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Le Blog De Souhail Ftouh -TunisieIsrael 
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Moi même, Ftouh Souhail, je  souhaite, à tous nos lecteurs, en Israël, en France,   au Canada  et ailleurs de très bonnes vacances. Je me  félicite d’avoir mis en place ce blog en association avec Amit  pour relater les événements qui ont secoué la région, mais aussi d’avoir réunir sur le même écran  les deux beaux pays ;  la Tunisie et  Israël. Si un jour la Paix arrive, il faudra faire un livre à la gloire de tous les pacifistes,  les autres arabes et juifs,  qui oeuvraient pour la Paix, la vraie. Inch'Allah. Be Azrat Hashem!

Nous souhaitons donc à tous de très bonnes vacances, et espérons que nous avons pu rapproché les uns aux autres sur ce blog. Quant à nous, nous méritons quelques semaines de repos, même si certains événements peuvent survenir. Retour prévu durant le mois d’Août.

Mais nous ne pouvons pas nous passer de repos .Nous devons reconstituer l’énergie nécessaire pour aller encore plus loin dans l’information, la vraie, celle qui encourage la paix !

 

PS : en cas d’un événement exceptionnel survenant pendant notre absence, et en fonction des moyens techniques dont nous disposerons, nous pourrons intervenir. Mais évidemment, nos archives restent disponibles à tous.

Ftouh Souhail, Tunis
 

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motti
bonne vacances a vous aussi cher ftouh au revoir a bientot motti
09/07/2009 08:03:42
Jo
bonne vacances - Dans la attendre pour vous lire bientôt
10/07/2009 17:01:53
NICOLE ATTIA nicolatti@gmail.com
cher SOUHAIL FTOUH vous etes extraordinaire tres courageux une lumiere pour nous je vous admire
22/07/2009 13:23:12
NICOLE ATTIA
cher MR SOUHAIL FTOUH vous etes extraordinaire tres courageux' une lumiere pour nous je vous admire nicole
22/07/2009 13:28:35
gramonide gramontag@yahoo.fr
Votre français est éloquent. Il est compréhensible que vous ayez à coeur de construire l'Etat d'Israël. Cependant il y a juste un malentendu historique. 90 % des juifs qui peuplent le monde sont ashkénazes, comme l'ensemble des 1er Ministres, de Ben Gurion, à Golda Meir, en passant par Shimon Peres. Tous sont nés en Pologne, en Ukraine, en Russie ou dans le Caucase, à proximité de l'ancien Empire Kazhare du VIII au XII ème siècle après Jésus Christ. Or les ashkénazes, parlant le yiddish, se prétendent juifs, mais ne le sont pas. Génétiquement parlant il n'ont aucun lien d'appartenance avec le peuple ancien des Hébreux qui sont de la descendance de SEM et d'Abraham. A chapitre 10 de la Bible les ashkénazes sont fils de Japhet, frère de MAGOG. . Magog qui est le symbole des ennemi de Dieu qui veulent détruire Irsaël et le peuple élu Curieuse imposture de l'histoire en somme. Vous prétendez être juifs mais vous ne l'êtes pas. Vous êtes juifs de conversion originaire de l'Empire Kazhare dont la famille Rothschild est issue. Alors pourquoi crier à l'antisémitisme alors que vous n'êtes pas des sémites et que les pires antisémites s'est vous en tuant les palestiniens qui eux sont de vrais descendants des peuples sémitiques du moyen orient et de l'Israël antique ???? Le livre de Arthur Koestler paru en 1973 parle de la 13ème Tribu à propos des prétendument juifs ashkénazes. Et Saint Jean parle des juifs qui se prétendent tels mais ne le sont pas, dans l'Apocalypse, mais qui sont une Synagogue de Satan. Alors qui êtes et de quel droit prétendez vous avoir des droits sur Israël puisque vous ne faites pas parti des 12 tribu élues de Dieu ???? .
26/07/2012 20:02:11
gramonide gramontag@yahoo.fr
Votre français est éloquent. Il est compréhensible que vous ayez à coeur de construire l'Etat d'Israël. Cependant il y a juste un malentendu historique. 90 % des juifs qui peuplent le monde sont ashkénazes, comme l'ensemble des 1er Ministres, de Ben Gurion, à Golda Meir, en passant par Shimon Peres. Tous sont nés en Pologne, en Ukraine, en Russie ou dans le Caucase, à proximité de l'ancien Empire Kazhare du VIII au XII ème siècle après Jésus Christ. Or les ashkénazes, parlant le yiddish, se prétendent juifs, mais ne le sont pas. Génétiquement parlant il n'ont aucun lien d'appartenance avec le peuple ancien des Hébreux qui sont de la descendance de SEM et d'Abraham. Au chapitre 10 de la Genèse les ashkénazes sont fils de Japhet, frère de MAGOG. . Magog qui est le symbole des ennemis de Dieu et qui veulent détruire Irsaël, ainsi que le peuple élu. Curieuse imposture de l'histoire en somme. Vous prétendez être juifs mais vous ne l'êtes pas. Vous êtes juifs de conversion originaire de l'Empire Kazhare dont la famille Rothschild est issue. Alors pourquoi crier à l'antisémitisme alors que vous n'êtes pas des sémites et que les pires antisémites c'est vous, en tuant les palestiniens qui eux sont de vrais descendants des peuples sémites du moyen orient ???? Le livre d’Arthur Koestler paru en 1973 , « la 13ème Tribu » explique le malentendu des prétendument juifs ashkénazes. Et Saint Jean parle des juifs qui se prétendent tels mais ne le sont pas, dans l'Apocalypse, mais qui sont une Synagogue de Satan (Ap chp 2 v 9). Alors qui êtes vous au juste ? Et quelle est votre légitimité à prétendre des droits sur Israël puisque vous ne faites pas parti des 12 tribus du peuple élus ??? Merci de répondre ….
26/07/2012 20:14:15

Depuis Dimanche, plus 156 personnes aient été tuées dans la province à majorité musulmane du Xinjiang, située au nord-ouest de la Chine, ... et plus de 828 autres blessées la à Urumqi, capitale provinciale du Xinjiang.

   


Selon Pékin, ces violences ont été orchestrées par des dissidents ouïghours en exil. Mais des groupes exilés ouïghours ont affirmé que les forces de l'ordre avaient tiré sur des manifestants pacifiques.



La télévision chinoise a montré lundi des blessés couverts de sang, des carcasses de véhicules incendiés et des foules jetant des pierres sur les forces de l'ordre ou retournant des voitures de police. Des milliers de membres des forces de sécurité sont arrivés dans la province à majorité musulmane du Xinjiang où les lignes de téléphone et Internet  ont été coupées.

Les émeutes d'Urumqi résultent avant tout de la mainmise de Pékin sur le Xinjiang, une province peuplé par les Ouïghours musulmans qui se disputent avec les Hans chinois. Les Ouïghours sont détestés des Chinois notamment de la part de la jeunesse chinoise, qui connaît actuellement une véritable explosion de nationalisme.




Les Ouïghours sont environ 8 millions et sont une population musulmane d'origine turque [arrivée en Chine au 8e siècle] .Les Ouïghours sont d'ailleurs d'un islam très modéré. Les Ouïghours se plaignent de la colonisation du Xinjiang par les Chinois, qui a commencé dès le XVIIIe siècle et qui a été relancée par les communistes depuis 1949.



Il y a déjà eu de très nombreuses révoltes de la part des Ouïghours, notamment au début et à la fin des années 60 et au début des années 90, parce que leur sentiment identitaire est particulièrement fort. En fait, il y a un esprit de résistance des Ouïghours depuis que les Chinois les Hans colonisent le Xinjiang. Dans les années 1940, il y a même eu une République ouïghoure du Turkestan, indépendante de la Chine. Aujourd'hui, cette résistance est d'autant plus forte que les Ouïghours ont le sentiment que la progression de l'économie chinoise se fait à leurs dépens et facilite une domination croissante des Chinois sur leur population.



Cette région peuplée par des musulmans est  située au centre d'une zone très fragile près du Tadjikistan, du Kirghizstan ou de l'Ouzbékistan, et où se font notamment les essais nucléaires chinois. 



156 tués  en deux jours ! C’est un carnage ! Un génocide ! Une réplique disproportionnée ! Où sont les manifestations « pacifistes » défilant sous les drapeaux du Hamas, euh pardon, des Ouïghours et niant la légitimité de l’Etat chinois, qui a  créé  une dictature communiste sur la terre du Turkestan musulman ?



Qui sera à  la tête de liste communiste après ce carnage ?  Qui va boycotter les produits  chinois ? Que vont fait tous les humanistes sélectifs ?  Je suppose qu’au nom des droits de l’homme (à géométrie variable) et du droit des peuples (mais pas tous) à disposer d’eux-mêmes, tout le mode va fermer les yeux. 



On devrait s’indigner si cette tragédie humanitaire ne donnera  pas lieu à la création d’une commission ad hoc pour les victimes Ouïghours  comme pour les Palos. Et puis c’est un long mois de juillet : au menu, barbecue, baignade et repos. La remise en cause des certitudes, ça fatigue.




Allez bonnes vacances ; on se retrouve dans trois semaines



Ftouh Souhail, TUNIS

 
 

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Daniel Hershkovitz, qui préside la commission interministérielle chargée de solutionner les problèmes des personnes évacuées du Goush Katif, s’est dit ce lundi résolu à agir rapidement pour trouver  « une solution nationale » pour les évacués juifs de Gaza.



Il a promis  notamment de procurer un logement définitif et un travail régulier à ceux qui n'en ont toujours pas. Il a encore indiqué qu'un des objectifs fixé par le nouveau gouvernement est de mettre fin à des procédures qui s'éternisent indéfiniment, affirmant que le fait "que quatre ans après le démantèlement de nombreux habitants du Goush Katif n'ont toujours pas de demeure fixe est une honte et un déshonneur pour l'Etat d'Israël".



Le Goush Katif comprenait 17 localités israéliennes situées dans la bande de Gaza. En Août 2005, les 8000 résidents de ces implantations ont été évacuées et leurs maisons détruites. La majorité des anciens habitants du Gush Katif,  évacués en 2005 lors du retrait israélien de la bande de Gaza, n'ont toujours pas trouvé de logement définitif.


Depuis 2005, date de leur  expulsion,  ils sont  toujours à la rue.  Par ailleurs, près de la moitié des personnes évacuées qui occupaient alors un emploi, n’ont pas retrouvé un logement et un travail.

 




Le gouvernement  Sharon avait chassé 10 000 personnes de leurs maisons et les avaient abandonnées à leur sort. Pour la première fois dans l’histoire des juifs se trouvaient réfugiés dans leur propre pays !



Cette question très grave a été débattue, au sein de la commission parlementaire du Contrôle de l'Etat qui a finalement décidé, il y’a juste un an (en  juillet 2008) de former une commission d'enquête nationale pour examiner la façon dont ont été traités les "évacués".La création de cette commission d'enquête avait pour objectif de réparer les graves erreurs commises par le gouvernement qui a abandonné les expulsés du Goush Katif. Mais rien n’était fait jusque-là.



Parmi les réfugiés juifs de Gaza,  les plus touchés sont bien entendu les agriculteurs qui sont encore nombreux (31 %) à ne pas avoir réussi à reprendre leurs activités. Et la majorité  des familles évacuées (1.667 foyers)  habitent encore dans des logements provisoires. Des mobiles homes avaient été mis à la leur disposition en attendant la construction par les autorités de nouvelles maisons dans le sud d'Israël. Le gouvernement avait alors promis la construction de vingt-cinq lotissements pour les accueillir, mais les travaux n'ont commencé que sur quelques  sites, pour une capacité totale de 74 logements. Les infrastructures et synagogues laissées intactes  à Gaza servent aujourd'hui de lieux d'entraînement pour les terroristes du Hamas…



Avec les implantations détruites dans le Sinaï pour permettre la signature de la paix avec l’Egypte, et celles démolies dans la bande de Gaza en 2005, Israël n’a alors jamais  manqué une occasion pour faire la paix aux prix du  déracinement de sa population.

 

Ftouh Souhail

 
 

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Hicham
Bravo !!
14/07/2009 22:20:56

A peine le 3e anniversaire de l'enlèvement de Gilad Shalit, capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, est célébré que les efforts ont repris  pour la libération d'un otage séquestré quelque part dans la bande de Gaza par des terroristes qui refusent de donner un seul signe prouvant qu’il est encore en vie.

