 RSS
על הבלוג
Il y a plusieurs manières de découvrir Israël selon les goûts de chacun. Il est possible de faire des randonnées dans la nature, de visiter des musées ou des "Beit Arishonim" (La maison des Anciens) ou encore se recueillir devant des mémoriaux pour se rappeler continuellement que grâce aux soldats nous vivons en paix à l'intérieur du pays. Nous pouvons aussi visiter les sites archéologiques qui nous retracent l'histoire depuis les temps les plus reculés et les villes sans oublier Jérusalem qui, a elle, seule nous comble de bonheur
|
posts
30/07/2011
Le mont Arbel est un joyau de la nature, du paysage, du patrimoine de basse Galilée et du pays en général. C'est aussi les vestiges d'une synagogue, des sentiers pédestres vers une forteresse romaine, des grottes nichées dans des recoins rocheux et une vue merveilleuse sur le lac de Tibériade. | |
... Et selon la Bible
Le Talmud de Jérusalem (Berakhot 1:1) relate que « Rabbi Hiyya le Grand et Rabbi Chimon ben Halafta marchaient ensemble dans la vallée d'Arbel au lever du soleil quand ils virent l’aube pointer. Rabbi Hiyya remarqua alors : ainsi en va-t-il de la rédemption d’Israël – d’abord peu à peu, puis de plus en plus vite et de plus en plus grand ».
On connait le site depuis l'époque du Talmud, car un de nos sages y vivait: Nitaï le Arbeli, qui est cité dans les maximes des pères. : « Eloignes-toi d'un mauvais voisin, garde-toi d’une personne méchante et ne te désespère pas à cause d’une calamité».
Et on trouve dans le livre du prophète Osée : C'est pourquoi, chez ton peuple, on entendra un bruit tumultueux. Toutes vos forteresses seront détruites tout comme Beth-Arbel l'a été par Salman en ce jour de combat où l'on a renversé la ville sur sa population
|
La réserve d'Arbel
La vallée d'Arbel était connue du temps de nos pères pour être une vallée fertile où la production principale était le lin. C'est avec cette matière qu'étaient confectionnés les vêtements de la population et surtout ceux des prêtres. La vallée est encadrée de deux montagnes, le mont Nitaï et le mont Arbel. Au sommet du mont Nitaï, au loin, apparait une bande de terre gris foncé qui longe la falaise, d'après des archéologues ce serait les vestiges des remparts que Flavius Josèphe aurait fait construire pour protéger les Juifs des Romains. Le long de ce rempart neuf tours de garde s'orientaient vers l'Ouest, c'est-à-dire vers les grottes ce qui prouvent qu'elles étaient bien là pour protéger et surveiller les Juifs d'une possible attaque romaine et non pas pour se défendre de l'ennemi. En 1992 deux archéologues (Hinon Shavtiel et Tsvi Ilan) descendirent dans l'une de ces grottes à l'aide d'une corde. Ils trouvèrent un réseau de grottes qui s'enchaînent les unes aux autres, les unes en dessous des autres, dans un dédale sans fin et ils les ont répertoriées et numérotées, elles s'étalent sous tout le sommet de la réserve d'Arbel. Ce genre de grottes se retrouve sur beaucoup de falaises du nord au pays de la frontière libanaise jusqu'au lac de Tibériade. Elles ont été explorées un peu partout, à la hauteur du fleuve Amoud, du fleuve Cziv, Acbarra, Arbel, Mérot, Yamit (à côté de Safed) et Bérénice. Dans les falaises d'Arbel ils ont trouvés 128 grottes et à l'intérieur de ce réseau deux bains rituels selon les dimensions exactes citées dans la loi juive. On suppose que l'un était réservé aux hommes et le deuxième aux femmes. Dans ces grottes les pièces sont de grandeurs différentes, la plus standard fait à peu près 3 mètres sur 4 et elle a une hauteur d'1mètre70.
|
La forteresse d'Arbel.
