération avec la Banque mondiale et la Conférence internationale sur « la promotion des catégories aux besoins spécifiques et leur encadrement dans le domaine de l’emploi », en partenariat avec l’association Basma  (voir notre article )
 
 
 

La ville de Kairouan n'a pas été choisie par hasard. Nombreux sont les savants qui ont rayonné intellectuellement et culturellement dans cette cité, parmi lesquels : l'imam et juge kairouanais Sahnoun Ibn Saïd, auteur de Al-Moudawana, oeuvre de référence pour le courant malékite, courant d'une des quatre écoles du droit musulman sunnite ; le poète et astronome Ibn Abi Arijal, les médecins Ishak Ibn Omrane et Ahmed Ibn Al-Jazzar. D'autres écrivains, oulémas, jurisconsultes et poètes s'y sont également illustrés.

 

Côté architecture, Kairouan compte plusieurs monuments typiquement islamique dont les plus importants sont : la grande mosquée, les mausolées de Sidi Abib Ghariani, d'Abou Zamaa Al Balaoui et du Cheikh Amor Abada, ainsi que le Bassin des Aghlabites. D'autres mosquées, plus petites, font également parties du patrimoine de la ville, qui elle-même fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

 

 

Depuis 1987, Le Président tunisien, Ben Ali,  a toujours prôné une politique d’ouverture vers un Islam modéré et non violent.  Il a prôné ,  le premier , un dialogue entre les civilisations et les cultures surtout depuis que les actes criminels des terroristes islamistes en ont déformé la réalité aux yeux de l'occident. Le 7 novembre 2002,  il a annoncé, par exemple,   la création d'un "Prix mondial du Président de la République pour les études islamiques", dans le but d'enrichir la pensée et l'effort d'Ijtihad (l'interprétation créatrice), qui a foi dans le dialogue et l'ouverture et qui rejette l'immobilisme et le repli sur soi."
 
 
 
 

Le choix de la ville de Kairouan  comme « capitale de la culture islamique pour 2009 » vient donc couronner ses efforts  qui ont fait de la tolérance un attribut essentiel de l’Islam tunisien. Celle qui fut dès le 7ème siècle après J-C, le point de départ de l'expansion de l'Islam en direction du Maghreb, de l'Andalousie, de la Sicile et de l'Afrique sub-saharienne, devrait ainsi avoir tous les projecteurs braqués sur elle pour l'année 2009.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

Voir ici le lien sur l’événement : http://www.kairouan-cci2009.nat.tn/

 

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En premier lieu, je viens vous souhaiter une bonne Fête de Pessah,en mon nom et au nom des gens qui  méditent sur l’événement que, en tant  croyants, nous considérons comme le plus important de l’Histoire des peuples monothéistes.

 

La fête de Pessah que nous célébrons aujourd’hui commémore la sortie d’Egypte : on évoque les miracles que Dieu a accomplis en faveur des enfants d’Israël.

 

Il  y a plus de 3500 ans, vos ancêtres quittaient l’Egypte. Poursuivis par Pharaon et ses troupes d’élite, ils se retrouvèrent devant la mer Rouge, acculés devant des eaux tumultueuses. Que faire ? Grâce à une aide divine extraordinaire, ils purent traverser la mer Rouge à pied sec. 

D.ieu accomplit ainsi  de grands miracles avec  l’ouverture de la mer Rouge pour assurer la pérennité du peuple juif.  Ils sont  passés de l'état d'esclaves à celui d'homme libre. Aucun autre peuple à cette époque n'a pu se libérer du joug de ses maîtres. Rappelons tout de même que cela se passait 1250 avant l'ère courante. Les grecs d'Alexandre, les perses achéménides, les romains n'existaient pas encore !

Pessah symbolise donc  la conquête de la liberté et la naissance de la Nation Juive. Cette fête est la libération d'un Peuple entier, esclave de la pire dictature de l'époque, celle de Pharaon, esclave depuis 210 ans dans la noirceur de l'idolâtrie et du paganisme, où le culte de la personnalité règne et la reconnaissance des bienfaits est absente. 

Si nous regardons assez bien, nous allons remarquer que la fête de Pessa'h  est l’accomplissement  d’une Promesse divine  qui concerne tous les peuples monothéistes et pas seulement le Peuple Juif,  car elle a ses origines au temps d'Abraham, lorsque  D.ieu avait promis à Abraham (dont le nom à ce moment-là était encore Abram) un héritier dont la postérité serait aussi nombreuse que les étoiles. Il lui avait annoncé en même temps la longue période d'esclavage que ses enfants supporteraient pendant 400 ans jusqu'à ce qu'ils soient libérés « avec de grandes richesses ».
 
 
 

Le premier des descendants d'Abraham qui arriva en Égypte fut Joseph, dont l'élévation miraculeuse de l'état d'esclave à celui de vice-roi est un des récits les plus animés dans les  Livres Saints. Dans l'histoire dramatique de Joseph et de ses frères, nous pouvons voir clairement la main agissante de la Divine Providence qui a conduit Jacob et sa famille en Égypte dans la joie. L'arrivée de Jacob et de sa famille en Égypte fut une marche triomphale. De même le départ, 210 ans plus tard, de leurs enfants, les enfants d'Israël, hors d'Égypte, fut également une marche triomphale. Mais il y avait cette différence : la petite famille de soixante-dix personnes était devenue une nation grande et unie de plusieurs millions d'âmes.


