Alors que leroi Abdallah II de Jordanie a mis en garde contre une rupture par l'Egypte del'accord de paix avec Israël, et que le régime du Caire a présenté au publicl'accord Grapel comme une victoire, on ressent toutefois à Jérusalem qu'il y aeu un rapprochement entre les deux parties, et on se sent au contraireencouragé par cet accord.

 

 ''Le Caire s'est obstiné à mener desdiscussions directes avec nous, sans passer par l'intermédiaire des Etats-Unis.Il y a un intérêt commun'', a-t-on expliqué de source diplomatique israélienne.

 

 

Selon un responsable égyptien, LeCaire est actuellement en train de finaliser un nouvel accord d'échange deprisonniers avec Israël qui permettra la libération d'Ouda Tarabin, détenu enEgypte depuis 1999. Selon cette même source, l'échange devrait avoir lieu aprèsla Fête duSacrifice mi-novembre.

 

Un haut gradéde l'armée égyptienne a indiqué qu'un autre accord avec Israël pour lalibération d'autres détenus sera prochainement concrétisé. Cet accord permettraà Israël d'obtenir l'élargissement d'autres détenus incarcérés en Egypte. Lecolonel Kamal Mazloum a affirmé à la tv égyptienne que l'accord Grapel comprenddes clauses qui n'ont pas été publiées et qui, selon lui, concernent l'aide àl'Egypte.

 

L'Egypte a confirmé sonengagement aux accords de paix signés avec Israël, a indiqué le 4 octobre 2011le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, à l'issue d'une visite au Caire. Il afait part de sa préoccupation pour la situation sécuritaire dans le Sinaï, etappelé à améliorer la situation et à sécuriser les gazoducs égyptiens. Il aappelé à accélérer les réformes démocratiques en Egypte pour transmettre lepouvoir aux autorités civiles. Il a ajouté que l'administration Obama est prêteà augmenter l'aide militaire à l'Egypte.

 

Le ministreégyptien des Affaires étrangères, Mohamed Amr, a affirmé en septembre 2011 quele Caire respectera l'accord de paix avec Israël et ne cherchera pas àl'amender. Une première déclaration apaisante après les propos du Premierministre Essam Sharaf selon lesquels cet ''accord de paix n'est passacro-saint'' et peut être modifié.

 

Ftouh Souhail