Depuis le mois juillet , Noam, le père du soldat Guilad Shalit, a entamé une tournée afin de recueillir le soutien de plusieurs villes d’Europe pour la libération de son fils.

 

Il s’est rendu cette semaine en Italie où il a été reçu par plusieurs responsables au sein du gouvernement, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères. Il a également rencontré le maire de la ville de Rome, Gianni Alemanno. « Il est de notre devoir de transmettre le message et de tous se battre dans un seul but : Faire ramener Guilad Shalit auprès des siens », a déclaré ce dernier, qui a attribué le titre de citoyen d’honneur au jeune captif  israélien

 

Une photo géante de Guilad a été  même apposée  sur la façade du Capitole, accompagné du slogan : « Rome veut son citoyen, Guilad Shalit, libre ! » Alemanno a évoqué devant l’assemblée les liens qui l’unissaient à Israël et à la famille de Guilad, qu’il avait rencontré il y a quelques semaines lors d’une visite à Sdérot, et a appelé toutes les capitales d’Europe à en faire autant. Nous saurons dans quelques jours si son message a été entendu

 

Noam Shalit  est allé hier au palais de l’ONU à Genève afin d’y faire entendre sa voix. Un seul père face à une commission chargée d’enquêter sur les « crimes de guerre » commis par Israël à Gaza. 

 

 

Sur place, plusieurs Israéliens, de simples citoyens aussi bien que des responsables de l’Etat, tous victimes du terrorisme du Hamas, se  sont présentés  au « Palais des Nations » de l’ONU, à Genève, pour tenter de sortir le système juridique international de l’aveuglement. Pour eux in ne faut pas céder face à la cécité, à l’hypocrisie et à l’unilatéralisme de l’ONU

 

L’un après l’autre, ils se  sont présentés devant les quatre membres de cette commission mise en place par l’ONU pour enquêter sur l’opération « plomb durci ». Le médecin Michaela Sidérère  est revenu sur cette journée noire, il y a un an, où un missile Grad a explosé dans son cabinet médical à Ashkelon. Les représentants des habitants de Sdérot et d’Ashkelon dont les maires Beni Vaknin et Eli Moyal, ont relaté la souffrance des populations du sud d’Israël qui vivent depuis des années sous la terreur des roquettes tirées à partir de la bande de Gaza. Le terrorisme des roquettes n’a jamais préoccupé l’ONU.

 

 

 

Mais le témoignage le plus poignant et douloureux était  celui de Noam Shalit. L’histoire du jeune franco-israélien captif, enfermé depuis trois ans dans une cellule obscure à Gaza, a raisonné sur les murs du luxueux palais suisse lorsque,  son père a  prononcé son discours « J’accuse ». Noam Shalit a exigé  de la commission onusienne de reconnaître l’enlèvement de son fils comme un crime de guerre.( voir au dessous) .

 

Cette commission d’enquête a été nommée en avril 2009  par le président de la commission de l’ONU pour les droits de l’homme. Son mandat est problématique par définition : ses quatre membres ont été mandatés pour examiner « toutes les violations des droits de l’homme et des lois humanitaires internationales commises dans le cadre des opérations militaires à Gaza » - à savoir, uniquement durant l’opération « plomb durci ». La commission n’a pas été mandatée pour enquêter sur les tirs de missiles et de roquettes qui avaient poussé Israël à lancer cette opération au départ.

 

Ftouh Souhail

 

Ce matin, Nous avons  reçus ce témoignage émouvant  de Noam, le père de Guilad. Il lutte contre l´oubli, contre le renoncement, Il lutte chaque instant de sa vie pour que Guilad revienne à la maison et qu´il puisse enfin serrer son fils dans ses bras.

 

 


Témoignage DEVANT L’ONU de Noam Shalit, père du  JEUNE israélien kidnappé, Guilad Shalit

 

Je m’appelle Noam Shalit. Je suis le père de Guilad Shalit, le soldat israélien kidnappé.

 

Honorables Membres de la Mission,

 

Je vous remercie de me donner l’opportunité de m’adresser à vous aujourd’hui. Je vous remercie également de m’autoriser à témoigner publiquement. Je sais que cette Mission est déterminée à donner aux victimes du récent conflit de Gaza une occasion de faire entendre leur voix. Aussi, avec votre aimable permission, j’aimerais profiter de ce forum distingué – les Nations Unies – pour m’adresser à vous, tout d’abord, puis, pour m’adresser au peuple de Gaza et, en particulier, à ceux qui détiennent mon fils, Guilad.


Honorables Membres de la Mission,

 

Il y a quelques semaines, vous étiez à Gaza. Vous avez rencontré les membres de la hiérarchie du Hamas. Selon l’agence de presse Ma’an, M. Ismail Haniyyeh a souhaité la bienvenue à votre Mission et déploré ce qu’il a estimé être les graves violations israéliennes du droit international. La même agence de presse a rapporté que la Mission avait remercié M. Haniyyeh pour sa coopération visant à faciliter son travail.

Messieurs et Mesdames, si cette coopération est vraiment sincère, la hiérarchie même du Hamas, devrait accepter vos conclusions éventuelles, quelles qu’elles puissent être.

Je ne doute pas le moins du monde qu’après avoir lu mon mémoire écrit, vous conclurez que l’enlèvement violent de mon fils et son maintien permanent en détention, utilisé comme moyen de chantage, est également une violation du droit international. Quand vous aurez entendu les enregistrements audio de la voix de mon fils, diffusés lors du premier anniversaire de sa capture, vous serez choqués par le cynisme insensible de ses ravisseurs et par le chagrin que ses mots ont causé à ma famille et à moi-même. Ce sont des propos qu’il a dû lire sous la contrainte. Vous constaterez aussi, sans aucun doute, que le refus de lui permettre d’avoir recours à la Croix-Rouge, s’il ne constitue pas un crime de guerre, est au moins un acte d’une grande inhumanité et une circonstance aggravante.

 

Membres de la Mission, la Convention même de Genève, de 1949, à laquelle cette Mission se référera pour juger de la légalité de l’attaque israélienne contre Gaza, interdit d’exiger une rançon pour un individu, qu’il s’agisse d’un soldat ou de qui que ce soit d’autre. Le Statut de Romelui-même, [qui définit les règles de fonctionnement] de la Cour Pénale Internationale que l’Autorité Palestinienne tente de convaincre de condamner la hiérarchie israélienne, condamne les dirigeants du Hamas pour rien moins que le crime de prise d’otages – soldats ou autres. Le Tribunal de La Haye devant lequel l’Autorité Palestinienne poursuit M. Olmert peut également enquêter sur M. Masha’al, qui a la nationalité jordanienne et relève donc, sans conteste, de la compétence de cette juridiction.

Mais quel est le but de cette honorable Mission ? Est-ce réellement de poser les bases de futures poursuites pénales ? Ou est-ce, peut-être, de parvenir à une réconciliation ? Sachez que le cœur et l’esprit du peuple israélien sont avec mon fils chaque jour. Sa libération, qu’il est en votre pouvoir de favoriser, contribuera à une telle réconciliation.


Et maintenant, avec votre permission, je voudrais m’adresser aux victimes palestiniennes de l’Opération "Plomb Fondu".

 

Peuple de Gaza, je ne me présente pas devant cette Mission en tant que représentant de l’Etat d’Israël. Je ne viens ni condamner, ni justifier les récentes opérations israéliennes de Gaza. Je ne suis pas politicien ni ne m’occupe de politique. Je suis un civil, père de trois enfants.

 

J’ai vu mon fils pour la dernière fois le mercredi 21 juin 2006, quand il est retourné au service militaire que son pays lui impose d’accomplir conformément à la loi. Quelques jours plus tard, sa patrouille a été annihilée par des Palestiniens en armes, deux de ses camarades soldats ont été tués sous ses yeux et il a été enlevé. Il avait dix-neuf ans à l’époque. C’est un garçon timide, au sourire anxieux et doué pour l’étude. Comme beaucoup de jeunes de son âge, tout ce qui lui tenait à cœur, c’étaient les études et le sport. D’après tous ceux qui le connaissent, il est délicat et sensible à la douleur des autres – un trait de caractère dont il a fait preuve dès son jeune âge. A 11 ans, son maître lui a demandé d’écrire un conte. Ses dessins et son récit sont maintenant publiés. Je remets à la Mission un exemplaire de ce livre. Vous pouvez le lire si vous le voulez. C’est l’histoire d’un requin et d’un poisson qui, contre toute attente, deviennent amis. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Qu’il suffise d’affirmer que la volonté de paix et de sécurité peut l’emporter sur la peur et la méfiance.

Peuple de Gaza, ne fermez pas les yeux sur les circonstances du service militaire de mon fils, ni sur celles de sa capture. Il n’attaquait pas votre territoire. Il n’était même pas sur votre territoire. Il opérait à l’intérieur du territoire souverain de l’Etat d’Israël, pour protéger l’intégrité de qui était censé être une frontière de paix après un retrait israélien complet.

Vos dirigeants disent que Guilad est un prisonnier de guerre. Je dis que c’est un séquestré. La différence est dans l’interprétation de la loi. Et à supposer même que vos dirigeants détiennent mon fils en tant que prisonnier de guerre, pourquoi ne lui accordent-ils pas les privilèges afférents à ce statut ? Guilad n’a aucun contact avec le monde extérieur. Vos dirigeants lui refusent l’accès au Comité International de la Croix-Rouge, l’organisme même qui rend régulièrement visite aux gens de votre peuple, détenus dans les prisons israéliennes. Cette Croix-Rouge qui proteste contre les violations de leurs droits par le Gouvernement israélien.

 

Peuple de Gaza, vos dirigeants luttent pour le retour de captivité de vos fils et filles. C’est un désir compréhensible. Vous pouvez être d’accord avec cette démarche. Beaucoup d’entre vous, cependant, devrez réaliser que le sort d’une population carcérale tout entière ne peut dépendre de la prise en otage d’un jeune homme.

 

Vos dirigeants ont commis un crime à l’égard de mon fils. Ils le tiennent en otage et, du même coup, ils vous tiennent tous en otage. Depuis trois ans maintenant, vous avez été pris en otages par les exigences inflexibles de vos dirigeants et leur refus d'un compromis. Ils émettent des exigences, dont je crains que le gouvernement israélien ne puisse jamais les accepter. Le sort de mon fils est le moyen par lequel vos dirigeants détournent votre attention de la destruction qu’ils ont amenée sur vous. Est-ce humain ? Sont-ce des actes dignes d’un régime honorable ?

 

Peuple de Gaza, vous ne devez pas ignorer les causes originelles de notre souffrance mutuelle. Vous savez que l’injustice infligée à mon fils a été l’élément déclencheur de la guerre. Vous savez aussi que la libération de mon fils est la clé de la paix et de la cessation du blocus commercial imposé par Israël. Un petit geste et un petit effort de chacune des parties peut soulager la misère de beaucoup.

 

Le Président français, [Nicolas] Sarkozy, a dit récemment au Premier ministre [Benyamin] Netanyahu que vos dirigeants ne libéreraient pas Guilad tant qu’Israël ne libérerait pas des prisonniers. Je ne suis pas en charge des négociations sur la libération des prisonniers. On ne me consulte pas sur leur nombre et je n’ai pas mon mot à dire dans le déroulement de la négociation. Comme beaucoup d’entre vous, la seule chose qui m’importe est que celui que j’aime revienne à la maison. Est-ce que ceux d’entre vous qui attendent le retour de leurs proches se soucient de politique ? Vous préoccupez-vous de la posture de vos dirigeants ? Ou voudriez-vous, comme moi, que cette guerre et ce qui l’a causée ne se soient jamais produits ?

Mais si un échange de prisonniers doit être la voie que nous sommes forcés d’adopter, faisons en sorte que les négociations l’emportent sur les exigences excessives. Ne permettons pas que l’impasse dans les négociations l’emporte sur la volonté du peuple. Ne laissons pas l’entêtement triompher de la compassion.