 

C’est ainsi donc que le peuple juif est devenu le premier peuple à avoir reconnaître Dieu. En sortant d'Egypte, le peuple juif va accéder à la liberté. C’était véritablement la naissance d’un peuple, votre Peuple, son alliance avec le D. unique, et le départ à la conquête de Sa terre la Terre d’Israël.



 

Pessah commémore  cette  sortie triomphante  du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le Mont Sinaï .C’est une véritable fête de libération. Le sens même de Pessa'h nous renvoie, comme on dit en hébreu,   au «  temps de notre Libération », traduit  littéralement par «  zémane hérouténou  » exactement comme en traduction arabe.

 
 

Ce soir nous pensons à votre peuple qui observe un rappel annuel de cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Un événement qui rappelle à tous les autres peuples que si le Peuple Juif n’était pas libéré, il n’aurait pas de monothéisme sur Terre.  Un événement qui rappelle aussi qu’il n'est pire état que celui d'esclave en terre étrangère. Les juifs  qui étaient esclaves en Egypte sont aujourd’hui  un peuple libre dans leur propre pays, le pays d’Israël. Sur cette terre le Peuple Juif a retrouvé la tradition juive de l’amour de Dieu et d’autrui comme commandements essentiels.


 

La sortie d'Egypte n'est pas seulement un événement historique, c'est aussi le témoignage que Dieu aime son peuple .C'est ainsi le peuple de la prophétie a pu diffuser la Parole des prophètes .Comment ne pas y voir la main de Dieu qui a tenu sa promesse du retour ?  Cette fête de Pessah nous rappelle à nous, amis du peuple juif, la puissance du Dieu Tout-puissant qui a fait sortir Son peuple de l'esclavage à main forte et bras étendus.


 

Que le Dieu Tout Puissant apaise les coeurs et fasse encore un miracle en la Paix dans le monde.

 

Moi-même,  Ftouh Souhail,  vous  souhaitant  toutes et tous  H'ag Sameah' à l'occasion de la fête de Pessah’. Mes vœux s’adressent à l’ensemble de Peuple juif ami et frère, mais aussi pour les membres  de la communauté juive  tunisienne en Israël et spécialement à  nos compatriotes à  Netanya  ainsi que pour les membres  d’Amit.

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Eh Oui, les femmes politiques israéliennes  viennent d’être classées parmi les plus belles du monde. Orli Levy (première photo), Pnina Rosenblum (deuxième photo), Ruhama Avraham Balila (troisième Photo)  et Anastassia Michaeli (quatrième Photo)  sont classées parmi les plus belles politiciennes du monde dans le sondage en ligne pour le journal espagnol 20 Minutos.

 

Quatre israéliennes sont placées parmi les 54 femmes les plus belles du monde dans le monde politique et gouvernemental. La nouvelle membre élue à la Knesset, Orli Levy (Yisrael Beiteinu) a été classée 14ème. Quatre places après elle, vient l’ancienne membre de la Knesset et femme d’affaires, Pnina Rosenblum. En 23ème position, on trouve la Ministre du Tourisme, Ruhama Avraham Balila. Yisrael Beiteinu est encore une fois représenté sur la liste en 32ème place avec la députée Anastassia Michaeli.

 

La politicienne péruvienne de 30 ans, Luciana Leon a obtenu la première place, suivie par sa compatriote, Mercedes Araoz, en deuxième position. Yuliya Tymoshenko, Premier Ministre d’Ukraine, a été élue 8ème dans le sondage. La 24ème place est attribuée Sarah Palin, gouverneur de l’Alaska, et ancienne candidate du parti républicain à la vice-présidence. Hillary Clinton a été classée 34ème. A 61 ans, elle est la femme la plus âgée du sondage.

 
Ségolène Royale, qui a couru, il y a moins de deux ans, contre Nicolas Sarkozy pour la présidence française s’est retrouvée deux places derrière Hilary Clinton. Quant à la femme la plus jeune sur la liste  c’est  Julia Bonk, 23 ans, qui a été élue au parlement de Saxe en Allemagne de l’Est pour la première fois à l’âge de 18 ans. Elle a été classée 22ème.

La dernière de la liste, obtenant la 54ème place, est Afghani Malalai Joya, 30 ans. Les Absentes de la liste sont la Chancelière allemande Angela Merkel, La Présidente de la Finlande, Tarja Halonen, et l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice.

 

 

 

 

 
Même si Tzipi Livni l’ancienne ministre des Affaires étrangères (cinquième photo)  et Dalia Itzik,  l’ex-présidente de la  Knesset (sixième photo), ne font pas partie de la liste, ces deux dames ont bien marqués la scène politique et médiatique. Elles étaient, les  dernières années, au coeur de la prise de décision en Israël. En 2007, Mme Livni a déjà été élue comme l'une des 100 personnes les plus influentes du monde par le magazine américain Time, et Forbes l'a classée la 52e femme la plus puissante dans le monde.
 
Le  nouveau sondage du  journal espagnol 20 Minutos, mettant en avant premier les femmes politiques israéliennes  parmi les 54 femmes les plus belles du monde, vient  confirmer la vivacité de l’image de l’Etat hébreu à l’étranger.  
 
La Knesset  est  aujourd’hui le seul parlement au monde qui a, dans son actif, quatre femmes députées et ministre parmi les plus belles dans le monde. Nous pouvons donc féliciter cette distinction commune à la fois pour le  nouveau membre élue à la Knesset, Orli Levy (Yisrael Beiteinu)  qui a été classée 14ème .Mais aussi pour Pnina Rosenblum ( député Knesset)  , Ruhama Avraham Balila (la  Ministre du Tourisme)  et enfin la députée Anastassia Michaeli (Yisrael Beiteinu).
 
