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28/02/2011
Suite au séisme qui a frappé la ville de Christchurch, mardi 22 février, faisant, selon un dernier bilan provisoire, 145 morts et 220 disparus, dont un Israélien, les autorités de Nouvelle-Zélande ont lancé un appel à l'aide à Israël, lui demandant de fournir des infrastructures sanitaires et du matériel de purification de l'eau potable. C’est le Premier ministre néo-zélandais John Key qui en a fait la demande à son homologue israélien Binyamin Netanyahu
Le bureau du Premier ministre a donné les instructions afin que les demandes néo-zélandaises soient immédiatement satisfaites.
L’aide demandée à Israël concerne donc essentiellement le domaine de la purification de l’eau, car le tremblement de terre a gravement endommagé les réseaux de conduites d’eau et d’eaux usées dans la ville. Israël va ainsi envoyer du matériel de purification d’eau et du matériel sanitaire. Dimanche aura lieu une réunion au ministère israélien des Affaires étrangères, et qui sera consacrée à l’aide à apporter à la Nouvelle-Zélande.

Les membres de l’organisation bénévole israélienne « IsraAID » se sont mobilisés pour apporter leur aide au peuple néo-zélandais.
IsraAID est venu en aide à plus de 20 pays dont le Rwanda, l'Inde, le Mexique, le Congo, le Tchad, le Soudan (Darfour) et le Malawi [voir ici ]. L'organisation IsraAID s'est associée à d'autres organisations pour porter secours aux régions du Sud Est de l'Asie, dont le Sri Lanka, frappées par le tsunami en 2005 [voir ici] et a coordonné la première mission humanitaire israélienne à la frontière de la Somalie et du Kenya, et fourni de l´aide aux réfugiés somaliens [voir ici]
On se rappelle tous aussi du jour du 26 décembre 2004, lorsequ’un précèdent séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter suivi d’un gigantesque raz-de-marée (tsunami) a ravagé l’Asie du Sud-est, particulièrement l’Indonésie, le Sri Lanka, l’Inde du Sud et la Thaïlande. Devant cette catastrophe qui a fait 232.000 morts et disparus et des dégâts immenses, Israël a d’emblée porté assistance aux populations sinistrées par tous les moyens à sa disposition. Le Tsunami ravageait les côtes de nombreux pays d'Asie du Sud-est, provoquant d'innombrables destructions, particulièrement au Sri Lanka et en Indonésie.
L’Etat d’Israël a même versé en 2004 un montant de 100.000 dollars à l’ONU à Genève, sans compter les dons privés. L’aide en nature apportée par Israël était estimée à 2 millions d’euros uniquement pour l’aide d’urgence, une aide sur le long terme sous forme de collecte nationale ayant été aussi lancée. Les Israéliens s’empressent toujours d’aller sauver l’humanité partout où la terre tremble, ou les vagues se détachent de la mer ; ils se rendent en Thaïlande, en Italie, à Haïti, en Vendée et partout ailleurs… Les gens du monde pouvons dire merci tous les jours à vous israéliens grâce à qui ce pays existe.
Ftouh Souhail, Tunis
28/02/2011
La Tunisie a officiellement demandé le 20 février 2011 à l'Arabie Saoudite l'extradition du président Ben Ali, accusé d'être impliqué "dans plusieurs crimes graves", a annoncé le ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle TAP. Le gouvernement tunisien a réclamé à Riyad de lui "fournir dans les plus brefs délais" des informations sur l'état de santé ou "le décès éventuel" de l’ancien président Ben Ali. Ce dernier est en fuite en Arabie Saoudite depuis le 14 janvier.
La Tunisie a officiellement demandé le 21 février à l'Arabie Saoudite l'extradition de Leïla Trabelsi, l'épouse du président déchu Ben Ali, a annoncé une source au ministère des Affaires étrangères citée par l'agence officielle TAP.


La justice tunisienne a émis le 26 janvier un mandat d'arrêt international contre Ben Ali et son influente épouse. Les autorités ont ensuite demandé à l'Arabie saoudite leur extradition. Le gouvernement tunisien de transition a affirmé le 26 février avoir saisi des biens mobiliers et immobiliers ainsi que des avoirs de 110 anciens collaborateurs et membres de la famille du président déchu Zine El Abidine Ben Ali. Halima, Nesrine, Dorsaf et même son fils Mohamed Zine El Abidine, âgé seulement de 6 ans. Les gendres de Ben Ali, Sakher el-Materi, Marwan Mabrouk et Slim Chiboub figurent également sur cette liste qui comporte en outre au moins 42 frères, soeurs et autres parents de l'ancien président.
Au moins 47 membres de la famille de Leïla Trabelsi, l'épouse influente de Ben Ali figurent également sur cette liste, parmi lesquels Imed Trabelsi. Agé de 36 ans et considéré comme le "neveu préféré" de Leïla Trabelsi, Imed Trabelsi est aussi un homme d'affaires devenu maire d'une commune prospère de Tunis. En état d'arrestation, il est accusé de nombreuses escroqueries et fraudes. La liste comprend par ailleurs le nom de l'ancien ministre de l'Environnement Mahdi Mlika, oncle du président déchu. Le 19 janvier, la justice tunisienne avait ouvert une enquête pour "acquisition illégale de biens", "placements financiers illicites à l'étranger" et "exportation illégale de devises" à l'encontre de Ben Ali et de sa famille. Les autorités tunisiennes ont déjà obtenu, notamment de l'Union européenne, le gel des avoirs de 46 proches du clan Ben Ali et de son épouse, accusés d'avoir mis leur pays en coupe réglée. De très importantes sommes en dinars tunisiens et en devises étrangères, ainsi que des bijoux d'une "valeur inestimable" ont été découverts dans l'un des palais du président tunisien déchu sur la colline de Sidi Bousaïd, une banlieue huppée à environ 15km au nord de Tunis, selon des images diffusées par la télévision nationale. Des rangées entières de liasses de billets de banques -des coupures de 500 euros, des dollars ainsi que des devises égyptiennes, libanaises et turques, en plus de gros paquets de dinars tunisiens- étaient placées dans de grands coffres-forts dissimulés derrière une bibliothèque aux portes glissantes. Des liasses montrées par la télévision étaient encore cachetées, portant le sceau de la Banque centrale de Tunisie (BCT) datées de 2001 ou de 2009. Les coffres contenaient également des parures serties de diamants, d'émeraudes et d'autres pierres précieuses, colliers et ceintures en or massif. Mohamed Ben Moncef Trabelsi, le neveu de l'ancien président tunisien Zine El Abbidine Ben Ali, a soutenu le 25 février dans une interview au journal français Le Parisien qu'il avait été "dépouillé" de ses biens. Il a par ailleurs dénoncé la "chasse aux sorcières" dont est victime en Tunisie sa famille. Par ailleurs, plusieurs dizaines de milliers de Tunisiens manifestent ce vendredi 25 février 2011 à Tunis, devant la Kasbah, pour réclamer le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi. Des milliers de Tunisiens manifestaient encore ce samedi à Tunis pour réclamer la démission du gouvernement de transition dirigé par Mohamed Ghannouchi, l'élection d'une assemblée constituante et un système parlementaire. "Gouvernement de Ghannouchi dégage!", scandaient les manifestants qui se dirigeaient vers la Kasbah, siège de la primature et haut-lieu de la contestation de janvier.
"La population veut la chute du régime", "La population doit se révolter contre les vestiges de l'ancien régime", "Génération de colère, génération qui a provoqué la révolution", criaient encore les manifestants. Le gouvernement transitoire en Tunisie a annoncé ce vendredi la tenue d'"élections au plus tard mi-juillet", selon un communiqué du conseil des ministres. Ftouh Souhail
27/02/2011
De violents affrontements ont eu lieu samedi 26 février entre manifestants et forces de l'ordre dans le centre de Tunis.
Trois personnes sont morte en plein centre de Tunis, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
"Plusieurs membres des forces de l'ordre ont été blessés à différents degrés", selon le communiqué qui ne précise par leur nombre. Par ailleurs, plus de cent personnes ont été arrêtées ce samedi" et "88 autres auteurs d'actes de vandalisme ont été arrêtés la veille", lors des premiers affrontements entre forces de l'ordre et manifestants survenus vendredi dans le centre de Tunis.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé ce samedi l'interdiction de circuler pour les piétons et les voitures dans l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis, où de violents affrontements ont eu lieu, à partir de ce samedi 18H00 jusqu'à dimanche minuit.
21 policiers ont été blessés et au moins trois commissariats incendiés ou saccagés au cours de heurts qui ont eu lieu le vendredi 25 février avec des manifestants qui ont attaqué le ministère de l'Intérieur en plein centre de Tunis. Des rafales d'armes automatiques ont été entendues vendredi soir dans le centre de Tunis, où des centaines de personnes manifestaient devant le ministère de l'Intérieur.

Une centaine de manifestants ont été interpellés ce samedi par la police dès leur arrivée au lieu de rassemblement dans le centre de la capitale. Les manifestations ont repris par la suite sur l'avenue Habib-Bourguiba, principale artère de Tunis, qui a été envahie par les gaz lacrymogènes. Pour la première fois depuis plusieurs jours, les commerces et les cafés qui y sont installés ont dû fermer. « Un gouvernement est là. L'économie doit repartir, les gens doivent se remettre au travail », a déclaré Mouldi Jandoubli, un responsable de la centrale syndicale l'UGTT, qui a joué un rôle central dans la « révolution du jasmin ».
Des policiers des unités anti-émeutes et d'autres en civil, la plupart coagulés, ont tenté de faire barrage à des manifestants, qui continuaient de leur jeter des pierres à la hauteur de l'avenue de Paris, perpendiculaire à l'avenue centrale Habib Bourguiba et toute proche de l'ambassade de France.
Une très forte détonation a été entendue vers 17h locales, sans qu'il soit possible dans l'immédiat d'en déterminer la nature, alors que des rafales de tirs automatiques pouvaient également être entendues.
La capitale était livrée aux pilleurs ce samedi en fin de journée. Les pillages ont commencé en fin d’après midi. En marge des manifestations lycéennes, les rues sont désormais aux mains de petits groupes de pilleurs très mobiles, aux moeurs barbares et ultra violent, n’hésistant devant rien pour assouvir leur soif effrénée de bien de consommation dans les magasins… Que viennent ils chercher ? Ont ils faim ? Ont ils froid ?
Pas du tout ! Ces jeunes sont en recherche urgente de Playstation et de Nitendo DS pour occuper leur après midi (Normal, vu qu’il n’y a pas école en ce moment) et c’est un magasin au Port de France qui en a fait les frais…
Des pneus brûlés, des édifices et des biens privés ont été saccagés. Des poteaux électriques et des caméras de surveillance ont été arrachés. Dans la soirée du Samedi des jeunes ont lancé une bouteille de gaz à quelques dizaines de mètres du ministère de l'Intérieur donnant sur l’avenue Habib Bourguiba. .Devant le danger que cela représentait, les éléments de la Protection civile, dont le siège est situé à proximité des lieux, sont intervenus pour éteindre le feu et convaincre les jeunes des graves risques d’explosion que cela comportait.
Pour parer à toute éventualité, les services de sécurité ont renforcé leur présence. L’hélicoptère de l’armée n’a pas cessé de sillonner le ciel de Tunis durant la soirée du samedi jours pour tenter de superviser l’évolution des événements. Un impressionnant dispositif de sécurité a été déplacé sur les lieux où les échanges de jets de pierres et de gaz lacrymogènes étaient en cours vers 19 h00
Ce n’est finalement que l’Etat Tunisien en pleine décadence qui abandonne chaque jour son territoire. La police arrive bien sur toujours trop tard et ne fait que constater les dégâts.
Ftouh Souhail
27/02/2011
Le président israélien Shimon Pérès a annoncé à Madrid que des entreprises israéliennes vont aider à remettre sur pied l’économie hydraulique jordanienne, dans une très mauvaise passe.
Il a tenu ces propos, ce Jeudi 24 février 2011, en conclusion de sa visite de 4 jours en Espagne, où il était accompagné de plusieurs dirigeants d’entreprises du secteur de l’eau. Il a conclu avec le roi Juan Carlos que l’Espagne gèrera ce projet, afin de faciliter les démarches diplomatiques au roi Abdallah de Jordanie.
Israel qui dispose d’une technologie très en avance en matière de l’utilisation des ressources hydrauliques est déterminé à aider Amman pour le lancement de projets d’équipements hydroélectriques. Israel est parmi les rares pays (avec les USA) capable d’aider les jordaniens dans ce type de générosité. Israël n’a pas beaucoup d’eau. Sa seule ressource c’est les cerveaux.
L’économie hydraulique concerne l’entretien des cours d’eau, la renaturation et revitalisation des cours d’eau, l’administration du domaine public (concessions d’utilisation des eaux de surface, pompages, amarrage, etc), l’entretien des berges, la protection contre les dangers naturels (crues).
Elle englobe aussi toutes les mesures visant à protéger les ressources en eaux souterraines, en vue de leur distribution comme eau de boisson, le contrôle des études hydrogéologiques, la gestion de forages souterrains, pompes à chaleur et la protection des eaux souterraines .
Les missions de l’assainissement entre aussi dans cette technologie ; protection des eaux contre les atteintes dues aux pollutions, surveillance de la mise en œuvre des installations collectives et individuelles de protection des eaux (épuration des eaux), protection des eaux dans l’agriculture, l’artisanat et l’industrie, gestion des déchets dits “spéciaux”, l’assainissement des sites contaminés…
L’annonce sur les entreprises israéliennes qui vont aider à remettre sur pied l’économie hydraulique jordanienne est une bonne nouvelle pour ce pays à faible ressource hydraulique. La Jordanie, est le pays où le plus grand nombre d’entreprises israéliennes sont présentes soit 1343. Israël aussi va se lancer dans le nucléaire civil avec la Jordanie ! Ces programmes de coopération sont des instruments qui vont renforcer l’atmosphère de confiance, de respect mutuel et de tolérance ce qui participa à la consolidation de paix entre Jérusalem et Amman.
Ftouh Souhail
27/02/2011
Israël étudie actuellement la demande de l’Autorité palestinienne qui a sollicité l’autorisation de rapatrier des Palestiniens vivant en Libye, en raison du chaos qui règne dans ce pays. On estime à 20.000 le nombre de Palestiniens vivant sur le sol libyen.
La requête de l’AP ne mentionne pas le nombre de Palestiniens qu’elle souhaite voir revenir dans les territoires soumis à son autorité, mais le responsable palestinien des registres de la population, Hussein Al-Sheikh, a précisé qu’il ne s’agissait pas de “milliers, mais plutôt quelques centaines de personnes”.
Selon des sources palestiniennes, un émissaire israélien aurait fait un voyage éclair au Caire afin de discuter avec les responsables égyptiens des derniers développements de la situation en Lybie. Les autorités aéroportuaires égyptiennes ont refusé de donner des précisions quant à l’identité de l’émissaire israélien.
Les quelques 350 Palestiniens se trouvant en Libye pourront se rendre dans les territoires palestiniens en signe de geste humanitaire, a affirmé mercredi à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
L’Autorité palestinienne a prié Israël pour le rapatriement de ces gens en dépit des difficiles moyens de communication et du chaos que traverse le régime de Mouammar Kadhafi.
Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer qu’Israel est un pays extraordinairement généreux, en particulier avec les palestiniens, puisqu’ il a été parmi les premiers pays à offrir son aide aux arabes palestiniens bloqués en Lybie.
Pourquoi l’Autorité palestinienne ne demanderait-elle pas à un autre pays arabe (comme l’Egypte) le rapatriement de Palestiniens vivant en Libye ? Tout simplement parce que les dirigeants palestiniens , malgré leur déclarations parfois hostiles , ont confiance dans l’action réelle et efficace des israéliens.Les gouvernements arabes sont eux égoïstes et hypocrites.
Le Cabinet restreint de sécurité est réuni ce mercredi 23 février 2011 à Jérusalem pour évoquer la situation régionale en effervescence dans le monde arabe, et notamment la violente répression des manifestations anti-Kadhafi en Libye.
Ftouh Souhail
25/02/2011
Le puissant séisme en Nouvelle-Zélande a fait au moins 75 morts et 300 disparus. Un étudiant israélien, Ofer Mizrahi, 23 ans, du kibboutz Magal, serait parmi les victimes, mais il n'a pas encore été identifié avec certitude. Le ministère des Affaires étrangères a confirmé mardi la mort d'un citoyen israélien.
Selon le ministère des Affaires étrangères, de 20 à 30 Israéliens résidant en Nouvelle-Zélande n'ont toujours pas repris contact avec leurs familles depuis le séisme de lundi 21 février à Christchurch. Des problèmes de réseaux sont sans doute à l'origine de ce silence, et le ministère se refuse à les définir pour l'instant comme ''portés disparus''.
Le maire de Christchurch, deuxième ville de Nouvelle-Zélande frappée par ce fort tremblement de terre, a annoncé un nouveau bilan de 75 morts confirmés et de 300 personnes portées disparues. Lors d'un point de presse, Bob Parker a indiqué que les secouristes étaient en train de dégager les corps de 20 autres victimes. Parallèlement, le Premier ministre, John Key, a annoncé l'instauration de l'état d'urgence sur toute l'étendue du territoire national.
C'est le deuxième séisme qui frappe la ville en quelques mois. Israël a offert au gouvernement néo-zélandais de fournir une aide en équipements d'urgence, médicaments et matériels de Recherche.
Ftouh Souhail
25/02/2011
Quelque 250 personnes se sont rassemblées ce mercredi 23 février devant l'ambassade de Libye à Damas pour dénoncer la répression meurtrière opérée par Mouammar Kadhafi à l’encontre de son peuple.
Sous une pluie battante et dès 6H00, des étudiants et des citoyens se sont rassemblés pour crier leur colère contre le régime de Tripoli, scandant: "La révolution libyenne attend que tu partes", "Kadhafi, criminel de guerre", "Arrêtez les assassinats de nos frères libyens","Kadhafi bourreau !", "Kadhafi dégage !", "Tunisiens et Libyens, même peuple, même avenir" pouvait-on lire sur les pancartes brandies par des manifestants devant le consulat général de Lybie Avenue Mohamed à Tunis.
"Kadhafi a dit avoir lancé sa soi-disant révolution en 1969 à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) et bien cette ville martyre creusera sa tombe", criait un étudiant avec un mégaphone. "Criminel de guerre, la justice t'attrapera Kadhafi" ou "Va rejoindre ton ami Ben Ali et son épouse Leïla", lançaient d'autres manifestants.
"On est fiers du peuple libyen qui s'est inspiré de notre révolution, il n'y aura pas de retour en arrière", affirmait Aïda, 17 ans, enroulée dans un drapeau tunisien et le visage peint aux couleurs du drapeau libyen.
Selon Afif, étudiant en communication, "Kadhafi et ses fils doivent être jugés par un tribunal international pour crimes de guerre. Le sang des martyrs de Benghazi et de Tripoli ne sera pas versé en vain" disait-il.
Moi-même, j’étais aussi ce matin devant l'ambassade de Libye pour exprimer mon soutien au peuple libyen fére et notre indignition de l’usage disproportionné de la force contre les civils.
L’une des choses les plus remarquables dans ce rassemblent est l’absence des représentants de la société civile tunisienne.Ni la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme (Ltdh), ni Le Conseil national pour les libertés en Tunisie, ni des représentants des partis politiques, ni des syndicalistes, ni des hommes du Droit n’ étaient présents pour condamner les crime odieux du Colonel Kadhafi.
En regardant la veille la télévision tunisienne on voyait même des chanteurs orientaux sur l' écran à l’instar de Qasim Sultan, qui était autrefois célèbre pour des chansons à la gloire de Saddam Hussein.
Ce mardi 22 février, j’ai crié au visage d’un journaliste d’Aljazzira qui se trouvait sur place devant l'ambassade de Libye: «Nous assistons à des scènes chaotiques, l'aviation de Kadhafi bombarde systématiquement, quartier par quartier tiut le pays. Ça ne vaut même pas la peine que les intellectuels arabes réagissent avec la même ferveur que celle constatée sur vos écrans en janvier 2009 ? "
"Des atteintes massives aux droits humains, notamment des violences sexuelles et des homicides illégaux, sont commises à la fois par les forces libyennes et des mercenaires africains pro-Kadhafi ". Ou sont t-ils les peusdo-humanistes arabes ?
Je me suis adressé au correspondant tunisien d’Aljazzira : "Alors que les forces de Kadhafi se livrent à des atrocités et leurs victimes n’ont aucun moyen d’obtenir l’aide, je me demande que font les hypocrites du clan arabiste qui ont pris l’habitude de stigmatiser Israel ? "
En effet, j’ai entendu toutes les accusations lancées à l’encontre d’Israël en janvier 2009. Tous ils l’on reproché d’utiliser la force pour se défendre contre les attaques du Hamas .Pourtant, je ne vois pas de la part des juristes arabes un seul mot pour condamner les crimes monstrueuses de Kadhafi !!".
Comment un dirigeant peut-il faire viser ses citoyens par des avions de chasses, des mitrailleuses, des chars et des canons? Ou sont passés les donneurs de leçons sur les droits de l’Homme ?
Pourquoi l’élite arabe ne 'est pas lancé dans son réflexe d'indignation médiatique devant cette répression inimaginable ? Mais que fait-elle? Serait-elle obsédée seulement par les palestiniens ? Probablement que les centaines de morts à Tripoli ou à Benghazi ne valent pas un Gazaoui! Le sang libyen est t-il mois cher à ce point que le sang palestinien ?
A ce jour, ce sont plus de 650 libyens qui ont été assassinés par les forces libyennes et les mercenaires africains .Des écoles, des hôpitaux et des mosquées ont été détruits. Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi qui dirige encore ce pays depuis 42 ans se trouvant à Tripoli continue de commettre les pires crimes contre son peuple. Que font t-ils les spécialistes arabes du droit humanitaire ?
Les éternels défenseurs de la « compétence universelle » qui ont déposé autrefois des centaines de plaintes pour crime contre l'humanité contre Ariel Sharon, mais aussi contre Barak, Livni et Olmert cachent aujourd’hui leurs visages puisqu’ils pour eux la justice ne fonctionne que dans un sens unique. Ces "juristes sélectives" ont une approche spéciale du droit instrumentalisé uniquement à des fins politiques ou partisanes.
A la demande de quelques manifestants , devant le consulat général de Lybie, j’ai accepté la proposition de saisir, dans les jours à venir, le procureur général de Tunis au sujet de Kadhafi et son clan meurtrier, pour qu’ils ne foulent pas au moins le sol tunisien.
Je me penche pour le moment à rassembler le maximum de preuves sur "les crimes de guerre", "les crimes contre l'humanité" et " les crimes de génocide" de ce régime arabo-génocidaire (1). La responsabilité de toutes les destructions et tous les morts, strictement toutes les destructions et tous les morts, doit, en ces conditions et selon la législation internationale et la morale fondamentale, être attribuée au dictateur libyen qui s'est octroyé le titre délirant de ''leader des dirigeants arabes, roi des rois d'Afrique et d'imam des musulmans'' Je trouve immoral que l'on accepte ces persécutions contre les libyens et que l'on favorise uniquement la tyrannie de la 'victimitude' des palestiniens. Depuis des dizaines d’années, les élites arabes ont cimenté le statut de « victime exclusive » du peuple palestinien. Pourtant, depuis 42 ans le colonel Kadhafi dirige son pays d'une main de fer. Les Libyens, comme le reste des peuples arabes, sont victimes des impitoyables méthodes dictatoriales de leurs tyrans.
S’identifier à des causes humanitaires est certes chose louable, mais je trouve scandaleux de se pencher uniquement sur la question palestinienne qui représente pour beaucoup un business plus juteux que les drames des peuples arabes. Depuis indépendance des pays arabes rien n’a été fait dans ces pays pour améliorer le niveau de vie des citoyens. Les peuples continuent à vivre dans des conditions misérables, sans routes convenables, parfois sans hôpitaux appropriés, sans écoles de qualité et sans eau potable (2).
Quant à la barbarie "entre frères" elle atteint vraiment des sommets mais toujours en absence de toute critique. Les massacres inter arabes et outre arabes ont pourtant provoqué de loin un nombre de victimes supérieur à tous les conflits avec Israël .Selon les chiffres disponibles, plus de 11 millions de musulmans ont été victimes de mort violente depuis 1948, dont 35.000, ou 0,3%, sont morts dans le cadre des 60 ans de lutte contre Israël, soit une victime musulmane sur 315. Ceci alors que plus de 90% de ces 11 millions de victimes ont été tuées par d'autres musulmans..." Sans comptés les lapidations, coups de fouet, fatwa, tueries pour apostats, etc...
A tous les ignorants qui vilipendent Israël, la justice ne veut pas dire détourner la tête devant les atrocités "entre frères". Cette atrocité chez nous ne soulève pas pourtant la vindicte des "droithumonistes" arabes sélectifs . C’est aussi la chose dont on parle pas tous les jours .
Personne de n’a donc le droit de nous dicter notre conduite ni notre opinion sur Israel, alors que des milliers de libyens continuent maintenant d’être exposés au génocide !
Ftouh Souhail , Tunis
(1) Les crimes de guerre sont définis par des accords internationaux et en particulier dans le Statut de Rome (les 59 alinéas de l'article 8), régissant les compétences de la Cour pénale internationale (CPI) ou aussi par des tribuneaux spéciaux. D’ailleurs l'ancien haut responsable serbe Vlastimir Djordjevic a été condamné mercredi à 27 ans de prison par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis contre des Albanais du Kosovo en 1999. Ancien adjoint du ministre de l'Intérieur serbe et chef de la sécurité publique (1997-2001), Vlastimir Djordjevic a été reconnu coupable d'avoir participé à une campagne de "terreur" et de "violence" menée contre la population civile des Albanais du Kosovo en 1999.
(2) 40% de la population arabe vit sous le seuil de pauvreté, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Ligue arabe rendu public le 20 décembre 2009 au Caire.
Voir aussi Libye : à Tripoli, l’aviation bombarde les manifestants – par Ftouh Souhail Voir aussi Libye : L’assassin Seïf Kadhafi menace le peuple de guerre totale – par Ftouh Souhail
24/02/2011
Selon des révélations de WikiLeaks, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn le Cheik Khaled Ben Ahmed Al Khalifa aurait indiqué qu’il était disposé à rencontrer le Premier ministre Binyamin Netanyhou et d’autres responsables israéliens pour faire avancer le processus de paix.
Faut t-il rappeler que le Royaume du Bahreïn est l’un des principaux pays alliés des Etats-Unis dans le Golfe ou siège la Ve Flotte américaine. Il a joué un rôle primordial pour la libération de L’Irak.
Les autorités de l’Etat du Bahreïn entretiennent aussi des contacts politiques avec Israël, en dépit de nombreuses résistances des pays voisins : le prince héritier Cheikh Khalifa Ben Salman Al Khalifa a rencontré plusieurs responsables israéliens lors du Forum économique mondial en 2000 et 2003. Le Cheikh Khalifa a même discuté avec son homologue israélien madame Tzipi Livni à l’ONU en 2008.
Le prince héritier du Bahreïn, cheikh Salman ben Hamad al Khalifa, a rencontré déjà le ministre israélien des Affaires étrangères de l’époque , Mr Silvan Shalom, au cours du Forum de l’économie mondiale qui se tenait en Jordanie les 21 et 22 juin 2003.
En octobre 2008, l’actuel ministre des affaires étrangères de Bahreïn, le cheikh Khaled Ben Ahmed Al Khalifa avait suggéré la création d’une organisation régionale incluant Israël, afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient: “Israël, l’Iran, la Turquie et les pays arabes devraient s’asseoir ensemble au sein d’une même organisation”, avait-il déclaré au quotidien arabe Al-Hayat.
« Nous, les Arabes, n’avons pas assez fait pour créer un lien avec le peuple israélien » avait dit le prince héritier de Bahreïn dans un billet publié par le Washington Post et dont la traduction intégrale etait publiée dans le supplément magazine du Maariv le 21 juillet 2009.
« Nous n’avons pas assez travaillé pour montrer aux Israéliens comme notre initiative peut créer une paix entre pairs », écrit-il dans l’article.
Le prince héritier dans la même tribune libre au Washington Post avait affirmé
« Nous devrions progresser maintenant vers une paix véritable en consultant et en éduquant notre peuple, mais aussi en tendant la main au public israélien pour mettre en lumière les bénéfices d’une paix véritable. Pour être efficaces, nous devons reconnaître que pour comme tous les autres peuples, la principale fenêtre sur l’extérieur de l’Israélien moyen, ce sont ses médias nationaux ou locaux. Notre tâche est donc de raconter plus directement notre histoire aux Israéliens en faisant passer notre message à leurs médias, un message qui reflète les espoirs de la majorité des Arabes, qui confirme que la paix est notre choix stratégique, et qui présente l’initiative de paix arabe comme le moyen d’y parvenir », conclut-il.
Du coté israélien, le Premier ministre israélien avait réagit positivent à l’époque sur l’article publié par le prince héritier de Bahreïn dans le Washington Post et dans lequel il a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur une paix régionale avec Israël. M. Netanyahu a cité le prince qui a écrit :
« L’ensemble des parties doivent effectuer simultanément des démarches destinées à bâtir la confiance ». « Je voudrais faire part de mon estime pour le prince de Bahreïn. (…) C’est dans cet esprit que l’on pourra créer une atmosphère dans laquelle on aura le sentiment qu’une telle paix est possible », a affirmé M. Netanyahu au cours de sa visite à la résidence de l’ambassadeur d’Egypte, à Herzliya, à l’occasion de la fête nationale égyptienne le 22 juillet 2009.
N’oublions pas qu’en 2009, le Prince héritier du Bahreïn, Sheikh Salmane Ben Hamad Al-Khalifeh avait déjà réclamé du monde arabe qu’il “se bouge un peu. Qu’il aille parler aux israéliens dans leurs médias. S’ils veulent vraiment la paix, pourquoi ne parlent-ils pas ? Des ministres israéliens ne parlent-ils pas à nos chaînes de télévision?”
En Mars 2010, le Ministre Bahreïni des Affaires Étrangères, le Sheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifeh, avait fait une déclaration qui “envoie du lourd” (citation du Maariv). Lors d’une rencontre à Washington avec des représentants des différents lobbys israéliens, voilà ce qu’il déclare: « Tout le monde devrait savoir qu’Israël bénéficie d’une présence historique au Moyen Orient et qu’il va rester jusqu’à l’éternité »
« Lorsque tout le monde sera conscient de ces réalités, il sera facile de parvenir à la paix entre les pays de la région et Israël » aurait-il ajouté.
Les témoins étaient nombreux. Il y avait d’abord les représentants du mouvement religieux Habad, de l’AIPAC, de la Commission judéo américaine, de l’agence Ben Bright, en plus du représentant de l’ADL (anti-defamation League) ainsi que des personnalités juives influentes.
La Bahreïn est malheureusement mis sous pression éternelle des pays arabo-musulmans qui lui interdisent de signer un accord de reconnaissance. Mais au rythme des nouvelles bouleversements et la contagion qui gagnent le monde arabe, nous ne savons pas encore ou vont les choses.
Ftouh Souhail, Tunis
Voir notre article du 7 oct. 2008: Le Bahreïn brise le tabou de la normalisation avec Israél.
24/02/2011
Il faut bien de nouveaux appareils pour accueillir des touristes et surtout des juifs du monde entier.
La compagnie aérienne israélienne, El AL, a annoncé avoir passé commande auprès de l’avionneur américain de quatre nouveaux Boeing B737-900ER, avec une option pour deux autres avions du même acabit. Le montant du contrat ferme est estimé entre 215 millions et 320 millions de dollars, selon que la compagnie opte pour quatre ou six appareils.
El Al annonce que sa flotte sera bientôt renforcée par l’acquisition de quatre ou six Boeing B737-900ER.
Il est certain que les nouveaux Boeing 737-900ER seront un apport très positif pour la flotte El Al. Le Boeing 737, en ses multiples sous-versions, est un avion qui a fait ses preuves depuis des décennies. Sans cesse amélioré, perfectionné et mis à jour il est l’un des 2 grands moyens-courriers qui dominent le marché mondial, l’autre étant la famille des Airbus A320…
Israel Airlines

