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Le nouvel allié fort de l’Etat Hébreu, l’Azerbaïdjan, est de plus en plus amical avec Israël. Dernièrement, le gouvernement de Bakou à créé la polémique avec Ankara. Officiellement, il s’agissait d’un problème gazier. Mais en coulisse, tout le monde sait qu’il ne s’agit là que d’un soutien indéfectible à Jérusalem.
"L’Azerbaïdjan ne peut accepter les conditions de la Turquie sur le transit de gaz azerbaïdjanais vers l’Europe et va chercher des voies d’exportation alternatives, notamment dans d’autres pays ayant besoin de notre gaz”, a déclaré lors d’une réunion du gouvernement le président Ilham Aliev.
En fait, la normalisation en cours des relations arméno-turques a mis un sérieux bémol aux bonnes relations turco-azerbaïdjanaises… Mais le plus dur a encaissé, c’est le coup de masse porté sur Israël ces dernières semaines par la Turquie. Alors que Bakou reçoit des aides énormes en provenance d’Israël et que l’Etat Hébreu aide l’Azerbaïdjan à se développer comme aucun état ne l’a jamais fait, Aliev lève la tête et regarde qui sont ses vrais amis.
"Nous avons tenté de résoudre les problèmes avec nos partenaires turcs par des négociations, mais toutes les possibilités sont désormais épuisées”, a martelé le dirigeant azerbaïdjanais.
Le durcissement de l’attitude de Bakou vis-à-vis d’Ankara pourrait mettre à mal le lancement du projet de gazoduc Nabucco. Selon le site d’information de Bakou Trend, RWE, la compagnie allemande leader du consortium Nabucco, espère signer les premiers contrats de fourniture de gaz début 2010. Mais il est difficile d’imaginer comment ce projet pourrait aboutir d’autant plus que le second fournisseur potentiel de gaz pour Nabucco, le Turkménistan, vient de reconnaître la surestimation de ses réserves de gaz.
Ankara, Bakou, Jérusalem… Il y a du gaz dans l’air!
Ftouh Souhail |