Le jeune Hérode fut nommé gouverneur de Galilée en 40, poste important dans cette province de romaine de Galilée. Il y mate une violente révolte à Arbel. La population d’Arbel fut massacrée par les Assyriens au 7ème siècle avant l’ère chrétienne et à l’issue de leur lutte héroïque contre Hérode, au Ier siècle de notre ère, les habitants qui s’étaient réfugiés dans les grottes de la falaise, furent précipités du sommet par les légionnaires. Véritable forteresse naturelle, à 400 mètres au-dessus du lac, le rempart d’Arbel a été construit sur trois niveaux. Les grottes naturelles ont servi de base pour la construction des logements et les murs d’enceinte ont simplement été rajoutés sur les bords de la falaise. Des vestiges de la période croisée sont encore présents sur les pentes de la falaise, les grottes ont permis aux Juifs de se cacher pendant la période romaine. Les Romains n’essayèrent pas de les attaquer par le haut de la falaise car elle était imprenable, ni par le bas parce qu’ils auraient reçus des quantités de pierres et les soldats ne seraient pas arrivés à les rejoindre, alors ils décidèrent de construire des plates formes perpendiculaires à la falaise et d’y installer des cabines en bois. A l’intérieur de ces cabines ils placèrent toutes sortes de produits toxiques puis à l’aide d’un treuil ils montèrent les cabines jusqu’à l’entrée de la grotte et là ils ouvraient les portes. Les produits toxiques s'échappaient de la cabine et pénétraient directement dans les grottes où les Juifs s’asphyxiaient et se jetaient de la falaise.
|
La synagogue d'Arbel
Les vestiges d’une ancienne synagogue de la période Romano-Byzantine ont été découverts lors des fouilles effectuées dans le parc national d’Arbel en basse Galilée sous la direction de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Les fouilles, dans le Wadi Khirbet Hamam, ont été conduites par le Dr Uzi Leibner de l’Institut d’Archéologie et la Dr Scholion du Centre de Recherche d’Etudes Juives. Selon le Dr Leibner, la conception de la synagogue est un bon exemple de la tradition architecturale romaine orientale. Les archéologues s’étaient alors intéressés à toute la partie nord du bâtiment, au sein duquel ils avaient retrouvé deux rangées de bancs situés le long des murs. Mais en poursuivant leurs recherches, les archéologues ont été surpris de constater, dans l’aile Est de ce bâtiment, qu’un décor en mosaïque somptueux ornait le sol. A ce jour, il s’agit d’une découverte unique en son genre. Jamais une autre synagogue en Israël ou ailleurs n’avait abrité un tel objet. C’est même une première dans l’art romain byzantin. La mosaïque est constituée de petites pierres de 4 millimètres, de différentes couleurs. La scène représente des ébénistes, à proximité d’un ouvrage monumental sur lequel ils sont en train de s’atteler. Selon le professeur Leibner, puisque cette pièce a été placée dans un endroit religieux, il est possible qu’il s’agisse d’une illustration biblique. Les chercheurs pensent que la mosaïque pourrait représenter la construction du Temple ou de l’Arche de Noé, ou même de la Tour de Babel. Les ruines de cette synagogue disposent de caractéristiques uniques. En effet, les mosaïques recouvrant son sol n’ont pas d’autres représentantes dans l’art de l’époque. En effet, il s’agit d’une découverte primordiale pour les chercheurs qui pourront désormais avoir une idée plus précise sur la vie rurale de l’époque. Car outre cette synagogue, les archéologues ont également mis la main sur d’autres institutions, des logements, et même des accessoires datant de la même période. Le professeur Leibner évoque notamment les vestiges d'un presse olive, un outil très répandu à l’époque qui permettait la fabrication de l’huile d’olive. "Beaucoup pensent que le monde rural de cette époque vivait dans des huttes et dans un cadre précaire. Mais grâce à cette découverte, ils pourront s’apercevoir qu’ils se trompaient. C’est un témoignage majeur pour expliquer le niveau économique de l’époque" explique t-il. Toutefois, les archéologues ne sont pas unanimes sur la date à attribuer à cette trouvaille. En effet, certains pensent que l’édifice aurait été construit pendant les derniers temps de l’ère romaine, entre le II et le IVème siècle après JC, à une époque où la culture juive était florissante en Galilée. D’autres en revanche, considèrent que ce bâtiment date de la période byzantine, soit entre le 5ème et le 6ème siècle, une époque qui marque l’émergence du christianisme, et parallèlement les persécutions subies par les juifs. Les ruines sont situées au pied du mont Nitai, sur des falaises surplombant la mer de Galilée, au sein de ce qui était un grand village juif byzantin. Une divergence d’opinion majeure, sur laquelle les chercheurs sont en pleine réflexion.
