EMEK ABAKA.        La vallée des pleurs.

Troisième partie
 
C’est le mémorial des tankistes tombés pendant la guerre de Kippour (1973) Les Syriens avaient mis sur pied une armée de 300.000 hommes, appuyés par 2.000 blindés et 330 avions de combat. Les blindés syriens bénéficiaient également de l’effet de surprise et utilisant leur avantage tactique, surclassant largement en nombre les quelques douzaines de chars israéliens manœuvrant sur le terrain, se rendirent d’emblée maîtres de la plus grande partie du Plateau du Golan.   Rapidement ils menacèrent les voies d’accès conduisant aux principales vallées d’Israël. La survie de la nation parut même en danger. Les réservistes parvinrent aux différents fronts, devançant souvent l’appel officiel et rejoignant par leurs propres moyens leurs unités en ligne. Dès le 9 octobre Tsahal avait engagé une offensive dans le Nord ou la masse des blindés syriens avaient entre-temps été contenue, contre toute logique militaire apparente, par quelques unités de chars israéliennes virevoltant et se battant le dos à la vallée. Le 14 octobre les Syriens se trouvaient repoussés au-delà des frontières de 1967, jusque dans leur territoire même. Tsahal s’arrêta alors de son propre gré sur l’axe de Kuneita-Damas, à quelques 35 kilomètres de la capitale syrienne.
 
 
 
 

Les moulins à vent.

Ils se trouvent le mont Bnei-Rassan à une hauteur de 1070 mètres. Ils sont en enfilade et fournissent l’électricité dans cette région.
 

Le parc volcanique.

C’est un endroit magnétique comme il n’en existe que dans le Golan. Lors de la guerre de Kippour un commandant demanda à ses tankistes de se mettre en position de 90 degrés pour se trouver face à la Syrie. Manœuvre exécutée, le commandant qui siégeait à Kfar Sold en Haute Galilée s’aperçoit que les tanks sont en position pour tirer sur lui. Il les prévient et les soldats affirment qu’ils ont exécuté les ordres à la lettre. Ils changent de position et s’aperçoivent avec surprise que la boussole au même endroit indique une direction opposée. C’est un des rares cas, très exceptionnel, où la boussole est déboussolée à cause des pierres magnétiques de la région ! 
 

On trouve malheureusement beaucoup de mémoriaux dans le Golan comme 

Le bataillon 673   guerre de Kippour   Libération du Golan   1973

Hativat 7                    guerre de Kippour                                        1973

 

OZ 77                        guerre de Kippour                                        1973

Tel Perah                   guerre des six jours : Mitspé Golani               1967

Newé   Ativ               guerre du Golan                                            1973

Sayeret Egoz             guerre de Kippour                                         1973

Etar Barak                 Libération du Golan                                      1973
Ami Levatov, Hativat 311                                                               1967
 
 
                                                            
 Ein Kounïa.

Village druze ou nous sommes reçus par l’un des villageois qui nous fait une conférence sur son peuple et ses coutumes.    « ירוח בםיגנון דרווי »

La base de leur vie se tient à trois principes fondamentaux :

La religion, l’honneur et la terre. Ils vivent principalement d’agriculture, surtout de la production des vergers.
 
La cuisine.
Les achats se font une fois l’an après la vente des fruits et des produits agricoles du village. Toute la cuisine est traditionnelle et ils préparent tout à la maison pour l’année à venir. Des vignes, ils font le jus de raisin, les femmes roulent le bourgoule plat traditionnel druze qui est une sorte de semoule qu’elles mettent dans de grands bidons sur leurs terrasses pour qu’elle sèche au soleil ; Le lébéné et l’huile sont également préparés artisanalement. Chaque maîtresse de maison pétrit et cuit ses pitots, chaque pita met ½  minute à cuire. Les Druzes ont le sens de l’hospitalité très développé et celui qui rentre reçoit le gîte et le couvert.
 
Le deuil.

Le Druze croit en la réincarnation, donc le corps est matériel et on enterre les morts dans une grande pièce où se trouvent une trentaine de niches grillagées. Le jugement se fait sur toutes les âmes, bonnes ou mauvaises puisqu’elles reviennent sur terre.

Plus tard les squelettes seront ressortis des tombes et se retrouveront tous ensembles dans un  même bâtiment en forme de mausolée. Il arrive que des enfants naissent et après quelques années, lors d’une visite chez des personnes étrangères sentent qu’ils sont chez eux.     Les Druzes ne font rien pour empêcher ces enfants d’essayer de retrouver leur monde antérieur et il s’avère souvent que leur nouvelle (ou ancienne) famille les adopte. Dans ce cas l’enfant se partage entre ses deux familles.
 
Le drapeau.
Il a cinq couleurs qui représentent chacune l’un des cinq prophètes Druzes. On retrouve ses couleurs à l’intérieur des appartements. Le principal  prophète est Jétro, le beau-père de Moïse.
 

Le mariage.

Du mont des Tsaakot, les Druzes se parlent à l’aide de hauts parleurs. Il arrive que des jeunes gens tombent amoureux d’un sommet à l’autre et finissent par se marier ; dans ce cas, un des deux conjoints doit venir vivre dans un des deux pays et abandonner définitivement tout le reste de sa famille. Pour un mariage, il n’y a pas d’invitation, tout le village vient et participe à la fête.

Il est de coutume de jeter du riz, des fleurs et des pâtes aux jeunes mariés. Le jeune homme doit apporter la maison en dot et la jeune fille le trousseau.
 

 
Il existe quatre villages druzes dans la région du Ramat-Agolan. Massadé où se trouve l’école primaire et secondaire, Bugatta, Madjel-Shams le plus grand avec ses 5000 habitants et Ein Kouniya. Les druzes sont au nombre de 18.000 au pays. Les religieux ohkal  sont des personnes modestes qui s’habillent en noir et blanc, ils se rasent les cheveux et portent un couvre tête blanc et les Jorkal sont non religieux. Leur religion est secrète, on a le droit d’y pénétrer mais non celui d’en sortir. (Voir fiche Druzes-Daalyat-El-Carmel).
 

Nahal Sahar.

La randonnée commence à la sortie du village druze d’Ein Kouniya, sur la nationale 99, à la hauteur du pont Hayédidout.  Nous rencontrons un ancien moulin à farine en mauvais état car sa plus grande partie est tombée au fond du nahal lors d’un éboulement. Le nahal SAAR sert de frontière entre le Golan basaltique et le Hermon crayeux. On n’y trouve de l’eau qu’entre les mois de décembre et avril. La proximité entre le basalte et la craie  enrichie la région d’une grande variété de fleurs comme :

cyclamens sauvages, pimprenelles, קידה שעירה םירה קוצנית  - ובשרי הםתיו למיניהם

Le long du chemin verdoyant on peut suivre le parcours de l’eau  qui descend entre ses cascades et ses nombreux bassins. Après avoir traversé le pont Saar, on arrive à la cascade SAAR, sèche en été.