ASHDOD.

La cité est l'une des cinq villes fondée par les Philistins dans l'antiquité et fut le centre du culte du dieu Dagon. Selon la Bible, c'est à Ashdod que les Philistins emmenèrent l'Arche d'alliance comme un trophée en l'honattneur de Dagon, après une victoire à Aphek contre les Hébreux autour de -1050. Le récit mentionne de grands désastres à Ashdod dus à la présence de l'Arche qui sera alors transférée à Gath puis rendue aux tribus d'Israël.
 

 
Au 10ème siècle avant notre ère, Ashdod et la Philistine furent un moment une province vassale du royaume de David, mais continuèrent ensuite leurs hostilités contre les Royaumes de Judée et d'Israël après le schisme jusqu'à la conquêteane de la ville au 8ème siècle avant notre ère. En -711, Ashdod s'allia à la Judée, à l'Egypte, à Moab et Edom dans une rébellion contre l'Assyrie jusqu'à l'écrasement de la révolte par les troupes de Sargon II qui firent d'Ashdod une province assyrienne.

Il semble que les philistins avaient temporairement repris le contrôle d’Ashdod quand la Judée fut démantelée en -587.

Ville nouvelle fondée en 1957 grâce à l’initiative de Yaffé Ben Ami. Elle  fut construite sur les ruines de l'ancienne ville philistine et du village d’Isdud, détruit au cours de la Guerre d'indépendance de 1948. La ville était habitée auparavant en 1945 par 4.620 arabes et 290 juifs.

La ville d’Ashdod est surtout connue aujourd'hui pour son infrastructure portuaire qui en fait l'un des rares ports en eaux profondes sur la mer Méditerranée. Il est ainsi devenu un centre important pour la navigation israélienne et internationale. Quelques 15 millions de tonnes de fret par an passent chaque année par Ashdod.

La ville elle-même est divisée administrativement en 17 quartiers. La croissance de cette cité est la plus importante du pays depuis les années 1990 et l'immigration de nombreux juifs de Diaspora. La ville compte plus de 250.000 habitants.

 

 

 

Le 26 novembre 1948, l’O.N.U. décide du partage des terres entre Juifs et Arabes, les Juifs acceptent, les Arabes commencent leurs attaques. Les batailles continuent jusqu’au 14 mai 1948, jour de l’indépendance. L’armée arabe bloquait toutes les routes vers Jérusalem, Houlda, Beit Daniel et bien d’autres implantations se trouvèrent isolées. 400 avions tous neuf arrivés à la base aérienne de Tel Nof ont à peine le temps d’être monter que les aviateurs durent les piloter pour venir défendre cette région. Grâce à cette attaque surprise les Egyptiens reculent, ils étaient à 32 km de Tel-Aviv et l’armée a appelé cette opération « travail psychologique ».

Un  pont a été construit au 19ème  siècle par les Turcs à l’entrée d’Ashdod sur la voie de chemin de fer. Trois architectes  et  grands artistes turcs l’ont bâti sur les bases d’un premier pont datant de la période romaine. Après les émeutes des gangs arabes ont essayé de faire exploser ces ponts et les Anglais, lors de leur mandat au pays, l’ont restauré avec du béton en 1936.

A l’Ouest du pont et à côté du bunker égyptien, l’armée égyptienne a construit une position de défense en béton au mois de mai 1948. Pendant la guerre d’indépendance, dans le cadre de la mission « Baraka » le bataillon Givati fait exploser le pont dans la nuit du 11 au 12 mai 1948. Les Egyptiens ne peuvent plus avancer, leur invasion est arrêtée. Israël perd 54 hommes. L’armée de l’air intervient et un de nos avions tombe, deux autres sont endommagés. Lors de cette attaque 50% de nos aviateurs ont été accidentés.

Un deuxième pont, celui de la voie de chemin de fer a été pavé du temps des Anglais pendant la première guerre mondiale après le départ des Turcs. Cette voie de chemin de fer allait du Caire à Damas en passant par Rosh-Hanikra. Le train transportait des phosphates du Néguev au port d’Ashdod et du charbon d’Ashdod à la centrale électrique Rotenberg d’Ashkelon.

