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Le pays du Cèdre risque de payer très cher une victoire du Hezbollah aux élections : tel est l'avertissement qu'Israël veut faire passer. À en croire, Monsieur Ehoud Barak le ministre de la Défense, si le Hezbollah l'emporte, « l'armée israélienne aura une liberté d'action dont elle n'a pas disposé lors de la guerre de 2006 ». Une allusion très claire au fait que l'État hébreu en cas de nouvelles confrontations militaires avec le Hezbollah n'hésitera pas à attaquer non seulement des cibles liées au mouvement chiite, mais aussi les infrastructures que pourra utiliser le Hezbollah par exemple, des ponts, des routes, des casernes…
Il y a trois ans déjà, l'armée israélienne avait lancé une vaste opération pour tenter de « casser » l'appareil militaire du Hezbollah dans le Liban Sud à la suite d'une infiltration à la frontière d'un commando islamiste qui avait enlevé deux soldats. Au cours du mois de combats qui a suivi, l'État hébreu a non seulement attaqué les positions du mouvement près de la frontière, mais aussi massivement pilonné un quartier chiite du Hezbollah du sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Ainsi, Israël a pu détruire des installations ou trouvaient dans de terroristes payés par l'Iran.
Depuis cette guerre, Israël a un compte ouvert avec le Hezbollah. Hasard du calendrier : Dan Haloutz, le chef d'état-major à l'époque de l'opération au Liban vient de reconnaître pour la première fois publiquement que l'armée israélienne avait tenté, en vain, au moins une fois d'éliminer Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Ces menaces à peine voilées témoignent d’une volonté israélienne de finir avec le chef de la milice chiite
Les déclarations de l’ancien homme fort d’Israël et l'état-major de Tsahal, interviennent pour rappeler que le Hezbollah est responsable de la tempête terroriste lorsqu’il a tiré 4 000 roquettes contraignant même jusqu'au dernier jour (et après!), près d'un million de civils Israéliens, habitants de Galilée, contraints à vivre dans des abris. Depuis, le calme règne à la frontière... Mais pour la plupart des experts israéliens, il ne s'agit que d'une accalmie passagère. D'autant plus, que les casques bleus de l'ONU sont vraiment des incapables notoires!
Le moindre incident pourrait provoquer un retour de flamme. Tsahal, mais aussi le Mossad, les services secrets restent plus que jamais sur le pied de guerre. La tension est de nouveau montée d'un cran récemment avec une tentative d'attentat attribué au Hezbollah à Bakou visant l'ambassade d'Israël en Azerbaïdjan, pays voisin de l'Iran, selon le Los Angeles Times. Depuis des mois les responsables israéliens s'attendent à des attaques du Hezbollah dans le monde pour venger Imad Moughnieh, le chef militaire de l'organisation terroriste tuée en février 2008 à Damas par l'explosion d'une voiture piégée. Le Hezbollah accuse Israël de cet incident.
Un autre motif d'inquiétude est également apparu de façon plus surprenante .Les experts israéliens redoutent en effet que les avions, les chars et autres armes que les Américains s'apprêtent à fournir à l'armée libanaise tombent dans les mains du mouvement chiite, une fois au pouvoir. Les médias israéliens n'ont pas non plus manqué de mettre en avant les déclarations d'Hassan Nasrallah, qui a affirmé ces derniers jours que son mouvement va œuvrer pour une armée libanaise « forte », tout en se félicitant que l'Iran soit prête à lui fournir des armes, qui pourraient remettre en cause la suprématie totale dont bénéficie l'aviation israélienne.
Ftouh Souhail |