Peuple de Gaza, comme beaucoup d’entre vous, ma famille et moi souffrons des conséquences des décisions et des échecs d’autres que nous. Comme beaucoup d’entre vous, ma famille et moi avons été pris dans un enchaînement de violences. Comme beaucoup d’entre vous, je paie un lourd tribut quotidien. Je sais que vous manquez de nourriture. Certains de vos êtres chers, femmes et enfants, jeunes et innocents, ont été tués. Je comprends votre détresse et sympathise avec votre chagrin. J’ai visité vos blessés de Beit Hanoun et j’ai été le témoin direct de l’inutile souffrance et de l’indicible cruauté de la guerre. Mais malgré cela, je ne compare pas la souffrance. En tant que parent s’adressant à de nombreux parents, je vous demande de comprendre l’angoisse de ma famille. A mesure que les jours passent, nous commençons à désespérer. Nous désespérons de voir arriver le jour où nous reverrons notre fils. Je ne sais ni où il est détenu, ni s’il est correctement nourri. J’ignore s’il est blessé, ou même s’il est vivant.


Et finalement, [je m’adresse] aux gens qui détiennent mon fils : je vous exhorte à libérer mon fils. Vous avez la possibilité de faire preuve de générosité. Faites-le pour la respectabilité que vous voulez vous voir accorder par la communauté internationale. Faites-le parce que vous vous considérez comme des hommes d’Etat, agissant dans un but humanitaire. Faites-le pour le respect que vous affirmez montrer à cette Mission. Faites-le non pas pour un gain, mais, je vous en prie, parce que c’est la chose juste et bonne à faire. Mais, par dessus tout, faites-le pour la paix et le bien de votre peuple.

 

Noam Shalit

 
 

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Dans une lettre qu’il a fait parvenir au Roi du Maroc, Mohammed VI, il écrit : « J’espère que le Maroc va jouer un rôle important dans le rapprochement entre le monde arabe et Israël, tout en sachant que cela entraînera une paix stable et une solution au conflit au Moyen-Orient ».

 

Obama a souligné dans sa lettre que les pays arabes devaient s’engager dans le processus de paix et faire un pas vers Israël, afin de mettre un terme à son isolement.

 

Notons que la missive du président Obama arrive au moment où le Maroc est considéré par Washington comme le meilleur ami d’Israel au Maghreb. Il  continué a développer des liens très solides avec l’Etat hébreu même si le Royaume chérifien n’a préféré faire profil bat  en évitant une relation officielle et officieuse avec Israël.

 

Malgré la fermeture, en octobre 2000, du bureau de liaison d’Israël à Rabat, les contacts entre les deux pays n’ont pas cessés. En 2003,  Sylvane Shalom, le chef de la diplomatie israélienne était Maroc. En décembre dernier, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Aharon Abramovitz, s'est rendu au Royaume.

 

Une chose rarissime ; il y’a quelques mois Rabat a opté pour  des achats militaires auprès des israéliens ! Le sujet est tellement sensible que les deux pays gardent leurs coopérations comme quasi-secrets d’Etat.

 

Que des achats militaires du Maroc aient quelque chose à voir directement avec Israël était quelque chose impensable il y’a quelques temps. Israel  Military  Industries a conclu un accord très juteux portant sur la fourniture de certains équipements et composants électroniques des avions F-16, des appareils déjà commandés par le Maroc. Le contrat est évalué à 100 millions de dollars et porte sur la fourniture de matériel de navigation, de transmission et des réservoirs de kérosène permettant à ces appareils de se ravitailler en vol.

 

Israël est le 5ème exportateur d’armements dans le monde, mais c’est la première fois qu’il contribue à des contrats de fabrication et de vente d’armes à un pays arabe.  Les responsables marocains sont, en effet, impressionnés par la technologie et le matériel des équipementiers israéliens. Le Maroc, en conflit avec l’Algérie sur le Sahara Occidental,  cherche à se doter du matériel sophistiqué pour pousser la menace algérienne. Israel semble être un choix judicieux pour renverser l’équilibre stratégique au Maghreb.

 

Israël est le 5ème exportateur d’armements dans le monde. Mais en tous cas  c’est la première fois qu’il contribue à des contrats de fabrication et de vente d’armes à un pays arabe.

 

Etonnant non ? Le Maroc et Israël ont réaffirmé dans le cadre des rapports EUROMED leur volonté d’entamer des négociations sur le libre-échange. Le futur des rapports d’Israël avec le Royaume chérifien ont de bons jours  devant eux. Le Commissaire Européen au Commerce, Peter Mandelson,  a constaté  à Lisbonne, lors de la 6ème conférence de l’Euromed , que Rabat et Jérusalem ont pour objectif commun  de créer une zone de libre-échange en 2010.

 

Les  deux capitales  estiment que les programmes de coopération sur le développement  sont des instrumentaux  qui  créent une atmosphère de confiance, de respect mutuel et de tolérance ce qui participe à la consolidation du processus  de paix.

 

Lors du Forum économique mondial en Jordanie, en Mai 2009, des  hommes d’affaires marocains et israéliens ont discuté  largement sur les moyens à mettre en place pour  favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays. Le président Shimon Pérès, qui a participé à la conférence annuelle du Forum économique mondial a réuni autour de lui des hommes d’affaires de l’ensemble du monde musulman, dont de nombreux jeunes venant du  Maroc qui ont tenu à entendre le discours du président israélien. La sixième édition du Forum économique mondial du Proche Orient se tiendra au Maroc en mai 2010. Il sera une autre occasion pour renforcer les liens entre les deux pays amis.

 

Avec bonheur, 2008 aura vu aussi Israël présente par sa participation à la Conférence régionale de coopération douanière internationale à Tanger (Maroc) pour favoriser les échanges commerciaux et lutter contre les trafics du crime organisé (alcool, cigarettes, stupéfiants et contrefaçons) grâce à des accords bilatéraux et d’assistance mutuelle entre l’Union Européenne et les pays du pourtour méditerranéen.

 

Le Maroc commence  vraiment à intéresser fortement les entreprises israéliennes, et on constate une augmentation de 23,5% des exportations. 46 firmes israéliennes exportent actuellement au Maroc pour un total de 6 millions de dollars. Le  dernier rapport de l’Institut israélien des exportations prévoit une progression du commerce entre Israël et le Maroc.

 

La communauté juive marocaine joue un rôle important pour  renforcer les liens entre les deux pays. Leur attachement au Maroc demeure certain comme en témoignent leurs fréquents retours mais leur contribution à l’essor économique et culturel du Maroc.


Aujourd’hui, dans le cadre de son programme FINCOME (Forum International des Compétences Marocaines à l’étranger), le gouvernement  de Rabat entend bien inciter les expatriés juifs à revenir au Maroc pour s’y installer et faire du business et participer à la construction de pôles d’excellence dans différents secteurs comme l’Offshoring, le textile, l’électronique, l’aéronautique, l’automobile, les biotechnologies ou les nanotechnologies

Le ministre israélien du Développement régional, Sylvain Shalom, qui a de bonnes relations avec Rabat, entend renforcer la coopération et les exportations directes d'Israël vers le Royaume (1).

Tous les experts  prévoient la réactivation de relations bilatérales avec Israël où l’on compte plus de 600.000 ressortissants d’origine marocaine. Plusieurs produits du textile, de l’agriculture, et de l’énergie solaire provenant d’Israël, ou d’unités locales qui représentent des entreprises israéliennes  travaillent aujourd’hui dans le pays. C’est le cas notamment de la société Chromagen, multinationale israélienne installée dans plusieurs pays dans le monde, qui fabrique des chauffe-eau à gaz et divers produits de l’énergie solaire. Cette entreprise, prospère en Europe, notamment en France, dispose d’un représentant au Maroc, installé à Casablanca.

Le célèbre marché casablancais où se vendent des produits de toutes sortes, s’étalent plusieurs articles d’habillement, d’électroménager, et de nouvelles technologies de l’information, qui portent l’étiquette Made In Israel. Le rapport de l’IEICI (Israel Export and International Cooperation Institute) va jusqu’à classer le Maroc en quatrième position arabe après certains pays frontaliers avec l’Etat hébreu. Il s’agit de la Jordanie, qui arrive en première place avec un volume global de 58,3 millions de dollars ; de l’Egypte, deuxième avec 34 millions de dollars et enfin du Liban, troisième avec un volume d’échanges de 19,5 millions de dollars.

Seulement, selon le rapport, le Maroc n’est pas le seul pays du monde arabe non frontalier avec Israël qui entretient des relations économiques avec ce pays. Mais il est certainement le meilleur ami d’Israel au Maghreb. Une raison pour laquelle Obama a  choisi le Maroc pour «  jouer un rôle important dans le rapprochement entre le monde arabe et Israël » selon la lettre qu’il a fait parvenir, il a une semaine,   au roi du Maroc, Mohammed VI.

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

(1) La présence de M.Sylvain Shalom,  au poste  du ministre du Développement régional, dans le gouvernement Netannyahou est très avantageuse pour le Maroc et  la réactivation des relations bilatérales avec Israël. Le ministre israélien est un habitué  de la famille royale.  Lorsqu’il fut à la tête de la diplomatie de l’Etat hébreu, Sylvain Shalom, et son homologue marocain, Mohamed Benaissa, auraient convenu, lors de leur entretien, le 21 septembre 2003 et  en novembre 2005 à New York, en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU

 
 

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Mickael Oren, l’ambassadeur israélien aux USA (en photo), dans le cadre de sa première élocution publique lors du Congrès annuel Aspen qui s’est tenu ce week-end dans le Colorado a déclaré  qu’"une bombe atomique iranienne rayerait Israël de la carte"

 


« Les Iraniens pourraient accomplir en quelques secondes ce qu’ils nient qu’Hitler a accompli, en tuant six millions de Juifs », a déclaré l'ambassadeur. Oren a souligné qu’il était très important que le monde garde un œil sur ce qui se passe en Iran, se référant aux émeutes post-électorales qui ébranlent le pays et à la possibilité que le changement politique puisse donner naissance à un régime plus modéré et plus conciliant. Mais il a prévenu: « Tout le monde attend de voir l’issue de cette situation, mais pendant que nous attendons, l’horloge nucléaire tourne ».

 

L'ambassadeur a fait remarquer qu'il y avait cependant une lueur d'espoir face aux récents événements en Iran, en ce sens que « les événements ont dévoilé au monde entier et à toute personne qui doutait encore, la vraie nature de ce régime qui, a t-il poursuivi, n'aurait pas de scrupules à tuer son propre peuple, à plus forte raison des Juifs et des sunnites».

De même qu’Hitler a terminé son aventure macabre sous les décombres, il est fort probable qu’un sort similaire sera réservé à la sournoiserie islamiste radicalisée par la même idéologie d’extermination des juifs.

Espérons toutefois que l’histoire n’aura pas à se répéter quant aux désastres que la précédente folie meurtrière a engendrés. Pour cela, il ne faut pas commettre les mêmes erreurs. L’une d’entre elles était la lâcheté de ceux qui considéraient que seuls les juifs en pâtiraient. Cette même lâcheté renaît de ses cendres et doit être dénoncée et combattue.

 

Ftouh Souhail

 
 

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Une vingtaine en totale de Français présumés islamistes ont été expulsés d'Egypte depuis une semaine. Ces extrémistes, qui avaient été arrêtés lors de l'enquête sur l'attentat au Caire en février dernier et  qui a coûté la vie à une jeune française, ont été expulsés vers la France. 



Aucune charge n'a été retenue contre eux mais ils sont considérés comme des extrémistes religieux indésirables en Egypte. Le consulat de France a  essayé de minimiser le fait en  indiquant "qu'un certain nombre de Français ont été arrêtés parmi d'autres étrangers" et "qu'ils ont été invités à quitter l'Egypte à leurs frais et sans poursuite judiciaire".



La cellule se faisait appeler "Armée islamique de Palestine" et était en possession d'armes et d'explosifs au moment des arrestations. Elle était dirigée par deux Egyptiens vivant en Belgique et en France et recrutait des militants venus en Egypte sous couvert d'y étudier.

Certains membres de la cellule s'étaient rendus dans la bande de Gaza pour y recevoir un entraînement militaire  en empruntant les tunnels de contrebande creusés entre l'Egypte et le territoire palestinien.