 

Andartaot - Mémoriaux.

Gesher Ad Alom : Jusque là  : Sculpture de Touvia Lévy. Il y est inscrit :

« Ils ont souffert jusqu’ici pour ne pas gagner ni voir la création du pays !»

Non loin de là, sur un mur, un mémorial commémore le souvenir des combattants du Bataillon 54 de G.i.v.a.t.i. Le 29 mai 1948 l’invasion de l’armée égyptienne a été freinée. Elle a essayé de briser le passage des Israéliens pour rentrer dans Tel-Aviv. Les batailles sont gravées sur un mur de pierres taillées qui se trouve à la droite du pont. Un nouveau pont est inauguré au milieu des années 1980.

 
L’obélisque égyptien.
C’est une copie exacte des obélisques égyptiens. C’est le mémorial des combattants de l’armée égyptienne qui sont tombés dans la région pendant la guerre d’indépendance. Mis en place en 1990 dans le cadre des applications de « Camp David ». Les noms et les grades des disparus égyptiens sont inscrits sur cet obélisque. Les inscriptions sont en trois langues : Anglais, Hébreu et hiéroglyphes.   
                                              

Les bateaux clandestins :      Sculpture de Barouh Nivad.             

Le Struma coule en mer noire car Sir Harold Mac Mihaèl leur refuse l’autorisation d’accoster en Palestine.

Le 23 février 1942 : 775 personnes périssent en mer.

Le 4 août 1944 :  3 autres bateaux essaient d’accoster à Ashdod « Morina, Bolbol, Méfakora » Ils sortent de Costanza en Roumanie pour arriver au pays, aucun n’y arrivera; le Méfakora est torpillé, les autres bateaux sont dans un état si lamentable qu’ils  coulent.  
 

 
 Nahal Lahish.

En Arabe, Wadi Sohdir. Les sources du fleuve descendent du Mont Hébron par le bras ouest du fleuve pour se jeter dans la Méditerranée. Il longe le Giv’at Yona et le port. Sa longueur est de 70 km et son débit de 1.010 km3 dont 450 dans la région du mont Hébron, 320 dans celle de Sheféla et 250 à Mishor Ahof. Le nahal déverse de l’eau douce pendant deux kilomètres, cette eau venant d’un abîme supérieur de la région. A cet emplacement  des plantes spécifiques d’eau douce se développent ainsi que des narcisses, des eucalyptus y ont été plantés.  Les gibiers d’eau douce comme des canards sauvages, des mouettes, des poules d’eau longent les rives. Les tortues d’eau se réchauffent sur les rives du nahal.

Un parc longe le nahal sur un terrain de 720 dounan entre la rive sud et la démarcation de la ville d’Ashdod, de la mer jusqu’aux  champs de Bne-Britt. Une aire de repos  a été aménagée avec des bancs, des jeux pour les enfants et des points d’observations, des pelouses, un pont avec des points d’attaches pour des barques.

 

Giv'at Yona.

Haut de 53 mètres le Tell domine le port d’Ashdod, la ville, la zone industrielle, la mer, la région de Palmahim jusqu’à Ashkelon. A ses pieds coule le nahal Lahish. D’après une légende, c’est là que le prophète Jonas aurait été rejeté du ventre de la baleine.  Selon des traditions anciennes la tombe la tombe de ce prophète se trouverait sur cette colline. Apparemment  ce personnage saint très important a assisté plusieurs personnes de cette région. La colline a été fouillée et des vestiges  d’anciens villages datant de l’âge de bronze tardif, de la deuxième période de fer, de la période perse, hellénistique, romaine et arabe y ont été découverts.