La démocratie israélienne, la seule au Moyen Orient, doit continuer d’être exemplaire. Son  dynamisme revient à l’intérêt de tous ses  citoyens pour la chose publique et à la place d’avant-garde dédier  aux femmes dans ce pays. Il est de mise de  leur souhaiter, toutes, un parcours conséquent d'Honneurs et de Respects.

 

 
Ftouh Souhail

Citoyen du Monde

 
 
 

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« Concernant les derniers événements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d'Israël, elles suscitent forcément des réactions d'Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsable et dangereux ».

Celui qui s'exprime ainsi n'est pas membre d'un lobby pro-israélien en France ni un élément de la communauté juive de ce pays. Ces propos ont été tenus par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, dans une interview, publiée mercredi 1er avril 2009, par le magazine israélien « SVP-Israël » (1).

« J'ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s'installaient dans un village - que la richesse venait avec eux et que s'ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l'antisémitisme n'est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n'a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main » poursuit M. Boubakeur.
 
 
Puis le recteur évoque un projet de voyage en Israël et glorifie ce pays et l'intelligence de ses hommes, comparés à leurs voisins des pays arabes. « Concernant Israël, je le voie et l'admire comme un pays en pleine expansion et qui a d'énormes ­possibilités grâce à l'intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins... Israël est l'expression même de l'homme livré à la nature. D'où l'importance à mes yeux, de la connaissance et de l'intelligence humaine ».
 

Au lendemain de sa publication, l'entretien suscite l’intérêt au sein de la communauté musulmane en France. Malheureusement ce genre de point de vue ne passe jamais dans les "grands" médias arabes qui, sans état d'âme, se font les porte- paroles des pires barbares.
 
 
Le journal, qui se présente comme le guide magazine israélien du tourisme et des affaires,  insiste en effet sur l'appartenance de la Grande Mosquée de Paris à l'Algérie. Certains passages laissent entendre que le recteur s'exprime officiellement au nom d'Alger. Il faut ici préciser  que le poste du recteur de la Mosquée de Paris dépend directement du gouvernement algérien, car la loi française de 1905  interdit à l’Etat français de subventionner ou de salarier les lieux de cultes. (2)
 
Les propos de M. Boubakeur interviennent aussi dans un contexte des élections présidentielles algériennes et  constitue un message de paix et  d’ouverture du gouvernement algérien à quelques jours  des élections présidentielles qui démarreront le 9 avril en Algérie. Mais aussi il y’a  le contexte  international de la publication de cet entretien. Il intervient le jour même de la prise de fonctions en Israël du gouvernement de coalition  dirigée par Mr Benyamin Netanyahu.

Le recteur de la Mosquée de Paris tend la main sincèrement à la paix avec le Peuple Juif. Le travail de Mr Boubakeur est prometteur. Il vient de donner un plus pour nos diverses entreprises sur le modernisme de l'Islam et le dialogue entre Islam et Judaïsme.
 

Mr.Dalil Boubakeur est très enthousiasmé d'accomplir ce voyage en Israël et il attend quelques détails avec le représentant de l'ambassade d'Israël à Paris. Il projette de le faire durant le mois de juin ou juillet prochain. Il pense sincèrement que ce voyage contribuera  au rapprochement entre juifs et musulmans.

 

Il faudrait tout de même que les musulmans dits "modérés" comme M. Boubakeur n'ait plus peur de déplaire aux extrémistes. Une religion ne vaut que par ce que ses adeptes veulent bien en faire, et surtout sur leur capacité à prendre du recul par rapport à des "mythes " qui empêchent  un dialogue direct avec le peuple israélien.

 

Tous ces gens qui, comme lui, ont l'énorme courage d'affronter les idées coincées de leur communauté laissent entrevoir une petite lumière au fond de ce tunnel de haine qu'ils ont bâti

Bravo à Dalil Boubakeur. Sa voix ajoutée peu à peu à d'autres pourrait, peut-être, finir par éclairer la lanterne de cette population qui subit ce triste lavage de cerveau depuis tant d’années. On dit en espagnol "Muchos pocos hacen un mucho" (beaucoup de "peu" forment un "beaucoup") !

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

 

 

(1) Ces propos sont tenus dans le bimestriel de la compagnie El-Al : un entretien à SVP_Israël, le guide israélien du tourisme et des affaires(N°22, mi-Adar 5769).

 

(2)  Dalil Boubakeur est le  recteur de la Grande Mosquée de Paris et à ce titre, il est fonctionnaire rétribué par le gouvernement algérien. Il fut le premier président du Conseil français du culte musulman (2003-2008).

 

Note : Dans ce site d’AMIT  je réagi  en  mon nom personnel. Je suis très ému par la contribution de Mr Dalil Boubakar et sur sa clairvoyance. Il a expliqué cette nécessité de rapprochement comme un  homme convaincu et a même dit qu'il prépare son premier  voyage pour Israël. Nous lui félicitons,  en Tunisie,  de cette démarche qui ouvrira les portes  d’une contribution positive à la paix .Les gens qui font le contraire n'ont rien compris du message de l’Islam.

 

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Il est clair aujourd’hui que  les palestiniens  veulent oublier ces semaines difficiles, marquées par les jours assombries par l'Opération Plomb Durci , mais aussi les Israéliens veulent finir   avec les  années des tirs des roquettes à l’origine de la riposte . Le nouveau Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui a présenté la composition de son cabinet, mardi 31 Mars,  à la Knesset [le Parlement israélien], est donc attendu au tournant pour tourner la page.