L’expulsion d’une vingtaine de musulmans extrémistes français  intervient après une longue période de violences islamistes qui ont culminé avec le massacre d'une soixantaine de touristes à Louxor, en 1997, une nouvelle vague d'attentats terroristes qui s'est produite entre 2004 et 2006, portant de sérieux coups à l'industrie touristique. Trois autres attaques meurtrières, faisant au total 120 morts, avaient eu lieu dans les cités balnéaires de Taba, Charm el Cheikh et Dahab, et un attentat, également au Khan el-Khalili.

L’expulsion de ces intégristes rappelle que la France est devenue  une terre d’Asile pour les «prêcheurs de haine» qui violent la loi non pas en s'adonnant personnellement à la violence, mais en prônant des croyances qui incitent d'autres à commettre des actes de terrorisme.

La synagogue de Djerba (Tunisie) était, elle même, l’objet  d’un attentat qui a fait 21 victimes, le 11 avril 2002. Khalid Cheikh Mohammed, cerveau des attaques du 11-Septembre détenu à Guantanamo, est soupçonné d'avoir financé l'opération kamikaze, effectuée par un islamiste français de la banlieue lyonnaise. 

 


Le Cram (Conseil représentatif des associations maghrébines) qui aurait écrit un jour  «il faut des Maghrébins au gouvernement» aurait du travailler d’abord  sérieusement pour empêcher que des  français islamistes viennent jusqu’ en Egypte ou ailleurs  pour commettre des attentats contre des touristes occidentaux.


L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), branche française informelle des Frères musulmans égyptiens , est aussi responsable de cette nouvelle donnée faisant de la France un pays expéditeur de  pires éléments  terroristes .

 


Ftouh Souhail

 
 

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Maître de conférences à l’Université hébraïque de Jérusalem, le rabbin Dov Maimon a cofondé plusieurs organisations actives dans le dialogue judéo musulman au Proche-Orient. Il était au Sénégal ces derniers jours pour participer à une rencontre sur le dialogue interreligieux, organisé par la fondation Konrad Adenauer. Considéré comme un grand connaisseur du monde musulman pour avoir soutenu une thèse en études théologiques sur les confluences entre mystique juive et mystique musulmane dans l’Égypte du XIIIe siècle, le rabbin appelle à un dialogue interreligieux entre ces deux religions pour mieux transcender les problèmes. L'interview ci-dessous est reprise en intégralité du site lesoleil.sn

 

Vous avez écrit une thèse consacrée aux confluences entre mystique juive et mystique musulmane dans l’Égypte du XIIIe siècle. Y a-t-il des plages de convergences entre ces deux religions sur le plan mystique ?

 

 

Il y a plus que des plages de convergences. La première chose en mystique, c’est que la théologie chrétienne appelle la « via négativa ». D’abord arrêter de faire le mal. Il y a ensuite « via illuminativa », c’est-à-dire l’illumination. Le via négativa, c’est la même chose en Judaïsme, en christianisme ou en islam. C’est ne pas faire de mal au gens. C’est la même chose dans toutes les religions. La deuxième chose en mystique, c’est comment faire pour arriver à l’illumination. Pour y arriver, il y a des exercices spirituels comme le jeûne, la méditation, chanter. Dans toutes les traditions, chacune a son langage, mais on fait la même chose. On a eu des rabbins qui sont allés étudier chez des Cheikh et vice-versa. On a besoin d’un guide spirituel pour avancer. Le fondateur du soufisme disait que sans guide, un voyage de deux jours peut vous prendre 10 ans. Dans ce travail d’illumination, on doit le faire avec la raison. La troisième étape, c’est ce qu’on appelle la via untativa ; on arrive à l’union avec Dieu, ce n’est pas la même chose dans chaque religion. Par contre, il y a des différences. Il y a différentes formes d’union avec Dieu. Une union avec Dieu comme une goutte d’eau qui tombe à la mer, et là, il n’y a pas de retour. Il y a d’autres façons comme de l’encre sur un parchemin, et aussi comme si vous êtes gravé sur du marbre. Dans le christianisme et dans certaines formes de soufisme, on a cette forme d’union de goutte d’eau qui tombe à la mer mystique. Mais elle pose problème dans l’islam. Dans le Judaïsme, il y a ce qu’on appelle l’adhésion à Dieu, c’est comme si c’est gravé sur du marbre.

 

La mystique est un chemin pour arriver à s’attacher à Dieu, en situation d’union mystique avec Dieu. C’est comme dans une montagne avec trois chemins. Il y a ceux qui choisissent le chemin de Moïse, de Jésus, ou de Mahomet, et d’autres celui des religions traditionnelles. On ne peut pas dire quel est le meilleur chemin. Je dirais que le meilleur chemin, c’est le mien, d’autres diront non, c’est le notre. Chacun doit aller dans sa propre identité, mais aussi s’ouvrir comme disait Senghor : l’enracinement et l’ouverture. Quand on est vraiment sûr de ce qu’on est, on n’a plus de crise d’identité, on n’a pas peur de l’autre. Depuis ma venue au Sénégal, j’ai rencontré beaucoup de chefs religieux, des membres de la famille layène, de Seydou Nourou Tall. Des gens qui sont beaucoup plus spirituels que beaucoup de Juifs. Je suis venu pour apprendre. Apprendre comment les gens des différentes religions vivent au Sénégal en harmonie et réussissent à coexister.

 

 

Dans la perception d’une partie de l’opinion musulmane, on parle souvent de coalition judéo-chrétienne contre l’Islam. N’y a-t-il pas là des blocages pour un dialogue entre Juifs et musulmans ?

 

 

Le judaïsme n’est pas une religion du monde occidental. C’est une religion sémitique, qui vient du Moyen-Orient. La majeure partie des Israéliens ne vient pas d’Europe, ils viennent du Moyen-Orient. 70% des Juifs qui habitent Israël ont des grands parents qui viennent des pays arabes. Au IXe siècle, 90 % des Juifs vivaient sous l’empire musulman. On a une rencontre avec l’Islam qui est très proche. Dans les livres de Moïse Maimonide, qui est le plus grand codificateur de la religion juive, il y a une grande influence musulmane. L’Islam est trop présent chez nous. La rencontre entre le Judaïsme et l’Islam ne s’est jamais arrêtée depuis le début de l’Islam. Le dialogue n’a jamais été interrompu. L’Islam est une religion qui a influencé le judaïsme énormément, au niveau de la langue, de la grammaire, de la poésie et même de la mystique. Avant, c’était le Judaïsme qui a influencé l’Islam. Il y a ce qu’on appelle les Israélites, c’est-à-dire des passages de hadiths qui sont rapportés par des Juifs convertis à l’Islam.

 

 

Est-ce que le dialogue continue toujours ?

 

Ce dialogue existe toujours. Mais, aujourd’hui, avec l’islam intégriste, c’est la confrontation. Nos rapports avec l’Islam ne sont pas univoques. L’intégrisme vient d’une révolte contre la modernité, de se cerner sur soi-même, être dans une ghettoïsation et refuser de s’ouvrir aux autres. Ce qui n’est pas une tradition musulmane.

 

 

Ce qui a exacerbé la relation entre les Juifs et les Musulmans, c’est surtout le conflit israélo-palestinien. Les positions de part et d’autre facilitent-elles le dialogue ?

 

 

Le conflit est d’abord territorial et politique. Religieux aussi. Si la religion est une partie du problème, elle doit en être une partie de la solution. Les religions sont des identités meurtrières pour rependre Amin Malouf. En général, les religions exacerbent les conflits. Le pari qu’on fait pour cette rencontre de Dakar, qui s’inscrit dans un courant beaucoup plus large, d’une vision de la postmodernité, c’est de se demander si la religion peut être une force de réconciliation. Est-ce que les leaders religieux peuvent s’engager d’une manière plus intelligente à œuvrer, à réconcilier des gens qui sont en conflits pour des raisons politiques ou territoriales. J’ai fait des rencontres intéressantes avec la famille de Seydou Nourou Tall, avec des chefs religieux à Cambérène. La religion est censée rapprocher les gens, rendre un monde meilleur. Or, aujourd’hui, la religion sépare les hommes et les amène à un conflit. C’est un scandale théologique. On a raté le coche. Les religieux ne font pas leur travail. C’est pourquoi je suis venu rencontrer des leaders religieux sénégalais, pour leur dire que nous avons tous un problème. C’est-à-dire comment réussir à ce que les religions remplissent les fonctions pour lesquelles Dieu les a créées. Dieu n’a pas révélé les religions pour dire aux gens tapez-vous. Dieu a un prophète Abraham qui a deux fils. Isaac a donné le monde juif et Ismaël le monde musulman. Dieu ne serait pas content de voir ses fils se bagarrer. On doit repenser la religion. La seule façon de le faire, c’est par des rencontres de leaders religieux. Chacun dans sa communauté essaie de développer la théologie du pluralisme. Etre profondément ancré dans sa foi et accepter l’autre dans sa différence. Je suis venu au Sénégal pour apprendre comment faire cela. Dans ce pays, vous arrivez à vivre bien avec différentes religions. C’est quelque chose qu’on aimerait bien apprendre du Sénégal. Faire un partage d’expérience. En Algérie, il y a une ville qui s’appelle Bône. En 1934, il y avait des pogroms à Constantine. On a tué des dizaines de Juifs là-bas. Dans la ville proche de Bône, il n’y a pas eu une seule violence contre les Juifs. A Bône, il y avait un grand rabbin, qui est parti voir son ami, l’imam de la ville. Durant toute la journée, ils se sont baladés dans la ville, bras dessus, ont serré des mains dans les magasins juifs et musulmans. Ils ont donné des exemples vivants sur comment empêcher la violence. Il faut arrêter des discours de négations dans les mosquées ou synagogues.

 

Que-ce qui, selon vous, constitue les blocages pour que ce dialogue existe ?

 

 

Le premier blocage est d’ordre théologique très fort. C’est-à-dire que moi, si je suis dans la vérité, cela veut dire que l’autre est dans le mensonge. C’est un modèle de pensée binaire, exclusif. Un modèle où les gens disent qu’il y a une seule vérité. Certains disent que si l’Islam a raison, le Judaïsme a tord ou vice versa. J’ai rencontré ici des gens qui ont dit non. Si l’Islam a raison, les autres n’ont aussi pas tord. Les Chrétiens ont réussi ce chemin, en 1964, avec le concile du Vatican II. Saint Augustin disait que « hors de l’Eglise, point de salut ». Après ils ont dit non, il y avait d’autres chemins. Je propose un nouveau modèle basé sur un concept qui remplace celui de vérité exclusive. Le concept nouveau que je propose, c’est celui du paternalisme mutuel. Chacun peut croire que son chemin est le meilleur, tout en respectant les autres. Cela mettra des années à s’imposer. Cela a déjà commencé. C’est la première fois qu’un rabbin arrive au Sénégal pour participer à un dialogue interreligieux. Je connais l’Islam du Moyen-Orient, pas celui du Sénégal qui est très porteur d’espoir et qui pourrait nous permettre d’arriver à cette théologie du pluralisme.

 

Propos Recueillis par Oumar NDIAYE

 
 

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Ce 4 juillet 2009, un signe  fort  d’une une  nouvelle guerre froide s’est manifesté au Proche Orient. Un sous-marin israélien a transité par le canal de Suez pour participer à des manoeuvres navales en mer Rouge, ont indiqué ce  samedi des responsables de la Défense israélienne.

 
Cette annonce ressemble fort à un double avertissement en direction de l'Iran. D'une part, l'Etat hébreu et l'Egypte coopèrent à tous les niveaux. D'autre part, un sous-marin israélien est capable d'atteindre le golfe Persique en quelques jours et n'est nullement obligé de contourner l'Afrique, ce qui prendrait des semaines.

Israël dispose en effet d'au moins trois sous-marins capables de transporter des têtes nucléaires. D'après le quotidien "Jerusalem Post", c'est la première fois depuis 2005 que des navires israéliens empruntent le canal de Suez, qui relie la Méditerranée à la mer Rouge.

 

La marine israélienne a envoyé ce sous-marin classe Dolphin, à travers le Canal de Suez, pour effectuer des manœuvres navales au large de la côte d'Eilat en Mer Rouge. Cette manœuvre ressemble à un scénario d’une guerre froide, envoyant le message que le  problème de l'Iran dépasse les frontières d'Israël et constitue une menace pour la paix du Proche Orient et du reste du monde.

