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Au cours de la 46e Conférence sur la sécurité à Munich, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon a échangé une poignée de main avec le prince saoudien Turki al-Fayçal, président du Centre du roi Faysal pour la recherche et les études islamiques. Les deux hommes ont participé à une discussion sur la stabilité au Moyen-Orient.
Ce membre éminent de la famille royale saoudienne a affirmé dimanche que sa poignée de main samedi avec le vice-ministre israélien des Affaires étrangères à Munich ne présageait en rien d’une reconnaissance officielle de l’Etat hébreu… Mais une simple reconnaissance non officielle avec un pays qui domine largement le Proche-Orient.
Le prince Turki al-Fayçal, ancien chef du renseignement et ex-ambassadeur aux Etats-Unis, a expliqué que sa poignée de main avec Danny Ayalon n’avait eu lieu qu’après que ce dernier eut présenté ses excuses pour les actions d’Israël.
"Cet événement ne devrait pas être sorti de son contexte ou mal compris”, écrit le prince Turki dans un communiqué. "Mes fortes objections et condamnations des politiques et actions d’Israël contre les Palestiniens demeurent inchangées”. "Tant qu’Israël n’aura pas tenu compte de l’appel du président américain Barack Obama au démantèlement de toutes les colonies, les Israéliens ne doivent pas croire que l’Arabie saoudite leur offrira ce qu’ils désirent le plus: une reconnaissance régionale”, poursuit-il.
Sauf qu’Israël en a cure d’une reconnaissance officielle. L’Arabie Saoudite investit des milliards annuellement en Israël. Et la coopération militaire est presque aussi élevée que celle avec les Etats-Unis. Il peut continuer sa propagande classique à l’égard de ses sujets, personne n’est vraiment dupe! Pourvu qu’il laisse son espace aérien ouvert en cas de guerre avec l’Iran, personne ne lui demande rien d’autre!
Le prince Turki, actuellement sans fonction officielle, a indiqué que la poignée de main était survenue après que Danny Ayalon l’ait publiquement réprimandé pour avoir refusé de siéger avec lui à une même commission, à la conférence internationale annuelle sur la sécurité à Munich (Allemagne). "J’ai refusé de siéger à la même commission non pas parce qu’il est le vice-ministre des Affaires étrangères d’Israël mais à cause de son comportement grossier avec l’ambassadeur turc en Israël, Ahmet Oguz Celikkol”, a-t-il dit. Le délégué saoudien a fait savoir qu'il n'avait aucun problème à côtoyer les Israéliens. Ayalon a alors affirmé qu'il serait ravi de serrer la main du prince. Ce que ce dernier a fait.
Pendant la conférence, le vice-ministre a notamment souligné toute l'importance de la paix. "Non seulement d'un point de vue stratégique, mais aussi vis-à-vis des obligations morales israéliennes en tant qu'Etat juif et démocratique." Ayalon estime, par ailleurs, qu'Israël doit être jugé sur ses actions : "Israël a signé des accords de paix avec l'Egypte et la Jordanie et a rempli ses devoirs lors des négociations avec les Palestiniens", a-t-il affirmé.
Le prince Turki a indiqué répliquer aussi aux allégations de Danny Ayalon selon lequel Riyad n’aiderait pas l’Autorité palestinienne à laquelle le royaume avait pourtant versé des centaines de millions de dollars. "M. Ayalon m’a demandé de monter sur l’estrade pour lui serrer la main et montrer ainsi l’absence de mauvais sentiments (…). Je lui ai fait remarquer que c’était à lui de descendre de l’estrade. Lors de notre face à face, il a dit qu’il s’excusait pour ce qu’il avait dit et j’ai répondu que j’acceptais ses excuses non seulement pour moi mais aussi pour l’ambassadeur turc”.
Mais le bureau d’Ayalon a démenti de telles excuses, dans un communiqué. "Tous ceux qui étaient présents à la conférence savent bien qu’aucune excuse n’a été présentée par le vice-ministre israélien au prince saoudien. A ceux qui n’ont pas pris part à la conférence, nous leur suggérons de visionner l’enregistrement vidéo pour vérifier ce qui s’est réellement passé”.
Si le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a serré la main du prince saoudien Turki al-Faisal lors d'une réunion du conseil de sécurité de Munich cela montre bien que la paix est possible entre le monde arabe et Israël. Nous savons aussi bien que l'Arabie Saoudite est capable si elle le veut d'amener les palestiniens à la table des négociations. Ne perdons pas de vue aussi qu'en se moment les arabes sunnites craignent plus les iraniens que les israéliens et que dans le bras de fer qui les opposent à ce régime des ayatollahs, le soutien d’Israël est indispensable .Israël devient presque un allié. Alors, on sait aussi que dans les coulisses une certaine complicité entre juifs et arabes existent pour la défense des intérêts communs. La poignée de main du prince saoudien démontre ce que j'écris.
Ftouh Souhail, Tunis
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