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Personne ne pourra nier qu’Israël s'est engagé définitivement dans la voie de la paix en signant les accords d'Oslo et en formulant des propositions précises et constructives à Camp David et à Taba. Aujourd’hui encore Netanyahu cherche la paix avec les palestiniens et les voisins arabes.

Le Premier ministre israélien poursuit ses efforts diplomatiques en faveur de la paix au Proche-Orient. Il a achevé le 10 novembre dernier une visite importante aux Etats-Unis en estimant que ses entretiens à la Maison blanche ont joué en faveur de la sécurité d'Israël et des efforts de paix.
Netanyahu a rencontré tête à tête Obama dans le bureau ovale. L'entretien a duré une heure 40 minutes sans journalistes ni caméras de télévision.
"Ce fut une conversation très positive" qui se révélera très importante, a-t-il déclaré aux journalistes avant de repartir. "Cette conversation portait sur l'éventail des sujets qui comptent pour la sécurité d'Israël et pour nos efforts conjoints visant à faire avancer la paix."
Youli Edelstein, membre du cabinet israélien qui accompagne Netanyahou, a déclaré que les entretiens de la Maison blanche avaient aussi porté sur l'Iran, dont le programme nucléaire et le soutien au Hamas ainsi qu'au Hezbollah sont désignés en Israël comme des obstacles à la paix.
Le Premier ministre Netanyahu a dit au président Obama qu’il a véritablement l’intention de faire avancer le processus diplomatique : « Je ne cherche pas à faire de manœuvres ni à gagner du temps. Je souhaite véritablement mener des négociations qui aboutissent à un accord entre Israël et les Palestiniens ». Selon l’entourage du Premier ministre, celui-ci aurait réussi à convaincre le Président américain de sa volonté de parvenir à une solution de deux Etats pour les deux peuples.
MM. Netanyahu et Obama auraient convenu de la mise en place de mesures opérationnelles destinées à faire avancer le processus de paix ainsi que des mesures de sécurité en faveur d’Israël. « C’était une très bonne rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère positive », a dit le Président Obama à ses collaborateurs après la rencontre.
M. Netanyahu s’est également dit convaincu que le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, est le partenaire avec lequel il sera possible de mener à bien ce processus historique et a convenu qu’il est nécessaire d’agir pour le convaincre de ne pas quitter ses fonctions.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu s’est rendu à Washington pour assister à aussi à l'Assemblée Générale des Fédérations Juives.
"Nous n'avons plus de temps à perdre ! Pour obtenir la paix, nous devons cesser de parler des négociations, et commencer à négocier. Mon objectif n'est pas d'entamer des pourparlers illimités, mais d'aboutir à une paix stable entre Israël et les Palestiniens, rapidement" a déclaré Benjamin Netanyahu lors de son discours, le 9 novembre 2009, au Congrès des Fédérations juives américaines.

De retour de Washington, le chef du gouvernement israélien s'est arrêté le 11 novembre à Paris pour rencontrer le président français.
Il s'est rendu à L’Elysée pour traiter de l'Iran et de ses ambitions nucléaires, dans l'espoir que Paris fera davantage pression sur Téhéran. D'après un communiqué conjoint, diffusé par l'Elysée, "le dossier nucléaire iranien a été évoqué à la lumière des dernières évolutions". Benjamin Netanyahou s’est félicité de la fermeté de la position française sur l’Iran.
Lors De cet entretien avec le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré "prêt à rencontrer le président syrien (Bachar al-Assad) à tout moment et où que ce soit pour reprendre les négociations de paix, sans aucune condition préalable", a rapporté à la presse un haut responsable israélien qui accompagnait M. Netanyahu à Paris
Avant la visite de Benjamin Netanyahou à l’Elysée, ce dernier a rencontré Richard Prasquier, le président du CRIF. Le président du CRIF a fait part au Premier ministre israélien des développements récents de la situation en France et en Europe en ce qui concerne les tentatives de boycott d’Israël. Il l’a assuré de la profonde sensibilité de la communauté juive de France vis-à-vis d’Israël et de son combat contre les déformations que subissait l’image d’Israël aux dépens de la vérité des faits.
Benjamin Netanyahu mène donc une diplomatie très active ; il souhaite parvenir à des accords de paix bilatéraux qui comprendront deux éléments essentiels : une véritable reconnaissance d’Israël, et des dispositifs de sécurité dont on pourra garantir l’application.
Le Premier ministre Netanyahu a affirmé le 15 octobre 2009 (lors d’un entretien avec le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero,) que les pourparlers entre Israël et les Etats-Unis concernant la construction en Judée Samarie sont terminés. « Nous avons résolu la question des implantations face aux Américains, je ne peux pas en dire plus. Si vous voulez d’autres détails, demandez à Washington », a dit M. Netanyahu à son homologue espagnol.
C’était la première fois que le Premier ministre israélien affirme que cette question, une des principales pierres d’achoppement entre les gouvernements Obama et Netanyahu, a été résolue. Les émissaires israéliens Yizthak Molho et Mike Herzog sont rentrés fi octobre de Washington au terme d’entretiens prolongés avec l’émissaire américain George Mitchell et son équipe. Les pourparlers ont porté principalement sur l’ouverture de négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne, la manière dont celles-ci se dérouleront, le but de ces négociations et leur calendrier. MM. Molho et Herzog ont rencontrés à Washington dans le même temps une équipe palestinienne dirigée par Saëb Erekat.
Dimanche 15 novembre 2009, Netanyahu a remercié le président Barack Obama du soutien continu de son administration à la sécurité d’Israël. Dans son allocution devant le Forum Saban à Jérusalem, M. Netanyahu a déclaré qu’Israël veut des négociations vers un accord de paix complet avec les palestiniens. L’ancien président américain Bill Clinton avait déclaré à la même tribune juste avant le discours de M. Netanyahu, qu’Israël doit donner à Obama une chance, ajoutant que la paix au Moyen-Orient pourrait être réglée pendant le mandat du président américain.
Ftouh Souhail, Tunis |