 

Mardi 31 mars, devant la Knesset, le nouveau Premier ministre a fait de la paix dans la région une priorité ABSOLU. Saluant la "grandeur" et la "richesse" de la "culture musulmane ", il a déclaré: "Israël s'est toujours (...) efforcé de conclure une paix globale avec l'ensemble du monde arabe et musulman, et aujourd'hui cette aspiration est soutenue par un intérêt commun d'Israël et des Etats arabes contre l'obstacle fanatique qui nous menace tous." Il n'en a toutefois pas oublié les ennemis d'Israël. "L'islam radical cherche à nous éradiquer (...) Nous sommes déterminés à lutter contre le terrorisme tous azimuts et à combattre jusqu'au bout"

 

M.Netanyahu a ensuite ouvert le dossier palestinien. "Je le dis aux dirigeants de l'Autorité palestinienne: si vous voulez vraiment la paix, il est possible d'arriver à la paix. Le gouvernement sous ma direction agira pour arriver à la paix sur trois volets: économique, sécuritaire et politique", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Nous mènerons des négociations de paix permanente avec l'Autorité palestinienne en vue de parvenir à un accord final et nous ne voulons pas contrôler le destin des Palestiniens." Des propos qui montre une vraie détermination du nouveau  chef du gouvernement à relancer un processus diplomatique, pour restaurer la paix dans cette région, plongée depuis huit ans dans une impasse après l'échec des précédentes tentatives de résolution du conflit.
 
 
 

Lundi 30 mars 2009, M.Benjamin Netanyahu, a affirmé la veille de présenter son gouvernement qu'il aspirait à une "paix totale et réelle" avec les Arabes. "Nous voulons une paix totale et réelle en vue de parvenir à une réconciliation entre les peuples arabe et juif", a affirmé Netanyahu lors d'un discours à Jérusalem. "A chaque fois qu'Israël s'est trouvé face à un dirigeant arabe qui souhaitait sincèrement la paix, nous avons agi en conséquence", a ajouté le nouveau  Premier ministre.

 

Le nouveau chef de l'exécutif israélien a même décidé de charger un comité gouvernemental qui abordera régulièrement les besoins de l'économie palestinienne en Judée Samarie. Pour  M. Netanyahu, le progrès économique n'est pas un substitut au progrès politique. Ce n'est pas un substitut mais comme en Irlande du Nord, rappelons nous,  cela avait considérablement facilité l'Accord du Vendredi Saint et d’autres accords qui ont suivi. C’est pour cela que M. Benjamin Netanyahu voudrait bien relancer d’abord la paix économique avec l’Autorité palestinienne.

 

M. Netanyahu a déjà prouvé dans le passé qu’il est un homme de Paix lorsqu’il a conduit, en personne,   les Accords de Wye Plantation et l'Accord de Hébron à la poursuite  d’une paix définitive. Mais aujourd’hui, c’est le Hamas qui est incompatible avec la paix. Les palestiniens à Gaza doivent trouver  rapidement la capacité de changer ce régime parce que tous les israéliens voudraient la paix avec tous les palestiniens. Le Hamas est  le produit de l’Iran, c’est un corps étranger dans la région. Le Hamas est une organisation terroriste reconnue comme telle par l’ensemble de la Communauté internationale, y compris l’Union européenne. Sa mainmise obtenue par la force sur Gaza, a entraîné une situation extrêmement difficile, essentiellement pour la population palestinienne de ce territoire. Le Hamas continue de refuser de se plier aux exigences de la Communauté internationale : reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël, renoncer à la violence et au terrorisme et accepter de respecter les accords israélo-palestiniens déjà conclus. A ce titre, le Hamas se disqualifie comme partenaire de paix.

 

Alors que le nouveau gouvernement israélien  s’est engagé pour travailler sur la base de la Feuille de route pour la Paix, signée le 30 Avril 2003, le Hamas n’a jamais reconnu ce document. Inspiré par les dispositions des Accords d'Oslo, ce plan est supervisé par le Quatuor, composé des États-Unis, de l'Union européenne, de la Fédération de Russie et de l'Organisation des Nations Unies. Il appelle à une modification importante du gouvernement palestinien et s’est  soldé par la nomination de Mahmoud Abbas au poste de Premier ministre de l'Autorité palestinienne. La feuille de route jalonne la progression vers un accord sur le statut définitif, en établissant une série d'étapes dans les domaines sécuritaire et politique. Ce document constitue un point de référence permettant de mesurer l'avancée du processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Le Quatuor se réunit régulièrement pour évaluer la progression du plan. Mais voila que le Hamas ne reconnaît aucun document qui pourra aboutir à la paix.
 
 
 

Avec son refus de respecter les accords israélo-palestiniens déjà conclus, le Hamas  a affaibli la chance de la paix  qui, en Israël,  essaient désespérément  de faire entendre un langage de raison et de paix.

 

D’ailleurs , lors de la cérémonie de passation de pouvoirs , le premier avril à Jérusalem,  entre le nouveau  Premier ministre, Benjamin Netanyahou et le chef du gouvernement sortant, Ehud Olmert, ce dernier  a déploré n’avoir pas réussi «à réaliser mon rêve d’aboutir à une paix réelle avec nos voisins». «Nous avons beaucoup progressé, sans pouvoir néanmoins finaliser cette tâche» a ajouté l’ancien Premier Ministre.

