Ce 27 Janvier est célébré le 65e anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et la Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité.
 
 
En 2002, les ministres européens de l’éducation ont adopté à l’initiative du Conseil de l’Europe la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des Etats membres. La France et l’Allemagne ont retenu la date du 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz, pour instituer cette journée du souvenir.
 
L’ONU avait aussi proclamé le 27 janvier journée internationale de commémoration de la Shoah. L’Assemblée générale renouvelait, à travers cette commémoration à la mémoire des victimes de l’holocauste, sa foi envers l’ONU comme symbole et outil de la justice entre les peuples.
 
A l’occasion du 65ème anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, le monde civilisé se souvient de ce passé malheureux lié à la persécution, l’internement, la déportation et  l’extermination des Juifs d’Europe.
 
 
Bien que cet événement horrible fasse désormais partie de l´histoire et ne puisse être réfuté, certains tiennent toutefois à en nier l´existence, remettant en question les nombres avancés, motivés par des considérations généralement politiques. Cela est surtout vrai dans notre région  du Proche Orient, plongée dans les complexes et la rancœur. Nombreux sont ceux qui cherchent à tracer un parallèle entre Holocauste et problème palestinien, estimant que reconnaître et commémorer l´Holocauste revient à trahir la cause palestinienne.

 

 
Aujourd’hui nous sommes confrontés à des discours qui déforment ou nient la Shoah du peuple juif .Les thèses négationnistes arabes n’ont servi à rien. Les dirigeants arabes   ont joué un jeu immoral avec l’Holocauste. Pendant de nombreuses années, les intellectuels arabes ont menti à propos de la shoah. Ces intellectuels  disaient que cela n’était pas arrivé, ou qu’il s’agissait d’ " une invention sioniste. "
 
Au motif du conflit au Proche Orient les organisations arabes  - sans parler des états eux-mêmes - ont accepté le négationnisme vis à vis du holocauste ou dit qu’il était "controversé. "
 
On nous disait que  la question palestinienne ne pouvait s’acheter que par l’approbation du mensonge sur le Génocide du peuple juif C’était une honte. Les arabes devraient à présent réaliser que le mensonge n’a servi à rien.
 
L'horreur nazie et ses camps de concentration n'ont pas fini de nous angoissés. Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées. Les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence. Personne ne peut nier l’implication de certaines élites musulmanes à coté des nazis.
 
 
Durant le Seconde Guerre les « palestiniens » eux s’affichaient plutôt avec les gens d’en face. En 1941,  Hadj Amin el-Husseini s’enfuit en Allemagne et rencontra un certain nombre de chefs nazis. Il voulait les persuader d’étendre au monde arabe le programme anti-juif des Nazis. Le Mufti envoya à Hitler 15 avant-projets de déclarations concernant le Moyen Orient qu’il demandait à l’Allemagne et à l’Italie de faire. L’une d’elles en appelait aux deux pays pour qu’ils déclarent illégal le Foyer juif en Palestine. De plus, ils accordent à la Palestine et aux autres pays arabes le droit de résoudre le problème des éléments juifs en Palestine et dans les autres pays arabes, conformément à l’intérêt des Arabes et au moyen de la même méthode qui permet de régler la question dans les pays de l’Axe.
 
 
En novembre 1941, le Mufti rencontra Hitler personnellement, qui lui dit que les Juifs étaient ses pires ennemis. Le Führer, cependant, repoussa la demande du Mufti d’une déclaration en faveur des Arabes, car il estimait que ce n’était pas le moment. Le Mufti présenta à Hitler ses "remerciements pour la sympathie qu’il avait toujours montrée pour la cause arabe et en particulier pour la cause palestinienne, et qu’il avait clairement exprimée dans ses discours publics… Les palestiniens  étaient les amis naturels de l’Allemagne car ils avaient les mêmes ennemis que l’Allemagne, à savoir… les Juifs…
 
 
Leadership arabe qui, après avoir poussé aux pogroms antijuifs de 1929, de 1936, il a contracté alliance, en la personne du grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine el-Husseini, sur la base de la haine antijuive, avec Hitler. En Bosnie et en Albanie, deux divisions SS musulmanes,  ont commis   de nombreuses sauvageries contre les juifs. 
 
 
Les pays arabes devraient alors également participer à l’expiation d’une faute à laquelle ils ont été associés et donc, dans cette logique, accepter, comme l’Europe et les autres pays de commémorer la Journée internationale de la Shoah. Il est grand temps que le monde connaisse la vérité sur les implications du Mufti de Jérusalem dans la solution finale organisée par Hitler. Ici on ne dit pas tout mais c'est un début.
 
 
 
Ftouh Souhail, Tunis