Douze chasseurs Suédois de sanglier suédois ont été  pris à parti en plein Tunis. Ce  groupe de Suédois partis en Tunisie pour chasser le sanglier a été agressé dimanche par la foule dans la capitale Tunis, où règne la plus grande confusion depuis la chute du président Zine ben Ali vendredi. Les 13 chasseurs ont été agressés alors qu'ils descendaient de leurs taxis devant leur hôtel.
 
 
Une grande nervosité régnait au moment de ces arrestations dans la capitale tunisienne .Dans ce climat de suspicion généralisée, ce groupe de touristes  ont eu le malheur d’être pris pour des mercenaires. Venus chasser le sanglier en Tunisie, ils ont été pris à partie par une foule déchaînée à Tunis, qui les a accusés d'être des "terroristes étrangers" en découvrant leurs armes.

 


 
La police est intervenue pour les protéger et les a conduits au poste. "Ce n'est pas la police qui les a attaqués, mais la foule, lorsqu'ils sont descendus de leurs taxis (...)", a expliqué à l’Agence France-Press Inger Eckhardt, l'un des propriétaires de l'agence de voyages suédoise pour chasseurs, sur les ondes de la radio nationale suédoise.

 


 
"Nous sommes arrivés il y a une dizaine de jours en Tunisie pour chasser le sanglier. Nous sommes montés aujourd'hui à bord de trois taxis pour rejoindre l'aéroport quand, en chemin, nous avons été arrêtés à un barrage improvisé", a raconté à des journalistes  aux médias dans le hall d'un hôtel Ove Oberg, un membre du groupe.

 

 

 

"Ils ont fouillé les véhicules, trouvé nos armes et cela a dégénéré. Ils nous ont éjectés des voitures, traités de terroristes étrangers. Nous avons été battus à coup de pied et passés à tabac", a-t-il poursuivi. La police a dû intervenir pour calmer la foule et exfiltrer les touristes.

 

 


Un blog de Svenska Jaktresor précise qu'elle organise des voyages de chasse au sanglier dans les montagnes tunisiennes de Kasserine.

 


La Tunisie vit la terreur en ce moment et  il est bizarre que ces touristes   se promènent en taxi avec des fusils de chasse. C'est de l'inconscience!!! Ce n'est pas du tout la saison de la chasse aux sangliers en ce moment..... Par contre, c'est la chasse aux trabelsi et autres miliciens de Ben Ali.
 
 
D’autre part un photographe français qui couvrait les manifestations en Tunisie est mort dimanche après avoir a été blessé par la police vendredi, a annoncé l'association Reporters sans frontières (RSF). Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, était en Tunisie pour l'agence European Pressphoto Agency pour couvrir la contestation qui a abouti à la chute du président Zine el Abidine ben Ali.
 
 
Ftouh Souhail