 

Pour l'heure, en  Syrie aussi on  parle de paix mais ce pays a permis au Hezbollah de s'armer d'une dizaine de milliers de roquettes malgré les résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU. Depuis la Seconde Guerre du Liban, la Syrie a accueilli Khaled Meshal et d'autres leaders terroristes et a étroitement collaboré avec le régime des Ayatollahs en Iran contre l'intérêt de la paix dans la région.  « Je demanderais à la Syrie de renoncer à ces moyens d'action et de prouver qu'elle souhaite réellement avancer vers la paix. A ce jour, elle n'en donne pas l'impression  » a fait savoir  M. Netanyahu lors de  la cérémonie de passation de pouvoirs.

 

 

Comme sur le dossier palestinien,  qui est bloqué par le Hamas, Israël a tenté de faire bouger le processus de paix avec son voisin syrien. Le 18 mars, dans une interview  accordée au quotidien italien La Repubblica, le président syrien a déclaré lui-même que les récentes négociations menées entre Jérusalem et Damas, sous médiation turque, avaient «considérablement rapproché les deux parties», et qu’il ne restait à régler, selon lui, que le sujet du tracé précis de la frontière, traversant 6 points le long du Kinéret et du fleuve du Jourdain.

 

Mais les négociations avaient été interrompues suite à l’opération «plomb durci»,  alors que par ailleurs, le chef du gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan, personnellement et activement impliqué dans un dialogue entre Olmert et Assad, a réalisé une avancé considérable sur ce dossier. 

 

Un accord de paix entre la Syrie et Israël est possible, a déclare, le  9 mars, le président syrien Bachar Al-Assad dans le quotidien émirati Al-Khalidj. "Il y aura peut-être une ambassade et des contacts officiels, mais si nous voulons la paix, il faut que celle-ci soit totale", estime-t-il.

 

 

Il faut  préciser qu’il a eu aussi une rencontre entre un émissaire de Benyamin Nétanyahou et un éminent haut responsable syrien, en janvier 2009, à Washington. Cette rencontre était discrète et on ne connaît  pas jusqu’ici sur quoi elle a aboutit. Mais en tous cas, elle montre clairement l’engagement du gouvernement de M. Nétanyahou vers une paix totale dans région.
 

En clôture du sommet  arabe de Doha, le31 mars 2009, profitant de la présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, la Ligue Arabe a déclaré très solennellement vouloir fonder de nouvelles relations avec l’Etat hébreux, reconnaissant de fait son existence ainsi que son droit à la sécurité. Espérant que ce ne sera pas  encore la langue de bois et que  les mois prochains seront marqué  par  l’approfondissement du dialogue fondé sur la reconnaissance et le respect mutuels.

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 
 

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Le 32e gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahu est déjà en fonction depuis Mardi dernier. Ce gouvernement de coalition, qui compte trente ministres dont M. Netanyahu, le chef du parti Likoud, est le plus pléthorique dans l’histoire d’Israël. Il s’appuie sur une assise parlementaire d’au moins 66 députés.
 
 

Après avoir obtenu l'accord des travaillistes pour participer à son gouvernement, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu est aujourd’hui le nouveau partenaire pour la paix avec l'Autorité palestinienne.

 
 
Mardi 31 mars 2009, devant la Knesset, M. Netanyahu affirmé clairement "Je le dis aux dirigeants de l’Autorité palestinienne : si vous voulez vraiment la paix, il est possible d’arriver à la paix. Le gouvernement sous ma direction agira pour arriver à la paix sur trois volets : économique, sécuritaire et politique",
 
Benjamin Netanyahu a assuré que son intention de soutenir l'économie palestinienne ne se substituait pas à des pourparlers de paix. Dans le cadre d’un "accord définitif", a-t-il poursuivi, les Palestiniens "disposeront de tous les droits pour se gouverner eux-mêmes, sauf ceux susceptibles de constituer un danger pour la sécurité et l’existence de l’Etat d’Israël".
 
Le nouveau chef de cabinet a affirmé qu’il aspirait à une "paix totale et réelle" avec les Arabes. "Nous voulons une paix totale et réelle en vue de parvenir à une réconciliation entre les peuples arabe et juif", a-t-il rassuré.
 
 
Netanyahou a annoncé par ailleurs que son gouvernement œuvrerait pour la
paix avec tous les voisins d'Israël à trois niveaux : économique, politique et sécuritaire. "Nous poursuivrons les négociations avec les Palestiniens dans le but d'obtenir un accord définitif. Nous ne voulons pas avoir la responsabilité de gouverner un autre peuple et le futur accord offrira aux Palestiniens la liberté de s'autogouverner. Une exception sera seulement faite pour tous ceux qui menaceront la sécurité d'Israël." Il a ajouté "Je fais une différence entre l'islam extrémiste et le monde musulman dans son ensemble, qui est lui aussi menacé. La culture musulmane est une culture très riche, autrefois très prospère. Juifs et Arabes vivaient et créaient main dans la main."
 
 
M. Netanyahu a surtout rappelé que les Six Premiers ministres ont tenté, en vain, de parvenir à une paix avec les Palestiniens, "Ce n'est pas de leur faute. Si les dirigeants de l'Autorité palestinienne veulent la paix, je leur réponds dès maintenant : nous pouvons y arriver a-t-il ajouté.
 