 

Le passage d’un sous-marin israélien  au canal de Suez confirme  aussi que la coopération entre  l'Etat hébreu et l'Egypte avance rapidement face à la menace commune que constitue Téhéran .On rappelle ici  la réaction violente du  ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit qui s’est lancé,  le 14 décembre 2008, dans une charge contre l’Iran, jugeant que la République islamique cherchait à dominer le Moyen-Orient, quitte à instrumentaliser en permanence «  la cause palestinienne ».

 
Les Pays arabes sunnites ; L'Egypte, la Jordanie, l'Arabie et le Koweït pour l'essentiel sont inquiets devant la montée en puissance de l'Iran, aussi bien nucléaires et militaires qu'idéologique, à travers l'expansion de la "shiah". Ils cherchent un protecteur.
 

 
L’hégémonie iranienne au Moyen Orient a installé la crainte des grandes capitales arabes. Mené par Khamenei, les "durs" du régime préconisent depuis longtemps l'arrogance et le mépris vis-à-vis des arabes, et l'incitation au génocide d'Israël. 

 

Le 23 mars dernier  la Ligue arabe a lancé un avertissement  en direction de  l'Iran  et contre l'atteinte à la souveraineté ou l'indépendance de n'importe quelle nation arabe. Le vice secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Bin Hali, a en effet accusé Téhéran d'énoncer des déclarations provocatrices à l'encontre d'Etats arabes.

 

La question de la nucléarisation de l’Iran inquiète la majorité  des pays arabes. Aujourd’hui donc on assiste à une véritable  guerre froide, une nouvelle division idéologique qui  divise désormais la région. Une confrontation de plus en plus hostile entre deux blocs se clarifie ; Le bloc révolutionnaire et ses alliés : L'Iran est tête de file de la Syrie et Le bloc des pays modérés : l’Egypte mène le jeu avec l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Liban, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc et  la plupart des Etats de langue arabe, avec le Fatah.

 

Les Déclarations de hauts responsables iraniens revendiquant certaines régions du Golfe  ont exacerbé le conflit entre axe iranien et axe égypto saoudien. Dans un discours du 10 février dernier  , prononcé à Mashhad à l´occasion du 30ème anniversaire de la Révolution islamique, Ali Akbar Nateq-Nouri, conseiller du Guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré : "A l´époque de l´incompétent [Shah] Reza Pahlavi, l´une de nos provinces nous a été confisquée : celle que l´on appelle aujourd´hui "Bahreïn" (...) Bahreïn était alors la 14ème province [de l´Iran] et avait même son propre représentant au Majlis (...)" (Khorasan, Iran, 11 février 2009)

 

L´Iran et les Etats du Golfe se disputent en outre la souveraineté sur les trois îles de la Grande Tunb, la Petite Tunb et Abu Moussa. L’Iran cherche aussi à déstabiliser l’Egypte, le noyau dur de l’axe anti-iranien. Le 8 Avril dernier, le Caire a annoncé  l’arrestation de 49 personnes accusées d’être affiliées au Hezbollah. Financé par Téhéran,  ils ont  planifié des attaques sur le sol égyptien.

 

Il y’a surtout la Crainte commune des pays arabes et d'Israël, de la menace nucléaire iranienne, qui constituait pour les parties l'opportunité de créer un front commun contre Téhéran. Des discussions directes entre elle-même et plusieurs dirigeants de pays arabes  sont encouragés en faveur d'une intervention "la plus forte" contre l'Iran (déclaration  de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, le 23 avril 2009 devant les membres du Congrès). La secrétaire d'Etat a assuré que ces pays ne pouvaient rester indifférents face au danger iranien.

 

Les craintes qu´éveillent les missiles iraniens demeurent  intacts, notamment dans les pays arabes. La possibilité offerte par l’Egypte aux sous-marins israéliens et les facilités de passage à  la force navale  de Tsahal d'atteindre le golfe Persique en quelques jours peut  rassurer  les pays arabes impuissants devant  la menace perse.

 

Le 14 mai dernier, le Premier ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu, en rendant visite au roi Abdallah de Jordanie, a abordé longuement le dossier nucléaire iranien lors de cet entretien à Akaba sur la mer Rouge. Il a considéré que  la question iranienne comme plus urgente que celle d'une paix hypothétique avec les Palestiniens. « Israël et les pays arabes partagent la même préoccupation face aux ambitions nucléaires de l'Iran, » a-t-il dit à la première chaîne israélienne, parlant d'un "nouveau phénomène" qui pourrait déboucher sur une "coopération sans précédent".

 

La Ligue Arabe, à majorité sunnite,  peut encourager d’éventuelles frappes préventives contre le nucléaire offensif des chiites iraniens. Lorsque Israël entreprendra de mettre hors d'état de nuire les installations nucléaires iraniennes, il le fera avec la bénédiction (pas avouée ouvertement, certes) des Etats arabes, trop heureux de voir " les israéliens  " faire le sale boulot à leur place.

 

Certains diront même qu’Israël attaquera probablement  l'Iran, avec le consentement et peut être même l'assistance financière, voir logistique de l'Egypte et des pays du Golfe, l'Arabie saoudite en tête.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

 

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veronique
je dois dire que je suis tres etonnee de votre interpretation des faits qui est, a mon avis, plus exacte que celle de beaucoup de mes compatriotes israeliens bravo.
05/07/2009 20:49:10
אשר
vous avez défini très avec précision les derniers actes d'Israël. cela montre sans n'importe quel dauts que Netanyhu est un grand tacticien et celui qui peut remarquer le verra.
06/07/2009 07:57:32

Des dizaines de  réfugiés africains sont  accueillis  chaque jour  par Tsahal à la frontière égyptienne venant ainsi grossir les rangs de milliers d'autres clandestins depuis des années. Ces malheureuses personnes  qui viennent de toute l’Afrique et surtout du Darfour sont  transmises aux services d’immigration israéliens  qui décident  de leur sort.

 

Le 2 juillet dernier, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a passé le relais au ministère israélien de l’Intérieur concernant le processus de détermination du statut des réfugiés (RSD). En Israël, les quelque 15 000 demandeurs d'asile, pour la plupart africains de religion musulmane, exercent une pression importante sur les mesures réglementaires, sécuritaires et sociales, d’après le ministère de l’Intérieur.  Israël, pourtant signataire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951, ne dispose d’aucune loi régissant le statut des réfugiés.

 

Des réglementations peuvent toutefois autoriser les demandeurs d’asile à travailler, et octroyer à ces derniers une protection temporaire et un droit de non-refoulement (engagement à ne pas contraindre les réfugiés à regagner leur pays d’origine).  Selon les autorités chargées de l’immigration et des organisations non gouvernementales (ONG), quelque 200 à 300 demandeurs d’asile gagnent les terres israéliennes tous les mois, essentiellement par la route, en provenance de l’Egypte.

 

Le bureau local de l’UNHCR fait état de 14 766 demandeurs d’asile en Israël, tandis que le Refugee Rights Forum (RRF – qui rassemble huit ONG œuvrant activement pour la promotion des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile en Israël) évoque un nombre supérieur à 17 000.  Les demandeurs d’asile en Israël sont de plus en plus nombreux d’après William Tall, délégué de l’UNHCR en Israël. 

 

Tall, de l’UNHCR, a déclaré : « Nous devons saluer les mesures favorables adoptées par le gouvernement israélien s’agissant de la question des demandeurs d’asile. La frontière « ouverte » permettant aux demandeurs d’asile de gagner le territoire israélien, et le fait que le gouvernement israélien permette à ces derniers de rester, sont en effet des mesures positives qui méritent d’être soulignées. »

 

Les autorités Israélienne chargées de l’immigration, a octroyé le statut de réfugié à des centaines d’africains fuyant  l’esclavage, la misère et la dictature. La majorité vivent aujourd’hui en Israël et ils bénéficient de tous les droits. Certaines nationalités, telles que les nationalités libérienne, ivoirienne ou congolaise, bénéficient d’une « protection de groupe » assurée par l’UNHCR. En outre, les  personnes ayant fui le Darfour, au Soudan, bénéficient d’un permis de résidence temporaire en Israël.

La traversée pour l’Etat hébreu est souvent difficile et dangereuse .Presque tous les demandeurs d’asile arrivent d’Egypte la nuit. La frontière sud de l’Israël, de plus de 230 km de long, est particulièrement perméable ; les deux Etats ne sont séparés que par un grillage bas. Moyennant plusieurs centaines de dollars, les demandeurs d’asile se font conduire à la frontière par des guides bédouins, où ils risquent d’être abattus par les garde-frontières égyptiens. Au cours de ces dernières années, des centaines de demandeurs d’asile ont été blessés et arrêtés alors qu’ils tentaient de traverser la frontière, et plusieurs d’entre eux ont été déportés dans leur pays d’origine, d’après l’UNHCR et des ONG au Caire. D’autres ont été tués par balle. En novembre 2008, Human Rights Watch (HRW) a attribué 33 décès de demandeurs d’asile aux soldats égyptiens.  Les personnes chargées des entretiens au sein de l’ONG Hotline for Migrant Workers (Moked) ont déclaré que plusieurs centaines de personnes ont mentionné avoir été prises pour cible et avoir vu au minimum une personne de leur groupe être touchée et disparaître sous les balles égyptiennes.

 

Une fois en Israël, les demandeurs d’asile reçoivent une assistance de l’UNHCR et d’ONG locales, notamment Moked, Assaf, African Refugee Development Centre (ARDC) et Physicians for Human Rights (PHR). Les ONG leur prodiguent des soins médicaux et leur procurent un abri, des vêtements et une assistance juridique. Les enfants de plus de cinq ans bénéficient d’une éducation gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans. D’après les ONG et les demandeurs d’asile, l’éducation et les opportunités professionnelles sont insuffisantes en dehors de Tel Aviv. Sigal Rosen, de Moked, et certains  permis de travail étaient assortis de restrictions.

 

Les demandeurs d’asile, la majorité  musulmans africains, manifestent une grande reconnaissance pour l’Etat  d’Israël .La Compassion  israélienne pour ses réfugies est si grande. Il y a de quoi se poser des questions sur l'afflux de nombreux africains musulmans en Israël : une nation tant haie par de nombreux pays africains surtout l'afflux de soudanais  quand on sait que le soudan n'a aucune relation diplomatique avec Israël ; cela prouve tout simplement qu'Israël est une nation fréquentable au même titre que les pays occidentaux et c'est certainement un pays ou l'on respecte les Droits de l'Homme sinon pourquoi ne pas aller dans les états pétroliers du golfe? C'est  la liberté qui attire les réfugiés africains.

 
Ftouh Souhail, Tunis
 
 

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En observant la situation chez les palestiniens ces dernières années, on en vient souvent à se demander si ne sont pas en train d’aller droit à la guerre civile, ou même si ne sont pas sur le point de se morceler jusqu’à former différents peuples foncièrement antagonistes. Leurs  luttes et en violences intestines ne finissent pas.

 

 

Leur situation nous rappelle ici celle qu’a vécu les juifs à l’époque du premier Temple, lorsqu’ils firent victimes d’un schisme. Ils eurent  deux états d’Israël ! Et là encore, querelles, violences, et pertes humaines furent de leur lot. Mais aujourd’hui, jamais ils ne voudront revivre ces cauchemars ! Et même si à l’époque de l’Altaléna, ils avaient frôlé la guerre civile, cette affaire est restée sans suite, et n’a pas produit d’effet boule de neige. Et depuis la création de l’Etat d’Israël, Dieu soit loué, ils  vivent dans un espace démocratique et en harmonie.

 

 

 

Les palestiniens, par contre ;  sont aujourd’hui  tellement divisés par leur propre aveuglement qu’ils sont  incapables même de se conduire avec retenue… entre frères. La guerre fratricide entre les factions palestiniennes est  loin de prendre fin. Ils se conduisent exactement comme des ennemis. Ils veulent faire un Etat, à coté des juifs, mais ils oublient qu’Israël n’est pas faite  de têtes brûlées. Et que le rêve d’un Etat juif  s’est concrétisé grace à une solidarité inter juive millénaire d’un peuple dispersé et tragiquement décimé par l’Inquisition et la Shoah.  

 

 

 

Des pionniers et des survivants de la Shoah, des hommes et des femmes venus de tous les pays et les continents ont forgé une société démocratique,  ressuscité une culture et une langue. Un exemple formidable et admirable que nul au monde ne pourra contester. L’Etat juif est un modèle exemplaire à suivre et à méditer.