Les nouveaux avions, qui entreront en service entre 2013 et 2016, seront affectés sur des lignes courtes et moyen-courriers en Europe. Ils seront parfaits pour des vols jusqu’à Paris, Berlin ou Rome. Selon le communiqué de presse, les vols ne devraient pas excéder les cinq heures à partir de l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv. Le Boeing 737-900ER permettra à la compagnie israélienne de remplacer, à terme ses deux derniers Boeing 757, qui ont un peu moins de 20 ans et d’augmenter ses capacités sur ces destinations.En effet, El Al prévoit une augmentation de trafic dans les années à venir, le tourisme en Israël ne cessant d’augmenter. En 2010, il a atteint un chiffre record avec 3,45 millions de visiteurs entrés dans le pays. La sécurité est indiscutable en Israel.
La compagnie aérienne considérée comme la plus sécurisée du monde dessert plus de 48 destinations sur quatre continents, dont 22 en Europe. Elle opère actuellement une flotte composée de 38 Boeing : quatorze B737, huit B747, deux B757, huit B767 et six B777.
El Al compte également se moderniser pour lutter contre l’arrivée des vols low-cost au départ de la Suisse ou de Mulhouse en France. Offrir plus de confort et de sécurité est la meilleure chose que la compagnie nationale israélienne puisse faire pour continuer d’attirer des touristes qui commencent de plus en plus à regarder au prix avant autre chose.
Ftouh Souhail&Air-Journal
Je profite de ce texte pour recommander à tous les amoureux d’ EL AL un livre magnifique :” EL AL, ISRAEL FLYING STAR ” de Marvin G. GOLDMANEdité par : AIRWAYS INTERNATIONAL Inc.P.O. BOX 1109 SandpointID 83864 U.S.A. www.airwaysmag.com
Format A4, 192pages, textes en anglais, plusieurs centaines de photos et gravures en couleurs. Cet ouvrage retrace l’histoire de la compagnie, y compris à ses origines. Un must pour les amateurs d’aviation. Un must pour ceux qui aiment les ouvrages de référence sur Israël quel que soit le sujet
24/02/2011
Sous l'égide de la municipalité et du ministère du Tourisme israélien, une Conférence sur le tourisme prévue fin mars à Jérusalem.
Cette première "conférence internationale sur le tourisme", organisée par une société privée, doit se tenir au Palais de la Nation, à Jérusalem-ouest, du 29 au 31 mars 2011.
En octobre dernier, une conférence de l'OCDE sur le tourisme s'était déroulée dans le même bâtiment avec la participation de 28 pays. Le ministre israélien du Tourisme, Stas Misezhnikov, avait déclenché la polémique en décrétant que le choix de Jérusalem constituait de la part de l'OCDE une forme de reconnaissance de la cité comme capitale d'Israël.

Jérusalem est de venue la ville touristique n°1 du Moyen-Orient. Le magazine américain Travel and Leisure a élu Jérusalem, ville touristique n°1 du Moyen-Orient et d'Afrique pour l'année 2010, sur la base d'un questionnaire rempli par ses lecteurs qui ont notamment été priés d'évaluer l'offre culturelle artistique, la nourriture, les habitants ou encore le shopping. Tel-Aviv arrive en 3e position. A noter que Jérusalem était présente pour la dernière fois dans ce classement en 2000.
Jérusalem est sans doute une ville touristique par excellence. Ville sainte, berceau du judaïsme et du christianisme, reconnue par l'Islam, Jérusalem est une ville de pélerinage. Les lieux saints ne manquent pas. En passant d'un quartier à un autre, vous aurez l'impression de voyager, aussi bien dans le temps que dans l'espace. Les murailles de la vieille ville abrite des ruelles qui ont gardé le charme de l'emprunte des civilisations qui l'ont occupée.
Depuis 1967, la mairie de Jérusalem a fait de sorte que l’ensemble des lieux saints furent ouverts à tous les fidèles afin qu'ils soient libres de s’y rendre en pèlerinage sans menace de violences ou de persécutions (1).
La liberté de culte est accordée à tous à Jérusalem, en Israël ou dans tout territoire administré par Israël. Le 24 février 2010 le Président Shimon Peres le réaffirmait lors d’une rencontre avec un coordinateur des Nations unies Il déclarait qu’Israël « respecte et permet la liberté de culte pour tous, quelle que soit leur religion, et protège les lieux saints. Il n’y a aucune violation des droits musulmans ou chrétiens dans aucun lieu saint. »
Il y a à Jérusalem 733.000 habitants dont 252.000 Arabes et 481.000 Juifs ou autres groupes. Quant aux lieux de culte, il y a 72 mosquées, 139 églises et 996 synagogues. Il existe d’ailleurs à Jérusalem un grand nombre d’organisations œuvrant de manière très positive pour cette coexistence. Chaque année des centaines de milliers de touristes du monde entier visitent cette ville magnifique qui se révèle au regard de ses visiteurs avec l'humilité qui fait sa beauté.
Cette année, le 25 mars prochain, la ville de Jérusalem va organiser un marathon international sur une distance de 42km de course à travers les plus beaux monuments de la capitale juive. Pour la première fois de son histoire, Jérusalem organise un tel marathon international (2).
Il existe actuellement deux marathons en Israël, celui de Tel Aviv et celui de Tibériade qui s’est déroulé dans sa 34ème édition international en janvier 2011 (3).
(1) Voir le site (2) Voir le site du marathon.
(3).Ce sont trois Ethiopiennes qui sont arrivées aux 3 premières places pour les femmes. Yearah Zangui, une athlète israélienne jusque là peu connue, a gagné le titre de championne d'Israël pour son premier marathon avec 2 heures, 51 minutes, 54 secondes. 1400 coureurs ont participé au marathon.
23/02/2011
Les autorités tunisiennes ont annoncé lundi l'arrestation de l'assassin du prêtre polonais retrouvé égorgé vendredi , le 18 février 2011, près de Tunis, précisant qu'il s'agit d'un Tunisien qui travaillait comme menuisier dans l'école où le religieux a été découvert, a rapporté l'agence TAP. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur annonce que "la brigade criminelle a découvert celui qui a commis le meurtre du prêtre polonais", ajoutant qu'il s'agit de Chokri Ben Mustapha Bel-Sadek El-Mestiri, de nationalité tunisienne, né le 16 juin 1967, un menuisier" qui travaillait dans la même école que le pasteur assassiné.

"La découverte du meurtrier a été réalisée à la suite d'une enquête (...) sur les ouvriers et les administrateurs de l'école", précise le ministère dans son communiqué. Ce meurtre, le premier d'un étranger et d'un chrétien depuis la chute de l'ancien régime de Ben Ali le 14 janvier, a beaucoup choqué. Il a été vivement condamné par le gouvernement. A Tunis le gouvernement a condamné le meurtre d'un prêtre retrouvé égorgé vendredi dans une école à Manouba. L'évêque de Tunis Lahham Maroun a été reçu ce dimanche par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi . La mort de ce prêtre avait été vivement condamnée par la société civile et la principale formation islamiste dans le pays, Ennahda. L'Union européenne a demandé lundi que les assassins présumés du prêtre polonais, le père Mark Marios Rebaski , soient identifiés et traduits en justice. Quelque 20.000 chrétiens vivent en Tunisie sur une population de 10,4 millions de personnes. D’après divers témoignages recueillis par l’Association d’assistance Open Doors , les chrétiens de Tunisie craignent que les actions de protestation qui demandent plus de démocratie et de liberté se terminent de nouveau en violents affrontements. Les juifs aussi vivent dans l’incertitude de ce qui les attend, puisque l’islam est religion de l’Etat tunisien et et il a un risque d'un virage vers une islamisation totale de la vie politique. Ftouh Souhail
23/02/2011
Plusieurs centaines de personnes manifestaient ce samedi 19 février 2011 à Tunis "pour une Tunisie laïque", après des incidents impliquant des islamistes qui ont attaqué une rue dédiée à la prostitution et de la découverte du corps d'un prêtre catholique polonais égorgé.
Quelque 15.000 tunisiens sont sortis dans la capitale pour protester contre les dernières manifestations des radicaux et leurs déclarations à l’encontre des Juifs. Cette manifestation vient suite aux inquiétudes officiellement exprimées par le président de la Communauté juive de Tunisie, Roger Bismuth après la manifestation antisémite organisée par un groupe d'intégristes extrémistes le 11 février, devant la Grande Synagogue de Tunis. Cette manifestation se déroule aussi au lendemain de la découverte du corps d'un prêtre polonais retrouvé égorgé près de Tunis, et de l'attaque d'une rue dédiée à la prostitution par des islamistes qui voulaient y mettre le feu, dans le centre de la capitale. Le camp que l'on pourrait appeler "laïc" en Tunisie a alors senti – tardivement- qu'il était temps de réagir, et a organisé une manifestation en plein centre ville qui a réunit environ 15.000 personnes. Cet évènement, assez unique dans le monde arabe, a attiré l'attention des médias israéliens, comme on peut le voir en lien (1). Les manifestants ont appelé « à la tolérance religieuse ». « Nous devons nous tenir côte à côte et montrer de la tolérance religieuse l’un envers l’autre », déclarait l’un des organisateurs. Parmi les slogans déclamés: « Le terrorisme n’est pas la voix de la Tunisie! Musulmans, Chrétiens, Juifs, nous sommes tous Tunisiens! » Une partie des Tunisiens laïcs, sont pour la diversité, l’égalité et le droit total à tout citoyen qu’il soit Musulman, Juif, chrétien, Agnostique ou Athée. "Nous avons appelé à cette manifestation pour montrer que la Tunisie est un pays tolérant qui refuse le fanatisme et afin de renforcer la laïcité en Tunisie dans la pratique et dans la loi", a déclaré un bloggeur de 29 ans, Sofiane Chourabi. A Los Angeles aussi des militants musulmans pro-démocratie se sont joints aux représentants du Centre Simon Wiesenthal pour dénoncer les émeutes de la semaine dernière en face de la principale synagogue de Tunis. Rabbi Hier a appelé les dirigeants égyptiens ainsi que d’autres dirigeants pro-démocratie dans la région à répudier la rhétorique antisémite et la violence qui ont accompagné quelques-unes des manifestations appelant à une plus grande liberté dans le monde arabe. Ftouh Souhail (1) http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4030780,00.html
22/02/2011
Des islamistes ont tenté ce vendredi, 18 février 2011 , après-midi de mettre le feu dans une rue du centre de Tunis où travaillent des prostituées avant d'être dispersés par les forces de l'ordre qui ont par ailleurs déployé des hélicoptères. Les islamistes ont tenté d'entrer dans la rue Abdallah Guech, une des principales maisons closes de Tunis située dans cette rue, qui se trouve près de la Médina. La rue est en ce moment gardée par la police et l'armée. Auparavant, des dizaines de manifestants islamistes ont réclamé la fermeture des maisons closes, scandant "Non aux lieux de prostitution dans un pays musulman" devant le ministère de l'Intérieur. Le groupe de manifestants dans lequel se trouvaient également des femmes portant le voile, criait: " le peuple exige la fermeture des maisons de prostitution" mais aussi " la fermeture des maisons de prostitution est une obligation". La manifestation avait été organisée par le Mouvement Ettahrir, une organisation plutôt discrète, mais bien connue par les services de police. A différentes reprises, ces personnes ont initié ou participé à des actions sur le grand Tunis sur l’Avenue de la Liberté devant la synagogue, sur l’Avenue Habib Bourguiba ou encore devant l’Ambassade d’Egypte à Montplaisir. Déjà des maisons closes avaient déjà été fermées à Sousse, Kairouan (centre) et Béja (nord-ouest) En fermant autoritairement les maisons closes, les barbus veulent en finir avec l’une des principales maisons closes de Tunis qui est située rue Abdallaah Guech, près de la Medina, destination connue de tout homme tunisien, arabe ou étranger ayant envie de s'isoler avec une femme pour une période bien déterminée.
La prostitution est pratiquée aussi en cachette dans d'autres endroits de Tunis, où des prostituées fréquentent des cafés dans le centre de la capitale et "offrent leur services" à des tarifs qui ne dépassent pas les 20 dinars (environ 11 euros). La Tunisie est devenue depuis quelques années la plaque tournante du tourisme sexuel. Des touristes arabes (spécialement de Libye et des pays du Golf) viennent spécialement en Tunisie pour visiter ces maisons. En cas de fermeture des maisons closes ou iront donc se vidanger désormais les “touristes arabes ” habitués du “all inclusive”? La Tunisie risque ici de perdre son meilleur argument touriste. Ftouh Souhail A lire cette tunisienne courageuse qui s’indigne contre la fermeture des maisons closes : Mademoiselle Ons Bouali – Nawaat
22/02/2011
Pour une fois les tunisiens découvrent les performances et la rapidité des informations quant elles émanent d’une source israélienne.
Le webzine d'opinion israélien de notre confrère Jonathan-Simon Sellem, JSSnews devient un succès en Tunisie. En quelques heures après avoir diffuser des informations sur l'état de santé du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali sur JSSnews « Ben Ali aurait fait une crise cardiaque et serai dans état critique ... » l’ensemble des grands journaux tunisiens, arabes et français, ont repris la nouvelle en citant cette source israélienne.
Aujourd'hui dans les kiosques j'étais même ravie de voir que les lecteurs tunisiens se bousculer pour découvrir le sort malheureux de leur dictateur révélé par notre confrère à Jérusalem!
Ceux qui ont pris l’habitude de boycotter Israel seraient aussi surpris de découvrir que des diplomates tunisiens se confient à JSSnews pour informer les tunisiens que “Ben Ali serait mort cliniquement (dans la nuit de vendredi à samedi ) et que des négociations seraient en cours avec le gouvernement de Tunis afin qu’il soit autorisé à être enterré en Tunisie.”
Heureusement aussi que le site israélien avait infromer le public tunisien, en soif de savoir que Leila Trabelsi, aurait, “depuis Tripoli en Lybie, donner le feu vert pour débrancher Ben Ali. Le fait que ce soit la pleine lune aurait pesé sur sa décision.”