 
M. Netanyahu, qui fut déjà Premier ministre entre 1996 et 1999, s’est dit donc prêt à négocier la paix avec les Palestiniens. Il a affirmé qu’il aspirait à une "paix totale et réelle" avec les Arabes. "Nous voulons une paix totale et réelle en vue de parvenir à une réconciliation entre les peuples arabe et juif", lors de son discours au Parlement. "A chaque fois qu’Israël s’est trouvé face à un dirigeant arabe qui souhaitait sincèrement la paix, nous avons agi en conséquence", a ajouté le nouveau Premier ministre.
 
 
Le 25/03/2009, lors d'un autre discours à Jérusalem, M. Netanyahu a encore rappeler sa volonté pour la paix régionale "Je pense que les Palestiniens devraient comprendre qu'ils ont avec notre gouvernement un partenaire pour la paix, pour la sécurité et pour un développement rapide de l'économie palestinienne", a-t-il déclaré."La paix n'est pas le dernier des objectifs. C'est un objectif commun et durable pour tous les Israéliens et tous les gouvernements israéliens, le mien y compris", a-t-il ajouté.
 

Benjamin Netanyahu a confirmé que son intention était de suivre cette "piste économique", qu'il a présentée comme complémentaire des pourparlers de paix. Netanyahu a réaffirmé son intention de mettre l'accent sur l'économie palestinienne, en s'engageant à lever certains obstacles qui entravent son développement. "Si vous avez une économie palestinienne forte, vous avez des fondements forts pour la paix", a déclaré le nouveau chef du cabinet israélien avant son investiture officielle.
 
 
 
 
 
Benjamin Netanyahu dispose désormais d'une majorité parlementaire de 66 députés sur 120 après ses accords de partenariat avec Yisraël Beïtenu, le mouvement Shas et les travaillistes. Après avoir obtenu l'accord des travaillistes pour participer à son gouvernement, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu est aujourd’hui un vrai partenaire pour la paix pour l'Autorité palestinienne.
 
 
En dépit de la réputation sulfureuse de son nouveau ministre des affaires étrangères, Avigdor Liebermann est aussi considéré comme le nouveau partisan pour la paix au Proche Orient . Selon le Jerusalem Post, « le dirigeant du parti Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, a déclaré avoir changé de position au fil des années et soutient désormais la création d’un Etat palestinien. Il a ajouté ne pas avoir caché cette opinion lors de la récente campagne électorale ».
 
Lors d'une récente interview au Washington Post, il s'est dit aussi prêt à « poursuivre le processus paix » et même à déménager de Nokdim, une implantation de Judée Samarie où il habite, si un État palestinien était créé. Il a toutefois précisé que «Les dirigeants des pays arabes, mais aussi les Palestiniens ne veulent pas d'un État palestinien ».
 
 
 
 
De sa part, l’ambassadrice d’Israël à L’ONU, le Dr. Gabriella Shalev a affirmé le 25 Mars 2009 devant le Conseil de Sécurité que le nouveau gouvernement israélien sera engagé par le processus de paix, celle-ci devant être basée sur les trois principes énoncés par le Quartet et la communauté internationale, à savoir, la reconnaissance d’Israël, la fin des violences et du terrorisme, et le respect des accords passés.
 
 
Le président Pères a souhaite aussi une paix prompte entre Israël et les palestiniens. Il fait savoir que le nouveau gouvernement israélien puisse parvenir à la paix avec les palestiniens le plus vite possible, à l’issue d’une rencontre, le 30 mars, à Prague avec son homologue tchèque Vaclav Klaus.
 
M. Pères, Prix Nobel de la Paix, a émis son espoir sur des progrès considérables à réaliser dans la résolution des conflits israélo-palestiniens et dans l’amélioration des relations de voisinage. M Pères a estimé qu’Israël a lancé des négociations avec la partie palestinienne il y a longtemps, tandis qu’elles ont avancé lentement dues aux divergences inter palestiniennes.
 
 
L’avenir de la Paix n’est pas donc aussi sombre, avec ce nouveau gouvernement israélien, comme le prétendre certains ici et là. La communauté internationale devrait saluer la démocratie israélienne, respecter le choix des électeurs et la volonté du peuple israélien. Une condamnation à l'avance de la formation d'un gouvernement « de droite » et les tentatives de s'immiscer dans les affaires intérieures d'Israël, comme le fait beaucoup de commentateurs et de responsables étrangers avec maladresse et précipitation, sont inadmissibles. Les israéliens ont connu le même scénario en mai 1977, lors de la victoire de Menahem Begin et pourtant le fondateur du Likoud a signé la paix avec le plus grand pays arabe.
 
Restons optimistes
 
 
 
Ftouh Souhail, Tunis
 
Citoyen du Monde

 

 

 

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C'est avec Menahem Begin, le père fondateur du Likoud, qu'Anouar al-Sadate premier dirigeant arabe signa un accord historique de paix le 26 mars 1979 sur la pelouse de la Maison blanche à Washington en présence de Jimmy Carter. Cette paix historique, qui  fête aujourd’hui ses 30 ans, demeure  l’un des événements les plus marquants dans l’histoire du Proche Orient.

 

 
 

 

Ce Traité de 1979 bouleversa la donne au Proche Orient. Pour la première fois, un grand pays arabe reconnaissait l'Etat hébreu, optant pour une non-belligérance à laquelle se sont ralliés de jure la Jordanie et de facto d'autres pays  arabes. Cet accord de paix, qui coûta au Caire d'être mis au ban du monde arabe, a survécu à la saga de l'effusion de sang et d'une paix toujours introuvable entre Israël et les Palestiniens.