 

 

 

C’est ici une évidence que la valeur de l’unité du Peuple Juif est bien trop ancrée en eux ! Preuve en est, que malgré toutes les divergences d’opinions, malgré les critiques cinglantes, malgré les prises de position diamétralement opposées des différents courants, ils ne sont pas devenus des propres ennemis. Leurs véritables ennemis, ils sont restés par-delà leurs frontières.

 

 

Il faut bien comprendre que lorsque la guerre fait rage à l’intérieur d’une  nation, aucun des partis ne sort gagnant. Tous y perdent. C’est un peu comme deux parents qui se querellent, et que l’un des deux réussit finalement à imposer sa volonté à l’autre, contre son gré. Dans ce genre de situations, le “vainqueur” n’a rien gagné, car c’est l’union maritale tout entière qui en sort brisée, et les enfants qui en paient les pots cassés. Malgré les apparences, personne n’est réellement victorieux; il n’y a que des perdants.

 

 

 

Au sein du peuple juif, un  grand maître  au nom du Rav Abraham Yitzhak Hacohen Kook, faisait fréquemment usage de la métaphore du Jugement de Salomon, pour illustrer ce genre d’affaires. “Coupez en deux le nourrisson vivant !” (Orot Hatehiya, 20). Si chaque parti réclame l’enfant tout entier, il n’y a qu’à le partager entre chacun ! Mais ce qu’on oublie, c’est qu’une part d’enfant, c’est un enfant mort. Un enfant vivant est un enfant entier ! Il n’y a pas “nous” d’un côté et “eux”’ de l’autre.

 

 

Droite et gauche, religieux et non religieux, orthodoxes et sionistes, séfarades et ashkénazes – toutes ces fractures sont illusoires, car les juifs  forment tous un seul peuple. Et tout ce que ils on  en commun dépasse de loin ce qui leur divise. Ils sont tous responsables et garants l’un de l’autre; ils  sont tous unis, embarqués ensemble dans un même navire, ensemble face aux même soucis, et ensemble ils évoluent dans ce processus de délivrance et de rédemption qui caractérise cet époque.

 

 

Rabbi Yonathan Eibshitz, dans son livre “Yéarot Devash” raconte que deux juifs se vantaient d’être de vrais justes, de pratiquer toutes les Mitzvot, et d’avoir une barbe - contrairement aux autres qui se rasent à la lame. Il écrit à leur sujet que réfléchir ainsi est une absurdité, expliquant que si toi tu as une barbe et qu’un autre est rasé à la lame, c’est comme si tu étais toi-même à moitié barbu et à moitié rasé à la lame ! Toi c’est lui et lui c’est toi !

 

 

Aujourd’hui encore  les juifs  redoublent  d’amour et de fraternité, de paix et d’amitié pour pouvoir débattre de toutes les questions possibles, mais toujours avec respect et estime pour l’autre.

 

 

Chez leurs autres par contre le malheur continue. Tant que les arabes en général et les palestiniens en particulier ne cherchent pas à acquérir ces qualités auprès de leurs voisins, tant qu’ils  bafouent  le respect et l’estime des uns aux autres,  tant qu’ils veulent étouffer  tout  dialogue sincère et  tant qu’ils puisent leur forces  dans la lutte contre Israël  au lieu de construire  des pays démocratiques ils seront toujours dans la m…

 

 

Que l'histoire et La Lumière portée par le peuple juif illuminent chacun de nous.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 
 

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Tout laisse à penser que la date butoir du 7 juillet prochain ne sera pas celle d’un accord de réconciliation entre les  frères ennemis palestiniens , comme cela était prévu, mais au contraire celle du déclenchement  ''officielle'' de la  guerre civile palestinienne.

 

Aujourd’hui déjà entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas, c’est la guerre. Pendant que les négociations entre les deux entités dérivent sans but au Caire, sans la moindre chance de mener à un quelconque rapprochement,  les luttes entre les frères ennemis continuent à merveille sur le terrain. Les Discussions se sont avérés  INUTILE, VAINE et surtout STERILE.

 

Depuis le début il y’avait des doutes que l’Egypte parvienne à l’objectif qu’elle s’était fixé : obtenir un accord de réconciliation d’ici le 7 juillet prochain. A l’heure actuelle, il semble en effet peu probable que l’on puisse parvenir à obtenir simultanément un calme prolongé dans la bande de Gaza, la réconciliation entre le Fatah et le Hamas et la libération de Guilad Shalit.

 

Le 23 Juin dernier,  le porte-parole du Hamas, Faouzi Brahom, a accusé le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, de constituer "la pire menace" qui existe contre le peuple palestinien, après que ce dernier a affirmé le 22 juin au  soir que la Feuille de route et le plan de paix arabe représentent la base du processus de paix. "Fayyad n'a aucun mandat pour parler de l'unité nationale" a ajouté Brahom, "car il défend la collaboration sécuritaire avec l'ennemi sioniste, et représente en cela le péril le plus grand auquel s'expose le peuple palestinien"
 

 

Le 29 juin l’Autorité palestinienne a affirmé, de son coté,  avoir démantelé une cellule du Hamas qui planifiait des attentats contre des responsables palestiniens et des bâtiments publics en Judée Samarie. Lors d’une conférence de presse convoquée d’urgence au quartier général de l’Autorité palestinienne à Ramallah, son secrétaire général, Tayeb Abdelrahim, a affirmé que les attentats planifiés visaient à saboter le dialogue de réconciliation entre le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, et le Hamas. Le Hamas a toutefois  rejeté ces accusations.

 

Le président palestinien, dans un entretien accordé ce premier juillet 2009 à une chaîne de télévision russe en langue arabe (Russia al youm, Russia Today), a fait savoir de manière certaine que le Hamas amassait des armes et prévoyait de porter atteinte à des hauts responsables de l'Autorité palestinienne avant le 7 juillet, date où les islamistes et le Fatah doivent  en principe signer un accord de réconciliation.

 

Selon Mahmoud Abbas, des membres du Hamas arrêtés il y a peu de temps en  Judée Samarie ont avoué avoir  reçu pour mission de perpétrer des attentats, et deux tonnes d'explosifs ont été saisies par les services de sécurité de l'Autorité palestinienne. "Le Hamas réunit des armes légères et lourdes, des explosifs, ainsi que des uniformes de la garde présidentielle, et prépare quelque chose. Nous suivons la situation de près car nous savons qu'une cellule islamiste a l'intention d'éliminer des hauts responsables de l'Autorité palestinienne" a encore précisé le président Abbas.

 

Ce regain de tension entre Fatah et le Hamas a déjà était perçus même à un mois avant la date butoir du 7 juillet, date où le Hamas le Fatah doivent en principe signer un accord de réconciliation. Des affrontements sporadiques entre forces de sécurité et  des miliciens  du Hamas en  Judée Samarie ont fait une dizaine de morts au début du mois dernier.

 

Des fusillades entre les forces de sécurité loyales au Fatah (police palestinienne  du président Mahmoud Abbas)  et des  terroristes du Hamas avaient éclaté .Neuf personnes avaient été tuées à Qalqiliya lorsque la police était intervenue dans une cache du Hamas. C'était le bilan le plus lourd d'affrontements entre le Fatah et le Hamas depuis deux ans et la prise de contrôle de la Bande de Gaza.

 

Le membre des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, s’étaient retranchés dans plusieurs bâtiments, encerclés par les forces de sécurité. Selon le quotidien « Al Hayat », les policiers palestiniens ont perquisitionné une maison de Qalqiliya, où ils ont découvert un tunnel dans lequel étaient barricadés trois islamistes armés. La police a alors encerclé la maison et invité les islamistes à se rendre. Ceux-ci ont refusé et ont tiré à bout portant, tuant un policier. Les forces de sécurité ont donné l’assaut et abattu les trois militants du Hamas. Selon le quotidien, ces trois portaient des ceintures piégées pour se faire sauter après leur arrestation. Ils ont été abattus avant de pouvoir actionner les charges.

 

Selon des sources palestiniennes, les trois membres éliminés (Alaa Abou Ziab, Mahmoud Attiya et Iyad Al-Abtali) étaient recherchés par Israël depuis cinq ans, et par l’Autorité palestinienne depuis un mois et demi. Ils figuraient parmi les éléments les plus dangereux du Hamas en Judée Samarie.

 
Selon une enquête de l'organisation al-Haq pour la défense des Droits de l'Homme publiée le 18 juin , les terroristes du Hamas ont été les premiers à ouvrir le feu.

 

Cette fusillade avait accentuer les tensions entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007 après avoir mis les forces du Fatah en déroute.

 

La guerre fratricide entre les factions palestiniennes est loin d’être terminée. M. Obama a demandé à Abou Mazen qu’il fasse régner l’ordre dans les territoires qu’il contrôle, et qu’il s’attaque, sans état d’âme, au terrorisme islamiste. Le pensionnaire de la Maison Blanche a "encouragé" Abbas concerter sa campagne contre le Hamas avec les Israéliens, et à faire large usage des forces de l’Autorité qui ont été formées par le général américain Keith Dayton.

 

Le message était bien assimilé à Ramallah qui est déterminé à nettoyer la zone .Les policiers d’Abbas ont réussi  à abattre Abdullah Majid Dudin, le commandant régional du Hamas et l’un des hommes-clés de la Résistance Islamique à l’ouest du Jourdain. Mohamed Saman, le commandant du Hamas pour le nord de la Samarie, qui a été neutralisé à Qalqiliya, était aussi un homme dangereux  et très recherché par la police palestinienne.

 

La coordination entre l’AP et l’Etat hébreu  et deux actions de ce genre, avec objectif commun – couper la tête aux cellules terroristes – et modus operandi similaire, ne peuvent en effet pas être le fruit du hasard. D'après l'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, cette opération s'inscrit dans le cadre de la lutte renforcée des autorités contre les miliciens du Hamas en  Judée Samarie impliqués dans la fabrication d'explosifs et les transferts de fonds à Gaza.

 

L’Autorité Palestinienne semble pour une fois sérieuse dans la lutte contre le terrorisme .Suite aux échanges de coup de coups de feu entre Hamas et Fatah à Qalqiliya, l'Autorité palestinienne a décrété le couvre-feu partiel dans la ville. Mais les islamistes armés, membres des brigades Ezzedine Al-Qassam, ont défié la police de Mahmoud Abbas à Qalqiliya, au nord de la Judée Samarie. Les islamistes et leurs commanditaires à l’étranger s’acharnent à maintenir le cap de l’absurde. Ils règnent ainsi sur un champ de ruines, hanté par des administrés hagards, sans aucun moyen.

 

Le Hamas islamiste, qui a délogé en juin 2007 du territoire les forces fidèles à M. Abbas à la faveur d'un sanglant coup de force, est responsable d’une série de crimes révélant des groupes criminels hors la loi. Ces racailles se conduisent exactement comme les nazis avant leur prise de pouvoir ;  les commandos de la mort : les bûchers (1942- 1945).

 

 

Ftouh Souhail

 
 
 

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Au cours de son  discours,  ce premier juillet à Astana , le président Pérès a  surtout réussi un véritable coup de maître en écartant l’Iran du reste des pays arabes et musulmans . En effet, le sommet interconfessionnel à la capitale du Kazakhstan, était  boycotté par le représentant iranien qui a quitté la salle, alors que de nombreuses personnalités musulmanes et politiques, dont l'émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa ont apprécié l’initiative  du président israélien qui a notamment appelé le roi d'Arabie Saoudite à rencontrer les Israéliens à Riyad ou à Jérusalem.

 

M. Pères  s’est adressé  directement à des centaines de représentants des pays musulmans et arabes ce que n’a pas forcément apprécié Téhéran.

 

 

Au cours d'un déjeuner organisé ensuite pour la délégation israélienne, Pérès a rapporté que l'Iran avait vigoureusement tenté d'empêcher cette visite par tous les moyens. "Le chef du gouvernement (Benjamin Netanyahu) m'a appelé à deux reprises me demandant de reconsidérer ce déplacement" a raconté le président israélien qui a également affirmé : "C'est la première fois que je vois de mes propres yeux un musulman qui quitte un endroit alors que nous y restons avec tous les autres ! Aujourd'hui l'Iran a ressenti ce cuisant échec, et est restée isolée".