Ben Ali serait dans le coma dans un hôpital privé à Djeddah et serait décédé en raison d'une hémorragie cérébrale a ajouté JSSnews.
Même les plus anti-israéliens sont surpris comment un site israélien les informe de la mort de leur président!
Les boycotteurs traditionnels des médias « sionistes » ont été surpris de savoir une information toute aussi importante, que Zine el-Abidine Ben Ali, “serait mort seul. Pas un seul membre de sa famille n’aurait daigné venir le visiter en Arabie Saoudite alors que tous savaient qu’il vivait ses derniers moments.”
Ces informations viennent donc éclairer l'aveuglement volontaire voulue par les autorités tunisiennes et surtout le ministère tunisien des Affaires étrangères qui joue encore la désinformation et précisé qu’il attend que des informations lui parvienne des autorités saoudiennes qui “ devraient faire une déclaration dans les meilleurs délais sur l'état de santé de Ben Ali. “
Quelqu'un peut me dire comment les diplomates tunisiens, basées au Moyen Orient, n’ont pas informer leur ministère à Tunis de l’état de santé de Ben Ali alors qu’ils se confient à un média israélien ? Oui la réponse est facile, elle prouve, si besoin était encore, combien Israel est un pays transparent et ses médias sont totalement libres, alors que la Tunisie vit toujours sous un régime de censure et manque cruellement de transparence.
Même les diplomates tunisiens n'ont plus de confiance.Le pouvoir en place jour encore la manipulation de l’opinion publique pour laisser le public dans le doute et l'hésitation.
Encore bravo à JSSnews d’avoir révéler aux tunisiens des nouvelles sur leur ancien président. JSSnews est imbattable !! Mais alors imbattable ! Pour les anti-israéliens allez-y, boycottez !
Ftouh Souhail, Tunis
21/02/2011
Il y’ a un mois tout juste, le 20 janvier 2011, une femme hors du commun, nous a quitté. C’est bien celle qui fut officiellement la première dame d’Israël mais qui refusa jusqu’à son dernier souffle d’habiter dans la résidence officielle du chef de l’Etat.

Sonia Pères a toujours préféré vivre loin des projecteurs et elle est resté à l’écart de la vie politique. Lorsque Shimon Près fut élu président en 2007, elle refusa de le rejoindre dans sa nouvelle résidence de Jérusalem. Le couple qui a trois enfants, huit petits-enfants et deux arrières petits-enfants vivait séparément depuis lors.
Sonia Gellman est née en Pologne en 1923 et immigra en Palestine mandataire en 1927. En 1942, elle s’enrôla dans l’armée britannique pour laquelle elle a servi en tant qu’infirmière dans un hôpital militaire près du Caire en Egypte. Elle a ensuite conduit des camions de l’armée et s’est déplacée à travers l’Europe. Elle rencontra Shimon au lycée et les deux jeunes, membres fondateurs du Kibboutz Aloumot, se marièrent en 1945.

Sonia Pères était une femme très attachée aux traditions religieuses juives et consacra une grande partie de sa vie à des activités caritatives à l’insu de tous.

Mme Pères s’est éteinte dans son sommeil. Elle souffrait d’une déficience cardiaque après avoir subi une attaque il y a vingt ans. Habitant à Tel-Aviv, et non à Jérusalem où vit habituellement le président israélien, elle faisait de fréquents séjour à l’hôpital.
Nous t’avons dit adieu de nos pleurs Sonia lorsque vous avez rejoins votre dernière demeure. Et nous vous rendons un hommage vous qui repose maintenant là-haut.
Ftouh Souhail , Tunis
21/02/2011
A l'occasion des émeutes arabes, les régimes totalitaires de la région sont passés à la vitesse supérieure dans la répression. Ces régimes, qui souffraient d’un déficit de légitimité, ont été surpris par la chute précipitée du régime du Président Ben Ali et de Moubarak.

Cette vague de contestations populaires sans précédent, contre les régimes autoritaires en place depuis des décennies, au Moyen-Orient, continuait d'être réprimée dans le sang en Libye, à Bahreïn, au Yémen et en Irak, malgré les appels internationaux à la retenue. Les manifestations organisées jeudi en Libye contre le régime dictatorial de Kadhafi dans le cadre d'une ''journée de la colère'' ont fait au moins vingt morts, selon une organisation locale des droits de l'homme. A Bahreïn, le bilan du soulèvent chiite contre la monarchie sunnite passe à cinq morts et deux cent blessés. La Haut commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme, Navi Pillay, a condamné ce vendredi les réactions "illégales et excessives" des gouvernements aux "demandes légitimes" de la population. Le président américain Barack Obama a "condamné", vendredi, le recours à la violence contre les manifestants à Bahreïn, en Libye et au Yémen, et appelé au respect de leur liberté d'expression. "Les États-Unis condamnent le recours à la violence par les gouvernements contre les manifestants pacifiques, partout où cela pourrait se produire", précise Obama. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué ce vendredi que le droit à manifester pacifiquement, dans les pays du Golfe, devait être respecté, au cours d'un entretien téléphonique avec le prince héritier d'Abou Dhabi. La France a annoncé la suspension des exportations de matériel de sécurité à destination de la Libye et de Bahreïn, où la contestation populaire s'est amplifiée ces derniers jours. Les manifestations contre le régime, en Libye, ont fait au moins vingt morts à Benghazi et sept à Derna, a rapporté vendredi le journal libyen Oea. Trois personnes ont été tuées dans les violents affrontements entre la police et les manifestants, jeudi soir à Aden, principale ville du sud du Yémen, selon un bilan réactualisé de source hospitalière. Huit manifestants anti-gouvernementaux ont été blessés vendredi à Taiz par une grenade, ont rapporté des sources de l'opposition. Une centaine de Syriens ont manifesté jeudi au coeur de Damas pour dénoncer la brutalité des policiers contre un citoyen syrien, a indiqué ce vendredi le site d'opposition all4Syria.info. Huit personnes ont été blessées ce vendredi à Amman (Jordanie) lors d'affrontements entre partisans du gouvernement et manifestants, a-t-on appris auprès d'une source médicale et de témoins. Les attaques, qui se multiplient contre les manifestants au Yémen, au Bahreïn et en Libye sont troublantes, et elles reflètent la vérité toujours occultée, à savoir la pire barbarie exercée par les régimes arabes contre leurs propres populations. Aux manifestations pacifiques, aux revendications légitimes des populations, les régimes arabes répondent par la répression, les arrestations et le couvre-feu. Au lieu de dialoguer, de négocier et de proposer des solutions réalistes et viables, ils adoptent la politique du bâton et préfèrent la fuite en avant. Ils s'appuient sur la machine policière ou sur l'armée pour contenir les contestations. Ce génocide délibéré est soutenu et justifié par la majorité des composantes des régimes en places. Les dirigeants arabes se font concurrence dans le massacre de leurs populations. Dans ces États arabes fascistes et racistes, c’est l’écoulement du sang qui fait la cote de popularité de tel ou tel dirigeant au pouvoir. Celui qui pousse à plus de répression, qui commet le plus de massacres, est celui qui sera en mesure de rester au pouvoir. Ce qui veut dire que les dirigeants arabes sont dans leur ensemble des meurtriers fascistes. Ils sont à la tête de régimes guerriers qui ne vivent que par le sang. Lorsque les révoltes contre ces dictatures sont nées, la puissance des appareils militaires et policiers s’est vite déclenchée donnant en spectacle le massacre inter-arabe. Les autorités, indifférentes à ce spectacle désolant et terrifiant, continuent de procéder à l'arrestation de plusieurs centaines de manifestants, embarqués manu militari et emprisonnés sans aucune forme de procès, au grand désarroi de leurs proches. Personne n'explique pourquoi ces régimes sont incapables d’améliorer le quotidien du citoyen, et promouvoir son mode de vie. Personne n'est disponible pour offrir des solutions, des pistes de politiques efficace en faveur de la population des pays arabes, qui s’élèvera à près de trois cent quatre vingt millions de personnes d’ici 2015 (contre environ trois cent quarante sept millions en 2010) et qu’il faudrait donc s’activer pour créer cinquante millions d'emplois nouveaux sur les dix prochaines années, pour seulement maintenir le taux de chômage actuel. Les émeutes arabes ont démontré (au plan extérieur autant qu’intérieur) que la seule question qui fait bouger massivement les masses aujourd’hui, c’est la question du développement économique, et que l’immobilisme de ces régimes tortionnaires est à l’origine de ces désastres économiques. C’est ainsi, d’ailleurs, qu'au Yémen, en Algérie et en Syrie, les dirigeants ont consenti des aides financières à la population, pour calmer la colère. Ces aides restent dérisoires par rapport aux sommes volées par centaines de milliards de dollars. La vérité qui doit être dite est que ces pays arabes, n’ont rien à offrir à leur population qui cherchent sans espoir des emplois et une vie digne. Le vent de révolte qui souffle aujourd’hui contre ces régimes totalitaires nous rappelle que l’urgence, dans ces pays, n'est pas la démocratie ou la liberté, mais tout simplement la recherche d’un mode de vie basé sur la transparence et l'équilibre social et économique. Dans l’exaltation de ces jours d’insurrection, une traînée de poudre pourra gagner peut-être tous les pays arabes et musulmans du Maghreb au Machreq. Des dictatures sanguinaires, comme celle de Syrie et de Libye s’écrouleront peut être, et les peuples de ces pays les balayeront. Mais pour remplacer par quoi ? Les Organisations humanitaires, qui ont pris l’habitude de verser toutes leurs larmes de crocodiles sur les palestiniens, vont t-ils bientôt diriger des "flottilles humanitaires", non pas sur Gaza, mais dans l'autre sens ? Les malheureux de Tunisie et d'Egypte, qui ne sont certes pas sous les feux des médias, les attendent, depuis quelques semaines. Ftouh Souhail
20/02/2011
Un prêtre polonais exerçant dans une école évangélique a été trouvé mort égorgé ce vendredi 18 février 2011 dans la localité de La Manouba, à environ 15 kilomètres de Tunis, a annoncé l'agence officielle tunisienne TAP.
Se référant à des informations fournies par l'archevêché de Tunis, l'agence précise que la victime identifiée du nom de Marek Marius Rybinski, 34 ans, était économe de l'école.
La famille du prêtre assassiné et l'ambassade de Pologne à Tunis ont été informées du drame, ajoute la TAP.
Selon son adjoint Néji Khédhri, le religieux a été roué de coups avant d'être égorgé et jeté dans le parking de l'école.
C'est le premier meurtre à la fois d'un religieux et d'un étranger depuis la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier.
Les coupables ont peut-être voulu transmettre un message après la « Révolution du jasmin » sur la nature du climat qui va régner en Tunisie et la possibilité de multiplication des attaques anti-chrétiennes comme résultat de la propagation d’un islam radical. Assurant que les auteurs de ce «crime odieux» et leurs complices seront sévèrement punis, le ministère a adressé un message pour rassurer les Tunisiens et les ressortissants étrangers en s'engageant «à tout mettre en œuvre pour instaurer la sécurité et parer à toutes velléités d'agressions».
Dans un communiqué, le ministère tunisien de l'Intérieur a «condamné avec vigueur» ce crime qu'il a attribué à «un groupe de terroristes fascistes d'obédience extrémiste comme l'attestent la façon dont le crime a été commis et les investigations en cours». Une enquête a été ouverte sur ce crime par le juge d'instruction de la Manouba, ajoute la TAP.
La Manouba, ville de la banlieue nord-ouest de Tunis, est connue notamment pour son important campus. La Manouba faisait partie des résidences d'été des beys de Tunis.
Selon certaines sources, on compterait 92 453 chrétiens en Tunisie, soit 1 % de la population tunisienne (1). Toutefois, l'archidiocèse de Tunis avance le chiffre de 20 000 catholiques (2) et le Département d'État des États-Unis le chiffre de 25 000 personnes dont 2 000 pratiquants Cette petite minorité, constituée principalement d'étrangers, possède un petit nombre d'écoles et d'églises. Le christianisme est ainsi la deuxième religion du pays même si elle reste loin derrière l'islam Ftouh Souhail (1) Répartition de la population en fonction de la religion (2) Statistiques de l'archidiocèse de Tunis
20/02/2011
La municipalité de Tunis a rebaptisé ce jeudi 17 février 2011 la place du 7-Novembre, la plus importante de la capitale tunisienne, pour lui donner le nom de Mohamed Bouazizi, dont l'immolation par le feu a déclenché la "révolution du jasmin" qui a renversé le 14 janvier le président ben Ali.

Ce un vendeur ambulant est devenu célèbre après la tentative de suicide par immolation le 17 décembre 2010, à l'origine des émeutes qui concourent au déclenchement de la révolution tunisienne évinçant le président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir. Le Centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous où il est mort a été renommé « Hôpital Mohamed Bouazizi » Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a indiqué aussi vouloir donner à un lieu parisien le nom de Mohamed Bouazizi, « figure emblématique qui, par son acte de résistance, symbolise le combat des Tunisiens pour la démocratie, la justice et la liberté » Le producteur tunisien Tarak Ben Ammar prépare actuellement un film sur le jeune Tunisien Mohamed Bouazizi. Le tournage de ce long métrage en langue arabe, dont le titre et la distribution ne sont pas encore connus, devrait débuter dès le mois de mai prochain dans différentes régions de Tunisie, principalement à Sidi Bouzid. C'est dans cette petite ville rocailleuse au milieu d'une région d'oliviers et d'amandiers au centre du pays que le jeune vendeur de fruits et légumes, Mohammed Bouazizi, s'est immolé par le feu après une énième humiliation policière. "Les recettes du film iront à sa famille et ses descendants à vie. Ce film est une manière de rendre son nom universel, d'en faire un symbole", explique encore M. Ben Ammar. Mohamed Bouazizi, poursuit-il, "est devenu sans le vouloir l'âme et l'ambassadeur de la Tunisie et de son peuple par un acte humain et pas politique". "Je veux produire ce film afin que nos enfants n'oublient pas la révolution et son symbole qui n'est ni un homme d'affaires, ni un intellectuel, mais un simple citoyen", ajoute Tarek Ben Ammar. Le film sera "une adaptation libre" de la vie du jeune Tunisien "jusqu'à l'acte terrible de son immolation", a-t-il expliqué à l'AFP.
Ftouh Souhail
18/02/2011
Les autorités tunisiennes ont prolongé l'état d'urgence et levé définitivement le couvre-feu, a annoncé le ministère tunisien de l'Intérieur. Cette décision intervient après le quasi retour à la normale de la situation sécuritaire dans la plupart des régions. Le couvre-feu, qui était en vigueur depuis le 12 janvier dans la foulée des manifestations populaires contre l'ancien régime du Président Zine El Abidine Ben Ali, avait depuis été allégé. Quant à l'état d'urgence, il a été décrété le 14 janvier avant la chute du régime de l'ex-président Ben Ali qui a quitté le pays. Le gouvernement tunisien provisoire a déjà accordé la libération conditionnelle à 3000 prisonniers et décidé de faire bénéficier les condamnés à mort des mêmes droits que les autres détenus, a indiqué mercredi le ministre de la Justice cité par l'agence officielle TAP. Lazhar Karoui Chebbi a ajouté que d'autres détenus seraient concernés prochainement par l'amnistie générale qui sera proclamée bientôt sur la base d'un décret-loi. Avant la chute du régime de Ben Ali, 31 000 personnes étaient détenues dans les geôles tunisiennes, selon le ministère. D’autre part trente-six prisonniers de droit commun se sont échappés de la prison civile de Gabes et seize sont encore en fuite, a indiqué un responsable de la police de cette ville du sud de la Tunisie.Le ministre tunisien de l'Intérieur a évoqué le 2 février 2011 un complot contre la sûreté de l'Etat au sein des forces de l'ordre, après divers actes de violence et l'attaque la veille des locaux de son ministère par 2.000 personnes. "Ces gens qui sont venus au ministère (...) sont les mêmes qui se sont présentés aujourd'hui pour faire peur aux gens", a déclaré Farhat Rajhi à la chaîne privée Hannibal TV. "Il y a un complot contre la sûreté de l'Etat et un complot au sein des forces de l'ordre", a-t-il assuré. 
On apprend aussi que l'ancien ministre de l'Intérieur sera traduit devant un tribunal. A Tunis, samedi, plusieurs centaines de magistrats et avocats ont manifesté devant le Palais de justice pour revendiquer leurs droits à l'indépendance. D'autres ont manifesté devant le Gouvernorat de Tunis pour réclamer des aides de toutes sortes. Et sur le plan politique, le débat fait rage entre les tenants d'une normalisation rapide avec des élections présidentielle et législatives dans six mois et ceux qui mettent en garde contre une "confiscation" de la révolution, plaidant pour un report d'au moins un an. Au niveau social et économique, le gouvernement tunisien de transition semble dépassé dans un pays en totale reconstruction après la chute du régime du président Ben Ali. Le gouvernement de transition reste toujours sous forte pression politique et sociale. Les couches sociales les plus défavorisées se montrent de plus en plus impatientes, en particulier dans les provinces de l'intérieur. A Tunis, chaque jours des gens manifestants devant le gouvernorat de la capitale pour réclamer des aides de toutes sortes. Rappelant enfin qu’une une Tunisienne s'est immolée le 10 février 2011 par le feu à Monastir, à 160 km au sud-est de Tunis, devant le siège du gouvernorat. Son état est "jugé grave", a annoncé l'agence officielle TAP qui précise que la femme "souffre de brûlures au troisième degré". Selon la soeur de la victime, elle "éprouvait des difficultés à obtenir des médicaments pour son mari atteint d'un cancer". Ftouh Souhail
18/02/2011
Le gouvernement de transition tunisien a condamné officiellement ce jeudi 17 février 2011 les incidents antisémites survenus le 11 février devant la grande synagogue de Tunis et "appelé les hommes de religion" et de la société civile à dénoncer de tels agissements pour qu'ils ne se reproduisent plus, a rapporté l'agence officielle de presse tunisienne TAP. Le ministère tunisien des Affaires religieuses, dans un communiqué cité par la TAP, a également dénoncé tout acte de nature à nuire aux traditions tunisiennes en matière de respect du culte et des croyances et regrette que de tels agissements aient eu lieu.
Le ministère souligne que la Tunisie a toujours été une terre de rencontre des civilisations, des religions et des cultures. "Conformément à ces idéaux et à l'esprit de notre grande révolution populaire, nous ne pouvons qu'être plus attachés à la tradition de liberté du culte, aussi bien au niveau des croyances que des pratiques", selon les termes du communiqué. A noter que la condamnation officielle n'intervient que 6 jours après les incidents antisémites.