 

L’accord historique de paix, signé en 1979  entre les grandes puissances  du Proche Orient, a confirmé qu’Israël et l’Egypte sont les  leaderships de la région. La guerre est terminée. Les choses ont changé, nous avançons loin des vieilles et fatigantes idées de la « cause arabe palestinienne », et « l’éternelle lutte « contre Israël».Les dirigeants égyptiens vous diront aujourd’hui que nous avons changé et nous avançons vers le futur. L’Egypte et même par la suite la  Jordanie, qui ont signé des traités de paix, n’iront pas à la guerre pour  les autres (1).

 

Le 26 mars 1979, la poignée de main entre le Premier ministre israélien Menahem Begin et le président égyptien Anouar El-Sadate entrait dans l'histoire comme le début d’une ère nouvelle. Dans ce geste fort et symbolique, les Israéliens voyaient non seulement la fin d'une guerre avec leur plus grand voisin mais aussi l'espoir de relations chaleureuses avec le peuple d'à côté.

 

Reste que la Paix au niveau officiel,  n'ait pas creusé son sillon jusqu'à l'homme de la rue en Egypte. Un grand effort devait être accompli par le gouvernement et la société civile  égyptienne pour atteindre le coeur des gens et c'est ce qui manque aujourd’hui.

 

Au cours des prochaines années, les responsables au Caire devront travailler afin que le peuple et la société égyptienne puissent condamner avec vigueur le terrorisme et  la barbarie inhumaine qui veut encore frapper Israël. Il doivent aussi savoir que la responsabilité de la non progression des négociations avec les palestiniens  revient à la faiblesse, le manque de courage, et le manque de volonté de la direction palestinienne d’aboutir à un accord.

Les 30 ans des accords de paix entre l’Egypte et l’Etat hébreu peuvent ici servir d’exemple. Les Egyptiens sont aujourd’hui les partenaires privilégiés d’Israël dans la région. Les liens économiques, ils ne sont pas négligeables, avec un grand contrat gazier et des zones industrielles communes en Egypte. Les échanges ont été de 271 millions de dollars en 2008, avec une hausse de 450% sur quatre ans.

 

Des commissions conjointes sont actives dans les domaines de l'économie et de l'agriculture, et des milliers d'Egyptiens se rendent en Israël pour une formation dans le secteur agricole et la santé publique  selon le ministère israélien des Affaires étrangères. L'accord a également apporté à l'Egypte des milliards de dollars d'aide américaine annuelle.

 

Les Egyptiens entretenant aussi des liens professionnels avec Israël. Onze mille égyptiens  travaillent et vivent en Israël. Certains sont même mariés avec des arabes ou des juives israéliennes. Ils profitent de la liberté et des conditions de vie confortables dans l’Etat hébreu.

 

Ces relations ont offert aux deux voisins exactement ce dont ils avaient besoin: la Paix et la stabilité avec leur plus grand ennemi. L'accord de Paix a fait ses preuves au fil des ans, observait l'ambassadeur d'Israël en Egypte Shlomo Cohen.

 

Sur le plan de la sécurité, de la politique, de l'économie et à d'autres niveaux, il est  très réussi.

Les commandants militaires des deux pays se retrouvent régulièrement pour coordonner des questions de défense, de lutte contre le terrorisme,   notamment liées à la longue frontière, largement dépourvue de clôture, qui court dans le désert et à la frontière sud de la Bande de Gaza avec l'Egypte.

 

Hosni Moubarak est un homme courageux qui aime son pays, qui s’attache à la paix et la prospérité de l’Egypte en  refusant tout  aventurisme que prônent certains fouteurs de troubles dans la région. Au début de la guerre de Gaza, le raïs a vertement rappelé à la Syrie, l'Iran ou le Qatar, que l'Egypte n'avait pas recevoir des leçons d'eux, ayant mené quatre guerres contre Israël de 1948 à 1973. 

 

Si l'Egypte critique quelquefois  la politique israélienne à l'égard des palestiniens, le Caire fait office de médiateur important entre les parties. L'Egypte tente actuellement de favoriser un cessez-le-feu et un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza. Elle accueille aussi des pourparlers de réconciliation entre le Hamas, radical, et son rival modéré, le Fatah, soutenu par les Occidentaux. Monsieur Moubarak est aussi très soucieux du dossier de Guilad Shalit, otage israélien dans la bande Gaz (2).

 

Cet anniversaire est aussi l’occasion pour confirmer l’amitié et les règles de bon voisinage qui relient l’Etat Hébreu et la République arabe d’Egypte. Le président et prix Nobel de la paix Shimon Pérès, a téléphoné à son homologue égyptien, Hosni Moubarak, pour le féliciter à l'occasion des 30 ans de l'accord historique de paix signé entre leurs deux pays. «Il n’y a aucun doute que même si les trente années écoulées n’ont pas été parfaites, elles sont néanmoins par mille fois préférables au conflit et à la guerre entre nous» a affirmé Pérès à Moubarak qui lui a répondu qu’il n’était pas dans son intention de changer quoique ce soit à la politique de paix avec Israël, assurant que «celui qui veut la guerre, n’a jamais ressenti ce qu’elle est vraiment».

 

 

 

 

 

Le gouvernement israélien a marqué aussi  l'anniversaire du traité par une réception. Au nombre des invités de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni figurait l'ambassadeur égyptien Yasser Rida. Lors d'une conférence à Jérusalem, le 25 mars, M. Reda a estimé que le traité israélo-égyptien de 30 ans devait servir de base à une paix globale dans la région. Il a appelé Israël à embrasser un plan de paix régionale. L’Ambassadeur égyptien  en poste en Israël s’est félicité aussi du bon niveau de coopération entre les deux pays amis.

