Les Tunisiens qui ont repris leurs libertés démocratiques confisqués depuis plus de 23 ans, sont aujourd’hui confrontés à une situation de pénurie alimentaire jamais vue. En Tunisie les vivres commencent à manquer .Alors que le couvre-feu était allégé depuis dimanche, de nombreux citoyens tunisiens ont appelé l'armée à organiser la réouverture de boulangeries, le pillage de nombreux dépôts ayant désorganisé les circuits de distribution des denrées de première nécessité. Il y a un manque flagrant de nourriture. On n'a pas assez de pain, de farine, on risque une crise alimentaire si cela continue. Les militaires assurent l'ordre devant les rares magasins approvisionnés. Des scènes de pillage ont eu lieu en fin de semaine dernière dans plusieurs villes. Les gens ne trouvent pas à quoi manger. Les manifestations des rues ces derniers jours ont été suivies de scènes de pillage et de saccage à grande échelle. Le pain est introuvable dans plusieurs quartiers de la capitale. Le pain, très prisé des tunisiens qui en font une grosse consommation, était introuvable mardi matin dans de nombreux quartiers. Les boulangers n’ont plus de farine pour continuer de travailler. En Tunisie, le prix du pain est fixé par le ministère du Commerce. Les consommateurs sont aussi confrontés à une pénurie de sucre et de légumes. Le prix des fruits et légumes ont augmenté. Quant au prix des viandes comme les moutons qui constituent l'un des plats de base tunisiens, a progressé en arrivant jusqu’à 15 dinars (7 euros). Le poulet est rare aussi sur le marché ce qui a entraîné une pénurie de l'œuf. Au grand dam des consommateurs, les grossistes entretiennent la spéculation et les prix grimpent. La pénurie du poulet alimente la aujourd’hui la spéculation. Cette situation va perdurer jusqu'à la fin du mois de janvier probablement. Le gouvernement a cependant affirmé que personne n'aurait à souffrir de la faim grâce à des stocks de secours.
Cette semaine aussi est la plus difficile pour les automobilistes, du fait du peu d'approvisionnement d'essence. Le climat de l’instabilité dans les rues risque en conséquence d'entraîner une nouvelle dégradation ponctuelle de la situation à la pompe. Autre sujet d'inquiétude : les stocks en carburants de la raffinerie de Bizerte (nord du pays), ouverts au ravitaillement des camions-citerne, diminuent au point qu'il ne reste qu'un peu plus d'une journée d'autonomie. Pour l'heure, une station service sur trois en Tunisie n'est pas approvisionnée. Les professionnels de la route estiment qu'une nouvelle dégradation ponctuelle est prévue en fin de semaine dans les stations-service, du fait de l'approvisionnement ralenti. Les services de santé fonctionnent à un rythme faible. Les transports sanitaires dans les hôpitaux sont menacés. Les personnes qui sont en dialyse sont difficilement suivies et les chimiothérapies sont perturbées. De graves problèmes d'approvisionnement sont constatés dans les pharmacies. Ftouh Souhail, Tunis
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Situation en Tunisie : Ftouh Souhail témoigne à Yediot Aharonot
http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4014300,00.htm
Situation en Tunisie : Notre ami Claude Sitbon témoigne à Haaretz
http://www.haaretz.com/print-edition/features/sociologist-claude-sitbon-do-the-jews-of-tunisia-have-reason-to-be-afraid-1.337440