Il a fallut six jours pour les responsables tunisiens de penser à condamner les agissements fanatisés qui ont eu lieu en face de la Grande Synagogue de Tunis.
Je me demande comment nos politiciens ont hésité presque une semaine pour trouver quelques mots dénonçant les propos antisémites de ceux qui avaient hurlé ’’Mort aux Juifs’’ devant un lieu le culte ? La communauté juive n’a eu finalement droit qu’à un communiqué bref et timide, inspiré de langue de bois.
Je suis même étonnée de ce silence de toute cette nouvelle classe politique aujourd’hui au pouvoir devant l'intolérance vis à vis des autres.
Le 1er Février, la synagogue d'El Hamma a été entièrement saccagée, incendiée, et les parchemins bibliques présents (vieux de plusieurs décennie) également détruits par le feu. Dans plusieurs villes, les communautés juives ont été menacées par la population locale. C'est aussi ça, l'esprit de la " tolérance " tunisienne. Dans cette affaire le gouvernement a soigneusement étouffer l’incident pour être enfin un complice, au moins par son silence face à cette horde de barbares excités qui a envahit ce lieu de culte au sud tunisien. Sur les lieux des journalistes étrangers ont été empêchés de filmer, de prendre des photos et surtout, d'obtenir des témoignages ou des documents. Une plainte aurait été déposée auprès du procureur de Gabès par l'association de juive basée à Paris "Sayed Rebbi Yossef el Maarabi", mais il est certain que l’affaire sera vite oublié.
Malgré les paroles apaisantes de l'agence officielle de presse tunisienne, l’ambiance qui règne aujourd’hui au sein de la communauté israélite de Tunisie, est comparable à celle vécue avant le pogrom du 5 juin 1967 à Tunis (durant la guerre des Six Jours) avec les images tristes des familles Juifs déracinés et les « Sefer Thora » brûlés dans la Grande Synagogue de Tunis. Les manifestations anti-juives de l’époque étaient la cause de l’exode des juifs tunisiens vers l’Europe et vers Israël. Aujourd’hui, il est injuste que les juifs paient pour la politique de Ben Ali, ou qu’ils servent de boucs émissaires de la colère populaire. Il faut se rappeler que des milliers de juifs sont toujours privés de tous leurs biens qui ont été saisis par les arabes, et le fruit de toute leur vie a été confisqué. Au lieu de faire dans la langue de bois comme le fait le gouvernement de transition tunisien actuel , il est urgent de commencer à lutter contre la montée du fascisme et prendre des mesures sévères contre les discours antisémites qui relèvent la tête partout dans les mosquées. La Tunisie en général ferait mieux de s’inspirer d’Israël et fonder un État démocratique et moderne au lieu de laisser des technocrates de pacotilles diriger le pays. Ftouh Souhail
17/02/2011
Tunis a vivement rejeté lundi 14 février 2011une proposition du gouvernement italien d'envoyer des policiers en Tunisie afin d'endiguer le flux de migrants clandestins tentant de gagner l'Italie. Le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a formulé cette proposition en réaction au débarquement ces derniers jours sur l'île italienne de Lampedusa de plus de 2.000 immigrants clandestins venus de Tunisie. Environ 5 000 Tunisiens sont arrivés ces derniers jours sur l'île de Lampedusa, en Italie, fuyant l'insécurité et l'incertitude dans leur pays. Pour tenter d'enrayer cet exode, qui a provoqué une crise entre Rome et Tunis. Rome, qui redoute une crise humanitaire, a réclamé une «intervention urgente de l'UE», accusée de ne rien faire par le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni. Sa proposition d'envoyer des policiers en Tunisie pour combattre l'immigration clandestine a provoqué la colère à Tunis. La Tunisie rejette l'offre de l'Italie qui comptait déployer ses policiers dans ce pays nord-africain pour contenir l'immigration clandestine massive vers l'Europe, après le renversement du président Ben Ali. Le porte-parole du gouvernement tunisien a jugé "inacceptable" cette proposition. L'intention du gouvernement italien est d'offrir une aide à la police tunisienne en envoyant des forces qui sont en mesure de contrôler les côtes pour contrôler les immigrés clandestins. « Aujourd'hui, il n'y a plus un système de sécurité en Tunisie et nous sommes disposés à donner un coup de main, à fournir des moyens, des vedettes, des 4X4», a précisé le ministre italien. Tunis a rejeté catégoriquement «toute ingérence dans ses affaires intérieures», tout en se disant «prête à coopérer» avec les autres pays pour enrayer l'exode vers l'Europe de clandestins tunisiens. La France refuse d'être tolérante pour l'immigration clandestine de Tunisie Le ministre français de l'Industrie, Eric Besson, a affirmé qu'il n'y aurait pas de "tolérance pour l'immigration clandestine" au sujet des flux de Tunisiens vers l'Italie, tout en reconnaissant que "certains peuvent avoir le droit à l'asile, y compris parmi les partisans du président déchu Zine El Abidine Ben Ali. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton est arrivé à Tunis ce lundi pour apporter le soutien de l'Europe au processus de transition dans ce pays et évoquer les moyens d'endiguer le flux de clandestins tunisiens vers l'Europe. Elle s'est entretenue avec le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi et elle a rencontré notamment les présidents des commissions chargées de mener la réforme politique et d'enquêter sur les abus et la corruption sous le régime de Ben Ali tombé il y a tout juste un mois. Le gouvernement de transition se trouve confronté à un exode de clandestins à la recherche d'emplois en Europe et à un nouveau couac avec la démission de son ministre des Affaires étrangères. La Tunisie a annoncé avoir déployé des soldats pour endiguer le flux de migrants clandestins tentant de gagner l'Italie. Rome s'inquiète d'un exode massif déclenché par la révolte qui a renversé le régime Ben Ali en Tunisie. Tunis a par ailleurs rejeté une proposition de l'Italie de lui envoyer des policiers pour contenir le phénomène. L'exode massif de Tunisiens vers le Nord préoccupe également les autorités suisses. Ces dernières ont déjà commencé à se préparer à un flot éventuel de réfugiés nord-africains. Les gardes-frontières suisses estiment que les premiers effets du flot de réfugiés se feront sentir au plus tôt dans une semaine à la frontière suisse. Ftouh Souhail
17/02/2011
Le président de la communauté juive de Tunisie a rencontré le Premier ministre du gouvernement provisoire du pays, et lui a fait part de sa préoccupation concernant les récents incidents antisémites qui ont éclaté dans le pays. Une rencontre qui intervient au lendemain d’une manifestation aux relents antisémites qui a eu lieu en face de la Grande Synagogue de Tunis. Des dizaines de Tunisiens avaient hurlé ’’Mort aux Juifs’’. La communauté juive de Tunisie a exprimé son inquiétude au gouvernement de transition après ces incidents antisémites devant la grande synagogue de Tunis que le gouvernement a condamné le 15 février 2011, ont indiqué le chef de la communauté et le ministère tunisien de l'Intérieur.
"J'ai rencontré le Premier ministre Mohamed Ghannouchi et lui ai fait part de cet incident", a déclaré le président de la communauté juive de Tunisie Roger Bismuth.
"Je pense que c'est un incident qui peut se reproduire", a-t-il ajouté. M. Bismuth a, par ailleurs, mis en garde contre "tout amalgame" s'agissant de "la révolution tunisienne" qui a conduit à la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
"Ce n'est pas une révolution religieuse, mais bien une révolution des Tunisiens contre un régime dictatorial. Nous y sommes, nous-mêmes, impliqués en tant que Tunisiens et nous voulons qu'elle réussisse", a-t-il assuré.
M. Bismuth a raconté que des islamistes avaient proféré des slogans antisémites devant la grande synagogue de Tunis vendredi le 11 février 2011 après la prière, à la sortie d'une mosquée toute proche. "Une quarantaine de religieux se sont rassemblés vendredi devant la grande synagogue de Tunis et ont commencé à scander des slogans anti-juifs et à proférer des mots inadaptés", a-t-il dit.
Réagissant mardi à cet incident, M. Farhat Rajhi nouveau ministre de l'intérieur au sein du gouvernement d'union nationale a "fermement condamné les agissements de certains extrémistes devant des lieux de culte et les slogans hostiles aux religions incitant à la violence, au racisme et à la ségrégation".
Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle TAP, il avance que ces personnes "n'ont d'autre objectif que de porter atteinte aux valeurs du régime républicain fondé sur le respect des libertés et des croyances, la tolérance, la coexistence pacifique entre tous les courants et la garantie de l'exercice des droits civiques".
Le ministère assure qu'il "n'épargnera aucun effort pour la sauvegarde de ces valeurs et s'opposer à tous ceux qui incitent à la violence ou à la discorde entre les membres du peuple tunisien et à troubler la sécurité publique".
La Tunisie est appelé à s'impliquer dans la défense de la minorité juive estimée à moins de deux mille personnes. Les nouveaux responsables du pays devaient se saisir de ce sujet et faire valoir les principes de la République. C’est le seul moyen d’apaiser l'opinion publique mondiale La montée de l’antisémitisme et de la haine des Juifs, exprimée ce vendredi à l’avenue de la « Liberté », risque de ternir la « Révolution Jasmin ». Il faut aussi que le prochain gouvernement démocratique tunisien fasse preuve de courage afin que jamais la haine ne grandira. Ce la passe par exemple par la rééducation des tunisiens concernant la religion juive en général et l'histoire des tunisiens du culte mosaïque. Mais aussi par l’enseignement de la langue hébraïque dans les écoles secondaires tunisien. Il est le moment aussi de penser à ajouter un bulletin de nouvelles en hébreu dans tous les médias tunisiens (audio ou vidéo).Et enfin la participation de certains juifs dans la vie politique en Tunisie (dans les partis politiques). Ftouh Souhail
16/02/2011
La Tunisie a lancé depuis ce lundi 14 février 2011, un mois après la chute du régime Ben Ali, une campagne de séduction pour faire revenir les touristes français, en utilisant les slogans de la Révolution du jasmin, a annoncé le ministre tunisien du Tourisme, Mehdi Houas. L’opération de communication s’adressera à “nos amis français pour qu’ils viennent déclarer leur flamme à la Tunisie“, a lancé le ministre. "Enfin libre de bronzer" est l'un des slogans en français de cette compagne (1). Le logo créé en anglais pour l’occasion portera la mention: “I love Tunisia, the place to be now” (j’aime la Tunisie, l’endroit où il faut être en ce moment). Il concerne surtout le voyagiste britannique Thomas Cook qui a annulé tous ses départs vers le pays. Avec 1,4 million de vacanciers l'an dernier, la Tunisie est l'une des destinations favorites des Français. Le tourisme emploie dans le pays plus de 350.000 personnes sur dix millions d'habitants. Le secteur est touché par une grave crise aujourd’hui 
Le gouvernement de transition qui se trouve confronté à une crise de chômage qui frappe surtout la jeunesse et à l’exode de clandestins, à la recherche d'emplois en Europe se trouve pour la première fois confrontée au péril islamiste après le retour en activité des islamistes, qui n'a rien de rassurant pour les touristes occidentaux. Ce vendredi , 11 février 2011, des centaines d’islamistes ont manifesté à Tunis rue de la liberté devant la grande Synagogue de la capitale. (Vidéo: Manifestation antisémite des islamistes devant la Grande Synagogue de Tunis). Parmi les slogans scandés par les islamistes tunisiens, « Allahu Akbar ! Allahu Akbar ! Massacrons les Juifs ! » C’est sûr qu’avec des démonstrations d’intolérance comme ça, les touristes ne sont pas près de revenir. Cela ne va pas aider aussi à ce que les investisseurs étrangers reprennent confiance et puissent offrir des opportunités de travail pour les tunisiens dans leur pays. Tout comme aucune chaîne TV n'a évoqué la synagogue incendiée à El Hamma (sud du pays)(2) aucune chaîne n’a montré cette manifestation et les foules hurlantes. Pourtant nos écrans de télévision sont des "démocrates", disent les nouveaux responsables tunisiens. Les événements dont nous sommes les témoins à Tunis et El Hamma démontent que l’admirable «tolérance tunisienne » est entrain de s’écrouler dans l’ère de l'après Ben Ali. La preuve vient d'être fournie une fois de plus. Les juifs tunisiens se sentent aujourd’hui offensées et leur dignité a été bafouée. L'image que projette l’actuel gouvernement dans le monde entier sur la tolérance et les assurances à l'égard des étrangers est tout simplement fausse. Personne n’est ici pour dénoncer les cris de haine, les démonstrations d’antisémitisme, la résurgence de stéréotypes négatifs sur les non-muslmans et leurs conséquences sur l’image du pays. La prolifération de déclarations haineuses contre les juifs se fait aujourd’hui sous le silence des autorités tunisiennes et la complicité d’une partie de l’élite tunisienne pactisant avec les islamistes, qui pour eux les Juifs ne sont que des grossiers usurpateurs. Je ne suis certainement pas de ceux qui pleureront la fin de l’époque de Ben Ali. Mais je regrette néanmoins la sérénité et le calme qui y régneraient. Ftouh Souhail, Tunis (1) "Enfin libre de bronzer": la Tunisie post-Ben Ali fait sa pub (2) A El Hamma, le mausolée de Rebbi Yossef El Maarabi et sa synagogue ont bien été vandalisés
16/02/2011
L'Union européenne tente de trouver des solutions pour aider l'Italie à faire face au débarquement de milliers d'immigrants clandestins tunisiens sur ses côtes, a déclaré dimanche une porte-parole. "La Commission européenne est en contact étroit avec les autorités italiennes", a indiqué une porte-parole de la Commission de Bruxelles. 5000 Tunisiens ont débarqué en cinq jours sur l’île de Lampedusa. Le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a sollicité une "intervention urgente de l'UE". Un exode "de dimension biblique", a commenté Bernardino De Rubeis, maire de la petite île située à 138 km de la Tunisie, alors que le gouvernement italien a proclamé samedi l'état d'urgence humanitaire qui permet d'accélérer l'adoption des mesures pour lutter contre ce phénomène.