 

Au Caire, Hossam Zaki, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, a souligné que son pays considérait l'anniversaire comme une occasion de réfléchir "sur ce qui a été accompli et ce qui pourrait être accompli".

 

Pour la diplomate israélienne Amira Aron (qui parle parfaitement  l’arabe) elle a insisté sur les relations  populaires  entre Israéliens et Egyptiens  qui pourraient, selon elle, s'améliorer si les deux parties en finissaient avec les stéréotypes négatifs. Une personne qui apprendre "à mieux connaître son voisin en a moins peur", note-t-elle. "Cela prendra beaucoup" de "temps, mais nous allons dans la bonne direction"(3).

 

Israël est peut-être le pays où il y a le plus grand nombre de pacifistes au m². Et quand on voit par exemple, combien d’israéliens descendent à  chaque occasion dans la rue pour réclamer la  fin des conflits, on doit remercier Israël pour ses efforts constants pour la stabilité et la paix au Proche-Orient. 

 

Les gens qui nient les efforts d’Israël pour la paix  sont des gens qui nieraient l'évidence même  de la terre, de l'eau, et du feu. C’est oublier aussi qu’Israël, au nom de la paix avec l’Egypte, détruisit le Yamit dans le Sinaï, mais aussi toutes les implantations de la bande de Gaza dans l’espoir de voir ce territoire devenir prospère entre les mains des ‘’Palestiniens’’. C’est oublier encore qu’Israël se retirera seulement des territoires lorsque la Paix, exigée par tout processus, sera assurée définitivement par ses voisins immédiats.

Nous gardons, dans tous les cas, un espoir de voir des dirigeants arabes  courageux à la hauteur d’ Anouar el-Sadate qui sont prêts à mette fin aux hostilités, des dirigeants qui privilégieront la prospérité, la modernisation et le bien être de leur peuple.

 

Je tiens ici à remercier Menahem Begin le combattant inébranlable. Il fut un premier ministre brillant,  intègre et réellement animé par l'amour immodéré pour la paix. Ce fut  également un homme Juste, visionnaire et très affûté sans compter son célèbre humour. J'y associerai sont épouse, une femme d'exception qui fut de tout temps sa conseillère émérite.

 

Merci aussi à Anouar El Sadate le seul chef d’Etat arabe à s’être rendu à Jérusalem, à s’être exprimé à la Knesset et à avoir signé la paix avec l’Etat Hébreu.

 

Merci à tous les pays qui reconnaissent Israël et qui entretiennent avec lui des relations d’amitié et de confiance sans lesquelles la résolution 181 du 29.11.47 aurait sans doute été sans effet.

 

Ftouh Souhail, Tunis

Citoyen du Monde

 

(1) Dans un article parue en Egypte,  Muhammad Ali Ibrahim directeur du quotidien égyptien Al-Gumhouriyya écrit : « L´axe irano syrien n´entraînera pas l´Egypte dans la guerre. L´Egypte ne se laissera jamais entraîner dans un affrontement avec Israël pendant que l´Iran reste assis bras croisés, émettant des ordres exécutés par ses laquais. Nos forces armées ne se battront jamais pour défendre la Syrie dont l´armée, pour autant que je sache, n´a pas envoyé une seule balle depuis 1973 (…) » Al-Gumhouriyya (Egypte), 1er janvier 2009.

 

 

(2) Le président égyptien Hosni Moubarak a tenu à rassurer fin octobre 2008  la population israélienne quant au sort du soldat Guilad Shalit. Lors d’une interview accordée au quotidien israélien yédiot A’haronot, il a déclaré que Guilad Shalit allait bien, qu’il avait reçu la lettre écrite par son père Noam et transmise par le président  français Nicolas Sarkozy. 

 

 « Je ne crois pas que Guilad soit mal traité,. Je ne crois pas qu’on lui porte atteinte ou qu’on lui fasse du mal, car il n’y a aucune raison de le faire. Les Palestiniens ne sont pas idiots, ils sont obligés de penser aux conséquences s’ils tuaient Shalit » a-t-il déclaré « Comment pourraient-ils faire libérer cent prisonniers palestiniens s’ils éliminaient Guilad ? a ajouté Moubarak. S’il lui arrivait quelque chose, Israël ne libérerait même pas un de ses prisonniers ».conclut t-il.  Yediot Aharonot, 30 octobre 2008.

 

Auparavant, le 15 septembre 2006, une lettre écrite par Gilad Shalit a été envoyée à sa famille via un médiateur égyptien à Gaza. En décembre 2006, le ministre égyptien a confirmé encore que Gilad Shalit était en vie.

 

Gilad Shalit, est enlevé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, lors d’une attaque menée sur une base de l’armée située du côté israélien de la clôture séparant la bande de Gaza d’Israël.

 

(3) Nous rappelons ici que le tourisme  contribue,  depuis 30 ans, au développement de l’Egypte et  aux rapprochements entre israéliens et égyptiens.

 
 
 

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ברקאתאללא עליקום
vue très optimiste. j'espère que nous pourrions en voir plus dans notre temps. nous tous attendons la paix - allons-nous l'avoir ? je veux qu'il entre vraiment dans nos jours. merci Souhail. Acher
03/04/2009 08:02:44