Il n’existe pas de nombreux signes d’espoir àl’intérieur de l’Iran sur le sort de l'iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani,dont la condamnation à mort par lapidation pour l'adultère a provoqué un tolléinternational. Cette  iranienne azérie pourrait en fait être exécutée parpendaison.

 

 

 

 


Ashtiani, qui  a été condamnée  en mai 2007 par La Cour suprême iranienne à lalapidation pour adultère et implication dans le meurtre de son mari, pourraitvoir sa peine commuée en pendaison, a déclaré Malek Ajdar Sharifi, chef de lajustice de la province iranienne de l'Azerbaïdjan orientale (nord-ouest), oùelle est détenue, selon l'agence Fars.

 

 

 


"Nous n'avions pas les moyens d'appliquer lapeine de lapidation (...) Le chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah SadeghLarijani, a estimé que dans la mesure où l'objectif est l'exécution de lacondamnée, si on n'a pas les moyens d'appliquer la lapidation, on peut choisirla pendaison, mais il a ordonné qu'on demande l'avis d'autres juristesreligieux", a-t-il ajouté.

 

 

 

Cette mère de 44 ans, a été reconnue coupable deconduire "une relation illicite à l'extérieur du mariage" en 2006 eta depuis été incarcérée dans la prison Tabriz à l'ouest de l'Iran.

 

 

 


Elle a d'abord été jugée en mai 2006 par untribunal à Tabriz, pour « relation illicite » avec deux hommes. Elle a étécondamnée à la flagellation et a reçu 99 coups de fouets.

 

 

 

En septembre 2006, Ashtiani a de nouveau été miseen cause pour « adultère commis en étant mariée », et condamnée àmort. La Cour suprêmeiranienne a confirmé la peine le 27 mai 2007, de sorte que seule une grâceaccordée par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei pourrait éviter l'exécution.

 


L'Iran est l'un des pays qui procède au plusgrand nombre d'exécutions dans le monde, avec la l'Arabie saoudite. En 2010,l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avaitrecensé 388 exécutions alors qu'Amnesty International en avait compté 252.

 

 

 

En vertu de la charia (loi  coranique ), lemeurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère y sontpassibles de la peine capitale.

 


Cinq Iraniens condamnés à mort pour trafic dedrogue ont été pendus ce  lundi  26 décembre 2011 à la prison de Shahroud(nord), rapporte l'agence officielle Irna, sans fournir plus de précisions. Cespendaisons portent à 277 le nombre des exécutions en Iran depuis le début del'année, 2011.

 


L'Assemblée générale de l'Onu a adopté , le 19  décembre dernier, une résolution non-contraignante condamnantl'Iran pour les violations incessantes des droits de l'homme. Elle a notammentdénoncé les flagellations, les amputations de membres, la torture et la peinede mort toujours en vigueur dans le pays. La résolution, parrainée par leCanada a été adoptée par 89 votes contre 30, et 64 abstentions. Elle cite «desviolations des droits humains graves et répétitives» en Iran telles que destraitements cruels, inhumains et dégradants.

 

 

 

 


FtouhSouhail