Cet exode intervient alors que le gouvernement tunisien de transition semble dépassé dans un pays en totale reconstruction après la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali. "Le problème est que l'accord bilatéral que nous avons avec la Tunisie, qui permettait jusqu'à présent de gérer efficacement l'immigration illégale, n'est pas appliqué en raison de la crise", avait expliqué le ministre italien de l'Intérieur M. Maroni. Le 8 février, Catherine Ashton avait offert à la Tunisie l'aide de l'Union pour combattre la corruption et se doter de gouvernements plus transparents. Sur place, elle a évalué l'aide que l'UE peut apporter au pays pour relancer l'activité économique. L'Union accorde actuellement à la Tunisie entre 80 et 90 millions d'euros par an en aides non remboursables, une aide qu'elle envisage d'augmenter. L'UE serait également prête à accorder au pays un «statut avancé», déjà attribué au Maroc, qui lui permettrait de bénéficier de tarifs douaniers privilégiés sur le marché européen. 17 millions d'euros immédiatement, 258 millions d'ici 2013. C'est le montant de l'aide immédiate annoncé au gouvernement de transition de Tunisie par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton en février 2011 lors d'un déplacement à Tunis. Par ailleurs, une conférence internationale sur les réformes politiques et économiques sera organisée en mars avec l'aide active de l'Union européenne. Ftouh Souhail , Tunis
15/02/2011
Des milliers de Tunisiens ont pris l'exode pour tenter de rejoindre clandestinement les côtes européennes ces derniers jours fuyant une Tunisie en reconstruction où le gouvernement de transition reste sous forte pression sociale et politique. Alors que le pays à fêté ce lundi 14 février 2011 un mois de la chute du régime de fer de Ben Ali, près de 4.000 immigrants clandestins, essentiellement des Tunisiens, ont débarqué au cours des quatre derniers jours à Lampedusa, a indiqué samedi le commandant de la capitainerie du port de la petite île italienne Antonio Morana.
L'Italie craint l'infiltration en Europe de "terroristes" échappés des prisons tunisiennes après le changement de régime dans ce pays, a déclaré, le 9 février 2011, le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni. "La fuite de criminels des prisons tunisiennes nous inquiète beaucoup, en raison du risque d'infiltrations terroristes parmi les Tunisiens qui veulent venir en Europe sous le déguisement de réfugiés politiques", a déclaré le ministre, qui répondait à une question sur la collaboration franco-italienne contre le crime organisé. Quelque 11.000 détenus se sont enfuis, dont environ 1.500 se sont rendus spontanément par la suite aux autorités, pendant les émeutes de la "révolution du jasmin", ayant renversé le président Ben Ali en Tunisie.
Le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni a annoncé le 13 février 2011 qu'il demandera le déploiement de policiers italiens en Tunisie pour tenter d'empêcher les nombreux départs d'immigrants clandestins depuis ce pays.
"Je demanderai l'autorisation pour nos forces d'intervenir en Tunisie pour bloquer les flux. Le système tunisien est en train de s'écrouler", a dit le ministre au journal télévisé de la chaîne TG5.
L'afflux de réfugiés a déjà conduit le gouvernement italien à proclamer l'état d'urgence humanitaire. L'Italie avait déjà demandé l'aide de l'Union européenne et "le déploiement immédiat d'une mission Frontex d'interception et de patrouille au large des côtes de Tunisie pour le contrôle des flux", mettant en garde contre le risque d'une "crise humanitaire".Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini doit lui aussi faire une visite éclair à Tunis.
Roberto Maroni, membre du parti anti-immigrés et populiste de la Ligue du Nord, a critiqué l'absence d'une action européenne concertée, déclarant que l'UE "a laissé l'Italie seule, comme d'habitude". "L'Europe ne fait rien. Je suis très préoccupé et j'ai demandé l'intervention urgente de l'UE car le Maghreb est en train d'exploser. (...) Nous gérons l'urgence humanitaire avec la seule protection civile. Une intervention de l'Europe est indispensable", a ajouté le ministre. La France redoute aussi l'arrivée de flux migratoires en provenance de Tunisie et d'Egypte, a déclaré le 31 janvier 2011 le président de l'Office de l'immigration et de l'intégration, Dominique Paillé. Alors qu'on lui demandait s'il "redoutait les conséquences concernant les flux migratoires de ces évènements", M. Paillé a répondu "oui!". "A chaque fois qu'il y a écroulement de régime, quel que soit le régime et notamment de ces régimes autoritaires, il y a des flux d'immigrants vers la France notamment", a jugé le président de l'Ofii. "Nous nous attendons à une recrudescence de ces flux, de Tunisie, d'Egypte et sans doute d'ailleurs car nous ne sommes qu'au début d'un processus", a-t-il ajouté. Ces flux "seront accueillis avec les règles en usage", qui "doivent être les mêmes pour tous", a affirmé M. Paillé. Lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 7 février 2011, Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire général de l'OTAN,a déclaré que les troubles qui agitent l'Egypte ainsi que d'autres pays de la région pouvaient mener à une hausse de migrants illégaux cherchant à rejoindre l'Europe. Selon lui, cette augmentation ne serait pas une menace directe pour les 28 membres de l'alliance militaire mais pourrait avoir un impact sur le processus de paix au Moyen-Orient et sur la stabilité régionale en général. ''Cela pourrait aussi, dans une perspective à long terme, avoir un impact négatif sur l'économie, qui pourrait mener à une immigration illégale en Europe'', a-t-il ajouté. Ftouh Souhail
15/02/2011
L’ambassadeur d'Egypte en poste aux Etats-Unis, Sameh Shoukry, a assuré le 13 février 2011, dans une interview accordée à la chaîne ABC, que le traité de paix signé entre son pays et Israël serait maintenu. Un traité, souligne-t-il, qui a été bénéfique pour son pays pendant 30 ans. «Nous avons retiré de nombreux bénéfices de cet accord de paix», a déclaré Shoukry avant d’ajouter : «Nous avons pu maintenir la sécurité et la stabilité dans la région».
Le conseil suprême des forces armées a également annoncé le samedi 12 février 2011 dans son "communiqué numéro 4" que l'armée égyptienne, chargée du pays depuis la démission vendredi du président Hosni Moubarak, qu’il garantira une "transition pacifique" vers "un pouvoir civil élu", et assuré que l'Egypte respecterait les traités "régionaux et internationaux" qu'elle a signés.
Les événements qui bouleversent l'Egypte et plus généralement le monde arabe inquiètent Israël. Le départ d'Hosni Moubarak a surtout laissé des doutes sur le sort des accords qui ont été signés avec son voisin Israélien.
L’Egypte a été, en 1979, le premier pays arabe à signer un accord de paix avec Israël, mais celui-ci ne s’était guère traduit dans des gestes concrets. Le Caire a même rappelé son ambassadeur à tel-Aviv, en 2000, au début de la seconde Intifada. De nombreux observateurs estiment que la continuité et la stabilité des relations entre l’Égypte et Israël est dans l'intérêt des deux pays.
Pour Israel, le Traité de 1979 bouleversa la donne au Moyen Orient. Pour la première fois, un grand pays arabe reconnaissait l'État hébreu, optant pour une non-belligérance à laquelle se sont ralliés de jure la Jordanie et de facto d'autres pays arabes. Les accords de Camp David avaient le mérite de détruire la vision d'un front arabe uni conte Israël. La frontière du Sinaï est paisible, à l'exception des trafics d'armes qui transitent vers la bande de Gaza par des tunnels clandestins.
Pour l’Égypte, le Président Sadate a eu la prévoyance et le courage de changer la politique de son pays et de le mener jusqu’à la paix ne voulait pas laisser son peuple mourir pour les slogans. Les motivations de Sadate étaient d'ordre économique, surtout l'aide des États-Unis à une économie égyptienne en mauvaise posture.
«Nous avons retiré de nombreux bénéfices de cet accord de paix», a déclaré l’ambassadeur Shoukry aux Etats-Unis Shoukry.
L’histoire de l’accord sur les QIZ illustre ce que peut faire la coopération entre deux pays voisins en paix. Il s’agit des Qualified Industrial Zones - des zones industrielles spéciales. L’accord signé par Israël et l’Egypte avec l’assentiment des Etats Unis à la fin 2004 permet à l’Egypte d’exporter ses produits industriels aux Etats Unis sans avoir à payer des droits de douane dans le cadre de la Zone commerciale libre qui existe entre les Etats Unis et Israël, à la condition que 12% du produit fini soient fabriqués en Israël et que la production en Egypte se fasse dans des zones industrielles agréées par les Américains. Ceci a sauvé l’industrie textile égyptienne qui était sur le point de perdre le marché américain à la suite de la nouvelle réglementation de l’Organisation Mondiale du commerce.
Cet accord a même permis à l’Egypte d’augmenter ses exportations de textiles vers l’Amérique qui sont passées de 200 millions de dollar à 800 millions de dollars.
Le même type de ZIQ a déjà été réalisé entre Israël et la Jordanie en 1996. Il devrait porter les échanges commerciaux israélo-égyptiens de 44 millions à 70 millions de dollars par an.
Les Etats-Unis sont actuellement le premier client et le deuxième fournisseur de l’Egypte, avec en 2003 1,14 milliard de dollars d’exportations (essentiellement du pétrole) sur le marché américain et 2,66 milliards d’importations. Suivent l’Union européenne et le Japon.
En soulignant l’importance du traité de paix entre le Caire et Jérusalem, l’ambassadeur égyptien aux États-Unis a fait preuve de pragmatisme en rassurant que son pays veut préserver la paix avec Israel. Malgré l'impasse totale dans les perspectives de règlement du conflit israélo-palestinien et les cris des fanatiques de Gaza et Téhéran , les citoyens égyptiens qui sont épuisés par le chômage et la pauvreté ont besoin de travailler et d'investissements étrangers en fructifiant les échanges commerciaux avec le monde libre et Israel ainsi que les flux touristiques. L’économie égyptienne n'y trouvera que des avantages.
Ftouh Souhail, Tunis
13/02/2011
La chef de la diplomatie européenne, Lady Catherine Ashton se rendra ce lundi en Tunisie, et aimerait également visiter d'autres pays de la région et du Proche-Orient. La vice-présidente de la Commission européenne et Haut représentant de l'Union européenne pour la Politique étrangère et de sécurité aura plusieurs rencontres avec des membres du gouvernement provisoire ainsi que des réunions avec les présidents des partis politiques et les responsables de la société civile. La visite de Mme Ashton à Tunis fait suite à une visite sur place du ministre britannique des Affaires étrangères William Hague. Mardi à Rabat, le commissaire européen en charge de la Politique de voisinage Stefan Füle avait annoncé un plan d'aide en faveur de la Tunisie et de l'Egypte afin de répondre à leurs "nouveaux besoins" et "pour apporter un large soutien au processus de transition" dans ces pays. La France a par ailleurs débloqué une aide d’urgence pour la Tunisie. Selon Ambassade de France en Tunisie, Paris a débloqué une aide sociale d’urgence en faveur de la Tunisie. L’aide sociale d’urgence proposée par la France se concrétise. 14 projets associatifs en faveur des populations tunisiennes les plus vulnérables (enfants, personnes âgées, malades et victimes des manifestations) vont recevoir un financement. À ce jour, les 14 projets portés coûtent de près de 200 000€. Cette aide concerne en priorité les régions du centre et du sud de la Tunisie. Les projets associatifs ont pour objectif le soutien aux familles des victimes dans les régions de Kasserine, Thala ou Sidi-Bouzid et, plus généralement, l’aide à la petite enfance, aux mères célibataires, aux handicapés ou aux personnes les plus vulnérables.
Une aide supplémentaire d’un montant de 250.000 €, est destinée à apporter une assistance aux groupes les plus vulnérables de la population, en particulier aux enfants et aux personnes âgées ainsi qu’aux victimes des manifestations et aux personnes malades. Elle permettra de financer des projets mis en œuvre par des associations locales émanant de la société civile ainsi que par des services sociaux et médico-hospitaliers tunisiens, en concertation avec l’Ambassade de France. Une réunion présidée par l’Ambassadeur s’est tenue à l’Ambassade de France à Tunis, le 22 janvier, avec des partenaires de la société civile. L’accent a été mis sur la rapidité et sur l’efficacité opérationnelle des projets et sur les bénéficiaires ciblés (populations vulnérables). L’Ambassadeur a également souligné la volonté de la France de soutenir la famille de M. Mohamed Bouazizi. Par ailleurs le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle a indiqué que son service, le SCAC, venait de redéployer au sein de sa programmation un fonds complémentaire de 100.000 €, en appui de ce fonds social d’urgence .Cela fait un total de 350.000 € mobilisable dans l’immédiat. Rappelons enfin que le ministre tunisien des Affaires étrangères Ahmed Ounaïes a démissionné dimanche de ses fonctions, a annoncé son ministère dans un communiqué laconique diffusé par l'agence officielle TAP. C'est le deuxième chef de la diplomatie tunisienne à se démettre de ses fonctions depuis la mise en place d'un gouvernement de transition, après la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali. Ftouh Souhail
13/02/2011
Dans un nouveau "communiqué numéro 5" lu à la télévision d’Etat, l'armée égyptienne a annoncé dimanche 13 février 2011 après-midi la dissolution des deux chambres du Parlement.
Le conseil suprême des forces armées a également annoncé, ce samedi 12 février 2011, dans son "communiqué numéro 4" que l'armée égyptienne, chargée du pays depuis la démission vendredi du président Hosni Moubarak, qu’il garentira une "transition pacifique" vers "un pouvoir civil élu", et assuré que l'Egypte respecterait les traités "régionaux et internationaux" qu'elle a signés.
"La République arabe d'Égypte restera engagée envers tous ses traités régionaux et internationaux", selon ce communiqué. L'Égypte est le seul pays arabe, avec la Jordanie, à avoir signé un traité de paix avec Israël.
Le départ d'Hosni Moubarak a laissé des doutes sur le sort les accords de Camp David qui ont été signés avec le voisin Israëlien. Les Israéliens ont cédé, lors de la signature de ces traités en 1979, un territoire qui leur appartenait de plein droit, le Sinaï.
La Maison Blanche a appelé vendredi 11 février 2011 les nouvelles autorités en Egypte à honorer les accords de paix avec Israël, après la démission du président Hosni Moubarak.
"Il est important que le prochain gouvernement en Egypte reconnaisse les accords qui ont été signés avec le gouvernement d'Israël", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Robert Gibbs.
La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi "le nouveau gouvernement en Egypte à protéger la sécurité d'Israël et à se conformer à l'accord de paix conclu avec ce pays".
Dans une interview à la chaîne américaine CBS, Mohamed El Baradei a déclaré qu'il "réfutait l'idée qu'une Egypte démocratique puisse être hostile aux Etats-Unis et à Israël". El Baradei a indiqué aussi à la NBC qu'il pense que la crise interne que traverse l'Egypte n'aura aucune incidence sur l'accord de paix égypto israélien malgré la possible arrivée des Frères musulmans au pouvoir.
L’ancien directeur de l’AIEA et opposant dans son pays a déclaré être prêt à assurer la transition politique en Egypte, si le peuple le lui demandait.
ElBaradei a regagné il y’a deux semaines l'Egypte pour participer au mouvement de contestation. Il a n’a toutefois pas pris la tête des manifestations mais il a joué un rôle en faveur du changement politique dans son pays. ElBaradeï, ancien directeur de l'AIEA, réside depuis à Vienne Autriche) depuis une vingtaine d'années.
Mohammed el-Baradei, prix Nobel de la paix 2005, est considéré comme un homme politique d'envergure internationale, qui a mené à la tête de l'Agence internationale de l'énergie atomique des missions difficiles comme en Iran.
Ftouh Souhail
13/02/2011
Le président égyptien Hosni Moubarak a quitté le pouvoir, a annoncé ce vendredi 11 février 2011 le vice-président Omar Souleimane.
Les Egyptiens ont exprimé leur joie, durant toute la soirée place Al-Tahrir, après l'annonce de la démission de leur président. Cela fait plus de deux semaines que la population occupait cette place pour obtenir le départ de Moubarak.
Moubarak qui a quitté d'une façon précoce ses fonctions, a remis le pouvoir à l'armée, a annoncé le vice-président Omar Souleimane lors d'une intervention télévisée. L'armée égyptienne a assuré ce vendredi 11 février 2011 qu'elle va garantir des élections libres dans le pays.
Le vice-président américain Joe Biden a salué "un jour historique" en Egypte, après la démission de Moubarak.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a soutenu que le président égyptien Hosni Moubarak avait "écouté la voix du peuple égyptien", à la suite de l'annonce par le vice-président Omar Souleimane de sa démission. La démission du président égyptien Hosni Moubarak constitue "un changement historique", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.
Quelques heures avant le départ de Moubarek, et durant les dix-huits jours du soulèvement populaire en Egypte qui a fait au moins 300 morts selon un bilan non confirmé de l’ONU, et des milliers de blessés, des milliers de manifestants ont occupé la place Tahrir du Caire. Ils n’ont pas cessé de continuer à réclamer le départ du rais.
Le président égyptien a annoncé la veille le transfert des pouvoirs au vice-président Omar Souleiman. Il est resté accroché à son fauteuil. Moubarak a précisé dans son discours du 10 février 2011 qu'il ne quitterait pas son pays et a également fait part de son désir d'être «enterré en Égypte». Déçus, les milliers manifestants se sont rassemblés jeudi soir sur la place Tahrir brandissent leurs chaussures et scandent : «Dégage, Moubarak, dégage», selon une envoyée spéciale de France 24.
Le vice-président égyptien Omar Souleimane interviewé il y’a trois jours par la chaîne ABC a précisé qu'il ne briguera pas la présidence du pays lors des prochaines élections prévues en septembre. Il a exhorté les manifestants à rentrer chez eux et à reprendre le travail, prévenant que ''l'opposition n'obtiendra pas plus que ce que (le président) Moubarak lui a proposé'' a t-ildit. Il a laissé entendre que les jeunes manifestants place Tahrir n'avaient pas agi de leur propre chef. ''Ce n'était pas leur idée de manifester'', a-t-il estimé.
Dans les derniers jours de la crise, l’administration Obama a poussé à la démission précoce du président Moubarak. Obama a déclaré ce lundi qu'il était convaincu que l'Egypte ne reviendrait pas au point où elle était avant et que le temps était venu de changer. L’hôte de la Maison blanche a insisté sur l’impossibilité de maintenir un status quo. Dans une interview à Fox News, le président américain avait dit que seul le président égyptien Hosni Moubarak sait ce qu'il fera face aux manifestations quotidiennes. Il a aussi menacé de couper l’aide américaine ce qui a pressé en quelque sorte implicitement Moubarak de céder le pouvoir. Ftouh Souhail
13/02/2011
Le ministre de la Défense israélien Ehud Barak a déclaré jeudi , 11 février 2011 , depuis New York qu’il appartenait au peuple égyptien de “trouver sa voie” après le discours du président Hosni Moubarak, dans lequel ce dernier a dit qu’il resterait au pouvoir.
“Je crois que nous ne devrions pas prétendre être plus importants que le peuple égyptien et ses propres intérêts”, a-t-il dit, refusant de répondre à la question de savoir si le refus de M. Moubarak de quitter le pouvoir était bon pour Israël. Jérusalem affirme respecter “les choix” du peuple égyptien. Les responsables israéliens estiment que ce qui est important en ce moment est que l’Egypte soit stable. Israel souhaite de tous ses vœux le respect des accords de paix.
Israël attend de tout gouvernement égyptien le respect du traité de paix bilatéral conclu il y a plus de 30 ans et compte sur le soutien de la communauté internationale, a déclaré le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le 3 Février 2011 cité par son service de presse.
“Nous attendons de tout gouvernement d’Egypte qu’il respecte les clauses du traité de paix. Nous nous attendons également à ce que la communauté internationale exige de tout gouvernement égyptien le respect de la paix. Cela doit être aussi clair que les aspirations au réformes et à la démocratie”, a indiqué le chef du gouvernement israélien.
M.Netanyahu a compati aux slogans démocratiques qui alimentent une puissante révolte populaire en Egypte, mais a mis en garde contre de longues années d’instabilité et d’incertitude dans la région, ainsi que contre l’avènement d’un régime islamiste extrémiste en Egypte.
Dès le début des manifestations en Egypte, le chef du gouvernement israélien a notamment interdit à ses ministres de commenter les événements en cours dans le pays voisin, mais a laissé entendre que l’Etat hébreu cherchait à conserver avec Le Caire des relations fondées sur le traité de paix de 1979.
C’est très sage de la part d’un petit pays qui connait bien plus que les puissances dites mondiales la situation de ses voisins. Israël n’a jamais essayer de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Egypte.
Le ministre de la Défense Ehoud Barak, en visite à Washington, a rencontré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates et le directeur du Conseil de sécurité nationale Tom Donilon.
Dans un communiqué, la Maison Blanche a réitéré les engagements “inaliénables” américains quant à la sécurité d’Israël, en particulier dans le domaine militaire et dans la coopération entre les services de renseignements des deux pays.
Les États-Unis feront en sorte que les troubles en Egypte ne créent pas de « nouveau danger pour Israël et la région », a déclaré James Steinberg, le numéro deux de la diplomatie américaine, dans une déclaration au Congrès.
Ftouh Souhail
11/02/2011
Le gouvernement égyptien a dénoncé mercredi ce qu'il a qualifié de tentatives américaines "d'imposer" la volonté des États-Unis à un allié fidèle et a fait valoir que des réformes rapides seraient trop risquées.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déjà accusé des diplomates étrangers d'avoir tenté d'introduire ''des armes et des appareils de télécommunications dans des valises diplomatiques, en se basant sur le principe de l'immunité'' diplomatique.
''Les autorités concernées se réservent le droit de confisquer tout équipement de télécommunications ou arme nécessitant un permis en Egypte", a prévenu le ministère sans accuser explicitement les pays mis en cause.
Le ministre égyptien, Ahmed Aboul Gheit, a rétorqué à ses interlocuteurs étrangers qui s'enquéraient de la situation dans son pays, ''que le peuple égyptien dans son ensemble n'acceptait pas les diktats étrangers". Une réponse sèche s'il en fut à tous les responsables étrangers qui ont appelé ces derniers jours à une transition pacifique immédiate en Egypte.
L'Égypte refuse les appels à une transition immédiate du pouvoir, a indiqué le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, après des appels répétés en ce sens au sein de la communauté internationale.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé vendredi l’Egypte à libérer les manifestants interpellés au cours des rassemblements contre le gouvernement.
Les États-Unis pourraient revoir l'aide, notamment militaire, qu'ils apportent à l'Égypte en fonction de la réponse des autorités aux manifestations contre le régime du président Hosni Moubarak, a indiqué un responsable américain. Le Pentagone a appelé l’armée à la retenue L’armée égyptienne, à qui le président Hosni Moubarak a fait appel pour gérer les violentes manifestations, doit faire preuve de "retenue", a soutenu le Pentagone.
Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé les autorités égyptiennes à "garantir la paix civile" afin de pouvoir répondre "aux attentes de la population". La France appelle aussi l’Egypte à la retenue et au dialogue, a indiqué la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.
Le ministre français de la Défense Alain Juppé, a indiqué que la France soutient la mise en place d'une "réelle démocratie" en Egypte. Loin de "s'ingérer dans le choix du peuple égyptien" la France soutient ''le mouvement démocratique'' et une transition ''dès que possible".
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a appelé "les responsables en Egypte et les forces de sécurité" à renoncer à la violence contre "les manifestations pacifiques", selon un communiqué de son ministère. L'Union africaine (UA) est "préoccupée" par les manifestations violentes et la situation politique en Egypte, a déclaré le président de la Commission de l'organisation continentale Jean-Ping.
Le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé à une "transition pacifique" en Egypte, où le président Hosni Moubarak fait face à un mouvement de contestation sans précédent depuis une semaine.
L'Iran a appelé samedi les dirigeants égyptiens à se soumettre aux exigences des manifestants "en quête de justice" et à éviter toute violence. "Les manifestations des Égyptiens sont un mouvement en quête de justice", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast qui a exhorté les dirigeants égyptiens à "éviter toute répression violente de la part des forces de sécurité et de police contre la vague d'éveil islamique qui a pris la forme d'un mouvement populaire dans le pays". Le Caire et Téhéran ont rompu leurs liens diplomatiques en 1980, après la révolution islamique en Iran et la reconnaissance d'Israël par l'Egypte.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan estime que les Egyptiens souhaitent une transition immédiate au pouvoir au Caire, et ne patienteront pas jusqu'en septembre, date des prochaines présidentielles. ''Le peuple attend une décision très différente de celle prise par M. Moubarak'', a-t-il affirmé.
L'Égypte s'est officiellement plainte à la Turquie pour les propos tenus par son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan durant les émeutes de ces 2 dernières semaines. Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a écrit à son homologue Ahmet Davutoglu que le Caire ''rejette les appels d'Erdogan au départ du président égyptien Hosni Moubarak''. Des appels considérés comme une ''ingérence'' dans ses affaires et une ''incitation à la rébellion''.
L'ex-dirigeant cubain Fidel Castro, reconverti dans l'analyse de l'actualité internationale, a indiqué aussi que ''le sort de Moubarak (président égyptien) en est jeté'' et que ''même le soutien des États-Unis ne pourra pas sauver son gouvernement". Vu l'ampleur de la contestation de la rue égyptienne, ''Israël ne pourra plus tenir pour acquis que l'Egypte soit à l'avenir son principal allié régional'', a-t-il ajouté dans un article diffusé à la télévision cubaine.
Ftouh Souhail
11/02/2011
Des milliers d'Égyptiens ont dormi place Tahrir, au Caire, cette nuit, entamant ce jeudi le 17e journée de révolte pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak.
"Ne soyez pas fatigués, ne soyez pas fatigués. La liberté n'est pas encore libérée", pouvait-on entendre notamment dans les hauts-parleurs des manifestants.
La grande place Tahrir dans le centre du Caire était toujours occupée par des milliers des manifestants qui y ont passé la nuit. Ils réclament le départ immédiat du président Hosni Moubarak. L'occupation se poursuivait alors qu'un dialogue politique s'est amorcé pour tenter de trouver une issue à la crise.
Le puissant mouvement islamiste des Frères musulmans, jusqu'à présent interdit par le pouvoir, a engagé un dialogue inédit avec les autorités. Mais la confrérie a jugé insuffisantes les réformes proposées par le pouvoir. Les Frères musulmans ont soutenu que les "vraies" discussions sur le transfert de pouvoir en Egypte devaient commencer maintenant.
Des milliers de manifestants anti-Moubarak ont bloqué une voie de chemin de fer et coupé une autoroute reliant le nord et le sud du pays à Assiout, a annoncé un responsable de sécurité.
Des manifestants anti-Moubarak ont saccagé ce mercredi un bâtiment officiel à Port Saïd, dans le nord-est du pays. Ils ont également incendié la voiture du gouverneur, ont rapporté des témoins.
Les chauffeurs d'autobus et les employés des transports publics égyptiens ont entamé une grève pour exiger l'amélioration de leurs salaires. Ils se joignent ainsi au mouvement de protestation et aux autres catégories professionnelles en grève. Les mesures du gouvernement égyptien d'augmenter les traitements des fonctionnaires de 15% n'ont donc pas suffi pour mettre un terme à la contestation populaire.
Au moins cinq personnes sont mortes et une centaine d'autres ont été blessées au cours d'affrontements entre police et manifestants dans une ville d'une oasis du sud égyptien. Pendant ce temps, au Caire, la mobilisation se poursuit place Tahrir.
Selon les données publiées jeudi par l’organisation Human Rights Watch, au moins 119 manifestants, militants des droits de l'Homme et journaliste, ont été arrêtés depuis que l'armée a été déployée dans les rues à la suite du retrait des forces de police.
Au Caire, les manifestants de la place Tahrir maintiennent toujours la pression ce Jeudi .Ils vont bloqué ce vendredi le Parlement dans le cadre d'une mobilisation monstre contre le président Moubarak. Pour les Etats-Unis, la poursuite de la mobilisation signifie que les progrès de la transition politique promise par les autorités ne répondent pas au «seuil minimum» des attentes des Égyptiens.
Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix 2005 et ancien directeur général de l'AIEA, a déclaré que la nomination par le président égyptien Hosni Moubarak d'un vice-président et d'un nouveau Premier ministre était inutile et que le raïs n'avait pas écouté ce que voulaient les milliers de manifestants réclamant son départ.L’opposant égyptien s’est joint aux milliers de manifestants qui protestent contre le régime de Hosni Moubarak, sur la place Tahrir, dans la capitale égyptienne.
Ftouh Souhail
10/02/2011
Le ministère tunisien de l'Intérieur a décidé de suspendre les activités du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir sous le président déchu Ben Ali, en vue de sa dissolution, a indiqué la télévision nationale tunisienne. Une décision prise ''afin de préserver l'intérêt suprême de la nation et d'éviter toute violation de la loi'', précisait le communiqué. Le ministre Fahrat Rajhi a pris ces mesures "dans l'attente de présenter une demande officielle à la justice en vue de sa dissolution", précise le texte.
Jusqu'au début de la révolution tunisienne, le RCD est membre de l'Internationale socialiste dont il est exclu le 17 janvier 2011. Le lendemain, la quasi-totalité des onze membres du bureau politique quittent le parti ou en sont radiés, à l'image de l'ancien président Ben Ali. Cette instance est officiellement dissoute le 20 janvier. Le même jour, les ministres du « gouvernement d'union nationale » encore affiliés à cette formation annoncent l'avoir quitté eux aussi.

