Les autorités françaises ont annoncé samedi avoir pris des dispositions pour bloquer des mouvements suspects d'avoirs de l'ex-président tunisien Zine el Abidine Ben Ali et de son entourage en France.
 

 
Le chef de l'Etat tunisien déchu s'est réfugié dans la nuit de vendredi à samedi, avec une partie au moins de sa famille, en Arabie saoudite, après un mois d'émeutes dans son pays. Les autorités françaises ont fait savoir vendredi qu'elles ne souhaitaient pas l'accueillir sur leur territoire et le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a déclaré samedi sur France Info que des membres de la famille de Ben Ali présentes en France allaient quitter le pays.
 


Une partie de la famille de Ben Ali, ces pilleurs sont à l’étranger. La femme de Ben Ali serait en fuite à Dubaï avec son fils de six ans, et attendrait l'arrivée de son époux. Cyrine Ben Ali, fille issue du premier mariage de Ben Ali, et Nesrine, fille de son second mariage avec Leïla Trabelsi, sont arrivées quant à elles à Paris.

 
 

La revue spécialisée « Forbes.com » a évalué la fortune personnelle de l’ex-président tunisien Ben Ali à près de 5 milliards de dollars. 5 milliards de dollars est avant tout une estimation. Forbes a recours à une estimation de ce qui est visible; donc propriétés mobilières et immobilières connues, les achats du style Jets, yachts, etc, à la rigueur les actions en bourses, les sociétés ect. Mais il reste une grande marge d'ombre, comme les comptes bien gardés, les marchés de l'économie souterraine, les coffres dans les banques,ect qui eux ne peuvent être estimés.

 
 



Ben Ali seul détient 5 milliards de dollars ce  représentent le sixième du PIB tunisien .Donc le sixième de tout ce qui a été produit en Tunisie en une année. Et cela n'est qu'une estimation! Ca ne compte pas le train de vie, ou ce qui a déjà été dépensé, perdu ou distribué... C'est juste ce qu'on met de coté pour "au cas où". Mais en plus, c'est l'estimation d'une part du patrimoine personnel. Donc d'une seule personne, parmi tant d'autres... Ca ne compte pas sa femme, ses enfants, ses gendres, et tout le reste de la clique!

 
 
Le site cité rajoute "la fortune du roi Mohammed VI serait le double de celle de Ben Ali, soit près de 10 milliards». Et à ce propos; un président n'est pas un roi! Un roi a déjà, une partie de sa fortune héritée sur des générations et des générations d'ancêtres, rois comme lui. Donc c'est une fortune pour une grande part transmise de père en fils depuis des siècles...
 

En revanche le général président avait  commencé l'accumulation de ces richesses au moment où il prit le pouvoir! Donc un laps de temps beaucoup plus court pour notre général-président que pour le roi du Maroc! D'où une accumulation de richesse bien plus massive pour Ben Ali, puisque sur un temps bien plus court! Le chef de l'État tunisien touchait 23,800 millions de dinars (13 478 654€) en moyenne par mois.

 
 

La fortune de Leïla Trabelsi, épouse du ex-président tunisien, selon le  livre de « La régente de Carthage : main basse sur la Tunisie » est inestimable. Leïla Trabelsi avait d'ailleurs essayé de le faire interdire par la justice française, mais ans succès. Le livre était cependant inaccessible en Tunisie jusqu'à jeudi soir.  

 
 

Dans leur livre, Nicolas Beau et Catherine Graciet reviennent notamment sur le cas du neveu de Leïla, Imed, accusé d'avoir fait voler un yacht en Corse. «Leila Ben Ali a, elle aussi, manœuvré pour aider son neveu à s'extraire des griffes de la justice française. Elle a même appelé son époux à la rescousse. 

 

Leïla Trabelsi, issue d'une famille modeste, a été la maîtresse du président avant d'accéder au pouvoir grâce à son mariage. Coiffeuse à l'origine, elle est devenue l'une des plus grosses fortunes de Tunisie après son mariage avec Ben Ali.

 
 

Leïla Trabelsi, la seconde épouse du président Ben Ali et sa famille sont accusées de peser de tout leur poids sur le monde économique et d'user de tous leurs pouvoirs. Cette femme et sa famille sont désignées comme une quasi-mafia.

 
 


En juin 2004, un rapport de la Banque mondiale dénonçait les  «interventions discrétionnaires du gouvernement» et le «pouvoir des initiés» qui affaiblissent le climat des affaires en Tunisie. Ce constat était confirmé par un câble de l'ambassade américaine diffusé par WikiLeaks qui qualifiait la famille de «quasi-mafia».

 
 
«La moitié du monde des affaires tunisien prétend avoir une connexion avec les Trabelsi», explique l'ambassadeur américain dans ce câble diplomatique. La veuve “joyeuse” de Arafat en sait quelque chose…
 
 


Le câble explique encore que «le frère de Leïla, Belhassen Trabelsi, est le membre le plus connu de la famille et des rumeurs indiquent qu'il est impliqué dans un grand nombre de faits de corruption, de la Banque de Tunisie à des expropriations, en passant par l'extorsion de pots-de-vin». Les possessions du frère de la première dame du pays comprendraient une compagnie aérienne, plusieurs hôtels, l'une des deux radios privées de Tunisie.

 
 

Lors des violentes émeutes qui ont fait plus de 40 morts, les manifestants ont exprimé leur colère dirigée contre cette femme. La protestation contre les Trabelsi est partout. Vendredi soir, s'élevant contre la présence à bord des membres de la famille Trabelsi, l'équipage de Tunis Air a refusé de décoller de la capitale tunisienne à destination de Lyon. 

 
 

Les manifestations de ces derniers jours  ont marqué la fin du règne des Trabelsi. Les avoirs de ces pillards seront donc  bloqués en France. La «Famille», comme elle est surnommée, celle qui a pillé la Tunisie par sa corruption et ses vols détiennent des millions d’euros dans les banques françaises. 

 
 


La population tunisienne et les émeutiers en particuliers ne s'y sont pas trompés. Au delà de leur colère contre le  dictateur  de Ben Ali, les insurgés visent également la Régente de Carthage : à savoir la femme du Chef de l'Etat tunisien dont la famille a très largement profité de la position de sa « bienfaitrice » pour se tailler la part du lion au sein de l'économie tunisienne dans son ensemble.

 
 

Vendredi, en milieu d'après-midi, à Gammarth et  Carthage (deux banlieues résidentielles chics du nord de Tunis) mais à Hammamet  plusieurs centaines de personnes s'en sont pris aux domiciles de la famille Trabelsi.

 


Leurs cibles : les demeures détenues par la famille Trabelsi, " c'est une mise à sac organisée. Les insurgés font sortir les habitants des maisons, sortent la Mercedes du garage, pillent, saccagent, puis mettent le feu" témoigne un journaliste tunisien.

 


Après avoir saccagé différentes propriétés de neveux de la présidente Leïla Trabelsi - laquelle symbolise la corruption voire le trafic, le vol et la spoliation pratiqués « allégrement » par toute une famille, établissant ces pratiques au plus haut sommet de l'Etat - les jeunes émeutiers s'en sont allés en fin d'après-midi.

 
 


Si l'on en croit un journaliste tunisien témoin de la scène, les Trabelsi avaient été prévenus de ce qui allait leur arriver et qu'ils avaient mis à l'abri leurs affaires les plus précieuses ", a-t-il précisé.

 
 

Tous les tunisiens espèrent maintenant  que la justice tunisienne va les poursuivre en justice et réclamer l’argent du peuple tunisien qui servira mieux au peuple.

 




Ftouh Souhail