|
Wadi Hammam
Un parcours commence du point d'observation au bas de la falaise d'Arbel, le long du wadi Hammam, face au mont Nitaï et au mont Arbel. De là nous voyons ce que nous ne pourrons pas voir du haut de la falaise c'est-à-dire le nombre impressionnant de grottes qui s'ouvrent sur cette falaise. La falaise est à une hauteur de 469 mètres, s'étend sur 2,5 kilomètres et tombe à 100 mètres à la verticale. 128 grottes se trouvent exactement sur cette falaise et 80% d'entre elles sont inaccessibles à pieds, la seule possibilité d'y accéder est de descendre à l'aide d'une corde. Alors comment des familles entières avec les équipements sont-ils entrés dans ces grottes? Rentrer dans une grotte pour un homme n'était pas un problème mais il fallut penser à une solution pour faire descendre, femmes, enfants et vieillards. Ils la trouvèrent en fabricant des cabines qu'ils firent descendre du haut de la falaise à l'aide de cordes jusqu'à l'entrée des grottes. Tout était descendu à l'aide ces cabines, tout d'abord les personnes puis tout l'équipement dont la population avait besoin pour vivre (vivre-armes-matériel en tout genre).
Un écrivain de l'époque fut Pline l'ancien, il naquit en 23 après J.-C. et fut un important écrivain et naturaliste romain auteur d'une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle. C'est le premier écrivain qui écrivit un livre sur la nature Il termina presque son grand ouvrage Naturalis historia, une encyclopédie dans laquelle Pline collecta une grande partie du savoir de son époque, travail planifié sous la direction de Néron. Les informations qu'il collecta à cette fin remplissent pas moins de 160 volumes en l'an 73, cet ouvrage est très utilisé aussi de nos jours. Poppée a été la seconde épouse de l’empereur romain Néron. À l'exception de Flavius Josèphe, les historiens de l’Antiquité trouvèrent peu de qualités à Poppée en dehors de sa beauté et soulignent ses intrigues pour devenir impératrice. Elle était très gâtée et principalement par Néron. **A propos de l'huile d'olives une légende raconte qu'elle était si coquette qu'elle commandait de l'huile d'olives très pure et que le village de Gousg Halav lui fournissait de quoi remplir sa baignoire. Cette huile coutait le prix que coûte aujourd'hui le n°5 de chanel et elle utilisait lors d'un bain la quantité d'huile que d'autres utilisaient en un mois.
|
Les randonnées du mont Arbel
Un fascicule explicatif en plusieurs langues est distribué à la caisse. Les différentes marches dans la réserve : Le sentier "rouge" descend de l'entrée du site à la forteresse, cette promenade remarquable est à ne pas manquer. Le sentier signalé en "noir" descend du point d'observation du caroubier à la forteresse et aux grottes. A voir sans fautes Pour le belvédère du caroubier Un sentier en boucle, accessible pour les randonneurs est signalé en noir. Le sentier débute à l'aire de stationnement, atteint le belvédère caroubier et retourne à l'aire de stationnement. Durée de la visite: 30 minutes Pour les grottes et la Forteresse Un sentier en boucle implique une descente raide et une remontée si on ne dispose pas de deux véhicules (Le premier à l'entrée du parc national, le second en bas de la falaise). Cette randonnée convient aux randonneurs expérimentés. Durée de la visite: 3 heures Pour l'aire de repos du "Bataillon du travail" Descente d'une pente raide. Les marcheurs auront besoin d'un deuxième véhicule qui les attend à la fin de la piste. Durée de la visite: Plus de 2 heures. (Les randonneurs doivent avoir un deuxième véhicule à l'aire de repos du travail Bataillon. Pour la source d'Arbel Une piste mène à une pente raide, nécessitant l'utilisation de poignées métalliques enfoncées dans la roche pour les pieds et les mains. Le sentier signalé en "noir" sentier part de l'aire de stationnement. Durée de la visite: 2-3 heures; Note: les visiteurs doivent avoir un deuxième véhicule près du village de Wadi Hammam. Au point de départ du nahal Arbel nous trouvons la sa source Ein Nataï.
|
Pour la synagogue
Un sentier court et facile. Le sentier quitte une petite aire de stationnement sur le bord de la route contournant Moshav Arbel. Il atteint la synagogue dans le village d'Arbel talmudique et retourne à l'aire de stationnement. Durée de la visite: 30 minutes
| |
|