Pendant la période du mandat britannique, la police des côtes a installé sur le sommet  de la colline un poste d’observation et des tentes pour interdire l’accostage des bateaux clandestins. Malgré le développement de la ville il s’est crée ici une réserve naturelle avec cinquante sortes de plantes qui ne poussent que dans du sable. Grâce à ce beau parc et à l’histoire qui s’y rapporte le lieu est devenu un centre touristique important de la ville.  Le Tell s’appelle également « La belle Colline » du nom de Yaffé Ben Ami en souvenir de cet homme qui a eu l’initiative de créer la ville d’Ashdod.

 

Ashdod Yam.

La cité fut rebaptisée Azotos sous les Grecs (Azotus en latin) après la conquête d'Alexandre le Grand puis la ville passa sous le contrôle des Ptoléméens de -323 à -199. Enfin, durant la révolte des Macchabées en Judée, le temple de Dagon fut détruit par Juda Macchabée avant que la ville ne soit intégrée au nouveau royaume juif puis à l'Empire romain au premier siècle avant notre ère.
Sur les anciennes cartes elle apparaît avec un débarcadère et des escaliers qui mènent aux habitations. Entre les escaliers et les maisons figure un hémicycle qui était en réalité un bassin avec un jet d’eau. Sur la façade des bâtiments on voit des portiques - piliers taillés d’origine.- Il y a plusieurs églises, des vestiges de mosaïques colorées et le vestige principal est la forteresse d’Ashdot-Yam. 
« Kaalat El Mina » (La forteresse du port) a été construite pendant la période de l’occupation arabe (640-1099). La forteresse rectangulaire de 40/60 mètres a quatre tours d’angles. Celles du côté oriental été carrées et celles du côté occidental étaient rondes. Les murailles reliant les tours atteignaient six à sept mètres de hauteur. Des deux portails s’ouvrant sur les remparts s’élevaient deux tours rondes d’une hauteur de huit mètres. La forteresse était entourée de douves de trois côtés. 
 

 
Tel Ashdod.
Ashdod connaît son apogée à l’époque de la monarchie hébraïque (1.020-587 av. J.C.). Important centre culturel et religieux, ses palais et ses temples firent l’objet de maintes mentions dans la bible.

Josué - Chapitre XV - Paragraphes  20-46-47.

Tel fut le patrimoine de la tribu des enfants de Juda, selon leur famille. »

 ...d’Ekron jusqu’à la mer, toutes les villes avoisinant Ashdod avec leurs dépendances, Ashdod avec ses villes et ses bourgades...

Les petits prophètes - Amos -Chapitre I - Paragraphe 8.

J’exterminerai les habitants d’Ashdod et le porte-sceptre d’Ashkelon, je dirigerai ma main contre Ekron pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur D. 
  
 I Samuël - Chapitre  V -

Les Philistins s’étaient donc emparés de l’Arche du Seigneur et ils la transportèrent d’Eben-Haézer à Ashdod. Là  ils prirent l’arche du Seigneur, l’emmenèrent dans le temple du Dagon et la placèrent à côté de cette idole. Mais le lendemain, lorsque les gens d’Ashdod se levèrent, ils virent Dagon étendu sur la face, à terre, devant l’arche de l’Eternel; ils le relevèrent et le remirent à sa place. Le matin du jour suivant, voilà que Dagon gisait encore à terre devant l’arche de l’Eternel; on voyait sur le seuil sa tête et ses deux mains coupées, le tronc seul était resté intact. C’est pourquoi les prêtes de Dagon ni aucun de ceux qui n'entrent dans le temple de ce Dieu, à Ashdod, n’en foulent le seuil, aujourd’hui encore.

 

Le sycomore.

Amos – Chapitre VII – Paragraphe 14

Amos répondit à Amacia : Je ne suis, dit-il, ni prophète ni fils de prophète, je suis un simple pâtre et un pinceur de sycomore.

