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A l'occasion de la Journée internationale de la Femme, le Bureau des Statistiques israélien a indiqué que dans le milieu universitaire du pays, 48 % étaient des femmes. Autre donnée concernant cette fois la longévité des femmes israéliennes: leur espérance moyenne de vie est passée à 83 ans contre 79 ans chez les hommes.
Selon des données, 59 % des femmes israéliennes font partie de la population active. Elles sont 3,7 millions sur les 7 millions d'habitants qui vivent en Israël.
Israël est un pays où la femme domine en nombre. Pour 3,7 millions de femmes en Israël, il y’a 3,3 millions d'hommes. Ce rapport entre les sexes est en Israël le résultat de l'immigration de l'ex-URSS et de l'Éthiopie. Les immigrantes sont plus nombreuses que les immigrants, alors qu'au début de l’indépendance de l'État plus d'hommes que de femmes vivaient en Israël. Résultat de la structure démographique des années 1940, où plus d'hommes que de femmes s'étaient installés en Palestine sous mandat britannique.
La population israélienne est une population plus jeune que dans les pays occidentaux, la population féminine aussi. En Israël, les femmes se marient plus jeunes que dans les pays occidentaux, bien que l'âge du mariage amorce cette dernière décennie un changement en direction du modèle occidental.
Tant au sein de la population juive qu'arabe, le taux de scolarisation est nettement plus élevé chez la femme que chez l'homme. Plus de femmes que d'hommes terminent le cycle secondaire, obtiennent leur baccalauréat, entament des études universitaires et sont diplômées.
Le record de détention du baccalauréat est détenu en Israël par les jeunes filles arabes chrétiennes: 73 % d'entre elles le réussissent, un taux très élevé, même comparé à celui des pays occidentaux.
Dans les universités israéliennes, les femmes dominent dans tous les domaines. Plus de femmes que d'hommes sont diplômées des premier et second cycles. Les femmes israéliennes, nettement plus que dans les pays occidentaux, suivent des études scientifiques et technologiques.
Si Israël arrive en 45e position des pays occidentaux pour le nombre de femmes au sein du Parlement et du gouvernement, dans la vie judiciaire, la représentation féminine est supérieure à celle enregistrée dans les pays occidentaux. Sur 489 juges, 76 sont des femmes, comme le sont 41 % des avocats. L'arrivée de Dorit Benaish à la présidence de la Cour suprême d'Israël était considérée comme une consécration de cette présence féminine au sein de la justice.
Dans le domaine du management, aussi les femmes israéliennes évoluent. Les progrès sont nets. Elles comptent pour 24 % des p.-d.g., contre 16 % il y a cinq ans et 10 % il y a huit ans.
En novembre dernier, une cinquantaine de participantes - et notamment des femmes de haut niveau venant de 30 pays, dont des ministres de gouvernement, des membres de parlements et des personnalités de la société civile et du monde académique – sont arrivées en Israël à l’occasion de la Conférence internationale des femmes dirigeantes.
Cette conférence a eu lieu du 8 au 12 novembre 2009 au Centre de formation international Golda Meir du Mont Carmel à Haïfa. Les participantes à la conférence étaient aussi des expertes du monde entier, des chercheurs dans les domaines socio-économiques et des représentantes des agences de l’ONU et d’organisations régionales et internationales.
L’année dernière aussi, et en récompense à une israélienne et aux personnes "ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité" par une invention ou par un travail dans un domaine de connaissance, l’Israélienne Ada E. Yonath (Weizmann Institute of Science Rehovot, Israel) a partagée le prix Nobel de chimie 2009 avec les Américains Venkatraman Ramakrishnan et Thomas Steitz pour leurs travaux sur les ribosomes, les usines à protéines du corps humain, ouvrant la voie à de nouveaux antibiotiques. Ada E. Yonath est la première femme israélienne à remporter un Nobel.
Ada E. Yonath est née en 1939 à Jérusalem, dans un pays qui était sous mandat britannique. Elle a grandit dans une famille très pauvre qui avait la conviction qu’il était important de donner une bonne instruction aux enfants. Son aptitude à la recherche se transforme en vocation quand elle découvre la vie de Marie Curie. C’est le premier Nobel féminin de l’Histoire qui lui fait choisir la science et qui la motive dans ses travaux et recherches. Ada Yonath rejoint son modèle en devenant la quatrième femme prix Nobel de chimie et le neuvième prix Nobel israélien.
L’un des apports de la culture juive au monde est qu’elle a enseignée aux hommes de respecter la femme. Il n’est pas étrange donc, que parmi les pays qui font la plus large place aux femmes dans le monde, on trouve Israël. Et aussi longtemps que le monde durera, tous ceux qui œuvrent pour faire avancer la cause des femmes se tourneront vers Israël.
Ftouh Souhail, Tunis
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