 

Effectivement, l’Iran  n’a jamais ressenti un tel isolement  dans son voisinage qu’avec la visite  récente du président au Kazakhstan  à l’Azerbaïdjan, deux grands pays musulmans à grande importance stratégique pour les israéliens. Téhéran a  même rappelé,  pour consultation,  son ambassadeur en Azerbaïdjan à la suite de visite du président israélien Shimon Pères à Bakou.

 

"L’Azerbaïdjan a prouvé être un vrai ami d’Israël, et je suis content que malgré les menaces graves de la part de l’Iran visant à annuler et à saboter ma visite, l’Azerbaïdjan n’a pas cédé aux pressions et a décidé de renforcer ses relations stratégiques avec Israël", a dit M. Pères le 29  lundi M. Pères.



La République d'Azerbaïdjan, à majorité musulmane, est en proie à un bras de fer interne depuis plusieurs années entre l'influence de l'occident et celle du sud. Elle est par ailleurs inquiète du rôle que joue l'Iran dans sa zone frontalière. L'Etat d'Israël et la République d'Azerbaïdjan ont également lancé une coopération dans le domaine des services secrets et des renseignements. Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïdjan a déclaré vouloir renforcer ses liens avec Israël dans le but de se prémunir contre la menace iranienne.

 

 

L’Azerbaïdjan et Israël  ont déjà signé des contrats de plusieurs millions de dollars  portant sur des armes israéliennes pour  Bakou. Selon l'accord signé par le ministère de la Défense israélien et le gouvernement azerbaïdjanais, en 2008, l'Etat juif s'engage à fournir à la République du Caucase (frontalière de l'Iran), des munitions, des mortiers et des moyens de communication. Israël et l’Azerbaïdjan avaient également lancé une coopération dans le domaine des services secrets et des renseignements. Lors de sa visite sur place le 28 juin dernier le président israélien Shimon Pères a affirmé que l’Azerbaïdjan « être un vrai ami d’Israël ».

 

L’Etat juif entretient aussi des liens étroits dans le domaine militaire avec l’autre pays voisin, le Kazakhstan. Ce pays est d'autant plus important, qu'il touche directement l'Iran. Les services de sécurité du Kazakhstan (KNB) et le ministère de la Défense de ce pays ont  aussi acheté des armes à des sociétés israéliennes.

Au cours de son  déplacement officiel  dans ce pays, M. Pères a aussi insisté le 29 juin que l’objectif de cette visite est de renforcer les liens stratégiques, politiques et économiques" avec cette républiques à prédominance musulmane, qui  est au carrefour de la Russie, de la Chine et de l’Iran.

Le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, lors d'une conférence de presse donnée dans la capitale Astana,  en présence de son homologue israélien, Shimon Pérès, a notamment affirmé à son hôte que son pays n’effectuerait pas de transfert "nucléaire" vers l'Iran  et ne fournirait aucune aide à l'Iran dans ses efforts pour se doter de l'arme nucléaire.

 

Nazarbaïev a déclaré : "Je comprends que vous soyez inquiets, et nous le sommes aussi à ce sujet. Il n'y aura, de notre part, aucune fuite ou transfert, vers une quelconque destination, de tout ce concerne la technologie nucléaire".

 

La frustration cotée iranienne est à son comble, et la réaction du  représentant iranien qui a quitté la salle lorsque le  président Shimon Pérès a prononcé son  discours,  ce 1 juillet,  à Astana  a montrée le degré d’isolement de Téhéran en Asie Centrale.

 

 

Le renforcement des relations stratégiques israélo azerbaïdjanaises et israélo- kazakhstanaises sont aujourd’hui primordiales  pour contrarier les ambitions militaires et nucléaires effrayantes de l’Iran. Le programme nucléaire de l'Iran est une menace pour l’Asie Centrale comme pour Israël.

 

Les israéliens ne s'y trompent pas quand ils renforcent leur présence au Azerbaïdjan et au Kazakhstan. L'aviation israélienne  pourra utiliser l’espace aérien  de ces deux pays pour intervenir immédiatement dès que  le feu vert sera donné pour détruire les installations nucléaires de Téhéran. La puissance de la dissuasion israélienne face à une menace nucléaire iranienne a toutes les chances d'être efficace  si Tsahal décide d’installer une partie de ses avions de combat en  Azerbaïdjan et au Kazakhstan pour mener des raides efficaces contre les dizaines d'installations nucléaires éparpillées sur l'ensemble du vaste territoire iranien. Tsahal pour notamment utiliser les territoires de ces deux  pays  d’Asie centrale  pour  réapprovisionner en vol les avions de combat à l'aller comme au retour. Les stratèges israéliens pourront aussi installer des missiles balistiques de type Jéricho I, II et III sur les territoires de leurs alliés en Azerbaïdjan et au Kazakhstan.

 

La puissance de la dissuasion israélienne face à une menace nucléaire iranienne a toutes les chances d'être efficace justement parce que les israéliens sont déjà présents à Astana et à Bakou.

 

Ftouh Souhail

 

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Lors de sa première   visite officielle au Kazakhstan  le président israélien Shimon Pères a  prononcé un discours important ce mercredi  1 juillet  au sommet interconfessionnel à Astana,  la capitale du Kazakhstan. Depuis ce grand pays musulman, M. Peres s’est adressé à des centaines de représentants des pays musulmans et arabes.

 

 

Le président israélien a prononcé un discours émouvant  lors de ce congrès multiconfessionnel en présence de très nombreuses personnalités musulmanes et politiques, dont l'émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa où il a notamment appelé le roi d'Arabie Saoudite, à l'origine du plan de paix arabe, à rencontrer les Israéliens à Riyad ou à Jérusalem "pour accomplir sa vision de la paix et de la justice".

 

 

Shimon Pères est l’une des rares personnalités particulièrement écoutés  par des nombreuses têtes couronnés et des chefs d’Etats et de pays musulmans. Le 24 septembre 2008 le  président  israélien a invité sur la tribune des Nations Unies, les dirigeants arabes : "J'invite respectueusement tous les dirigeants à venir débattre de la paix à Jérusalem, qui est sainte pour nous tous et où nous  prions le même seigneur en tant que descendance du même père", a  dit le chef de l'Etat israélien,  prix  Nobel de la paix.

 

 

Lors du débat général de la 63e Assemblée générale des Nations  Unies, il a suggéré "une paix immédiate avec le Liban" et appelé  le président syrien Bachar al-Assad à "suivre l'exemple réussi du  président Sadate de l'Egypte et du roi Hussein de Jordanie", en  acceptant une rencontre avec les dirigeants israéliens.  

 

 

Le 13 Novembre 2008,  le président de l’Etat hébreu, Shimon Pérès, s’est directement adressé au roi Abdallah au cours d’un discours prononcé à New York, dans le cadre de la rencontre interreligieuse, également organisée par l’Arabie Saoudite. Il l’a  appelé  à utiliser son influence auprès des responsables du monde arabo-musulman à se «préparer à l’ouverture d’une ère nouvelle, pacifique, et de normalisation avec l’Etat juif».

 

«Nous ne pouvons rien changer au passé», a estimé le président, «mais nous pouvons façonner l’avenir, aujourd’hui plus que jamais, à la lumière d’un  plan de paix, qui trace les contours d’un futur porteur d’espoir, et de sécurité, pour tous les peuples de la région».

 

Pérès a par ailleurs considéré que «l’époque actuelle» porte en elle de nombreuses «promesses» : «Aujourd’hui, nous progressons dans les pourparlers avec l’Autorité palestinienne et nous examinons les possibilités d’une paix véritable avec la Syrie», a-t-il indiqué, «mais dans cette région du monde, il y a aussi des gens qui veulent perpétuer la haine, et qui œuvrent a creuser encore plus profondément les fossés qui séparent les populations, or pour les combattre, les politiciens n’ont qu’une seule chose à faire, qui est de brandir le drapeau de la réconciliation, de la paix».


Le même soir, Pérès participait à un dîner organisé par l’ONU en présence de nombreux leaders du monde arabe autour de la même table.

 

Toujours dans ses appels de parvenir à la paix,  le 16 Avril dernier, Shimon Pérès  disait "Nous voulons tous un monde sans bombes atomiques, mais le problème réside dans ceux qui peuvent la détenir, des fanatiques religieux, extrémistes, qui ne reculent devant aucun moyen pour tuer, plus que les bombes elles-mêmes".

 

 

Le 4 juin dernier enfin, Shimon Pères  a déclaré  en première page  du The Times « Il semble que le temps soit venu de mettre un terme au conflit israélo-arabe une bonne fois pour toutes (.) Il  est temps de larguer les amarres ».

 

 

La lecture des interventions de M. Pérès, nous laissent entendre, que peut être bientôt les  pays arabes, vont enfin oeuvrer pour la paix, et en ont marre de la guerre. Il serait temps, comme le laissent entendre, les divers exposés de différents hommes politiques, écrivains, et bientôt d'autres, vont tout faire, pour enfin voir s'établir une paix, une vraie paix, entre pays arabes et Israël. Il y a suffisamment de place sur cette terre pour tout le monde, assez de guerre. Assez de Nassrallah, de l'Iran et de son gouvernement, de tous les ennemis d'Israël. Le peuple juif a enfin retrouvé son pays, il veut y vivre en paix avec tous ces voisins, alors pourquoi pas?

 

Ftouh Souhail

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Ces jours-ci les masques sont tombés en Iran. Tous comprennent que le régime des mollahs, le 3ème Reich islamique, ne recule pas devant les truquages et le bain de sang pour se maintenir au pouvoir pour le malheur de son peuple.

 



En même temps les redoutables grandes oreilles iraniennes fonctionnent assez bien en ce moment : malgré les sanctions qui frappent la République islamique, en raison de ses ambitions nucléaires, elles ont encore réussi à acquérir du matériel sensible auprès de sociétés occidentales, pour mieux couper du monde des milliers d'Iraniens fatigués de vivre sous une tyrannie religieuse.


Apres les élections présidentielles du 12 juin dernier dans la République nazislamique d’Iran, l'entourage d'Ahmadinejad a mis sur les moyens technologiques fabriqués en occident pour bloquer l'accès à des sites pro-réformistes et des sites qui soutiennent Moussavi et Karroubi les deux candidats ayant critiqués la Commission électorale.


L'Iran a censuré le net grâce à la technologie Nokia. Cette compagnie figure aujourd’hui parmi les groupes qui ont fourni, fin 2008, du matériel d'analyse à l'Iran. Avec la technologie Nokia, les paquets de données qui transitent séparément sur le réseau sont rassemblés afin de procéder à une analyse par mots-clés, le tout en quelques secondes. L'activation de ce système expliquerait les censures Internet ressentis en Iran depuis les élections.


C’est ainsi que des entreprises occidentales soutiennent le régime et contournent les efforts de sanctions visant à empêcher la poursuite de sa politique agressive vis-à-vis du peuple iranien tragiquement opprimé. La compagnie Nokia est à la tête des entreprises qui travaillent main dans la main avec la dictature iranienne pour contrôler les télécommunications...
 



Nous joignons donc ici la plupart des sites et blogs pour mener simultanément une grande campagne de boycotte lancé en ce moment contre Nokia. Une lettre est pré-écrite. Vous n'avez qu'a ajouté vos données sur la droite et... Envoyer ! A l'heure où je signais, 7000 personnes avaient envoyé une lettre... Soyez nombreux à l'envoyer !

Boycottez le régime du 3ème Reich. ; Boycottez  NOKIA, CLIQUEZ ICI



Ftouh Souhail

 

 

 

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Lors de la visite du Président israélien Shimon Pérès au Kazakhstan, une grave erreur qui aurait pu le mettre en danger, a été commise hier ...



La délégation qui l’accompagnait a en effet découvert un classeur dans lequel on pouvait lire des informations secrètes et de la plus haute importante sur la sécurité du Président. Ce classeur se trouvait à l’hôtel Rixos, où séjournait Pérès et son « staff » rapproché, à portée de vue de tous. Numéro de la chambre du Président, numéro d’immatriculation de sa voiture, planning, horaires et trajets…tout y était noté.



