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Le premier vol de l’aéroport international d’Enfidha-Zine-El-Abidine-Ben-Ali a eu lieu ce vendredi 4 décembre 2009. C’est la compagnie internationale Tunisair qui a effectué ce premier vol international via un charter Bilbao-Enfidha avec 115 passagers à bord.
A cent km de la capitale (Tunis) mais à seulement 25 km de Sousse (troisième grande ville côtière) se dresse majestueusement à Enfidha, le tout nouveau l’aéroport international . Il y a deux ans, c’était une terre toute nue. Aujourd’hui, c’est un ensemble de bâtiments rayonnant de vie, un terminal doté de toutes les conditions de modernité et de bien-être, une tour de contrôle longue de 100 mètres, la plus haute d’Afrique et des pistes d’atterrissage qui s’étendent à perte de vue et qui sont prêtes à accueillir un trafic régulier, à raison de 20 mouvements par heure.
Les plus gros porteurs, du genre de l’A 380, peuvent y atterrir. L’aéroport international Zine El Abidine Ben Ali s’adjuge la catégorie F qui spécifie le plus important degré de modernité. C’est le plus moderne d’Afrique et même, le plus moderne du sud de l’Europe selon un responsable de la filiale de la holding turque TAV qui a construit cet aéroport.
30.000 personnes étaient engagées dans les travaux pour mener à bien la tâche dans les temps impartis et ce malgré la crise économique et financière internationale. En fait, le mégaprojet d’un coût global de 550 millions est réalisé par la holding turque TAV. Doté d'une capacité totale de 35 millions de voyageurs, ce fleuron de l’infrastructure tunisienne est conçu pour servir essentiellement l’industrie touristique. Le choix du lieu l’indique parfaitement. Le site se trouve à proximité d’un grand axe touristique composé de la région de Sousse et celle du Cap Bon, avec Hammamet en point de mire.

Parmi les signes distinctifs de l’aéroport, un système de sonorisation épargne aux riverains les nuisances acoustiques provoquées par les avions. L’aéroport est doté en outre d’un oléo réseau qui assure le transport du kérosène à partir d’une très longue distance. Cette fonction a l’avantage d’alléger le trafic terrestre de sorte qu’il n’est plus besoin de camions-citernes, utilisés dans d’autres régions. L’alimentation des avions s’effectue plus facilement.
L’aéroport international Zine El Abidine Ben Ali représente un véritable joyau qui s’ajoute aux multiples réalisations que connait la Tunisie, à commencer par le pont Rades-La Goulette. Ce sera bientôt le tour du port en eau profonde, situé à Enfidha également (1).
L’atterrissage du vol inaugural a eu lieu à 19h15, tout le monde aurait souhaité (voire espéré) le voir effectué en plein jour avec arrosage du premier vol, comme le veut la tradition du transport aérien et le cérémonial qui va avec.
Ftouh Souhail, Tunis
(1) Rappelons par ailleurs que la Tunisie compte sept aéroports internationaux gérés par l'Office de l'aviation civile et des aéroports. Il s'agit de :
- L'aéroport Tunis-Carthage, d'une capacité d'accueil annuelle de 5 millions de voyageurs (environ 79 % des vols internationaux réguliers, 16 % des vols charters et 5 % des vols internes).
- L'aéroport Djerba-Zarzis (4,5 millions de voyageurs par an, 75 % des vols internationaux non réguliers, 18 % des réguliers et 7 % de vols internes)
-L'aéroport Sfax-Thyna (500 000 voyageurs par an, 68 % des vols internes, 27 % des vols internationaux réguliers et 5 % des vols charters).
-L'aéroport 7 Novembre de Tabarka (250 000 voyageurs par an, 87 % des vols internes et 13 % des vols internationaux non réguliers.
-L'aéroport Tozeur-Nefta (400 000 voyageurs par an, 60 % des vols internationaux réguliers, 31 % des vols internes et 9 % des vols charters).
-L'aéroport Gafsa-Ksar (200 000 voyageurs par an et couvre 100 % des vols internes)
-L'aéroport de Gabès-Matmata (200 000 voyageurs par an, 95 % des vols internes et 5 % des vols internationaux réguliers). |