De ce fait, le RCD n'est donc plus à ce jour un parti gouvernemental, le « gouvernement d'union nationale » ayant de plus décidé de saisir les biens mobiliers et immobiliers du parti.
Le 6 février 2011, le ministère de l'Intérieur annonce la suspension du parti en attendant sa dissolution juridique ; ceci fait suite aux violences attribuées à des adhérents du parti visant à porter atteinte à la sécurité nationale et à contester la révolution. Cette décision, réclamée par de nombreux Tunisiens depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier, intervient dans un contexte très tendu.
Le gouvernement est confronté à une recrudescence des affrontements et violences dans plusieurs régions du pays (nord, sud et centre) alors qu'il vient d'alléger le couvre-feu en vigueur depuis le 12 janvier. Le commandant de la police de la ville du Kef, au nord-ouest de la Tunisie, a tiré samedi soir sur des manifestants, devant le commissariat, tuant au moins 4 personnes et en blessant 17 autres. Les protestataires réclamaient le limogeage de ce policier pour «abus de pouvoir dans l'exercice de ses fonctions» sous le régime du président déchu Ben Ali. La manifestation a dégénéré quand le commissaire a giflé une manifestante. Les autres participants en colère, ont lancé des pierres, avant que les forces de l'ordre ne tirent sur la foule. Les protestataires réclamaient le limogeage du chef de la police de la ville du Kef pour «abus de pouvoir dans l'exercice de ses fonctions» sous le régime du président déchu Ben Ali. Ftouh Souhail
10/02/2011
Le gouvernement d’union nationale sous la houlette du premier ministre Mohamed Ghannouchi multiplie les gages pour prouver que la Tunisie a de manière irréversible tournée la page de la dictature. Le gouvernement tunisien de transition a approuvé l'adhésion du pays à la convention internationale contre la torture et trois autres protocoles internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Lors de son premier conseil des ministres, il a ainsi approuvé l’adhésion de la Tunisie à plusieurs accords internationaux sur les droits de l’homme et contre la torture, et a ouvert la réflexion sur la peine de mort. Taieb Baccouche, porte-parole du gouvernement, a souligné « la détermination du gouvernement à dissiper toute équivoque entre le pouvoir politique et l’appareil sécuritaire ». Une valse des têtes des responsables sécuritaires atteste de cette volonté : 34 dirigeants des nombreuses directions en charge de la sûreté, de la sécurité, des services spéciaux, etc. ont été mis à la retraite et sept nouveaux directeurs ont été nommés De sa part , Le Sénat tunisien (Chambre des conseillers) a commencé le 9 février 2011 à débattre d'une loi permettant au président par intérim de gouverner par décrets-lois. Ce texte, voté à l'Assemblée nationale lundi, doit permettre au président intérimaire, Foued Mebazaa, de prendre des décrets-lois concernant notamment l'amnistie générale, les textes internationaux relatifs aux droits de l'homme, l'organisation des partis politiques ainsi qu'une réforme du code électoral. Une délégation du Parlement européen en mission depuis jeudi le 3 février en Tunisie a salué « le courage et la détermination du peuple tunisien » et affirmé la détermination du PE à suivre « de façon vigilante » le processus démocratique. « Il faut répondre aux besoins du processus démocratique, apporter un soutien à la formation de partis politiques, à la reconstruction de l'Etat et l'instauration d'une justice indépendante », a déclaré le chef de la délégation, l'Espagnol José Ignacio Salafranca, au cours d'une conférence de presse. L'union européenne a demandé ce une "vraie" réforme politique en Tunisie. La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a déclaré que l'Union européenne soutenait toutes les démocraties au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
L'eurodéputée écologiste Hélène Flautre, spécialiste des droits de l'Homme au Maghreb, réclame le remplacement de Adrianus Koetsenruijter, l'ambassadeur de l'Union européenne à Tunis car son bilan sous l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali ne peut faire de lui "l'homme de la transition démocratique". Le chef de la diplomatie britannique William Hague a exprimé mardi 8 février à Tunis le soutien de son pays à la Tunisie et jugé "vital" que des élections libres aient lieu cette année. Il est "vital que des élections aient lieu cette année" et qu'elles se déroulent de "manière libre, transparente et démocratique", a dit à la presse M. Hague après des entretiens avec le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi. "La liberté d'expression doit être respectée et il faut qu'une date pour ces élections soit fixée bientôt afin que les Tunisiens aient confiance dans le processus de transition démocratique et constatent des progrès irréversibles", a-t-il ajouté. Ftouh Souhail
09/02/2011
Le ministère tunisien de la Défense a décidé de rappeler des réservistes partis à la retraite depuis cinq ans ainsi que des conscrits, selon un communiqué officiel, relayé par l'agence de presse TAP. Selon un communiqué officiel, le ministère de la Défense a appelé lundi soir les militaires partis en retraite entre 2006 et 2010 et les conscrits de fin 2008 et de 2009 à se présenter à partir du 16 février "dans les centres régionaux de conscription et de mobilisation les plus proches de leurs lieux de résidence". Le ministère n'a toutefois donné aucune indication sur la raison de cette décision. Les tensions sont toujours vives dans le pays, malgré la chute du président Ben Ali le 14 janvier dernier, qui a été remplacé par le gouvernement de transition de Mohammed Ghannouchi. Depuis la chute de Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, le gouvernement de transition est confronté à de fortes tensions et de nombreuses contestations, d'abord à Tunis puis un peu partout en province. Après une période d'accalmie consécutive au départ du président déchu Zine Ben Ali pour l'Arabie saoudite, le 14 janvier dernier, le pays connaît un regain de violence ces derniers jours. Cinq personnes au moins ont été tuées depuis vendredi lors d'affrontements entre des policiers et des manifestants dans des villes de province. Mardi, entre 400 et 500 personnes ont pénétré dans le bâtiment du gouvernorat de Tunis pour réclamer du travail et des aides sociales.
A chaque poussée de fièvre, la police héritée du régime précédent, est absente et c'est l'armée qui rétablit puis maintient l'ordre, dernièrement à Kasserine, à Gafsa (centre-ouest) ou au Kef (nord-ouest). Lors du siège fin janvier des bureaux du Premier ministre dans le centre de Tunis par des milliers de manifestants qui réclamaient le départ de ministres trop associés au régime précédent, c'est le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Rachid Ammar, qui est venu se mêler aux manifestants pour "garantir" la révolution. "L'armée nationale se porte garante de la révolution. L'armée a protégé et protège le peuple et le pays", avait-il lancé au mégaphone, acclamé par les protestataires. L'armée compte environ 35.000 hommes, des effectifs sans commune mesure avec ceux des forces de police du temps de Ben Ali, estimés à plus de 100.000 hommes. Ftouh Souhail
09/02/2011
L’appareil sécuritaire tunisien se prépare au grand ménage. Le gouvernement tunisien a repris la main le 3 février 2011 sur l'appareil sécuritaire, en donnant un grand coup de balai dans les hautes sphères de la police, pilier du régime de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali. Le changement à la tête du ministère de l’Intérieur, en la personne d’un nouveau ministre Farhat Errajhi, correspond aux demandes d’une bonne partie de la rue. Mais il ne signifie pas que le pouvoir des services et des directeurs en place sera largement diminué. Le Ministère de l'intérieur en Tunsie est un monde à part, une sorte d’état dans l’état. Les services d’ « Ammar » le censeur d’Internet, la police secrète des universités qui a été priée de quitter les campus, la police politique, la police « civile » sont accusés de corruption, de torture ou d’obstruction à la justice.
L'appareil sécuritaire qui supervise l'Etat policier mis en place par le président déchu n'a pas été démantelé, ont souligné, lundi, des défenseurs des droits de l'homme qui craignent pour les progrès démocratiques de la "révolution du jasmin". Lundi, Amnesty International a estimé qu'il fallait réformer l'appareil de sécurité tunisien. "Les forces de sécurité doivent être radicalement remaniées. Dorénavant, aucun membre de l'appareil de sécurité ne devrait être au-dessus des lois", préconise Amnesty. "Les autorités doivent condamner ouvertement la torture et agir rapidement pour l'éliminer." "L'outil du régime était le ministère de l'intérieur et rien n'a changé à cet égard", estime Ali Zeddine, vice-président de l'Organisation tunisienne des droits de l'homme, qui entretenait des relations tendues avec le dirigeant chassé par la rue le 14 janvier. "Il y a des gens dans l'obscurité qui ont truqué les élections, supervisé la répression et l'appareil (d'Etat) comme la police politique, la police de sécurité et d'autres. A défaut de changements de fond, les choses pourraient vraiment revenir au point de départ", explique-t-il. Sihem Bensédrine, une figure de l'opposition harcelée sous le régime Ben Ali pour avoir tenté de créer un site d'information indépendant sur Internet, assure quant à elle que la surveillance n'a pas cessé la semaine passée. "On continue à nous enregistrer, à nous filer. La cyberpolice est toujours opérationnelle", dit-elle. "J'ai été suivie, je les ai vus." Elle fait état d'informations parvenues au Conseil national pour les libertés, une organisation qu'elle dirige, selon lesquelles des policiers en civil se seraient mêlés aux manifestations antigouvernementales de ces derniers jours dans le centre de la capitale. Des coups de feu ont retenti ce mardi dans le centre de Tunis, ont indiqué trois témoins sans pouvoir préciser d'où venaient ces tirs. "J'ai entendu des tirs sporadiques", a simplement déclaré un des témoins qui se trouvait près du siège de la municipalité. Par ailleurs le ministre tunisien de l'Intérieur, Fahrat Rajhi, a annoncé la suspension des activités du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l'ex-président Ben Ali." Le ministre de l'Intérieur a décidé de suspendre toutes les activités et toutes les réunions du RCD et de fermer tous ses bureaux en attendant une décision judiciaire sur sa dissolution", a dit une source proche du ministère. Cette décision a été prise "par nécessité extrême et afin de prévenir un effondrement de la sécurité générale et de protéger les intérêts supérieurs du pays", a ajouté cette source sous le sceau de l'anonymat. Ftouh Souhail
08/02/2011
Le gouverneur de la Banque d'Israël a déclaré, lors d'une conférence à l'Institut de la Sécurité Nationale, que "l'économie israélienne est suffisamment solide pour faire face aux crises égyptiennes et libanaises et aux menaces iraniennes". Fischer a ajouté :
"Depuis mon arrivée, il y a cinq ans, aux fonctions que j'occupe, nous avons réussi à faire face à de nombreux changements, comme la maladie d'Ariel Sharon, la deuxième guerre du Liban, la victoire du Hamas aux élections et la crise économique mondiale dont nous sommes plutôt mieux sortis que les autres pays".

L'économie israélienne est doté d’un système capitaliste moderne d'un pays jeune et se caractérise par un secteur économique solide qui inspire confiance aux investisseurs. L’économie israélienne est en bonne posture grâce aux réformes gouvernementales du début de la décennie : déficit budgétaire réduit, balance des paiements excédentaire et surtout système bancaire sain.
La bonne santé économique d’Israël malgré l’instabilité politique chronique liée au conflit avec les Palestiniens est liée à la politique des gouvernements successifs qui ont mené ces dix dernières années des politiques macroéconomiques solides et stables qui ont permis à l’économie israélienne d’inspirer confiance aux investisseurs. Certes l’économie de ce pays etait affectée par les événements politiques, comme la seconde Intifada qui a eu des conséquences négatives sur le marché. Mais les Israéliens sont plus habitués que la plupart des autres pays à vivre dans un contexte instable.
M. Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque d'Israël a joué aussi un rôle central dans stabilité économique de son pays et c’est en parti grâce à lui que l'économie israélienne se porte très bien.
Stanley Fischer, 66 ans, qui a la double nationalité américaine et israélienne, a été nommé à la tête de la Banque d’Israël en 2005 par le ministre des Finances de l’époque et Premier ministre actuel, Benyamin Nétanyahou. Professeur d’économie au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, avant de devenir numéro 2 du Fonds monétaire international (FMI) de 1994 à 2001, puis vice-président de Citigroup, il plaide activement la cause d’Israël auprès de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique) qui a accepté en mai 2010 la candidature de l’Etat hébreu.
En 2009, celle-ci a été de 0,5% (+ 4,4% au quatrième trimestre) et les prévisions pour 2010 sont optimistes : 3,5% de hausse du PIB prévue, soit un quasi retour à la situation d’avant la crise (4% de croissance en 2008).Fisher est donc applaudi par les économistes israéliens pour sa gestion pendant cette période.
Avant même le début de la crise, l’économie israélienne a très vite baissé les taux d’intérêt. Ce qui est spécifique à Israël, c’est l’intervention massive de la banque centrale sur le marché des devises. Israel a commencé à agir très tôt, dès mars 2008, pour se préparer à une récession et le shekel qui ne cessait de s’apprécier.Car pour une économie ouverte comme cette en Israel, aussi dépendante des exportations, entrer dans une récession avec une monnaie forte c’était aller à la catastrophe. Début 2009, le taux de change du dollar est revenu à des niveaux normaux. Cette intervention massive sur le marché des devises était en rupture avec la politique de libre fluctuation des changes adoptée depuis dix ans par Israël.
Ftouh Souhail
08/02/2011
Moche Bashar, vice-président de Israel Electric Corporation, a annoncé ce dimanche qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir concernant l'approvisionnement des foyers israélien en gaz malgré l'explosion d'un gazoduc la semaine dernière en Egypte. Ce dernier servait à acheminer du gaz naturel vers l'Etat juif.
Il a assuré qu'Israël possédait des sources d'énergies alternatives à celle du gaz égyptien. En revanche, il a ajouté craindre une hausse des prix à moyen terme jusqu'en 2013, année où le gaz du champ Tamar commencera à être livré. Israël a interrompu pour les prochains jours ses importations de gaz égyptien, qui constituent 40% de sa consommation, après l'attaque samedi d'un gazoduc égyptien à El-Arish dans le Sinaï. Bien que la portion touchée assurait le transfert vers la Jordanie, Israël a décidé de suspendre son approvisionnement en gaz égyptien, par mesure de sécurité, afin de permettre au système de canalisations égyptiennes de se refroidir.
Israël tente d'accélérer la mise en place d'un dispositif lui permettant de diversifier son approvisionnement en gaz naturel, après un attentat à l'explosif en Egypte contre un gazoduc, rapportaient dimanche les médias locaux.
Le ministère israélien des Infrastructures doit lancer incessamment un appel d'offres pour la construction d'une plateforme flottante au large de Hadera (nord d'Israël), capable de réceptionner du gaz liquide puis de l'injecter dans le réseau national.
La réalisation de ce projet devrait être achevée d'ici fin 2012 et son coût est évalué à 300 millions de dollars, selon les médias.
Le gaz égyptien représente 40% de l'approvisionnement de l'Etat hébreu en gaz naturel, et 15% de sa consommation énergétique toutes sources confondues. "Mais il n'y aura pas de difficultés pour l'alimentation en électricité de la population israélienne car un dispositif de sources d'énergie alternatives est prévu", a assuré un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Ftouh Souhail & AFP
08/02/2011
« Nous suivons de près et avec beaucoup d’inquiétude les événements qui se déroulent en Égypte », a déclaré lundi Noam Shalit, le père de Guilad Shalit qui exprimait son souci après la nomination d’Omar Suleimane au poste de vice-président.
Noam Shalit craint en effet que cette nomination à un poste de haute responsabilité de Suleimane, qui était jusqu’ici en charge du dossier de son fils, portera gravement atteinte aux chances de Guilad d’être libéré.
Le président Hosni Moubarak a nommé un nouveau ministre des Renseignements, le général Mourad Mowafi, ancien gouverneur du Sinaï-Nord. Il remplace Omar Suleiman, promu samedi au titre de vice-président.