Les risques étaient plus importants encore compte tenu du fait que le Président se trouve dans un pays musulman où sont aussi présents des délégués de pays tels que l’Iran, l’Arabie Saoudite et le Qatar, venus sur place pour assister au Congrès inter religions qui a eu lieu ce mercredi. Fait d’autant plus inquiétant que Pérès a prévu de donner un discours le même jour à la nouvelle synagogue d’Astana, la capitale du pays. Après de longues discussions, il a été décidé de modifier tout le planning du Président (1).

 

Michael Ross, l'ancien agent du Mossad devenu consultant de  la rédaction de  Drzz info, sur les questions de renseignement,  pouvait  peut être nous donné des explications et  surtout comment  cette erreur était possible et s’il y’avait  une  coordination  suffisante entre les différents services du protocole et les services de sécurité du président  ? Rappelons que monsieur Ross a travaillé à renforcer les liens entre Israël et l'Azerbaïdjan. Il est l'un des rares agents à connaître l’Azerbaïdjan. Haaretz l'avait d'ailleurs cité en référence l'automne (2).

 

 

En outre, on ne savait pas si des informations  secrètes sur l'avion présidentiel israélien aurait été  disponible dans ce document et s’il a survolé l'Iran lors du voyage  retour. Il aurait pu être en danger si l'itinéraire présidentiel était connu.

 

 

 

Ftouh Souhail

 

 

 

 

(1) Rappelons qu’en Mai 2009 (en Azerbaïdjan)  deux libanais  affilés au « Hezbollah » et « Sepah » (Corps des gardiens de la Révolution islamique – Sepahe Pasdaran) ont été chargés de réaliser des attentats contre l’Ambassade israélienne à Baku. Ils ont échoué grâce à l’opération des forces de l’ordre azerbaïdjanais.

 

 

(2)  Lien sur Haaretz   http://www.haaretz.com/hasen/spages/1024798.html

 

 
 

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L'annonce est officielle. Pour la première, l'Algérie vient de donner une accréditation à un  organisme représentant la religion juive en Algérie. Cette annonce fait suite à la loi, datée de février 2006, portant sur les organisations des cultes non musulmans.


Le conseiller en communication, du ministre algérien des affaires religieuses, monsieur Fellahi, a annoncé, que le ministère des affaires religieuses avait accrédité un organisme représentant la communauté juive, en Algérie, présidé par Roger Said.


Roger Said sera le représentant  de la communauté juive  d’Algérie. Saïd est l'une des seules personnes de confession juive faisant très régulièrement des allers-retours en Algérie. Il y visite les cimetières (s'occupe de gérer le gardiennage, la réparation, l'entretien) et les synagogues. Roger Saïd est, malgré son âge avancé, un sacré "combattant" .Pour obtenir un telle reconnaissance, il à du batailler durant des longs mois... Voir de longues années!


En outre, Fellahi a assuré que le représentant de la communauté juive était considéré comme une personnalité religieuse, culturelle, qui participerait à nombre d’événements, en Algérie.

 Roger Siad,  le premier représentant de l’association juive d’Algérie qui a été nommé représentant officiel de la communauté en Algérie  n'est certes pas rabbin, mais il aime sa religion et son pays de naissance: l'Algérie!


Des sources juives algériennes indiquent que le ministère avait recensé 25 synagogues inexploitées, pour la plupart, les juifs d’Algérie ayant peur d’organiser des cérémonies de culte dans la situation actuelle. Cet organisme devra également agir, en coordination avec le ministère des affaires religieuses concernant l’état des tombes juives, en Algérie, particulièrement à Constantine, Blida, Tlemcen et Bou-Saada.

 


Le dossier   un sujet tabou, au niveau politique et sécuritaire, on ne connaît, en effet toujours pas, le nombre exact de juifs en Algérie ; les juifs y résidant n’ont pas de personnalité publique mise en avant, a part quelque conseillers ayant travaillé avec le ministre algérien du commerce Ghazi Hidoussi.



Côté extrémiste, on fustige déjà en Algérie cette accréditation et on se souvient de la violence qu'avait entraîné l’accréditation du Lions et du Rotary Club (à cause de leurs liens supposés avec Israël et la franc-maçonnerie mondiale)... Sans oublier les violentes diatribes suite à la poignée de main spontanée du président Bouteflika et du premier ministre israélien Ehud Barak, lors des funérailles du roi Hassan II, en juillet 1999.

 


Ftouh Souhail, Tunis

 
 

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La réclusion à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans a été requise ce  mardi 30 juin à la cour d'assises de Paris contre Youssouf Fofana, principal suspect de l'assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006. C'est la peine maximale prévue par la loi pour ces faits. Chef présumé du "gang des barbares" de Bagneux dans les Hauts-de-Seine, Youssouf Fofana a reconnu lors du procès ouvert fin avril avoir tué Ilan Halimi en 2006 après 24 jours de séquestration.



L'avocat général Philippe Bilger a par ailleurs demandé deux peines de 20 ans de réclusion contre des hommes présentés comme ses deux lieutenants principaux et neuf peines allant de dix ans à 15 ans. Contre le reste des accusés, qui sont 26 au total, l'accusation recommande des peines inférieures, dont plusieurs de prison avec sursis. Elle suggère deux acquittements. Le verdict est attendu le 11 juillet. Philippe Bilger retient le scénario du crime à mobile antisémite, que contestait en 2006 le parquet.

 

 

Ilan Halimi avait été enlevé le 20 janvier 2006 à Sceaux (Hauts-de-Seine), où il avait été attiré dans un guet-apens par une jeune fille servant d'appât. Il a été détenu nu, aveuglé et entravé durant 24 jours dans un logement puis une cave d'un immeuble de banlieue. Après de vaines négociations avec sa famille, qui avait prévenu la police, autour d'une demande initiale de rançon de 450.000 euros, il a été tondu, poignardé et brûlé à l'essence, puis laissé pour mort près d'une gare RER dans l'Essonne. Il est décédé lors de son transport à l'hôpital.

 

 

Il s’agissait de l’un des pires crimes de haine antisémite qu’a connu la France. C’était  parmi les exemples de crimes  particulièrement significatifs parce qu'ils n'ont rien à voir avec Israël ou le sionisme. Ils prouvent la fausseté de l'idée selon laquelle ce n'est pas la haine des Juifs qui motive certains mais leur contentieux avec Israël, idée popularisée par d'éminents universitaires comme John Mearsheimer et Stephen Walt, auteurs du best seller de 2007 "Le lobby pro israélien".

 

 

Ce crime antisémite abominable a montré que les juifs ne sont plus en sécurité en France .Les français en général ont peur de se poser les bonnes questions: comment imposer les règles de la République, la sécurité dans les cités, la laïcité, le respect des lois  surtout à des personnes très majoritairement religieuses .

 

 

La  France qui  rédige les Droits de l’Homme et du Citoyen, la France, qui invente le concept de République Démocratique, la France des Lumières, la France, de Voltaire, de Diderot, de Zola, de Maupassant, de Molière, la France, qui est le pays européen qui a le plus sauvé de juif a l’époque de la Seconde  Guerre mondiale fait face aujourd’hui à la monté de l’antisémitisme comme résultat direct de l’Immigration qui a enfanté ces monstres, les Dieudonné, Kémi Seba et Fofana…

 

 

Dès 1944, les survivants de la Shoah revenus en France tentent d'oublier leur cauchemar pour retrouver une vie normale. En 1962, des centaines de milliers de rapatriés d'Algérie arrivent en métropole, y compris des Juifs d’Algérie (Oran, Constantine et Alger). Puis, des Juifs du Maroc, de Tunisie et d'Egypte. En 1967, Israël est menacé de disparition par les pays arabes.

 

 

 

Dans les années 1990, soit cinquante ans après les collabos capitulards de Vichy et leur idolâtre bouffonnerie pétainiste, la France reconnaît, enfin, sa co-responsabilité dans la Shoah Et aujourd’hui, en ce début de 21e siècle, presque personne ne semble réaliser qu’en France et ailleurs, un nouvel antisémitisme, une nouvelle judéophobie, se développe toujours plus, dans l’indifférence quasi générale. L’affaire Ilan Halimi est ici pour le rappeler.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 
 

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Plus de soixante ans  après la fin de la seconde guerre mondiale, 46 pays s’est engagés ce 29 juin 2009 à poursuivre le processus de réparation des spoliations subies par les Juifs pendant le régime nazi, dans une déclaration internationale publiée lundi à Prague.

Fruit de long mois de discussions, la déclaration dite de "Terezin" -du nom d'un ancien ghetto juif situé au nord de Prague- a été finalisée au cours d'une conférence organisée à Prague par la présidence tchèque de l'UN.

 

Cette conférence doit durer cinq jours,  elle a ouvert ses portes vendredi pour débattre de la restitution des biens juifs spoliés pendant la Shoah. Des représentants de 46 Etats et de douzaines d’organisations sont présents. Le ministre tchèque des Affaires européennes Stefan Fule, dont le pays assure en ce moment la présidence tournante de l’UE, a appelé les participants à “faire passer un message très clair” à l’heure où l’antisémitisme resurgit dans le continent. 

 

La valeur totale des biens confisqués aux Juifs par le régime nazi a été évaluée à plus de 17 milliards de dollars à la fin de la guerre, et, à ce jour, "seule une partie a été restituée ou compensée", comme le rappelle la déclaration.

 

La déclaration prévoit d'utiliser les biens des victimes sans descendance pour apporter une aide sociale aux survivants et développer l'éducation sur l'Holocauste. Les signataires s'engagent notamment à élargir l'accès aux archives pour faciliter l'identification des biens confisqués.

 

"C'est la déclaration la plus complète et la plus poussée concernant les biens de l'Holocauste, elle couvre des points jamais abordés comme les aides sociales aux survivants et la restitution des propriétés privées", a déclaré à la presse Stuart Eizenstat, le chef de la délégation américaine.

 

En 1998, 44 pays s'étaient déjà engagés pendant une conférence à Washington à mettre en oeuvre des processus de restitution, d'indemnisation et de réparations pour les victimes de l'Holocauste.

 

La Russie a décidé de se joindre à la déclaration de Terezin tout en réitérant sa volonté de s'en tenir aux traités internationaux signés après-guerre, ce qui limite la portée des restitutions possibles.  "Nous soutenons entièrement la déclaration de Terezin", mais "tout devrait être fondé sur les principes internationaux adoptés après la guerre", y compris les traités de paix, a déclaré Mikhaïl Chvydkoï, le chef de la délégation russe, pendant la conférence.

 

Au même moment,  on évoque actuellement  les  compensations qui vont être  honorés par la république baltique, la Lituanie, pour les biens immobiliers confisqués aux Juifs pendant les occupations nazie et soviétique. Les  Versement des compensations  s'étaleront sur dix ans.

 

Selon un projet de loi adopté en mars 2009 et qui doit encore être approuvé par le Parlement, le gouvernement lituanien s'est engagé à verser la somme de 113 millions de litas (33 millions d'euros) pour les biens juifs confisqués, soit un tiers de la valeur de ces biens, selon les estimations du gouvernement de Vilnius.

 

Il s'agit de compensations financières en contrepartie des biens immobiliers non restitués qui avaient servi à des fins religieuses, culturelles, éducatives, scientifiques et caritatives, à l'exception des terrains. Seules les synagogues avaient déjà été restituées il y a quelques années à la communauté juive lituanienne. Vilnius était jadis appelé "la Jérusalem du Nord" pour l'intensité de la vie juive dans cette ville avant la Seconde guerre mondiale. 90% de la population juive lituanienne de 220.000 personnes a été exterminée par les nazis. La communauté juive de Lituanie compte aujourd'hui environ 5.000 membres.

 

La déclaration dite de "Terezin" devrait accélérer le processus d’indemnisations des juifs européens. Parallèlement à cette déclaration, l'Union européenne s'est engagée à créer un "Institut européen sur l'héritage de la Shoah" qui doit assurer le suivi du processus de restitution, encore très embryonnaire en Europe centrale et en Europe de l'Est.

 

Alors que les juifs ashkénazes, après l’horrible tragédie de la Shoah, qui a considérablement réduit leur nombre, ont bien  réagi pour faire valoir leurs droits, les séfarades  par contre, qui étaient dhimmis dans le monde arabe puis brusquement  spoliés et malmenés, n’ont pas reçus aucune indemnisation ni restituer leurs biens aux pays  muslmans.Les responsables des communautés juives sépharades, sans parler des rabbins, n’ont pas fait leur travail.

 


Ftouh Souhail

 
 

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