Pendant que l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell, poursuit ses efforts pour relancer le processus diplomatique, l’armée de Tsahal a commencé à démonter des barrages routiers en Judée Samarie pour faciliter la vie des Palestiniens. De source militaire, ont indiqué qu’environ cent barrages seront enlevés d’ici le début la semaine  prochaine (qui coïncidera avec les fêtes musulmanes du fin de Ramadan). 

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu avait déclaré dès le 14 septembre,  devant la commission de Défense et des Affaires étrangères de la Knesset,  qu’il était dans l’intérêt d’Israël d’aider à la reprise de l’économie palestinienne en Judée Samarie. 

 

Tsahal a commencé depuis le vendredi  à retirer près d’une centaine d’obstacles à l’entrée de villages palestiniens de Judée Samarie, et ce dans le cadre du programme d’allègements en faveur de la population civile.

 

Ces obstacles ont été érigés au début de la deuxième Intifada afin d’empêcher l’accès aux villages palestiniens à partir des routes sur lesquelles circulent aussi des Israéliens, les habitants de ces villages étant obligés de circuler sur des voies secondaires.  Dans le cadre du programme d’allègements en faveur de la population civile approuvé par le ministre de la Défense, Ehud Barak, le commandant militaire de la région centre, le général Gadi Shamni, a ordonné cette semaine aux unités du génie de commencer le retrait des obstacles. Tous ces obstacles devraient être retirés d’ici Lundi, à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Cette mesure a été précédée par la levée de plus de cents barrages sur les routes de  Judée Samarie et aux entrées des villes palestiniennes et par un accord avec les services de sécurité palestiniens limitant l’entrée des forces israéliennes à l’intérieur des villes.

 

Au commandement militaire de la région centre on souligne que la levée des barrages a été rendue possible grâce à une baisse spectaculaire du nombre d’attentats et à une meilleure coopération avec les nouveaux bataillons des forces de sécurité palestiniennes, entraînés par les Etats-Unis.

 

 

Rappelons qu’Israël a donné déjà, depuis juin dernier,  son accord à l’allongement du créneau horaire durant lequel les forces de sécurité palestiniennes sont autorisées à agir dans quatre villes de Judée Samarie : Bethléem, Ramallah, Jéricho et Qalqiliya. Lors d’une réunion entre le général Noam Tibon, commandant de la division de Judée Samarie, et le général Yoav Mordekhaï, commandant de l’administration civile de la Judée Samarie avec les responsables des services de sécurité palestiniens, il a été indiqué à ces derniers qu’ils pourront désormais opérer librement à l’intérieur de ces quatre villes. Jusqu’ici, seules les forces palestiniennes de Jénine étaient autorisées par Israël à circuler de nuit.

 

 

 

 

Par ailleurs, le bureau de coordination humanitaire de l’ONU (OCHA) a reconnu  , depuis le 25 juin dernier qu’Israël avait pris plusieurs mesures facilitant la circulation des Palestiniens vers et à partir de quatre villes de Judée Samarie  : Jéricho, Ramallah, Naplouse et Qalqilya. Cette reconnaissance (ignorée par les médias arabes)  faisait suite aux efforts d’Israël pour la levée de nombreux barrages à travers la Judée Samarie.

 

Ce  changement spectaculaire de la politique israélienne concernant les barrages  a fait que l’économie palestinienne est en plein essor aujourd’hui. Selon les données des responsables du FMI dans les Territoires palestiniens, 2009 se terminera sur une croissance annuelle de 7 %.un chiffre qui, pour la première fois depuis trois ans, représente une amélioration substantielle de la qualité de vie.

 

C’est d’ailleurs ce qui ressort d’un rapport du Fonds monétaire international, publié le 15 septembre 2009, selon lequel la croissance de l’économie palestinienne pourrait atteindre 7 % dès cette année si Israël poursuit ses mesures d’allègement. « Pour la première fois depuis 2005, on peut véritablement espérer que la tendance à la baisse du niveau de vie des Palestiniens s’inversera prochainement »  a déclaré le représentant du FMI dans les territoires palestiniens, Oussama Kanaan.

 

 

Ftouh Souhail, Tunis