Caporal dans l'armée israélienne, Gilad Shalit a été enlevé le 25 juin 2006 lors de l'attaque d'un poste frontière au sud d'Israël. Revendiquée par trois groupes armés palestiniens, dont les brigades Izz Al-Din Al-Qassam, la branche armée du Hamas.
Peu de temps après son rapt, les kidnappeurs de Shalit ont annoncé qu'ils étaient prêts à l'échanger contre un millier de prisonniers palestiniens. Une demande jusqu'à présent rejeté par Jérusalem. La liste établie par le Hamas compte par ailleurs de nombreux activistes ayant « du sang sur les mains » parmi lesquels Ibrahim Hamed, Abdallah Barghouti ou Abbas Sayyed, qui avaient commandité des attentats-suicides dans des cafés, des restaurants ou des autobus en Israël de 2002 à 2003. Israël estime que les remettre en liberté reviendrait à exposer les villes de l’État hébreu à une nouvelle vague de violence.
Le soldat israélien Gilad Shalit devra encore attendre sa libération. Or l’opinion israélienne exerce ses pressions, car le sergent aux allures d’adolescent est devenu une icône.
Ftouh Souhail
07/02/2011
Des centaines de personnes ont à affluer depuis le matin de ce dimanche 6 février 2011 vers la place Tahrir au Caire, où des milliers de manifestants ont passé la nuit, pour le "semaine du départ" visant à obtenir la démission immédiate du président Hosni Moubarak.
Le mouvement de contestation lancé le 25 janvier a appelé à une mobilisation générale au 13e jour d’une révolte populaire qui a fait au moins 300 morts et des milliers de blessés selon l’ONU. Les organisateurs du mouvement de contestation ont mobilisé ce dimanche des milliers de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, en début d'après-midi.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblés sur la place Tahrir. Ce vendredi déjà lors de la prière hebdomadaire du vendredi , L’imam a pleuré pendant la prière aux morts, suivi par de nombreux de fidèles. Dès la prière terminée, les fidèles ont commencé à scander : « Irhal, irhal ! » (Dégage ! Dégage !), un message destiné au président Moubarak.
Le ministre égyptien de la Défense Mohamed Tantaoui, qui occupe également les fonctions de vice-Premier ministre, s’est rendu sur la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire, accompagné d’autres responsables de l’armée.
Au Caire, plus de 100,000 personnes manifestaient contre le président Moubarak et le ministre des Renseignement Omar Souliman. Ils appellent à leur démission aux cris de "Moubarak , ton avion t'attend" et les ont qualifiés d'"agents américains". Des soldats de l'armée égyptienne sont stationnés devant le ministère de l'Intérieur afin d'empêcher des manifestants d'en prendre le contrôle.
L'Égypte vit son treizième jour de protestations malgré un gouvernement remanié. Les manifestants prévoient une grande marche ce samedi. Une nouvelle mobilisation géante prévue ce Mardi à Alexandrie, deuxième ville d'Égypte, selon la chaîne Al Arabiya.Cette marche de milliers de personnes de personnes sera organisée à l'appel du mouvement de contestation qui réclame la chute du régime.
Alors que des dizaines de milliers de manifestants étaient dans la rue réclamant le départ du président Hosni Moubarak, des avions de chasse ont survolé à plusieurs reprises la capitale égyptienne à très basse altitude.
La télévision publique a également annoncé l'arrêt du trafic ferroviaire, pour paralyser une nouvelle marche géante à laquelle ont appelé les manifestants qui réclament le départ du président Moubarak.
Les trafics ferroviaires et aériens ont été interrompus en Egypte à la veille d'une nouvelle journée de protestation nationale, a rapporté la télévision publique alors que l'agence Dow Jones Newswires annonce la fermeture des ports maritimes du pays.
"Toutes les activités maritimes sont suspendues sauf les opérations sur le canal de Suez", qui relie Port Saïd, sur la Méditerranée, à Suez, sur la Mer Rouge, a indiqué le secrétaire général de l'Association égyptienne internationale des transitaires (EIFFA) Medhad al-Kady.
Des ravitaillements destinés aux manifestants anti-Moubarak de la place Tahrir au Caire ont été jetés jeudi soir dans le Nil à un barrage militaire. Cheikh Tahtaoui a démissionné ce vendredi de son poste de porte-parole du Azhar pour pouvoir participer aux manifestations du Caire.
Le président égyptien Hosni Moubarak est resté en contact avec le centre opérationnel de l'armée où il s’est entretenu par téléphone avec son nouvel adjoint, le général Omar Suleimane, selon la télévision nationale.
Selon les témoignages d'habitants de Sharm el Sheikh (Sinaï), le président Moubarak se cacherait dans sa résidence d'hiver de la Mer rouge. Cette information est également reprise par le Daily Telegraph. Tous les accès menant à la résidence sont gardés et interdits à la circulation.
En fin, selon la chaîne BBC, les deux fils du président égyptien Hosni Moubarak sont déjà arrivés à Londres
Ftouh Souhail
07/02/2011
Il est claire que des extrémistes islamistes sont sont entrain de nourrir les émeutes en Egypte, et les tensions dans la rue. Le soulèvement à l'occasion de la Fête de la police ce 25 janvier 2011 bénéficie d’un soutien illimité par les milieux des Frères musulmans , une organisation panislamiste fondée en 1928 en Égypte avec comme objectif une renaissance islamique. Comment alors comprendre cette mobilisation telle qu'on n'en a pas vue depuis longtemps en Égypte, où les manifestations sont interdites par la loi d'urgence, en vigueur depuis trente ans ?
La nébuleuse des Frères musulmans a profité du choc provoqué par la chute du président tunisien pour faire bouger une population, largement analphabète et concentrée sur ses soucis du quotidien. Les revendications démocratiques ne sont pas à l'abri d'une récupération politique par la nébuleuse des Frères musulmans qui pousse vers une réelle insurrection.
La date retenue est de ce point de vue symbolique, car c'est le jour de la Fête de la police: le 25 janvier 1952, la police égyptienne s'était soulevée contre les forces britanniques à Ismaïlia. Un soulèvement annonciateur du coup d'État qui renversa la monarchie. Dès leurs origines, les Frères sont à l’origine de tous les troubles. De son aveu même, leur chef Hassan al-Banna écrit "Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu, que Mahomet est le sceau de toute prophétie adressée à tous les hommes... que le Coran est le Livre de Dieu, que l’islam est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre..." Tout est là. Érigeant ces mots en règle absolue, Hassan Al- Banna ambitionne d’islamiser le monde. L’islam s’impose donc par la force et il faut bien instaurer un État islamique qui règne par la terreur pour pouvoir tuer sans discrimination par tout ou ils arrivent. On voit là une constante des organisations islamistes, souvent soutenues, par des foules désespérés. Pour instaurer une dictature islamofasciste, il faut gouverner par des croyances profondément engagées dans une guerre sainte. Les adeptes de cette pensée veulent la guerre. Ils veulent nourrir les pauvres égyptiens. des versets coraniques à la place pain.
Brillants orateurs, les Frères galvanisent les foules, jouant sur la frustration de gens et attribuent tous les malheurs de la communauté musulmane à l’Occident. Leur force se mesure mieux en termes d’influence. Ils investissent massivement chez les populations pour mieux les contrôler. Ils recrutent souvent les avocats, les ingénieurs, les médecins, etc... Surtout ils disposent des structures variées, pas seulement dans les pays musulmans mais aussi dans les États européens, comme la France. Ils croient toujours le pouvoir à portée de leur main, alors ils recourent surtout aux jeunesse et ils jouissent en plus de soutien des classes pauvres.
Malgré l'espoir légitime des Égyptiens dans une démocratie, Les Frères musulmans veulent bien aujourd’hui détenir l'avenir de l'Égypte. Avec plus de 80 millions d'habitants, l'Égypte est le pays le plus peuplé du monde arabe. Plus de 40% de sa population vit en-dessous d'un seuil de pauvreté de deux dollars par jour.
La confrérie qui a fait toujours passer un message religieux largement adopté par la société (islamisation des mœurs, de l'habillement et de la culture) veut transformer cette explosion sociale en succès politique. Elle organise en ce moment une escalade médiatique (1) dans le cadre de cette colère populaire pour faire durer les manifestations antigouvernementales.
Les Frères qui se réclamant d'une lecture politique de l'islam, préparent la population locale à un projet d'État théocratique. Un État dans le quel il n’ y’ aura pas d’alternance démocratique ni des droits pour les minorités. Les Frères musulmans d'Égypte ont décidé en novembre 2007 que les coptes et les femmes n’étaient pas assez qualifiés pour être président de la République !
Beaucoup d’Egyptiens s'inquiètent aujourd’hui pour l’avenir de la stabilité de leur pays et le risque de voir conquérir le pouvoir par les Frères musulmans.
Les Frères musulmans ont refusé ce jeudi, 3 février 2011, de négocier avec l'actuel chef d'État égyptien, Hosni Moubarak, pour mettre fin aux troubles. L'organisation a même appelé au retrait pur et simple du Président de la vie politique.
''Nous demandons que ce régime soit renversé et réclamons la formation d'un gouvernement d'union nationale ouvert à tous les partis'', a affirmé le mouvement dans un communiqué.
Le président Hosni Moubarak a déclaré jeudi que s''il démissionnait maintenant, les Frères musulmans, mouvement d'opposition interdit en Egypte, prendraient le pouvoir'', rapporte la chaîne de télévision américaine ABC.
La journaliste d'ABC Christiane Amanpour, qui a interviewé Moubarak au palais présidentiel, a rapporté que, selon le raïs, l'Egypte sombrerait dans le chaos s'il partait maintenant.
La situation va empirer si l’Egypte tombe dans les mains des Frères musulmans sera, et qui sera alors diriger par une stricte application du Coran et de la Sharia… et donc une rupture totale avec ce qui reste de la liberté religieuse.
Il est fort possible que le mouvement de protestation en cours en Egypte, contre les trente années de présidence d'Hosni Moubarak, n’ouvrira pas la voie à la liberté et à la démocratie, mais il sera plutôt au profit de l'Islam militant représenté en Egypte par les Frères musulmans, qui adoptent la formule de leur fondateur "le Coran est notre constitution" ! Les Frères musulmans ont toujours été derrière tous les soulèvements. L’Egypte est un Gros morceau et ils ne lâcheront pas. S’ils prennent l’Egypte alors ils prendront le reste.
Ftouh Souhail , Tunis
(1) Les Frères musulmans ont soutenu ce vendredi que l'armée avait envahi les bureaux de la chaîne télévisée qu'ils possèdent au Caire. Le mouvement est représenté en Europe par L'universitaire suisse Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan Al-Banna.
05/02/2011
Le Caire a aujourd’hui une allure de guerre civile. Dans un climat insurrectionnel au Caire et dans plusieurs villes d'Egypte, les musées du Caire et de Kantara ont été pillés le week-end dernier.
Deux cocktails Molotov ont été lancés dans la cour du Musée égyptien, qui est l'un des plus grands musées entièrement consacré à l'Antiquité égyptienne, tout près de la place Tahrir où des heurts opposaient des pro et anti Moubarak. On ne fait pas état de dégâts pour l'instant.
Le musée égyptien du Caire qui est l’un des plus grands musées entièrement consacré à l’Antiquité égyptienne, a subi des dommages colatéraux de la situation explosive en Égypte.
Construit sur les plans de l'architecte français Marcel Dourgnon et inauguré en 1902, le musée est situé place Tahrir, au cœur de la bataille sanglante que se livent les pro et anti Moubarak. Ce bâtiment mitoyen est celui qui abrite le siège du Parti national démocrate (PND) d’Hosni Moubarak. Il a été incendié vendredi soir par des manifestants.
Des pillards se sont introduits vendredi soir dans le Musée du Caire et ses deux étages remplis de trésors de l’antiquité égyptienne. Soixante mille objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sarcophages, momies, etc., s'entassent dans les caves, les débarras et les combles du musée égyptien.
Entrés par les toits, les voleurs ont brisé des vitrines, les ont vidées de leur contenu, endommageant deux momies sur leur passage.
La chaîne de télévision Arabiya a diffusé des des vitrines brisées: des statues brisées gisaient sur le sol, et plusieurs objets antiques ont été dérobés.
Le Musée a été placé sous protection de l’armée et, comme pour protéger leur mémoire, dans la journée de samedi, des Égyptiens ont formé une chaîne humaine autour du musée pour préserver les richesses qu’il renferme, 5 000 ans de l’histoire égyptienne.
“Ce qui me fait vraiment peur maintenant, c’est le bâtiment situé à côté du Musée. Il est en feu, et s’il est détruit, il tombera sur le musée et ce sera un désastre”, s’est inquiété le Président du Conseil des antiquités égyptiennes à la chaine euronews.
Zahi Haws, responsable des antiquités égyptiennes organise avec des jeunes la protection du musée alors que beaucoup d’immeubles sont déjà en feu dans coin.
«Ce qui me fait vraiment peur maintenant, c’est le bâtiment situé à côté du Musée. Il est en feu, et s’il est détruit, il tombera sur le musée et ce sera un désastre», s’est inquiété Zahi Hawass.

En même temps que des individus se sont introduits dans l’enceinte du Musée du Caire, qui renferme la plus grande collection au monde d'objets de l'antiquité égyptienne , le musée de Kantara, près d'Ismaïlia, a été aussi pris d’assaut par des manifestants, rapporte Reuters. Quelques objets archéologiques des périodes romaine et byzantine ont été dérobés et de nombreux autres endommagés. D’après un employé du musée, les pillards étaient à la recherche d’or.
Les forces armées ont appelé «le peuple égyptien à protéger la nation, l’Egypte, à se protéger».
Certains archéologues se trouvent sur place pour aider à la protection des richesses du pays. Beaucoup d'œuvres ont oubliées se touvent dans la pénombre des réserves et nécessitent une vigilance accrue sur l'éventuelle mise sur le marché d’antiquités.
Les égyptologues gardent en mémoire le chaos survenu à Bagdad en 2003 après la chute de Saddam Hussein. Des milliers de pièces millénaires avaient alors été pillées ou détruites. "La situation survenue lors de la chute de Bagdad est le pire scénario possible, mais nous pensons qu'il ne se produira pas, car il y a un tel élan pour protéger les antiquités", a déclaré mercredi Karen Exell, présidente de la Société britannique d'exploration égyptienne et conservatrice de la collection Égypte au musée de Manchester.
" Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer, car les partisans de Moubarak échappent à tout contrôle", a dit, sous couvert de l'anonymat, un égyptologue en contact avec le Conseil suprême des antiquités en Égypte.
Inquiétude ne concerne pas seulment le Musée du Caire qui abrite quelque 150 000 pièces, dont l'incomparable trésor de Toutankhamon, mais aussi le pillage des nonbreux sites archéologiques. L'Egypte regorge de sites célébes à l’instar d’Abou-Ghorâb, d’Abydos, de Gizeh , de Kahoun ( Ville située à l'entrée du Fayoum), de Pi-Ramsès ( dans le delta-Est), de Memphis ( entre la Haute et Basse Égypte) …
Ftouh Souhail
05/02/2011
L'armée égyptienne est intervenue jeudi matin pour procéder à des arrestations après les violences provoquées par des partisans d'Hosni Moubarak sur la place Tahrir qui ont fait 7 morts et 635 blessés, selon un dernier bilan provisoire. Des véhicules militaires se sont déployés sur la place occupée depuis 10 jours par des manifestants pris pour cible par des coups de feu tirés par des supporters du président égyptien.
Des partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont franchi le cordon formé par l'armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire. Les deux camps se sont jetés des pierres après une brève pause après que l'armée a formé un cordon s'interposant entre partisans du président et opposants, empêchant les anti-Moubarak d'avancer. La bataille s'est alors déplacée vers une ruelle voisine où les partisans du régime ont jeté des cocktails Molotov alors que des coups de feu étaient entendus.
Selon la chaîne télévisée Al Arabya, 4 personnes auraient été tuées dans les affrontements de la nuit, place Tahrir, au Caire, et 13 autres auraient été blessées à la suite de tirs par armes à feu de partisans du président égyptien Hosni Moubarak.

Selon l'opposition égyptienne, 120 manifestants pro-Moubarak auraient été arrêtés, dont un certain nombre de policiers en civil impliqués dans les violences qui ont fait sept morts, cette nuit, au Caire. Les suspects ont été remis aux militaires stationnés dans le secteur de la place Tahrir.
Des reporters étrangers postés autour de la place Tahrir au Caire font état d’échanges de tirs nourris. Ces reporters ont été priés de quitter leur poste autour de la place.
D’autre part le journaliste belge Serge Dumont, de son vrai nom Maurice Sarfatti, correspondant au Moyen-Orient des journaux Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève) et la Voix du Nord (France), a été molesté, tabassé, puis emmené par des personnes non identifiées en civil alors qu’il était en reportage dans le quartier populaire Choubra, au centre du Caire.
Stationné à Jérusalem, ce correspondant au Moyen-Orient des journaux Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève) et la Voix du Nord (France), a été molesté, tabassé, puis emmené par des personnes non identifiées en civil mercredi midi, alors qu’il était en reportage dans le quartier populaire Choubra, au centre du Caire. Selon des informations fournies sur son téléphone mobile, Serge Dumont a été emmené auprès d’un poste militaire, où il s’est entendu accuser d’espionnage, puis annoncer qu’il allait être transféré vers des services de sécurité.
Serge Dumont couvrait une manifestation pro-Moubarak dans le quartier Choubra. Fidèle à la ligne rédactionnelle du Soir, Serge Dumont est connu pour ses articles très hostiles à Israël. Il est apprécié par le site France Palestine Solidarité qui diffuse plusieurs de ses articles et sur lequel il pourra certainement compter pour le faire libérer…
Ftouh Souhail
04/02/2011
De violents affrontements se sont déclenchés ce Mercredi 2 février 2011 des partisans et des opposants au président Hosni Moubarak dans la capitale égyptienne. Des dizaines de milliers de partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont envahi la place Al Tahir du Caire, après avoir franchi les barrages de l'armée, et chantent des chants à la gloire du Raïs égyptien en brandissant des pancartes de soutien.
Des opposants au dirigeant égyptien, présents également sur la place, tentent d'empêcher les partisans de Moubarak de manifester, ce qui a occasionné de nombreux incidents violents.
Les émeutes de la place Tahrir au Caire auraient fait au moins 1500 blessés selon un premier bilan des sources médicales. La plupart des blessés seraient des manifestants anti-Moubarak, touchés au visage par des pavés lancés par les partisans du président égyptien.
Un médecin présent sur les lieux a déclaré à Reuters qu'il avait comptabilisé 1.500 blessés environ dans le poste médical d'urgence improvisé sur la place Tahrir. Les heurts survenus ce mercredi sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, ont fait aussi trois morts, selon la chaîne Arabia qui cite le ministre égyptien de la Santé.
Dans un précédent bilan, le ministre avait fait état d'un mort - un militaire tombé d'un pont - et 700 blessés. La plupart des blessés ont été atteints à la tête par des pierres lors des affrontements entre partisans et opposants au président Hosni Moubarak, avait alors précisé Ahmed Farid. Il n'y a pas eu de blessés par balles, soulignait-il encore dans cette intervention télévisée.Un militaire a été tué aussi dans des affrontements entre partisans du président Hosni Moubarak et manifestants.
Les réactions se sont multipliées toute la journée.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a jugé "inacceptables toutes attaques contre des manifestants pacifiques" en Egypte, lors d'une visite officielle à Londres. Ban Ki-moon, a appelé toutes les parties en Egypte à faire preuve de retenue.
La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a réclamé au vice-président égyptien Omar Souleimane l'ouverture d'une enquête sur les violences survenues mercredi dans des manifestations au Caire.
Les États-Unis ont "déploré et condamnés" la violence contre les "manifestants pacifiques" en Égypte, a déclaré mercredi la Maison Blanche.
"Les États-Unis déplorent et condamnent la violence qui a lieu en Égypte, et nous sommes profondément inquiets au sujet des attaques contre les médias et les manifestants pacifiques. Nous renouvelons notre appel à la retenue", a précisé le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, dans un communiqué.
Plus tôt mercredi, le porte-parole de la diplomatie américaine avait déjà réagi aux violences sur la place Tahrir du Caire en appelant "toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter la violence".
"Nous réitérons notre appel à toutes les parties en Égypte à faire preuve de retenue et à éviter la violence. Le chemin de l'Egypte vers le changement démocratique doit être pacifique", a déclaré Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat
Cette neuvième journée de manifestation contre le pouvoir en place a été difficile pour les journalites etrangers qui couvraient l’affrontement entre opposants et partisans du président Hosni Moubarak au Caire.
Deux journalistes suédois du quotidien Aftonbladet ont été pris à partie par la foule au cours d'un reportage dans un quartier pauvre du Caire avant d'être arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard par un militaire venu sur place, a rapporté leur journal.
"Lorsqu'ils sont descendus de leur voiture pour demander à deux femmes fouillant des poubelles s'ils pouvaient les filmer, les journalistes ont provoqué un attroupement qui a rapidement dégénéré », selon Aftonbladet.