Puis la main de l’Eternel s’appesantit sur les gens d’Ashdod et il sévit contre eux, et il les affligea d’Hémorroïdes, tant Ashdod que le territoire voisin. Ce que voyant, les gens d’Ashdod dirent :

« L’arche du D. d’Israël ne peut rester au milieu de nous, car il nous fait sentir trop durement sa puissance, à nous et à notre dieu Dagon. » Ils mandèrent alors et convoquèrent chez eux tous les princes Philistins, et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche du Dieu d’Israël ? » Ceux-ci répondirent : « Que l’arche du Dieu d’Israël soit transportée à Gath! » Et l’on transporta l’arche sainte. »   
              

        
                                                                                                     

II Chroniques - Chapitre 26 -6 - 

 ... Il (Ouzzia) entra en campagne pour combattre les Philistins, renversa les remparts de Gath, de Jabné, d’Ashdod, et fortifia des villes dans le territoire d’Ashdod et d’autres régions des Philistins. 
 

Le Tell se trouve un peu plus au sud-est de la ville. La ville est mentionnée par Josué comme ville que l’on n’oubliera jamais. (Josué - chapitre XII - paragraphe 22). A la période hellénistique, les Asmonéens et les Hérodiens y régnèrent. Les conquérants macédoniens (chassés par les Maccabées en 147 av. J.C.) la nommaient Azotus Paralius et plus tard avec la conquête des Juifs  elle reprend le nom d’Ashdod. La ville haute (Acropolis) a une surface de 80 ares. Elle se trouve au-dessus de 23 couches qui datent de l’âge de bronze moyen jusqu’à la période byzantine. Le site à été fouillé durant sept saisons successives et les trouvailles archéologiques les plus variées, importantes et admirables y ont été découvertes. Les plus connues sont les musiciens et « Ashdoda ». Il n’y a aucun doute car Ashdod a été une métropole durant 2.000 ans.

Sargon conquit la ville en 710. Dès la fin du 8ème siècle J.C. (époque de la conquête assyrienne), elle était devenue la ville importante de la Shéfela.

Dans l’évangile on trouve le nom d’Azotus Paralius et que les croisés contacteront en Azot.

Sur le Tell il reste quelques maisons en briques, vestiges du village arabe « Ishdoud ». Dans ce village il y avait un caravansérail, de nombreuses mosquées car il se situait sur la route qui menait à la mer. Prés du caravansérail se trouve le bâtiment le plus religieux « d’Ishdoud ». C’est la mosquée « Asultan Ebrahim El-Métabouli » avec la tombe du Cheikh.

 

Les réserves "des entrées d'Ashdod".

Elles se situent sur le côté de  l’échangeur de Tel-Aviv, au nord de la zone industrielle de la ville. La particularité de la réserve  vient de ses acacias.

 

Tel Mor.

Le Tell se situe à un kilomètre au nord du nahal Lahish sur l’ancienne route de la mer. Il est à une distance de sept kilomètres du Tell Ashdod. Il occupe une surface de six ares et domine l’environnement de quinze mètres. Durant les fouilles archéologiques il a été mis à jour douze couches de civilisations, de la période cananéenne jusqu’au 10ème siècle de notre ère en passant par la période hellénistique du deuxième siècle avant l’ère chrétienne.

La royauté d’Ashdod à cette époque trouvait ses revenus dans l’exploitation du port.

Au sommet du Tell se trouve un puits d’un diamètre d’un mètre vingt et d’une profondeur de vingt deux mètres.

 

Les dunes de sable. Réserve naturelle avec une végétation luxuriante. Le sable de tout est le pays vient d’Ethiopie, apporté par le Nil et rejeté par la Méditerranée.

 

La maison de la culture.

L’architecte de Tel Aviv a choisi de construire le bâtiment en forme de baleine dont la face est en direction de la mer.
Face à ce chef d’œuvre, sur la place se trouve la sculpture de plusieurs voiliers posés sur du marbre ce qui donne l’impression qu’ils glissent sur les eaux.

Le bâtiment qui renferme le centre d’Art Monart  (mon art) a été copié sur le musée du Louvre avec une copie de la pyramide. Il a été élevé par un artiste français et  grâce à des donateurs de Paris

Les amateurs d’art visiteront le nouveau du Musée « ailé » d’Ashdod au toit de verre
 
Le dernier projet de la ville a été la construction de sa marina.