"La foule s'est emparée des clés de la voiture, de la carte SIM du téléphone du chauffeur, a placé des pierres devant les roues et on nous a craché au visage" en accusant l'équipe d'être du Mossad, les services secrets israéliens, raconte la journaliste. Un soldat est alors intervenu pour les tirer de là, mais l'équipe de journalistes affirme avoir été ensuite menacée.
Reporters sans frontières a "condamné sans appel" les violences commises mercredi par les partisans du président Moubarak à l'encontre de plusieurs journalistes de la BBC, d'Al-Jazira, de CNN, d'Al-Arabiya et d'ABC News.
Par ailleurs quatre journalistes israéliens qui avaient été arrêtés parce qu'ils avaient des visas de touristes ont été libérés ce Mercredi 2 février 2011.
A la suite de ces violents incidents qui opposaient des manifestants pro et anti Moubarak sur la place Al Tahrir du Caire, l'armée égyptienne a demandé à tous les manifestants de quitter immédiatement la place et de ren trer chez eux. L'armée de s’est interposer entre les manifestants pro Moubarak, leur demandant de ne pas s'attaquer et les opposants anti gouvernementaux qui leur a avertit que la réponse de l'armée pourrait être ferme s’ils utilisent la violence.
L’opposant Mohammed El Baradei a appelée l’armée à choisir son camp afin de prévenir une dérive sanglante. A la tombée de la nuit, les manifestants des deux camps ont dressé des barricades aux abords de la place Tahrir, au centre de la capitale.
L'armée égyptienne a appellé pour la seconde fois dans la soirée les détracteurs du président Moubarak à cesser leurs manifestations et à reprendre un cours de vie normale.
''Vos revendications ont été entendues. Il faut maintenant permettre le retour à la sécurité et à la stabilité'', a déclaré le porte-parole de l'armée dans un communiqué lu à la télévision.
Dans la soirée de ce mercredi, le vice-président Omar Souleimane a conditionné l’instauration d’un dialogue politique à la fin des manifestations. Il a appelé aussi les manifestants à rentrer chez eux et à respecter le couvre-feu.
Le mouvement de soutien à l'opposant Mohamed ElBaradei a néanmoins promis une manifestation antigouvernementale massive ce vendredi malgré l'ordre de l'armée intimant aux manifestants de rentrer chez eux.
Ftouh Souhail
04/02/2011
Divulguer de fausses informations c ‘est la spécialité de certains journalistes arabes. Voici ce que relate par exemple la chaîne qatarie d'information en continu en Égypte.
La Chaine Al-Jazeera vient de donner la parole successivement à deux personnalités égyptiennes M. Omar AFIFI, ancien colonel de la police et M. Loï DIB, un pseudo ‘’militant des Droits de l’Homme’’ qui ont demandé à s’exprimer sur une information gravissime :
Ces deux personnes ont en effet déclaré qu’ils détenaient des informations de première main, aux termes desquelles, 3 avions israéliens en provenance de Chypre, ont atterri tôt le matin du dimanche 30 Janvier 2011 , entre 4h et 5h matin à l’aéroport militaire du Caire. Ils ont prétendus que ces avions ont livré du matériel militaire sophistiqué dont en particulier :
- des pistolets télescopiques sophistiqués, de fabrication israélienne munis d’un système optique spécialement conçus pour des « snippers » ; - des pistolets pour balles explosives à guidage laser ; - des caisses de munitions ; - des conteneurs de bouteilles de gaz lacrymogène étouffant, internationalement interdits d’usage ; Ces personnes ont l’une et l’autre, ont lancé sur Al-Jazeera un appel de détresse en direction de l’opinion publique internationale en avertissant qu’un bain de sang (planifié selon eux entre Israël et le régime traitre de Moubarak) était en préparation contre le peuple égyptien pour le punir de s’être soulevé. Ces mêmes personnes ont tenu à rappeler que le chef des « Moukhabarate » le général Omar Suleiman, promu « Vice-Président » par Moubarak, passait plus de temps à Tel-Aviv qu’au Caire…
Dimanche 30 janvier 2011, les autorités égyptiennes avaient interdit à Al-Jazira, qui a largement couvert les manifestations, de poursuivre ses activités dans le pays, où un satellite relevant du gouvernement, Nilesat, a cessé de diffuser la chaîne. Les autorités égyptiennes ont interdit à Al Jazeera d'émettre sur son sol. La chaîne d'informations est jugée trop "partisane".
La chaîne qatarie, qui a toujours eu des relations tendues avec le gouvernement égyptien, couvre en continu les manifestations anti-gouvernementales en Egypte. Née fin 1996 par la volonté du Qatar, un riche émirat gazier du Golfe, elle n'en est pas à ses premiers déboires avec un régime arabe. Cette chaine est la véritable caisse de résonance des islamistes extrémistes et en plus elle manquer d'impartialité. Sa couverture de l'Irak, jugée favorable à l'insurrection sunnite, lui a valu d'être interdite dans ce pays depuis l'arrivée au pouvoir des chiites, et ses bureaux ont été fermés au Koweït et au Maroc.
Ftouh Souhail
03/02/2011
Le soulèvement du peuple tunisien, l'allègement de la surveillance par la police, et le retour du chef de file du mouvement Ennahda, dont le but est d'anéantir les Juifs, ont provoqué naturellement une remontée foudroyante de l’antisémitisme en Tunisie.
Heureusement qu’aucune victime n’est à déclarer. Cette synagogue est visitée occasionnellement par des membres de la communauté israélite qui viennent se recueillir à la mémoire de leur ancêtre "Yosef El Maarabi" enterré, selon eux, dans cet édifice. Une relique de la Torah a toutefois été brûlée. Signalons que Pérez Trabelsi est considéré comme une source officielle en Tunisie pour parler au nom de la communauté juive tunisienne.
La Tora de Gabes
L'agence officielle tunisienne TAP (organe de propagande de l’ancien régime) a néanmoins démenti l’information. Des pressions auraient été exercées sur le président de la synagogue de la Ghriba, Trabelsi Pérez, pour renoncer à ce qu’il a affirmé à AFP. Un autre responsable de la communauté juive a lui choisi de trouver un prétexte pour justifier l’attaque de la Synagogue située à El Hamma dans la préfecture de Gabès. Le vice-président de la communauté juive de Tunisie, M. Khalifa Atoun, tout en confirmant l’incendie de la synagogue à 15 km de Gabès, a toutefois relativé la portée de l’incident dans le contexte d’instabilité actuelle du pays. «On a bien brûlé des bâtiments officiels, ça peut arriver à tout le monde», a-t-il déclaré à l’AFP. Un peu d'éducation et de fierté aurait était utile pour voir combien ce commentaire de ce responsable religieux juif ne l’honore pas et n’honore pas non plus les Juifs tunisiens. Il est drôle comment le vice-président de la communauté juive de Tunisie relativise cet incendie criminel au prétexte que d’autres « bâtiments officiels » brûlent dans le pays !! Avec ce genre de raisonnement, cela revient aussi à accepter, par exemple, l’attentat terroriste revendiqué par Al Qaïda contre la synagogue de la Ghriba (en avril 2002) qui a fait 21 morts dont 14 touristes allemands, parce que on a attaqué Madrid le 11 mars 2004 ou Londres le 7 juillet 2005 !!
Toujours dans la même logique qui tolère les actes de violence et le terrorisme, un site tunisien basé à Tunis a tenter de trouver une justification valable de cet acte antisémite par le faite que le grand rabbin de Djerba , Pérez Trabelsi , avait loué le président tunisien déchu.
« Suite aux dernières déclaration de grand rabbin de Djerba louant le président tunisien déchu une grande frustration s'est emparé des tunisien et une synagogue a payé le prix » avoue le site tunisiefocus. Le site précise que « Les déclarations du grand rabbin de Djerba en mis la poudre au feu. »
« Louer un dictateur c'est comme une insulte pour les tunisiens y compris M Pères lui-même » ajoute l’auteur anonyme (1).
Après cette mini Nuit de Cristal subie le vendredi. 28 janvier par la communauté israélite locale (les vitres de trois ou quatre voitures brisées dans le quartier juif de Houmt-Souk dans l'île de Djerba) le président de la communauté juive Monsieur Roger Bismuth (qui est aussi sénateur) était aussi absent pour s’exprimer sur ces sujets et exiger des mesures de protection pour sa communauté représente actuellement 1.600 personnes, essentiellement à Djerba.
Le mouvement islamiste tunisien Ennahdha (Renaissance) a bien choisi le moment vu que son leader Rached Ghannouchi est de retour au pays, pour incendier la synagogue. Comme toutes les organisations terroristes, Ennahdha est hostile aux juifs et elle va jusqu’à brûler des lieux de culte pour prouver quelle existe. Son chef Rached Ghannouchi est d’ailleurs une sorte de Khomeiny tunisien qui, installé à Londres, attendait patiemment son heure, pour venir quadriller la société et les cerveaux en utilisant le terrorisme intellectuel, puis physique comme un jeu d’enfant. Le Bureau de Vigilance Contre l’Antisémitisme ( BNVCA) a exprimé aussi l'émotion et l'inquiétude de la communauté juive tunisienne en France, après l'incendie criminel de la synagogue du Rav El Maarabi à Gabès, lors d'une manifestation célébrant le retour dans sa ville natale du chef islamiste Ghannouchi (2). Le mouvement Ennahda , qui a disparu durant 20 ans de la scène politique tunisienne, revient en force .Le mouvement vise la réislamisation de la société et mener la chasse aux centaines de juifs qui n'ont pas encore été chassés de ce pays. Avec le discours salafiste qui a beaucoup d’audience dans « la nouvelle Tunisie », il n’est pas loin de voir de plus en plus de Juifs victimes d'exactions dans le pays. N'oublions pas que durant des années cette communauté a été maintenue dans une sorte de dhimmitude. Aujourd’hui , après la chute du président Ben Ali, si les Trabelsi est devenu un nom difficile à porter ces temps-ci en Tunisie, le pays qui a réussi à éradiquer les Trabelsi musulmans, pourra faire de même pour les Trabelsi juifs. Encore quelques années et il n'y aura pratiquement plus de juifs en Tunisie et au Maghreb en général. Quasiment plus en Algérie tout comme les chrétiens qui deviennent une denrée rare, presque plus de juifs en Libye. Sans parler de la communauté chrétienne irakienne sur le déclin après presque 1800 ans de présence, tout comme les juifs, les chrétiens coptes égyptiens...Bref, les pays arabes et la tolérance c’est incompatible. Ftouh Souhail, TUNIS
03/02/2011
Le commandant de la police pour la région de Tel-Aviv, Shahar Ayalon, s'est entretenu ce mardi 1 février avec l'ambassadeur égyptien Yasser Rida des développements sur la scène égyptienne.
Ils sont convenus de renforcer les patrouilles de surveillance autour de la représentation diplomatique d’Egypte. Des militants de gauche sont venus manifester devant l'ambassade pour marquer leur solidarité avec les Égyptiens.
Une centaine de personnes se sont réunis devant l'ambassade d'Egypte à Tel Aviv, scandant des slogans hostiles au président Hosni Moubarak. Plusieurs manifestants brandissent des drapeaux palestiniens, appellent à la solidarité avec l'opposition égyptienne. Les forces de sécurité etait très présentes aux abords de l'ambassade.
Jusqu’à présent, les choses sont assez calmes. Il y a quelques heures, un groupe de militants a organisé une manifestation devant l’ambassade, agitant des drapeaux palestiniens, égyptiens et tunisiens en solidarité avec les manifestants égyptiens, et a appelé à la démission du président Moubarak. Les manifestants, jeunes arabes en majorité, ne semblaient cependant pas être une menace pour la sécurité. Mais les autorités sont apparemment très prudentes.
Ftouh Souhail
03/02/2011
BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ ANTISEMITISME
8 boulevard Saint Simon 93700 DRANCY 0663883029 Le Président Sammy GHOZLAN 0668563029 Drancy le 31/1/11 Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a reçu de nombreux appels de correspondants de la communauté juive tunisienne en France émus et inquiets par la situation qui prévaut en Tunisie, notamment en apprenant que la Synagogue située à El Hamma dans la Ville de Gabès a été incendiée, totalement détruite, les rouleaux de la Loi (Thora) calcinés, de même que les portes du temple détruites, des tombes saccagées. Selon l’un des responsables de l’association Sayed Rebbi Yossef El Maarabi, ces exactions auraient pu se produire alors que des manifestants défilaient en l’honneur du retour du chef islamiste GHANNOUCHI , dans cette ville ,qui est sa ville natale. La synagogue en question qui porte le nom d’un grand rabbin vénéré a fait l’objet d’une restauration récente. Des pèlerinages y sont organisés, et parmi les rouleaux de la thora détruits se trouvaient un très ancien parchemin. Le BNVCA a reçu un certain nombre d’informations concernant d’autres faits de nature hostile à des juifs tunisiens, mais attend que les vérifications lui parviennent. Pour autant vendredi soir vers 18 h, la grande synagogue de Tunis aurait fait l’objet d’une perquisition et d’une fouille en règle.
Nous demandons aux autorités tunisiennes en place, ainsi qu’à la population de veiller à la sécurité des personnes et des biens de la minorité juive de leur pays.
http://www.europe-israel.org/2011/02/tunisie-incendie-criminel-de-la-synagogue-de-gabes-suite-au-retour-de-lantisemite-ghannouchi/
01/02/2011
La justice tunisienne a lancé un mandat d'arrêt international contre le président déchu Zine El Abidine Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite, ainsi que contre son épouse Leïla Trabelsi, a-t-on appris ce mercredi.
Répondant à une demande des autorités tunisiennes, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de geler les avoirs de l'ex-président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi déchu.La décision a été prise lors d'une réunion à Bruxelles des chefs de la diplomatie.
L'Autriche a annoncé samedi 29 janvier le gel immédiat de tous les éventuels avoirs du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, de sa famille et de ses proches. "Nous soutenons la Tunisie dans ses efforts pour une démocratisation pacifique", a déclaré dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Michael Spindelegger.
"Avec cette mesure, qui entre immédiatement en vigueur, nous voulons envoyer le signal clair que l'Autriche n'est pas un havre sûr pour l'argent volé ou les fortunes illégalement acquises par la corruption ou le blanchiment d'argent", a-t-il ajouté.
Le gel mis en œuvre par la Banque centrale autrichienne sur instructions du ministère, intervient après une requête internationale de la Tunisie pour que les biens que Ben Ali et son entourage auraient illégalement placés à l'étranger soient saisis, a précisé le ministère. Cette mesure est destinée à prévenir tout mouvement sur ces avoirs dans l'attente de directives de l'Union européenne, est-il précisé. Aucune indication n'a été donnée sur les biens que Ben Ali et sa famille pourraient détenir en Autriche.
Les autorités françaises ont annoncé samedi 15 janvier 2011 avoir pris des dispositions pour bloquer des mouvements suspects d'avoirs de l'ex-président tunisien Zine el Abidine Ben Ali et de son entourage en France.
Ben Ali a fui le 14 janvier la Tunisie, sous la pression d'une révolte populaire sans précédent, et a trouvé refuge en Arabie saoudite. Trente-trois membres de sa famille ont été arrêtés en Tunisie.
Ftouh Souhail
01/02/2011
Après un week-end calme et alors qu'une activité quasi-normale a repris , ce lundi 31 janvier 2011 à Tunis, de nouveaux troubles ont éclaté à Kasserine, ville frondeuse du centre-ouest, où la sous-préfecture a été pillée et saccagée par des centaines de jeunes sans revendications affichées. Les forces de l'ordre ne sont pas intervenues dans cette localité, qui a connu des affrontements violents entre la police et des manifestants lors des émeutes qui ont conduit à la chute du régime Ben Ali.
Selon l'agence officielle TAP, "Des malfaiteurs ont attaqué des institutions et terrorisé les habitants précisant qu'avaient été notamment visés les bâtiments de la sous-préfecture, la maison des jeunes et un lycée professionnel". Les deux syndicalistes de la puissante centrale UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ont affirmé que l'armée, qui était présente, n'était pas intervenue pour mettre fin aux troubles. Vendredi pourtant La police a fait évacuer avec brutalité les manifestants pacifistes qui s'étaient réunis devant les bureaux du Premier ministre au centre de Tunis. Quelque 2.000 manifestants regroupés devant le siège du bureau du Premier ministre Mohammed Ghannouchi ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées tirées en l'air. Des dizaines de personnes ont été blessées ce vendredi dans le centre-ville du Tunis lors des manifestations contre le nouveau gouvernement transitoire. L'esplanade de la Kasbah, haut lieu pendant une semaine des protestations contre le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, était totalement bouclée par des militaires après avoir été dégagée vendredi de tous les manifestants qui demandaient la tête du Premier ministre, selon un journaliste de l'AFP sur place.. La police anti-émeute tunisienne a tiré des grenades à gaz lacrymogènes sur des manifestants qui tentaient de forcer un barrage bloquant l'accès de l'esplanade où se situent les bureaux du Premier ministre. Quelques jeunes désemparés ont protestaient lendemain contre la "brutalité" de l'évacuation, dénonçant des "méthodes de l'ancien temps". Par ailleurs, la grève générale convoquée à Sfax, dans le sud du pays, a pris fin apres avec "le débrayage de milliers de travailleurs de tous les secteurs", selon Amine Cheffi, membre du bureau régional de la centrale syndicale UGTT. Les grévistes ont commencé à se rassembler le mercredi dernier devant le siège régional de l'UGTT, pour demander la dissolution du gouvernement de transition". Le gouvernement tunisien de transition a annoncé pourtant un remaniement pour tenter d'apaiser la colère des milliers de manifestants qui protestent chaque jour à contre le présence en son sein de nombreux caciques de l'ancien régime Ben Ali. Des milliers de manifestants ont réclamé la démission du gouvernement de transition, à Sfax. Des milliers de manifestants défilaient jeudi dernier aussi à Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution tunisienne aux cris de "non au vol de la révolution!", "Allah Akbar!, nous resterons fidèle au sang des martyrs", pour exiger la démission du gouvernement de transition. Ils manifestaient à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT qui a convoqué une grève générale dans la ville et sa région pour exiger la démission du gouvernement de transition. Le gouvernement de Mohamed Ghannouchi a confirmé que 11000 détenus se sont évadés depuis la chute de l'ancien président Zine ben Ali et 2.460 autres ont été libérés, a annoncé ce mercredi le ministre tunisien de la Justice, Lazhar Karoui Chebbi. Ftouh Souhail
01/02/2011
Le chef du mouvement fondamentaliste tunisien "Ennahdha" Rached Ghannouchi a regagné ce dimanche 30 janvier 2011 la Tunisie.
Âgé de 69 ans ce fondamentaliste proche d’Oussama Ben Laden est arrivé de Londres où il résidait en tant que réfugié politique depuis 20 ans. Environ 70 de ses compagnons ont fait le voyage avec lui.
Plusieurs milliers de personnes étaient venues l'accueillir à son arrivée à l'aéroport de Tunis-Carthage. La foule de ses partisans venue l'accueillir à l'aéroport de Tunis-Carthage emplissait tous les espaces, du rez-de-chaussée au premier étage et jusqu'à l'extérieur. Dès son apparition dans le hall des arrivées, ses partisans ont entonné en choeur "Allahou Akbar" (Dieu est grand), alors que femmes chantaient de chants religieux.
"Nous sommes tous avec toi Cheikh Rached pour l'avenir de la Tunisie", lisait-on sur une pancarte que tenait une femme voilée, tandis qu'une autre brandie par une jeune fille voilée également proclamait: " l'islam est la solution ", au milieu de la foule.
Les cordons du service d'ordre mis en place par les partisans du mouvement Ennahdha ont été débordés et avaient du mal à maîtriser la situation "par crainte pour la sécurité de leur leader", a lâché l'un d'eux.
Rached Ghannouchi avait été condamné en 1991 par contumace à la prison à perpétuité, tout comme la plupart des dirigeants du mouvement, pour avoir tenté, selon les autorités, de prendre le pouvoir par la force, une accusation réfutée par les islamistes.
Cet opposant notoire pour la laïcité et les droits des femmes compte rencontrer plusieurs dirigeants tunisiens pour préparer les futurs élections . Parmi ceux-ci collaborent avec ce fondamentaliste religieux on trouve Khémaïes Chammari, ancien membre du bureau politique du Mouvement des démocrates socialistes (MDS) Moncef Marzouki et Abdelwaheb Maâtar, respectivement porte-parole et membre fondateur du Congrès pour la République , ainsi qu'Ahmed Néjib Chabbi, secrétaire général du Parti démocratique progressiste (PDP).
A la veille du retour d'exil du leader mouvement islamiste Ennahdha, des milliers de Tunisiennes ont défilé samedi après-midi dans le centre de Tunis à l'appel de l'Association des femmes démocrates (ATFD), dirigée par la juriste Sana Ben Achour.
"Démocratie bienvenue, discrimination dégage", "non à l'allégeance, non à l'exclusion, non à la marginalisation des femmes", "Tunisie liberté justice", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestantes auxquelles se sont joints de nombreux hommes.

"Nous sommes venues apporter notre soutien à la révolution parce que la Tunisie change aujourd'hui et nous voulons que la femme puisse jouer pleinement son rôle dans la vie publique, car les pays qui réussissent sont ceux qui accordent leurs droits aux femmes", expliquait Wafa Boudrigua, enseignante.
"Oui, les femmes sont menacées dans leurs droits, pas dans l'immédiat, mais à long terme par les islamistes", estimait une autre enseignante Najiba Haouala. "Rached Ghannouchi on n'en veut pas", a renchéri Nassiba A., professeur d'arabe.
Le chef d'Ennahdha a fait des déplacements incessants entre l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan. il a passé plus de 20 ans en exil , après avoir été condamné en 1991 à l'emprisonnement à perpétuité en même temps que d'autres dirigeants de son mouvement.
Ftouh Souhail
Voir aussi notre article : Ghannouchi, le chef du parti islamiste, est à Tunis – par Ftouh Souhail
01/02/2011
Un groupe d'israélien a manifesté ce dimanche devant l'ambassade d’Égypte à Tel-Aviv : "Nous ne voulons pas que Moubarak tombe !"

La mobilisation anti-Moubarak en Égypte n’a pas empêché certains citoyens israéliens d’affirmer leur solidarité avec Hosni. Ce homme était souvent impliqué dans les négociations entre ISRAËL et les palestiniens. On lui attribue des positions pro israéliennes dans le conflit israélo-palestinien. Ses prises de positions pragmatiques sont largement impopulaires et lui attirent régulièrement la condamnation de milieux religieux musulmans à l'instar de la condamnation d'une centaine d'oulémas en janvier 2009 qui le taxent d'hérésie. Défiant envers le Hamas qui, à la différence du Fatah, refuse de signer le plan de réconciliation inter palestinien négocié par l'Égypte, le régime égyptien entreprend, en janvier 2010, la construction d'une barrière métallique souterraine afin de réduire le flot des produits de contrebande acheminés par tunnels vers la bande de Gaza, dans ce que certains analystes décrivent comme l'un des éléments d'une opération plus vaste orchestrée de concert avec les États-Unis et Israël.
Néanmoins, Hosni Moubarak est surpris par de violentes manifestations hostiles à son pouvoir qui éclatent en Égypte fin janvier 2011. Ces manifestations se déroulent suite à la Révolution tunisienne. Le 28 janvier 2011, il décide de limoger le gouvernement, mais ne démissionne pas. Les manifestants jugent cette décision insuffisante, déclarant que des élections équitables devraient être mises en place, et les gouvernements occidentaux réclament plus de liberté et de réformes économiques, politiques et sociales visant à améliorer le bien-être de la population égyptienne. Le lendemain de l'annonce de la démission de son gouvernement, il désigne le général Ahmed Chafic, chef d'état-major de l'armée de l'air, au poste de premier ministre et nomme Omar Souleymane, chef des services de renseignements, premier vice-président d'Égypte. En effet après Moubarak, il y’ a une crainte que les islamistes vont s'emparer du pouvoir et Israël va se retrouver une nouvelle fois encerclée. De toute façon on ne fera pas l'économie d'une guerre malheureusement. Le problème de l'après Moubarak se pose d'une façon dangereuse pour Israël et l'inconnu de la situation sur le terrain doit faire turbiner les cerveaux des politiques comme ceux des stratèges. Personne ne peut dire comment va se produire l'après Moubarak et si son un autre homme sera capable de faire front aux islamistes de tous bords et de reprendre les rennes du Pouvoir. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël voulait préserver la paix avec l’Egypte ainsi que « la stabilité et la sécurité régionale », en réaction à la vague de manifestations mettant en péril le régime du président Hosni Moubarak. « La paix avec l’Egypte dure depuis plus de trois décennies. Notre objectif est que cela continue », a déclaré M. Netanyahu aux journalistes à l’ouverture du conseil des ministres hebdomadaire. « Nos efforts portent sur la préservation de la stabilité et la sécurité dans la région », a-t-il souligné. « Nous suivons avec une grande attention ce qui se passe (en Egypte) et j’en ai parlé hier avec le président (américain) Barack Obama et la secrétaire d’État Hillary Clinton », a ajouté le Premier ministre israélien. Ce n’est pas seulement les israéliens qui sont pro-Moubarak. Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, a exprimé son soutien public au président égyptien Hosni Moubarak et à son pays, renvoyant dans les cordes ceux qui incitent à la fitna (chaos) et aux violences pour altérer la sécurité du pays des Pharaons. Le roi saoudien, actuellement en visite au Maroc, « a téléphoné à Moubarak samedi matin pour lui apporter tout son soutien », explique l’Agence de Presse Saoudienne. « Le roi a condamné l’exploitation de l’opinion publique égyptienne face aux actes de vandalisme et au pillage des boutiques et des stations essence, semant le chaos à travers tout le pays. » Abdallah a continué en affirmant que les gens « ont été exploitées pour vomir leur haine dans la destruction, l’intimidation, les incendies, les pillages, et l’incitation à la malveillance ». « L’Arabie saoudite », a-t-il ajouté, « est de tout son cœur et toute sa conviction avec le Gouvernement d’Égypte et tout le peuple d’Égypte. » Ftouh Souhail , Tunis
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